La barbarie ordinaire ; Zoran Music à Dachau

À propos

Plutarque raconte que, des sept mille Athéniens faits prisonniers durant les guerres de Sicile, échappèrent aux travaux forcés dans les latomies, et donc à la mort, ceux qui surent réciter à leurs vainqueurs Grecs comme eux, quelques vers d'Euripide. Les nazis n'appliquèrent pas ce trait de clémence antique aux déportés des camps.
Pourtant la mémoire - la culture - joua un rôle majeur dans le destin de certains déportés. En septembre 1944, le peintre Zoran Mušic est déporté à Dachau. Il y réalise, au risque de sa vie, une centaine de dessins décrivant ce qu'il voit : les scènes de pendaison, les fours crématoires, les cadavres empilés par dizaines, c'est-à-dire l'indescriptible.
La question que pose ce livre est la suivante : que pouvait alors la mémoire contre la mort, l'art contre l'indicible ? Non pas « après », mais dans le quotidien de la vie des camps ? Et que peut-elle aujourd'hui ?


Rayons : Arts et spectacles > Généralités sur l'art > Essais / Réflexions / Ecrits sur l'art


  • Auteur(s)

    Jean Clair

  • Éditeur

    Arlea

  • Distributeur

    Interforum

  • Date de parution

    12/12/2018

  • Collection

    Arlea Poche

  • EAN

    9782363081735

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    200 Pages

  • Longueur

    18.1 cm

  • Largeur

    11.2 cm

  • Épaisseur

    1.3 cm

  • Poids

    156 g

  • Support principal

    Poche

Jean Clair

Jean Clair est écrivain, essayiste, historien de l'art et académicien. Ancien directeur
du musée national Picasso (1989-2005), il a été commissaire de très nombreuses
expositions parmi lesquelles Duchamp (1977), Les Réalismes (1980), Vienne
(1986), L'Âme au corps (1993), Balthus (2001), Mélancolie (2006), Crime et
châtiment (2010). Grand spécialiste de Balthus, il a en outre fait paraître Les Métamorphoses d'Eros :
essai sur Balthus (RMN, 1996) et a dirigé la publication du catalogue raisonné de
l'artiste (Gallimard, 1999).

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