Le Fils du ciel : Chronique des jours souverains

À propos

Avec son mélange de prose sacrée et de poèmes, son style qui est celui des oeuvres les plus ambitieuses, ce livre est une somme des diverses entreprises de Segalen. Magnifique exemple d'exotisme comme l'entendait le poète, il nous donne aussi une transcription taoïste du monde. Pathétique histoire d'un souverain écrasé par le glorieux passé, dévoré par sa recherche d'une identité nouvelle alors que tout lui renvoie l'image d'un être aussi éparpillé que le héros d'un film d'Orson Welles devant les mille miroirs brisés qui le cernent, traduction ambiguë d'une passion où les mots conduisent toujours à autre chose qu'eux-mêmes, suggestion allégorique enfin d'une vérité plus haute que le langage, tels sont les caractères d'une oeuvre dont on ne finit jamais d'épuiser le sens ou d'énumérer les multiples interprétations.


Rayons : Littérature > Œuvres classiques


  • Auteur(s)

    Victor Segalen

  • Éditeur

    FLAMMARION

  • Distributeur

    UNION DISTRIBUTION

  • Date de parution

    07/01/1993

  • Collection

    Gf

  • EAN

    9782080703774

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    256 Pages

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    10.8 cm

  • Épaisseur

    1.3 cm

  • Poids

    184 g

  • Support principal

    Poche

Victor Segalen

Victor Segalen est né à Brest en 1878. Après des études de
médecine à Bordeaux, l'officier-médecin est affecté en
Polynésie française. Il séjourne à Tahiti en 1903 et 1904.
Lors d'une escale aux îles Marquises, il achète les der-
niers croquis de Gauguin, décédé trois mois avant son
arrivée. Il rapporte en métropole un roman, Les Immé-
moriaux (1907), un journal et des essais sur Gauguin et
Rimbaud. En 1908, il part en Chine où il soigne les vic-
times de l'épidémie de peste de Mandchourie, et décide
de s'y installer avec sa femme et son fils. La première
édition de Stèles voit le jour à Pékin en 1912. Il entre-
prend en 1914 une mission archéologique consacrée
aux monuments funéraires de la dynastie des Han et en
tire une étude, Grande Statuaire chinois, qui renouvelle
le genre de l'exotisme alors encore trop naïf et ethno-
centrique. Il meurt dans sa région natale en 1919.

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