La Femme de David

À propos

Elle a dix-sept ans ; il en a trente-quatre. Elle est une enfant timide, pas très jolie, mais avec une intelligence précoce et une ardente sensibilité ; lui est un peintre déjà célèbre, assoiffé d'honneurs et entouré d'une cour d'élèves enthousiastes. C'est moins l'attrait physique qu'un arrangement famille qui unit, un jour de mai 1782, la discrète Charlotte Pécoul et l'impétueux Louis David. D'emblée, elle se pelotonne dans son ombre, essaie de le comprendre, l'admire avec une crainte quasi religieuse et se surprend à le juger. À travers le regard d'une épouse aimante, nous découvrons peu à peu la vraie nature de cet homme démesuré dans l'orgueil, la puissance créatrice et la naïveté politique. Emporté par les événements, le couple traverse les tempêtes de la monarchie, de la Révolution, de l'Empire, de la Restauration, des Cent-Jours... Quel que soit le régime, Louis David est sur la brèche. Il se compromet avec une ivresse qui tantôt indigne Charlotte et tantôt la terrorise. Plus raisonnable et plus intuitive que lui, elle voudrait le sauver des périls vers lesquels il court, la tête en feu. Mais n'est-ce pas justement cette imprudence qui le stimule dans son travail de peintre ? Sous la forme d'une confession écrite à la première personne par la femme de David, ce roman pose tragiquement le problème des rapports de l'artiste avec le pouvoir.


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  • Auteur(s)

    Henri Troyat

  • Éditeur

    FLAMMARION

  • Distributeur

    UNION DISTRIBUTION

  • Date de parution

    08/01/1992

  • EAN

    9782080664334

  • Disponibilité

    Manque sans date

  • Nombre de pages

    224 Pages

  • Longueur

    20 cm

  • Largeur

    13 cm

  • Épaisseur

    1.5 cm

  • Poids

    230 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Henri Troyat

Né en 1911 à Moscou, Henri Troyat s'est éteint, en 2007, en France. où il vivait depuis 1920. Profondément marqué par les récits de ses parents sur la Russie d'avant 1917 et par son enfance de Russe blanc, il a écrit plus d'une centaine de romans (Aliocha, Le Fils du satrape, Namouna ou la Chaleur animale...) et de grandes sagas romanesques (Les Semailles et les Moissons, La Lumière des justes...). En 1938, il obtient le prix Goncourt pour L'Araigne. Il est également le biographe de romanciers russes - Dostoïevski, Pouchkine, Tolstoï... - et français - Baudelaire, Flaubert, Maupassant, Zola. Son dernier roman La Traque est paru en 2006 (Grasset) ; sa dernière biographie est consacrée à Boris Pasternak (Grasset, 2006).

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