À propos

«J'écris des romans depuis l'âge de quatre ou cinq ans. Revenant du Petit Cours La Fontaine, rue du Ranelagh, un genou légèrement écorché pendant la récréation, j'ai prétendu avoir été attaqué par un loup égaré avenue Mozart. Fort heureusement, j'avais pu le tuer avec un bâton. C'est bien mon premier roman. Faute de savoir écrire, je le parlais. Quatre-vingt ans plus tard, rendons justice à mes parents. Au lieu de se moquer de moi, ce qui, étant donné ma déjà grande susceptibilité, aurait brisé une carrière en herbe, ils feignirent de me croire et répandirent l'histoire dans leur entourage où des cris d'effroi et d'admiration accueillirent mon exploit. J'aurais dû les trouver pas mal crédules et même leur rire au nez, mais, on le sait, la vanité des auteurs est immense et, de toute façon, il est à peu près certain qu'à force d'entendre répéter cette fable, j'ai fini par y croire moi-même.» Michel Déon.


Rayons : Littérature > Romans & Nouvelles


  • Auteur(s)

    Michel Déon

  • Éditeur

    Gallimard

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    21/09/2006

  • Collection

    Quarto

  • EAN

    9782070776573

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    1 363 Pages

  • Longueur

    20.5 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    4 cm

  • Poids

    1 728 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Michel Déon

Michel Déon est né à Paris en 1919. Après des études de droit, il est mobilisé jusqu'en novembre
1942. Resté en zone Sud de la France occupée, il collabore à diverses revues. À la Libération, revenu à
Paris, il est journaliste dans un magazine puis, à partir de 1947, correspondant en Suisse et en Italie. En
1950, une bourse de la fondation Rockefeller lui permet de partir pour les États-Unis et au Canada qu'il
sillonnera pendant un an alors que son premier roman Je ne veux jamais l'oublier est publié en France.
De retour en Europe, il écrit La corrida, La carotte et le bâton, Les trompeuses espérances, Les gens de
la nuit et collabore à la Revue de la Table Ronde, La Parisienne, La Revue des deux Mondes. Ses admirations
et ses amitiés vont à Morand, Chardonne, Aymé, Anouilh, Blondin, Laurent, Nimier. En 1958, il
s'installe pour quelques mois au Portugal où il reviendra souvent, puis part pour la Grèce où il travaille aux
Poneys sauvages (1970, prix Interallié). Sa vie vagabonde a nourri ses livres et provoqué son imagination
entre l'héritage méditerraneen et la tradition celtique. Il est membre de l'Académie française depuis 1978.

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