À propos

«Comme on joue les tragiques grecs en complet-veston ou tenue de motard casqué, mon esprit éminemment contrariant aurait aimé que l'on jouât en péplum et cothurnes Ma vie n'est plus un roman qui se passe de nos jours, mais Roger Louret, metteur en scène exigeant, a préféré ancrer dans le présent cette petite histoire d'un homme aux prises avec l'image que la société se fait de lui. J'espère que l'intelligentsia se penchera gravement sur ce problème. Je peux déjà lui suggérer quelques clichés lapidaires : l'homme à la recherche de son identité, l'homme qui assume son destin, l'homme en proie à l'absurde, le grand problème de l'incommunicabilité. Pour ceux qui n'ont pas l'infini privilège d'appartenir à l'intellitgentsia, je souhaite qu'ils entendent Ma vie n'est plus un roman comme la revanche de la bouffonnerie sur les petites tragédies de la vie. J'avoue que c'est là une ambition tout à fait immodeste, mais on ne prête pas la parole à quelques personnages farfelus sans souffrir d'un rien de prétention.» Michel Déon.


Rayons : Littérature > Romans & Nouvelles


  • Auteur(s)

    Michel Déon

  • Éditeur

    Gallimard

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    04/05/1987

  • Collection

    Le Manteau D'arlequin

  • EAN

    9782070709854

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    112 Pages

  • Longueur

    19 cm

  • Largeur

    12.5 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    134 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Michel Déon

Michel Déon est né à Paris en 1919. Après des études de droit, il est mobilisé jusqu'en novembre
1942. Resté en zone Sud de la France occupée, il collabore à diverses revues. À la Libération, revenu à
Paris, il est journaliste dans un magazine puis, à partir de 1947, correspondant en Suisse et en Italie. En
1950, une bourse de la fondation Rockefeller lui permet de partir pour les États-Unis et au Canada qu'il
sillonnera pendant un an alors que son premier roman Je ne veux jamais l'oublier est publié en France.
De retour en Europe, il écrit La corrida, La carotte et le bâton, Les trompeuses espérances, Les gens de
la nuit et collabore à la Revue de la Table Ronde, La Parisienne, La Revue des deux Mondes. Ses admirations
et ses amitiés vont à Morand, Chardonne, Aymé, Anouilh, Blondin, Laurent, Nimier. En 1958, il
s'installe pour quelques mois au Portugal où il reviendra souvent, puis part pour la Grèce où il travaille aux
Poneys sauvages (1970, prix Interallié). Sa vie vagabonde a nourri ses livres et provoqué son imagination
entre l'héritage méditerraneen et la tradition celtique. Il est membre de l'Académie française depuis 1978.

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