Scandale de la vérité

À propos

«Le scandale n'est pas de dire la vérité, c'est de ne pas la dire tout entière, d'y introduire un mensonge par omission qui la laisse intacte au dehors, mais lui ronge, ainsi qu'un cancer, le coeur et les entrailles. Je sais qu'un tel propos fera sourire un grand nombre de dignitaires d'Action Catholique et de prélats politiques. Mais moi, je ne me lasserai pas de répéter à ces gens-là que la vérité ne leur appartient nullement, que la plus humble des vérités a été rachetée par le Christ, qu'à l'égal de n'importe lequel d'entre nous, chrétiens, elle a part à la divinité de Celui qui a daigné revêtir notre nature, - consortes ejus divinitatis, - entendez-vous, menteurs ?»


Rayons : Littérature > Romans & Nouvelles


  • Auteur(s)

    Georges Bernanos

  • Éditeur

    Gallimard

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    14/04/1939

  • EAN

    9782070206421

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    80 Pages

  • Longueur

    18.5 cm

  • Largeur

    11.8 cm

  • Épaisseur

    0.8 cm

  • Poids

    92 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Georges Bernanos

Georges BERNANOS (1888-1948), homme de foi et de passion, chrétien
de combat et solidaire des pauvres, anticonformiste et polémiste, débute
dans le journalisme en collaborant à L'Action Française. Il rompt
toutefois avec Maurras dès 1932, allant jusqu'à critiquer âprement
nombre de principes qu'il avait jusque-là défendu et se rapprochant
entre autres de Mauriac et Malraux. À son retour des tranchées en
1918, il devient inspecteur d'assurances. Son premier roman, Sous le
soleil de Satan, publié le 18 mars 1926 (il a alors 38 ans), remporte un
succès considérable qui le convainc de se consacrer exclusivement à
l'écriture. S'attaquant au conformisme bourgeois au nom de ses
convictions catholiques, s'affirmant " ni de gauche ni de droite " et ne
se rangeant dans aucun parti, le romancier du " réalisme surnaturel " et
des conflits intérieurs est surtout l'ennemi de toutes les veuleries qui
diminuent l'homme et de toutes les tyrannies qui l'écrasent. Bernanos
s'installe aux Baléares en 1934, où il écrit son second chef-d'oeuvre,
Journal d'un curé de campagne. Lorsque éclate la guerre civile espagnole,
écrivain témoin de son temps, il ne tarde pas à prendre le parti
des victimes dans le violent pamphlet antifranquiste Les Grands
Cimetières sous la lune (1938), pourfendant avec véhémence la compromission
du clergé. Face à la montée des fascismes, il quitte ensuite
l'Europe pour s'installer au Paraguay (un rêve d'enfance), puis au
Brésil, où il entreprend l'élevage de buffles. Il y passera la guerre en
défendant sans cesse la cause de son pays déchiré et devenant l'un des
plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. En juillet
1945, Bernanos rentre en France où il meurt trois ans plus tard. Son
oeuvre romanesque est constamment rééditée.

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