Oeuvres complètes t.2 Oeuvres complètes t.2
Oeuvres complètes t.2
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Patrimoine numérisé

À propos

Les écrits de Rousseau sur la musique étaient peu accessibles. Ils figurent intégralement dans ce volume, qui contient notamment le Dictionnaire de musique né des articles que commanda Diderot, pour l'Encyclopédie, à celui en qui l'on voyait alors, avant tout, un musicien. Rousseau, il est vrai, tablait sur cette facette de son talent pour se faire une place dans la société. Il comptait sans Rameau qui ne s'est pas privé de dire le mal qu'il pensait des Muses galantes. Terrassé, délesté de son honneur et de ses honoraires, Rousseau a fait de son contempteur l'incarnation d'une musique française lors de la querelle des Bouffons, il s'est employé à montrer que le système ramiste menait à un art de la non-communication. Or, «tout chant qui ne dit rien n'est rien». La musique est un langage, elle doit être l'art de l'expression vivante. Rousseau fonde sa pensée linguistique et musicale sur la nécessité de réconcilier la plénitude des origines et le savoir. Se profile alors le rêve d'un art régénéré : la poésie parle à l'esprit, la musique sollicite l'oreille, la peinture réjouit les yeux ; la réunion des trois renoue avec les premières fêtes, à l'époque de l'unité de la parole et de la mélodie. C'est à un chef-d'oeuvre de la civilisation, l'opéra, que Rousseau confie la mission de provoquer ce retour à l'origine, qui est aussi annulation du temps.

Sommaire

La Nouvelle Héloïse - Théâtre - Ballets - Pastorale - Poésies - Contes et apologues - Mélanges de littérature et de morale.

Rayons : Littérature générale > Œuvres classiques

  • EAN

    9782070104895

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    2 160 Pages

  • Longueur

    18 cm

  • Largeur

    11.9 cm

  • Épaisseur

    5 cm

  • Poids

    785 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Luxe   Relié  

Jean-Jacques Rousseau

1712-1778) Né à Genève, orphelin très tôt , il sera apprenti chez un greffier, puis chez un maître graveur. C'est le curé de Confignon qui l'adresse à une nouvelle catholique d'Annecy, Mme de Warens. Devenu précepteur, il retournera fréquemment aux Charmettes, près de Chambéry, chez celle qu'il appelle sa "maman".
A Paris, en 1741, il essaie d'exploiter l'invention d'un système de notation musicale et se lie avec Diderot et Mme d'Epinay. Il écrit pour l'Encyclopédie des articles sur la musique . En 1750, il répond au concours proposé par l'Académie de Dijon et en développant la thèse que le progrès est synonyme de corruption, il obtient le premier prix. Suit une autre "dissertation", le Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes, qui achève de le rendre célèbre.
L'Emile ayant été condamné par le Parlement de Paris, il s'enfuit en Suisse, puis sur le territoire de Neuchâtel, qui appartient au roi de Prusse. Après un passage dans l'île de Saint-Pierre du lac de Bienne, il gagne l'Angleterre (1765), appelé par le philosophe Hume. En proie à la manie de la persécution, il finira par rentrer à Paris.
Il achève les Confessions et les complète par les Rêveries d'un promeneur solitaire. En 1778, le marquis de Girardin lui offre l'hospitalité dans un pavillon de sa propriété d'Ermenonville, il y meurt subitement.
L'oeuvre de Rousseau s'inscrit contre la filiation nobiliaire et réveille cette inconnue de la vieille littérature: la sensibilité. Une sensibilité fondatrice de droits et de devoirs, sans laquelle le monde resterait vague.

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