Tragédie

  • Gogol a 25 ans lorsqu'il entreprend d'écrire la nouvelle "? Pages du journal d'un fou ? " (selon le titre original que lui donna Gogol, et non simplement ? : "? Le journal d'un fou ? "). Cette prose parut pour la première fois un an après sa rédaction, en 1835, elle fait partie du recueil de textes Arabesques. On le connaît généralement comme l'un des cinq récits qui composent "? Les nouvelles de Pétersbourg ? ", bien que Gogol ne les ait jamais réuni lui-même sous ce titre, ni par ailleurs fait paraître à part aussi ces cinq textes.
    Ecrite à la première personne, la nouvelle se présente sous la forme de pages, semble-t-il retrouvées, d'un journal intime tenu par un petit fonctionnaire pétersbourgeois de quarante-deux ans dont le nom complet ne nous est révélé qu'à la fin : Aksenti Ivanovitch Poprichtchine, allant du 3 octobre d'une année non spécifiée à une date pour le moins incompréhensible, le narrateur ayant perdu jusqu'à la notion du temps.
    Gogol est le premier, du moins dans la littérature russe, à avoir ainsi donné vie aux "? petites gens ? ", à avoir ouvert la porte à la cohorte des invisibles qui peuplent les villes pour nous les rendre visibles, vivants. Combien d'écrivains ont ensuite marché sur ses traces ! Dostoïevski, qui lui vouait une immense admiration, aurait dit - selon les propos rapportés par Eugène-Melchior de Vogüé - "? Nous sommes tous sortis du Manteau de Gogol ? ! ? " Le talent comique et réaliste de Gogol ne se dément pas.
    Un souffle surnaturel traverse la réalité, le comique bouscule le tragique quand, au détour d'une page, le rire prend le pas sur l'effroi. Livre illustré par des dessins d'Anne Gourouben.

  • Représentée pour la première fois en 1659, oedipe marque le retour de Corneille au théâtre, après sept ans d'absence.
    Le dramaturge achevait alors ses trois Discours sur le poème dramatique, dans lesquels il expose ses principes de composition en un dialogue constant avec la Poétique d'Aristote. Il était donc tentant de traiter le sujet de l'oedipe roi de Sophocle, désigné par le philosophe comme le chef-d'oeuvre du genre tragique. Ce n'est qu'ensuite que Corneille en aurait mesuré la difficulté : l'histoire de ce roi qui se découvre parricide et incestueux heurte de front l'impératif de bienséances. Pour « remédier à ces désordres », il apporte des modifications considérables au mythe, qu'il adapte selon ses propres préceptes dramatiques. Lire l'oedipe de Corneille, c'est ainsi l'occasion de comprendre, peut-être plus clairement qu'avec toute autre pièce du XVIIe siècle, ce qu'est une tragédie classique.

  • Narration : Jacques Roland C'est de cette traduction célébre que GOETHE a dit : "il me vient de singulières idées à l'esprit, quand je pense que ce livre garde encore sa valeur dans une langue où VOLTAIRE a régné en maître". EKERMANN nous a apporté également ceci : "Quant à la traduction de Gérard de Nerval, quoique la plus grande partie soit en prose, elle fut l'objet de compliments de GOETHE qui la jugea fort réussie. Je ne puis lire FAUST en allemand dit-il, mais dans cette version française, tout reprend sa fraîcheur, sa nouveauté, son esprit"

  • Poème tragique sur le pouvoir destructeur de la beauté, Norma Jeane Baker de Troie, d'après Hélène d'Euripide, superpose deux figures mythiques, Hélène de Troie et Marilyn Monroe, née Norma Jeane Baker, un seul et même destin entre la cité antique et New York. Hélène et Marilyn, soeurs jumelles unies par une force mytho-poétique, icones de beauté, objets de fascination et destin unique malgré les quelques milliers d'années qui les séparent. Démultipliant les avatars et les effets d'illusion ou usurpation d'identités, Norma Jeane (alias Marilyn Monroe) prend aussi l'apparence de Truman Capote, écrivain et cinéaste américain aux milles excès, ultime superposition et mise en abyme de l'homme créateur et de sa créature, en pleine écriture d'un scénario qu'il « tente de sauver du mélodrame ».
    Janvier 2021 - 14/01/2021 - 64 pages - 11,6 cm x 18,7 cm - 13 € ISBN : 978-2-38198-011-9 Son mari Arthur (on pense à l'écrivain Arthur Miller avec lequel Marilyn fut mariée de nombreuses années), devient sous la plume incisive de Carson, roi de Sparte et de New York, « un homme qui croit à la guerre ».

  • La première partie du Faust s'achevait sur la disparition de Marguerite (Gretchen). Dans la seconde partie de la tragédie, Faust, toujours accompagné de Méphistophélès, est accueilli à la cour impériale et y exerce sa magie. Il résout grâce à elle une grave crise financière ; pour divertir l'Empereur, il fait apparaître à ses yeux la belle Hélène de Troie ;
    épris soudain de cette femme extraordinaire, il se transporte dans le monde de l'Antiquité pour vivre avec elle un amour passionné, mais les amants doivent se séparer ; Faust vient à nouveau au secours de l'Empereur et lui assure la victoire sur un rival dangereux. Récompensé par le don d'une province, il assèche un polder et, dans cette tâche utile aux hommes, il goûte enfin la satisfaction. Il prononce alors la formule fatale : « Je vais dire à l'instant qui passe : arrête-toi, tu es si beau », et tombe mort. Le diable croit avoir gagné. Mais l'âme de Faust lui échappe.

  • Othello

    William Shakespeare

    « Oh ! prenez garde, monseigneur, à la jalousie !
    C'est le monstre aux yeux verts qui produit l'aliment dont il se nourrit ! » Général de Venise, Othello est un homme heureux : il a épousé la belle et vertueuse Desdémona. Mais son bonheur est fragile... Jaloux, le perfide Iago tente de séduire Desdémona qui le repousse. Pour se venger, il persuade Othello qu'elle a pour amant l'honnête Cassio, distillant le mensonge à la façon d'un venin.
    Tragédie captivante, magistralement construite, Othello est sans doute l'une des plus belles expressions littéraires de la jalousie.

  • «Une sorte d'épouvante emplit Eschyle d'un bout à l'autre ; une méduse profonde s'y dessine vaguement derrière les figures qui se meuvent dans la lumière. Eschyle est magnifique et formidable, comme si l'on voyait un froncement de sourcil au-dessus du soleil.» Victor Hugo.

  • Oedipe

    Sénèque

    La peste ravage la ville de Thèbes, royaume d'oedipe et de son épouse Jocaste. Punition divine, car l'assassin du roi Laius, le premier mari de Jocaste, n'a jamais été retrouvé. oedipe décide de mener l'enquête. Mais, victime d'une malédiction - l'oracle de Delphes lui a prédit qu'il tuerait son père et épouserait sa mère -, ne serait-il pas lui-même le responsable des malheurs de Thèbes?
    Tableaux sanglants, détails morbides : Sénèque fait de l'histoire d'oedipe une tragédie baroque avant l'heure, mais aussi un traité de stoïcisme en acte, où il s'interroge en philosophe - comment en vient-on à commettre pareilles transgressions? comment concilier liberté individuelle et fatalité du destin?
    Oedipe est le héros tragique absolu : monstrueux, excessif mais infiniment digne de pitié.oit.

  • Un frère et une soeur unis dans la vengeance de leur père assassiné par l'amant de leur mère. Telle est l'histoire d'Électre et Oreste, les enfants terribles de Clytemnestre et Agamemnon. Euripide raconte, dans ces deux pièces qui fonctionnent comme un diptyque, l'amour de deux enfants pour un père, la détestation d'une mère, la folie meurtrière et l'inévitable remords. Aux côtés d'oedipe, Antigone et Médée, Électre et Oreste rejoignent les rangs des héros passionnés, intransigeants et torturés.

  • La tragédie du XVIe siècle constitue encore un point aveugle de l'histoire du théâtre français. Ce genre rassemble pourtant des pièces d'avant-garde, dont le siècle suivant atténuera les audaces pour s'accommoder au goût d'un public plus policé. Acculturation humaniste du modèle antique ou instauration d'un théâtre calviniste militant, volonté didactique de présenter des personnages au comportement exemplaire ou scandaleux, puissance rhétorique des discours et violence crue des spectacles : telles sont les principales caractéristiques de cette dramaturgie originale.
    Les quatre tragédies reproduites intégralement dans ce volume, deux à sujet biblique et deux à sujet profane, rendent compte de la diversité des expériences auxquelles ce théâtre a donné lieu, en faisant ressortir la singularité de chaque auteur.

  • Shakespeare Hamlet / Othello / Macbeth :

    « La vie est une histoire racontée par un idiot, pleine de fureur et de bruit, et qui ne signifie rien.

    » Macbeth, acte V, scène v.

    Hamlet, Othello, Macbeth, une même histoire de chair, d'amour et de mort. Des mains sont rougies d'un sang innocent qu'aucun parfum d'Arabie ne lavera. Les spectres et les sorcières mènent la danse. Ils incitent Hamlet à tuer son oncle, meurtrier de son père et amant de sa mère ; Othello son épouse qu'il croit infidèle ; Macbeth son roi, pour prendre la couronne. Le cauchemar de chacun devient réalité. « Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark », en Ecosse et à Venise. Les trois héros ont provoqué le destin. Il les écrasera, faisant périr aussi Ophélie et Desdémone, l'amour et la pureté. Le génie de Shakespeare est de dire toute l'incertitude de la condition humaine, ses rêves, sa gloire, sa petitesse.



    Edition présentée et commentée par Yves Florenne.

  • «Le glas résonne dans un plein soleil aveuglant. Le rideau se lève sur le cortège funèbre du second mari enterré par Bernarda Alba, le père de quatre de ses filles. Il n'y a que des femmes, ou des filles de tous âges, dans cette tragédie. Et le rideau final tombera sur la mort de la plus jeune.
    L'ultime pièce du poète est aussi son pur chef-d'oeuvre théâtral, le plus abouti et le plus harcelé, encerclé par la mort.» Jean-Claude Masson.

  • "Si on jouait ça sur une scène aujourd'hui, je condamnerais cette improbable fiction".

  • Agrippine, veuve de Germanicus, veut se venger de l'empereur Tibère et de Séjanus, son favori, qu'elle tient pour responsables de la mort de son époux. Séjanus, qui désire secrètement Agrippine, décide de s'allier à elle pour renverser l'empereur. Tibère, qui jalouse la popularité d'Agrippine et craint pour son trône, veut se débarrasser d'elle... S'engage alors un jeu de dupes étourdissant, fait de mensonges et de dissimulation, où règne la violence.Unique tragédie de Cyrano de Bergerac, taxée d'impiété à sa sortie, oubliée puis redécouverte sur le tard, La Mort d'Agrippine décrit un monde en perdition, d'une noirceur inouïe. Dans une langue ciselée et redoutable, l'auteur déploie tout son talent de dramaturge et nous livre un chef d'oeuvre sulfureux où rayonne, en creux, la pensée des libertins érudits.Édition de Françoise Gomez.

  • Zoartoïste Théâtre * poésie Un rite des morts et des renaissances.
    Le flot des vies jaillit du corps morcelé, ensorcelé de Zoartoïste dans les éclats des miroirs.
    « Zoartoïste... prononce une voix de noyé dans un rêve, c'est le nom d'une divinité animale du monde archaïque ou d'un démiurge industrieux dans la dent creuse d'une caverne tellurique.
    Les esprits s'agitent et vitupèrent autour des dormeurs dans le vacarme de la mort.
    Arto l'autiste rase les murs dans un abîme de sons. » Contes Défaits en Forme de Liste de Courses Poésie Tapage des miracles, tourbillon des rêves, des sons, des sens, de la jouissance du langage, de l'érotisme des corps, des désirs de mort, de l'humour grinçant des dents noires de geisha.

    Lien : www.editionslamaisonbrulee.fr/zoartoiste

  • La Tragédie de l'Âne.
    Le Roi aux oreilles d'âne décollées fait assassiner la Reine des oiseaux pour épouser une nouvelle femme déjà enceinte de lui.
    Avant de la tuer il lui dit qu'il la fera rôtir pour son repas de noces.
    La tête décapitée de la reine jette une malédiction sur tous ceux qui auront mangé sa chair. Les oiseaux de proie déterrent dans l'azur les industries chimériques des guerres...

    Extraits du texte  : http://www.lamaisonbrulee.fr/tragedie-ane Les Farces Philosophiques.
    Dix-huit piécettes tragi-comiques où le poète et le léopard entament vaguement un duel pour conquérir la géante à la narine de catin et concluent finalement un arrangement amoral... la petite fille aux allumettes vampe le loup-garou pour ne pas être dévorée, mais elle meurt en avalant le paquet d'allumettes... Méphistophélès fait un pacte avec le miséreux sans le damner, etc.

    Extraits du texte  : http://www.lamaisonbrulee.fr/farces

  • Mahmud et Yezida est le premier volet de la « trilogie mésopotamienne » de Murathan Mungan, dont Kontr a publié le second volet, Taziye. Cérémonie funèbre, en 2018.
    C'est avec ce livre que Mungan, qui depuis une trentaine d'années est considéré comme l'un des auteurs majeurs de son pays, a débuté sa formidable carrière, voici exactement quarante ans.
    Mardin, ville du Sud-Est de la Turquie dont l'auteur est originaire, a longtemps abrité Musulmans arabes, kurdes ou turcs, Arméniens, Juifs et Syriaques mais aussi (Y)Ézidis. Mahmud et Yezida raconte ainsi l'histoire d'amour impossible d'un Musulman et d'une Ézidie. Impossible car les Ézidis ne peuvent se marier en dehors de leur communauté et parce que les rapports entre Musulmans et Ézidis ont toujours été nourris d'inimitié. Comme si cela ne suffi sait pas, l'amour de Mahmud et de Yezida est encore contrarié par une querelle de terres. Pour accéder à un terrain fertile située au-delà du village ézidi, les hommes de Havvas Agha vont profi ter d'une croyance ézidie pour enfermer le village entier dans un cercle afi n de pouvoir s'approprier les terres qu'ils convoitent. Mais lorsque Mahmud est abattu en essayant de la rejoindre, Yezida s'enferme elle-même dans un cercle pour se laisser mourir.
    Cette pièce de théâtre qui a marqué l'histoire du théâtre turc contemporain et qui est aujourd'hui traduite pour la première fois en français est complétée d'un texte récent de Murathan Mungan où il retrace l'histoire ponctuée de massacres du peuple ézidi.

  • La première version de Iphigénie en Tauride, représentée pour la première fois le 6 avril 1779 à la cour de Weimar, est en prose. C'est au cours de l'été 1786, à Karlsbad, que l'auteur entreprend une version en vers iambiques de sa pièce, qui ne sera terminée que lors de son séjour en Italie. La version initiale en prose, qu'il remania deux fois, ne nous est pas parvenue directement de sa main. La copie du premier état, celui de la représentation de 1779, et celle du second - daté de 1780 - sont le fait de copistes inconnus. Cette dernière comportait des corrections de Goethe lui-même ; mais déposée à la Stadtbibliothek de Strasbourg, elle a été brûlée pendant la guerre de 1870. Enfin la copie du troisième état (1781) est de la main de Vogel, le secrétaire de Goethe. C'est elle qui sert de base à l'édition Insel Bücherei utilisée ici comme référence, même s'il n'existe pas de version « officielle » à proprement parler, Goethe n'ayant autorisé aucune des copies manuscrites qui circulaient de son vivant. La présente édition restitue les deux versions, prose et vers, en traduction française.


    Inspirée de la tragédie d'Euripide, Iphigénie en Tauride devient sous la plume de Goethe une oeuvre profondément humaniste. Substituée par une biche grâce à l'intervention de Diane, Iphigénie échappe de peu au sacrifice ordonné par son père. La déesse l'envoie alors en Tauride où elle devient prêtresse de son culte. Oreste, frère d'Iphigénie, y débarque avec son ami Pylade dans l'intention de dérober la statue de Diane, tandis que le roi Thoas presse Iphigénie de ses voeux matrimoniaux. Face aux réticences de celle-ci, le monarque rétablit les sacrifices humains et souhaite immoler les deux étrangers. Reconnaîtra-t-elle son jeune frère et lui la soeur qu'il croyait morte ? La malédiction pesant sur la race d'Atrée s'inversera-t-elle grâce à l'amour fraternel ?


    « Cette pièce est, selon Jean-Pierre Vincent, la seule tragédie de l'histoire qui finit bien grâce à l'intelligence d'une femme. »

  • Les trois pièces de ce septième recueil témoignent de la recherche de Hanokh Levin pour créer une tragédie moderne capable de traduire sa vision du monde, sans pour autant l'inscrire dans une réalité précise. Ce dispositif laisse une grande part à l'interprétation de ceux qui s'empareront de ces textes.
    L'Empereur. Reprenant le mythe d'Ion, fils de Créuse abandonné à la naissance et recueilli par la pythie de Delphes, Hanokh Levin construit une tragédie où la jeunesse est sacrifiée dans un monde qui n'est que souffrance, et où le salut n'existe pas.
    Distribution : 3 femmes, 3 eunuques, 3 hommes, des serviteurs et des gardes.
    Fantasmagories. La pièce s'ouvre sur un enfant qui, convié à une promenade matinale par ses parents, déclare qu'il n'aime ni les promenades, ni les grands espaces, ni les surprises, ni rien de tout ce qui se trouve de l'autre côté de sa fenêtre. Entre fantasme et réalité, il passera par différentes épreuves, mêlant prise de conscience et désarroi. 4 femmes, 12 eunuques, 12 hommes, le peuple.
    Mise à mort Entre le groupe des bourreaux et celui des victimes, les jeux sont faits : un être humain sera désigné pour mourir après avoir subi les pires tortures. Levin propose des situations qui nous permettent d'observer jusqu'où l'homme est capable d'aller pour avoir la vie sauve. 5 femmes, 7 hommes, 1 enfant, une foule de spectateurs.

  • Cette édition propose des traductions qui, presque toutes, ont déjà subi (victorieusement) l'épreuve de la scène. Soucieuses de la théâtralité du texte et de son oralité, elles respectent l'alternance de vers (rimés ou non) et de prose, et s'efforcent de rendre justice au pouvoir d'invention poétique et dramaturgique de Shakespeare. Elles sont dues, pour la plupart, au maître d'oeuvre de l'édition, Jean-Michel Déprats, qui les soumet ici à une nouvelle épreuve : celle de la confrontation avec l'original anglais. Car cette édition est bilingue. Autre vérité bonne à dire : depuis le XVIIe siècle, le texte des oeuvres de Shakespeare n'a cessé d'être «amélioré» par ses éditeurs successifs. Rien d'étonnant à cela : aucune édition ancienne n'est susceptible de servir de référence absolue. On croit d'ailleurs savoir que Shakespeare n'est pas intervenu personnellement dans la publication de ses pièces. Il convenait donc de tenir le plus grand compte de la mouvance du texte et, dans le même temps, de se garder d'une sorte d'«impressionnisme éditorial» qui aurait consisté à s'autoriser des manipulations de toute nature dans l'espoir toujours déçu de saisir l'insaisissable, de retrouver ce qui est perdu : «le véritable Shakespeare». Shakespeare reste un mystère...

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