• De livre en livre, Ivan Jablonka ouvre des voies nouvelles. Avec une audace et une créativité peu communes, il invente ses sujets et ses formes. Après Laëtitia, après En camping-car, il explore sa « garçonnité » dans les années 1970-1980, s'interrogeant sur le « nous-garçons » et les frontières incertaines entre masculin et féminin.
    De sa famille au service militaire en passant par l'école, il raconte sa formation au fil d'une enquête souvent poignante, parfois drôle - toujours passionnante - où beaucoup pourront se reconnaître. Car cette « autobiographie de genre » dévoile une intimité à la fois individuelle, sociale et politique : l'histoire d'une génération. Avec une honnêteté troublante, Ivan Jablonka analyse le « malaise dans le masculin » qui fut le sien, restituant le vif et l'éclat de l'enfance dans ses enthousiasmes, ses émois et ses peines.

  • Libérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.
    Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. Une aventure aux confins de la jouissance, à lire d'urgence.

  • La sexualité contemporaine est désenchantée.
    Le premier essai examine les raisons historiques, culturelles et les ressorts psychologiques de cette lassitude généralisée. Le second propose de retrouver une sexualité optimiste, ludique et éthique.

  • Le génie lesbien

    Alice Coffin

    « Enfant, je m'imaginais en garçon. J'ai depuis réalisé un rêve bien plus grand : je suis lesbienne. Faute de modèles auxquels m'identifier, il m'a fallu beaucoup de temps pour le comprendre. Puis j'ai découvert une histoire, une culture que j'ai embrassées et dans lesquelles j'ai trouvé la force de bouleverser mon quotidien, et le monde. ».

    Journaliste dans un quotidien pendant plusieurs années, la parole d'Alice Coffin, féministe, lesbienne, militante n'a jamais pu se faire entendre, comme le veut la sacrosainte neutralité de la profession. Pourtant, nous dit-elle, celle-ci n'existe pas.

    Dans cet essai très personnel, Alice Coffin raconte et tente de comprendre pourquoi, soixante-dix ans après la publication du Deuxième sexe, et malgré toutes les révolutions qui l'ont précédé et suivi, le constat énoncé par Simone de Beauvoir, « le neutre, c'est l'homme », est toujours d'actualité. Elle y évoque son activisme au sein du groupe féministe La Barbe, qui vise à « dénoncer le monopole du pouvoir, du prestige et de l'argent par quelques milliers d'hommes blancs. » Elle revient sur l'extension de la PMA pour toutes, sur la libération de la parole des femmes après #Metoo ; interroge aussi la difficulté de « sortir du placard ». Et sans jamais dissocier l'intime du politique, nous permet de mieux comprendre ce qu'être lesbienne aujourd'hui veut dire, en France et dans le monde.

    Combattif et joyeux, Le génie lesbien est un livre sans concession, qui ne manquera pas de susciter le débat.

  • C'est ça, notre liberté : 50 ans de luttes LGBTQ+ de Paris à New York Nouv.

  • Au cours de ses consultations de sexologie, le docteur Céline Causse a constaté qu'un très grand nombre de femmes ne connaissaient pas ou très mal leur anatomie et leur fonctionnement sexuel. Voici donc, destiné aux femmes et aux hommes, le premier manuel pratique, sérieux et exhaustif, sur la sexualité féminine. Partant des recherches scientifiques les plus récentes, le livre aborde dans un langage clair, simple et décomplexé les aspects anatomiques, physiologiques, psychologiques et pathologiques des différentes composantes de la sexualité féminine.
    Pendant des siècles, la sexualité féminine fut considérée comme un sujet tabou, abordée du seul point de vue de la reproduction. Cependant, au cours des dernières décennies, l'accès à la contraception, la mise en place des lois sur l'I.V.G., la montée en puissance des mouvements féministes ont favorisé la libération sexuelle chez la femme et la prise en compte de son plaisir.

    Néanmoins, les recherches sur ce fameux et tant désiré plaisir n'en sont encore qu'à leurs balbutiements. Aujourd'hui les femmes manquent toujours cruellement d'informations. Afin de répondre aux questions que lui posaient régulièrement ses patients en consultation, le docteur Causse a décidé de fournir aux femmes (mais aussi aux hommes) un manuel pratique et exhaustif sur la sexualité, facile d'accès et qui ne soit pas seulement destiné aux spécialistes. Partant des recherches scientifiques les plus récentes, l'ouvrage aborde dans un langage clair, simple et décomplexé les différentes composantes de la sexualité féminine, ses aspects anatomiques, physiologiques, psychologiques et pathologiques.

    La sexualité féminine s'adresse au public le plus large : de la jeune femme qui découvre sa sexualité, à la trentenaire qui souhaite enrichir son répertoire, jusqu'à la femme plus âgée qui désire conserver une sexualité épanouie.

  • Le sexe, nous sommes nombreux·ses à y penser, mais trop peu à en parler - pour de vrai. Parce qu'en parler, ce n'est pas seulement faire la liste exhaustive de nos partenaires, raconter nos anecdotes les plus gentiment désastreuses (parce que c'est plus drôle), édulcorer certaines histoires et en censurer d'autres (parce que c'est plus facile). En parler, c'est se livrer, partager, entrer dans la sphère intime, sans honte ni retenue, pour mieux comprendre et, surtout, se sentir compris·e.

    À travers des portraits intimes de femmes (surtout) et d'hommes (aussi), Entre nos lèvres raconte les vraies histoires, dénonce les normes, rappelle nos différences, nos libertés, et ouvre le dialogue sur des tabous qui ne devraient pas en être.
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    Aujourd'hui, le podcast devient un livre et, pour la première fois, ces portraits s'entremêlent, se répondent, et prennent vie auprès des émouvantes illustrations de l'artiste Alexandria Coe. Vous y trouverez tous les récits qui ont déjà touché des milliers d'auditrices et d'auditeurs, mais aussi huit témoignages inédits. Et vous verrez, ils ont tous quelque chose à vous offrir.

  • Dans cet éloge du lubrifiant, Lou Sarabadzic bouscule les idées reçues, joue avec le sexe, propose des alternatives aux plaisirs sexuels trop orthonormés, souvent peu satisfaisants ou mme blessants. Les personnages de ces récits, des hommes et des femmes de tous les jours, tous les âges et toutes les orientations, pensent leurs baises, en parlent, les poétisent. Entre parodies de La Bohème, horoscopes, manifestes, de la sexualité vue comme un terrain déminé, de consentement et d'émancipation.

  • Les temps changent et forcément, entre YouPorn et Tinder d'un côté, Mee too et les réseaux sociaux de l'autre, il y a beaucoup de choses à dire sur l'évolution des moeurs amoureuses. Ou leur non-évolution !
    Le sexisme, l'ouverture d'esprit, la pudibonderie, l'orientation sexuelle, les partenaires multiples, le culte de la performance, la quête du plaisir, le goût de l'excès, les mensurations, l'âge, le plaisir, la simulation, le narcissisme, la lassitude, la liberté, l'humour au lit... Sur toutes ces questions, Les fables de la Fontanel apportent leur réponse :
    Désopilante, et particulièrement pertinente.
    En mettant en fables, et donc en vers, rimes et mots d'esprit quelques travers ou impasses de nos vies sexuelles, Sophie Fontanel englobe tout le monde dans un même rire. Et nous rappelle avec bonheur que la verve des fables, c'est la France, c'est nous, c'est tellement nous ! Le souvenir de La Fontaine, et Molière, mais aussi Audiard, Brassens (« 95 fois sur 100, la femme s'emmerde en baisant »).
    Ainsi... C'est la fayote qui rêvait de devenir la reine de pipes ("Le feu et l'allumette"). C'est le garçon dont le pénis n'est jamais raccord avec la situation ("La quille et la fille"). Celui qui craint d'en avoir un trop petit ("La croute et la mie"). Celui qui voudrait soudain calmer le jeu ("La porte et la pause"). C'est le garçon qui n'arrête pas de dire que l'homme est chasseur mais qui a peur d'une abeille ("Adam et la Dame"). C'est la fille qui ne trouve plus sa catégorie sur YouPorn ("Carla et sa catégorie"). Ou celle qu'on trouvait trop jolie pour n'aimer que les filles ("Le nénuphar et la mare").

  • Libérer la culotte Nouv.

    Depuis la libération sexuelle des années 1970, notre sexualité est-elle vraiment « libérée » ? Est-ce que se forcer n´appartient qu´à la génération de nos grands-mères ? Nos rapports sexuels sont-ils devenus égalitaires ? Comment se fait-il que le fossé orgasmique soit encore si profond ? Y a-t-il d´autres modèles que l´hégémonie du couple hétérosexuel ?
    De l´asexualité au BDSM en passant par le polyamour et le consentement enthousiaste, cette courtepointe de textes d´autrices culottées réclame haut et fort une nouvelle révolution sexuelle, une réinvention de nos rapports intimes. Si le privé est politique, la sexualité est la clé de voûte de véritables rapports égalitaires. Nous réclamons le droit à la jouissance complète de notre vie, à notre façon. Si dans Libérer la colère nous déclarions être des féministes frustrées, nous constatons dans Libérer la culotte que nous sommes aussi bien mal baisées.

  • Libérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d'un manque de désir ou de difficultés à atteindre l'orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.
    Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. On y apprend ainsi qu'une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu'au festival Burning Man, où l'orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d'une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l'aide de massages sensuels.

  • Le sexe en 69 questions Nouv.

    Le sexe est un objet considérable pour les sciences humaines et sociales. À travers lui se pose la question du corps, de l'intimité, de la norme, des tabous, des relations humaines, de l'éducation, des médias, de la liberté, du désir, du consentement, du droit... D'un côté, nous sommes plus libéraux et plus curieux : nos pratiques se diversifient, nos imaginaires s'enrichissent ; homo, bi, trans ou asexuels gagnent en visibilité. D'un autre côté, de nouveaux interdits et injonctions surgissent, portés par une morale plus sanitaire et psychologique que religieuse. Les normes se déplacent. Le sexe est comme une boule à facette : central, multiple et réfléchissant. Il nous anime et nous agite. Savoirs et images à son sujet sont aussi éclatés qu'un puzzle. Mais il mérite que l'on s'y arrête pour le scruter, et le scrutant, que l'on se scrute soi-même.

    Avec les contributions de : Jean-François Bouvet, Justine Canonne, Jean-François Dortier, Amandine Edard, Diane Galbaud, Florine Galéron, Nicolas Journet, Thomas Lepeltier, Jean-François Marmion, Régis Meyran, Maud Navarre, Marc Olano, Chloé Rébillard, Christophe Rymarski, Alizée Vincent.

  • Qu'on s'en lamente ou qu'on s'en réjouisse, n'importe : le sexe est aujourd'hui partout. Et le porn aussi, sur les écrans de nos télévisions, d'ipad, de macbook, de smartphones. Tous les médias en pillent les codes : la mode, la musique et la publicité, faisant de lui le phénomène majeur de notre hypermodernité. Le phénomène majeur, certes, mais aussi le plus contradictoire, car il est, en somme, à la fois totem et tabou : ce dont tout le monde se délecte mais dont il est socialement convenu de ne pas parler. C'est à ce porn-là que s'intéresse le présent essai, afin d'en mesurer l'importance, d'en interpréter les sens, d'en dire les plaisirs, d'en pointer les éventuels travers.

  • Vers la plus queer des insurrections est la traduction en français d'une anthologie du mouvement queer insurrectionnaliste Bash Back. Les textes ont été écrits par une constellation d'individus et de groupes et adoptent une multitude d'approches pour creuser des thèmes obsédants, tels que la lutte contre l'intégration aux normes hétérosexuelles, l'usage des identités, l'attaque du christianisme puritain, l'action directe, le rapport à la violence, la vengeance, la pratique des émeutes et autres moments corporels collectifs, la stylisation du corps, l'esthétique de soi, la criminalisation, les stratégies de survie au sein du capitalisme.

  • Elles ont décidé de ne plus subir leur sexualité, mais d'en jouir. Elles défient les conditionnements qui ont verrouillé leur libido pendant des années. Elles bravent l'ordre social tacite qui les a privées de la puissance intime de leur sexe. Grand reporter, j'ai rencontré pendant un an des femmes qui ont mis leur jouissance au centre de leur vie. Le jour, elles travaillent comme puéricultrice, businesswoman, ingénieure ou médecin.
    La nuit, elles deviennent libertines, polyamoureuses, maîtresses dominatrices, initiatrices saphiques, effeuilleuses burlesques ou masseuses tantriques. De tous âges, de tous milieux sociaux, d'orientations sexuelles diverses, elles racontent leurs étonnants voyages sensuels tels des chemins de résilience. Leur corps, longtemps abandonné, ignoré, qui se met à vibrer. Leur vagin, jusqu'alors inerte, qui s'éveille, s'anime, se tonifie, pulse, s'embrase et irradie.
    Leurs paradoxes, aussi, quand certaines s'attachent pour se libérer. Toutes décrivent cette force intérieure organique, quasi viscérale, lorsque le clitoris se gorge de vie et se redresse fièrement. Elles brisent les codes d'une sexualité passive centrée sur la jouissance masculine pour inventer une nouvelle culture du désir au féminin, qui n'est plus seulement génitale, mais aussi relationnelle, égalitaire, consciente et joyeuse.
    En reprenant le pouvoir sur leur sexualité, en affirmant leurs désirs comme leurs non-désirs, elles transforment leur existence. En s'affranchissant de la norme, elles gagnent en liberté intérieure. Elles sexplorent pour s'explorer et s'exprimer. Ecoutons-les.

  • En 2008, une enquête sociologique révélait qu'en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e.
    Les amours clandestines constituent ainsi le quotidien de millions de personnes.
    Dans une enquête initiale (Amours clandestines. Sociologie de l'extraconjugalité durable, 2016), Marie-Carmen Garcia recueillait la parole de ces hommes et de ces femmes adultères et faisait de l'infidélité conjugale un objet sociologique.
    Dans cette « nouvelle enquête », elle se penche sur des thèmes renouvelés comme la naissance d'un enfant, la famille, l'argent... et adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination en action dans les couples illégitimes.

  • Les relations évoluent. Tout comme l'hétérosexualité n'est plus l'unique voie sexuelle, la monogamie n'est plus l'unique voie amoureuse. C'est pour répondre à ces nouveaux besoins que les auteurs ont réalisés cet ouvrage. Déconstruisant allégrement les mythes et les fondements de l'Occident en matière d'amours et de sexualités, Dossie Easton et Janet W. Hardy ont, dans cet ouvrage mis à jour et adapté à notre culture, leur expérience à notre service pour nous offrir une magnifique boîte à outils relationnelle. Se libérer de la jalousie, gérer des disputes équitables, des conflits constructifs, des ruptures sereines, tout en baignant dans une abondance d'amour et d'amitié... Voici un échantillon de ce qui devient possible aux "amours plurielles". Un guide de vie qui concerne tout le monde au-delà du sexe, du genre et de la sexualité !

  • La sexualité et l'amour ne sont pas le monopole de la jeunesse ! La persistance d'une vie amoureuse érotique, quand on avance en âge, demande une évolution de la sexualité.
    Marie de Hennezel sonde avec finesse le mystère de ce nouveau chapitre de la vie. Au fil de ses rencontres, de ses lectures, de ses incursions sur des terres lointaines, comme celles du tantrisme ou des arts d'aimer de l'Orient, elle invite le lecteur à un voyage au coeur d'un territoire méconnu.
    Un livre qui ouvre de nombreux chemins.

    Ce livre a précédemment paru sous le titre : Sex and sixty, un avenir pour l'intimité amoureuse.

    Postface inédite de l'auteur.

  • La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au coeur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA.
    Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami-e-s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.

  • Depuis les années 1970, la sexualité serait libérée, égalitaire. En dehors du viol, elle serait largement épanouie et exempte de violences. Mais les récentes affaires Weinstein et autres #meetoo semblent signaler une réalité tout autre. N'en déplaise à celles et ceux qui craignent que ces dénonciations sans précédent cachent de possibles exagérations, ou qui appellent à ne pas « dramatiser », la sexualité quotidienne recèle des ambigüités multiples, des « zones grises ». Les témoignages ne sont-ils pas nombreux de ces personnes qui disent avoir « cédé » plutôt que « consenti » ?
    Dans un tel contexte, le consentement apparaît dès lors comme un impensé central : quand peut-on réellement dire qu'il est présent ? Faut-il ne retenir que sa définition juridique, qui stipule qu'en dehors d'une contrainte explicite, il doit être considéré « libre et éclairé » ? Nos corps seraient-ils donc consentants par défaut ? Consentir voudrait-il dire désirer ? Faut-il évacuer ces questions, au nom d'une « séduction à la française » ? Et tout le monde est-il capable de consentir, ou cela relève- t-il d'un apprentissage social et individuel à la fois ?
    C'est pour répondre à ces questions brûlantes qu'Alexia Boucherie a enquêté, en allant à la rencontre de jeunes adultes. Pour comprendre comment, en pratique, le consentement fonctionne. Comment sa définition juridique et sa transmission médiatique orientent les expériences. Et comment celui-ci s'exerce, aussi, selon les contraintes et les performances de genre. En combinant théories critiques féministes et pragmatisme des interactions quotidiennes, de nouveaux outils et représentations émergent pourtant, qui permettent une meilleure compréhension de nos sexualités, et tracent les contours d'un consentement plus égalitaire.

  • L'amour peut être un remède miracle et un poison. Le secret réside dans l'art de le manier et de le réinventer sans cesse. Polyamoureuse, féministe et bisexuelle, Meta Tshiteya nous invite à fuir une norme visant à domestiquer l'amour, à l'encager. Psychanalyste et dramaturge, Joseph Agostini va à sa rencontre en se penchant avec elle sur ce qui régit l'amour, et les manières dont nous pouvons le rendre plus authentique, à mesure que nous progressons en nous-mêmes. Avec cet ouvrage inclassable, défiant tous les carcans traditionnels du couple et de la sexualité, les deux auteurs nous invitent à une réflexion toujours mouvante, inspirée par le désir de casser les codes.

  • Point G ou point d'interrogation ? Pour beaucoup, hommes et femmes confondus, c'est encore une entité très mystérieuse. Bien plus, certaines pensent tout simplement que c'est un point tabou. Néanmoins, d'anciennes doctrines qui cultivent le plaisir, comme le tantrisme, le connaissent depuis toujours.

    En conjuguant d'anciens principes tantristes à de modernes techniques de méditation, Elmar et Michaela Zadra nous guident tout au long d'un parcours de tantra maithuma, qui nous permet d'atteindre une nouvelle dimension de notre sensualité, laquelle n'est autre qu'un point de départ vers des horizons inattendus de "plaisirs à la limite du supportable".

  • Accessible et riche, inventive sur le plan de la recherche documentaire comme dans la réflexion, cette histoire des sexualités propose de retracer les grandes étapes et les évolutions des normes et des mentalités. C'est à partir du croisement des recherches récentes que se dessine cette nouvelle histoire, prenant en compte aussi bien l'âge, le sexe, l'orientation sexuelle, que la légitimité des partenaires et le contexte général. Dans la lignée des travaux de Michel Foucault, la sexualité y est présentée comme un fait éminemment culturel, sensible aux évolutions économiques, religieuses et scientifiques, qui structure les cadres mentaux et nourrit l'imaginaire. Plus que jamais, la sexualité est devenue un domaine incontournable en histoire, en s'emparant du vocabulaire politique :
    égalité, domination, discrimination, liberté, libération, révolution.

  • À l'été 2017, une méta-analyse de 185 études menées en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande de 1973 à 2011 a révélé que la qualité du sperme dans le monde occidental avait diminué plus que de moitié au cours des quarante dernières années et que la perpétuation de l'espèce humaine était remise en cause.

    Pourquoi ? Comment expliquer une telle hécatombe ?
    C'est tout le propos de cette formidable enquête journalistique de Niels Christian Geelmuyden qui a interrogé de nombreux médecins spécialistes et chercheurs.

    En cause : notre régime alimentaire, notre mode de vie, les produits pharmaceutiques et les toxines environnementales.
    Au-delà du problème de fertilité, une mauvaise qualité de sperme est souvent corrélée à des risques cardio-vasculaires, le développement de cancers des testicules, l'hypertension, une faible densité de la masse osseuse, l'obésité, ce qu'explique l'auteur avec beaucoup de pédagogie, exemples et témoignages à l'appui...

    Alors, comment remédier à ce fléau ?
    Niels Christian Geelmuyden avance de nombreuses pistes qui commencent toutes par une réorientation de nos choix de vie (stress, alimentation, consommation...), un meilleur respect de l'environnement, le bannissement de matériaux et substances polluantes, etc. et qui nous permettront d'éviter d'entraîner dans notre chute le reste du monde animal.

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