Sciences du langage

  • La rhétorique est partout. Dans les discours politiques comme dans les spots publicitaires. Dans les réunions professionnelles comme dans les dîners de famille. Dans les entretiens d'embauche comme dans les rendez-vous galants. Pas un jour ne passe sans que nous ayons à défendre une idée, un projet, un produit ; et à nous protéger contre d'éventuelles fourberies. Que cela nous plaise ou non, convaincre est un pouvoir. À nous d'apprendre à le maîtriser.
    Et de savoir y résister.
    Car la rhétorique n'est ni innée, ni inexplicable. Elle repose sur une technique, obéit à des règles, mobilise des procédés, des stratagèmes, des outils. Dans ce traité accessible et concret, ponctué d'exemples et de cas pratiques, Clément Viktorovitch nous en révèle tous les secrets. Au fil des pages, il nous montre comment produire et décrypter les discours, mener les débats et les discussions, déjouer les manipulations.

    L'art de convaincre est un pouvoir trop grand pour ne pas être partagé !

  • Toxic data : comment les réseaux manipulent nos opinions

    David Chavalarias

    • Flammarion
    • 2 Mars 2022

    À partir d'exemples concrets et de conseils, ce manuel d'autodéfense vise une prise de conscience des écueils du numérique et de son influence sur nos vies et nos démocraties. En positionnant le lecteur comme la clé de voûte d'une société numérique renouvelée, il s'inscrit dans les défis majeurs de notre temps.

  • Défaire le discours sexiste dans les médias

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    • Lattes
    • 10 Novembre 2021

    Qu'est-ce qu'elle faisait dehors à cette heure ? Avait-elle bu ? Que portait-elle ? Il ne peut pas l'avoir violée, je m'en porte garant, c'est mon ami. C'était une autre époque. Il faut séparer l'homme de l'artiste. C'est un drame, un crime passionnel, le geste fou d'un amoureux éconduit. Pourquoi n'a-t-elle pas porté plainte avant ? C'était un dérapage, une maladresse, un geste déplacé. Il ne pensait pas à mal, c'est quelqu'un de bien. On ne peut plus rien dire. Les féministes sont des folles hystériques.

    « Depuis trois ans, je collecte et décortique des centaines d'exemples d'un discours sexiste dans la presse, à la télévision ou à la radio. Ce sexisme ne dit jamais son nom, mais c'est bien lui qui conduit les rédactions à taire ou à reléguer les violences sexuelles en périphérie des journaux. Lui qui se loge dans le choix d'un mot ou d'une virgule, participant à la culpabilisation des victimes et à la déresponsabilisation des accusés.
    Comment lutter contre le sexisme quand il est perpétué et amplifié par les médias ? Il est temps d'explorer les fondements de ce discours, pour en défaire les mécanismes et nous en libérer. » R. L.

  • La grande grammaire du français

    ,

    • Actes sud
    • 6 Octobre 2021

    La première grande grammaire de la langue écrite et parlée contemporaine, mettant à l'honneur la diversité de tous les usages écrits et oraux, y compris quand ils s'écartent des normes enseignées. L'outil indispensable pour les étudiants et les enseignants, et tous les amoureux de la langue.

  • Pour une école de la résistance

    Alain Bentolila

    • Odile jacob
    • 23 Février 2022

    «?À Bilal, petit-fils qui porte mes espoirs d'un monde de diversité et de tolérance.

    À quoi bon se battre pour tenter de laisser à ceux qui arrivent une planète «vivable» si leurs esprits, privés de mémoire, incapables de questionnement et sans désir d'élévation, étaient condamnés à errer dans un désert culturel et spirituel, à la merci du premier mot d'ordre, trompés par le moindre mirage, impressionnés par l'image la plus dérisoire???» A. B.

  • LQI, notre langue quotidienne informatisée

    Yann Diener

    • Belles lettres
    • 4 Février 2022

    « J'ai tenu ce journal au début des années 2020, quand on pouvait encore faire la différence entre la parole et la communication. Mais déjà, dans beaucoup de situations, on n'y voyait plus très clair. » Psychanalyste de métier, Yann Diener pioche dans le langage courant des mots et des expressions venus du jargon informatique, tels que « Pendant toute mon enfance j'ai fait l'interface entre mes parents » ; « Je suis déconnecté de ma famille » ; « Je dois me connecter mais je n'ai pas le code pour ouvrir ma session ». Autant de formules utilisées uniquement par des informaticiens il y a quelques années. Yann Diener tente de mesurer les conséquences individuelles et collectives de ce glissement de la parole vers le langage machine, lequel est fondé sur un codage binaire.
    Digicodes, codes de messageries, mots de passe, cryptogrammes : nous passons beaucoup de temps à « saisir » des codes. Et quand nous utilisons nos ordinateurs et nos téléphones, nous ne remarquons plus que nous faisons « tourner » des lignes de code.
    Cette enquête nous conduit au cas du mathématicien Alan Turing et à la machine utilisée par les nazis pour coder leurs communications militaires. L'auteur propose une hypothèse originale : nous vivons sous le régime d'un trauma nommé Enigma. Nous passons notre temps à répéter une opération de codage et de décodage que la lutte entre Turing et les cryptologistes allemands avait inaugurée - Turing en était sorti vainqueur en inventant l'ordinateur. Le fantôme d'Enigma vient ainsi hanter notre monde numérisé.
    En philologue de notre modernité, l'auteur montre les racines communes entre le vocabulaire théologique et la LQI, la langue quotidienne informatisée : au XVe siècle, il était question de « Dieu ordinateur du monde », au sens de Dieu mettant de l'ordre dans le monde. Dans LTI - La langue du IIIe Reich, Victor Klemperer montrait comment la mécanisation de la langue allemande avait permis de mécaniser la pensée et de banaliser des actes déshumanisés ; Yann Diener dévoile dans ce livre comment l'informatisation du langage rend notre pensée toujours plus binaire, ce qui participe de l'actuelle surenchère identitaire.

  • Le développement du numérique réalise une forme de privatisation du champ de l'action publique qui ne dit pas son nom : les entreprises privées du numérique les plus puissantes s'emparent d'activités jusqu'ici dévolues au secteur public : dans les transports (Ouibus, informations voyageurs), dans les services urbains (ville intelligente), dans l'utilisation de l'espace public (trottinettes électriques) ou même dans certaines fonctions de régulation (aide au trafic). L'informatisation des administrations publiques, le développement de services en ligne et la présence sur internet des services publics, se sont réalisés en sous-traitant ses dispositifs à des entreprises privées. La conquête du privé sur la sphère publique en cours aujourd'hui est d'une toute autre nature : elle repose sur une transformation des relations entre l'Etat et les usagers (simplification des relations avec les utilisateurs souvent en substituant des algorithmes aux agents publics, généralisation des mécanismes de notation, développement de l'uberisation des tâches). Ce processus s'adosse, d'une part, à des des capacités d'investissement énormes qui dépassent celles des pouvoirs publics (ingénierie, datacenters) et, d'autre part, à des monopoles détenteurs de brevets puissants. Si cette privatisation passe le plus souvent inaperçue, tant elle prend la forme douce de dispositifs d'utilisation très pratiques qui améliorent notre quotidien, ses effets sociaux sont pourtant considérables : elle déstabilise les entreprises et les administrations, renforce les inégalités sociales, préempte des communs et accélère la perte de souveraineté publique. Les pouvoirs publics ont beau mobiliser diverses ressources (offre concurrente, régulation, etc.), ils apparaissent trop souvent démunis face à un tel processus qui oeuvre a` l'échelle internationale (les GAFA). Les tentatives de réappropriation des communs numériques par les citoyens ordinaires ouvrent cependant des perspectives, parfois sous la forme d'un militantisme de fonctionnaires qui défendent la « souveraineté numérique » nationale. L'objet de l'ouvrage est porter au jour, derrière la sympathique appli dans nos smartphones, les conséquences économiques et techniques réelles de cette privatisation et de montrer quelles sont les perspectives de résistance et de réinvention du service public.

  • Front populaire n.8 ; propagandes : formation de la désinformation

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    • Editions du plenitre
    • 17 Mars 2022

    Front Populaire n°8 (mars 2022): Les médias, symptomes du mal français Alors que les Français seront bientôt appelés à se rendre dans les bureaux de vote, Front Populaire se pose une question toute simple: Avant de glisser leur bulletin dans l'urne, les citoyens auront-ils été convenablement informés ?

    Difficile de répondre par l'affirmative dans un pays où une majorité de la presse est détenue par une poignée de milliardaires, où l'audiovisuel public est noyautée par une idéologie islamo-gauchiste rampante, où des "journalistes" comme Edwy Plenel ou Cyril Hanouna se posent en premier prix de vertu civique et où les instituts de sondage se trompent régulièrement. Dans ce contexte, faut-il se tourner vers les réseaux sociaux, ou redouter au contraire les infox et l'anonymat qui y sévissent ? Donner davantage crédit aux chaînes d'information continue, qui semblent avoir rompu avec le politiquement correct ? Un numéro pour déjouer les pièges du formatage médiatique.

  • Les fake news ont envahi Internet et c'est la faute aux médias sociaux. Pour ce sociologue des médias, ce n'est pas si simple. Sommes-nous réellement entrés dans l'ère de la post-vérité? Détenues par de puissants intérêts, les entreprises de presse ne sont pas aussi « objectives » qu'elles le prétendent. Au-delà du modèle économique, la crise actuelle des médias et l'épidémie de désinformation révèlent une crise de confiance envers le journalisme. Un nouveau « régime de vérité » a émergé: au journalisme positiviste basé sur des faits empiriques se superpose la vérité telle que ressentie. Cette remise en question du système, qui inclut le journalisme à titre de quatrième pouvoir, vient brouiller les frontières entre le vrai et le faux, le réel et le virtuel. C'est la collision des récits.

  • La nature magique de la parole

    Pavel Florenski

    • Rivages
    • 6 Avril 2022

    Dans cet ouvrage audacieux et profondément original, on découvre la virtuosité d'un penseur (fusillé à cause de ses idées en Union soviétique en 1937) qui associe intimement science, théologie et linguistique en un seul et même organisme. Ce texte, écrit en 1920, défend une thèse surprenante : les mots ne se réduisent pas à de simples vibrations de l'air, ils sont d'authentiques organismes vivants et ont une énergie propre. Cette énergie, projetée au bon endroit et avec précision, agit sur le monde et sur les hommes mieux qu'aucun artifice de la technique. C'est précisément cela que l'auteur appelle magie. Mais le mot n'aurait pas que le pouvoir de changer le monde, il aurait aussi celui - par le prénom - de façonner la personnalité. Florenski en est si convaincu qu'il rédige en parallèle un curieux ouvrage sur la force des noms. Nous en donnons dans cette édition un extrait portant sur celui de l'auteur, lequel constitue ainsi un exercice insolite ayant valeur d'autobiographie.

  • Plus de la moitié de la population mondiale est bilingue. Pour le neurobiologiste et le linguiste, c'est un exploit et une énigme, car le langage humain est une faculté extraordinairement complexe. Comment deux langues peuvent-elles coexister dans un même cerveau?? Quels sont les avantages du bilinguisme?? Quelles sont les contraintes qu'il impose??
    Albert Costa partage ici les résultats de vingt années de recherches. S'appuyant sur des études menées dans de nombreux pays, il montre comment des nouveau-nés font la différence entre deux langues, comment l'accent affecte la façon dont nous percevons les autres, pourquoi les bilingues sont meilleurs pour résoudre les conflits, comment on prend des décisions différentes selon la langue utilisée. Les surprises sont nombreuses?: il se pourrait même que le bilinguisme ralentisse les manifestations des maladies neurodégénératives.
    Illustration magistrale des applications des neuro- sciences et de la linguistique, ce livre alerte et plein d'humour explore les effets du bilinguisme sur le cerveau, les mécanismes de pensée et le comportement. Il laisse le lecteur étonné devant le pouvoir du langage.

  • La justification de la 5G est d'ordre tautologique : il faut la 5G car il faut la 5G... L'utilité sociale, son impact climatique et sanitaire sont des questions qui ne trouvent aucun écho. La procédure d'attribution des fréquences a été conduite en dehors de toutes évaluations environnementales et sanitaires sérieuses. Des effets sanitaires sont pourtant suspectés par un nombre croissant d'experts, liés au triplement du nombre d'antennes relais et à une augmentation de près de 30 % du niveau de champs électromagnétiques. Pire, l'addiction au numérique va vraisemblablement s'amplifier.
    Le monde rendu possible par la 5G est un choix de société qui nécessiterait un débat public pluraliste et transparent. Selon Stephen Kerckhove, l'heure est venue de refuser cette fuite vers l'abîme.

  • De langue à langue : l'hospitalité de la traduction

    Souleymane Bachir Diagne

    • Albin michel
    • 16 Mars 2022

    Fort de sa triple culture - africaine, française et américaine -, Souleymane Bachir Diagne s'interroge sur la traduction dans ce texte engagé et humaniste, porteur d'une éthique.

    Si la traduction manifeste le plus souvent une relation de profonde inégalité entre langues dominantes et langues dominées, elle peut aussi être source de dialogue, d'échanges, de métissage, y compris dans des situations d'asymétrie, propres notamment à l'espace colonial, où l'interprète, de simple auxiliaire, devient un véritable médiateur culturel.

    Faire l'éloge de la traduction, « la langue des langues », c'est célébrer le pluriel de celles-ci et leur égalité ; car traduire, c'est donner dans une langue hospitalité à ce qui a été pensé dans une autre, c'est créer de la réciprocité, de la rencontre, c'est faire humanité ensemble, c'est en quelque sorte imaginer une Babel heureuse.

  • En dialoguant avec le jeune philosophe espagnol Javier Bassas, Jacques Rancière explicite et illustre une idée qui est au coeur de tout son travail : les mots ne sont pas, comme on le dit souvent, les ombres auxquelles s'oppose la réalité solide des choses. Les mots sont eux-mêmes des réalités dont l'action construit ou subvertit un ordre du monde. En politique, le combat des opprimés a constamment emprunté aux maîtres leurs mots et détourné le sens de ces mots pour briser le consensus, c'est-à-dire le rapport établi entre les choses et les mots qui compose le paysage sensible de la domination. Cette puissance des mots qui défait un ordre établi en subvertissant le paysage normal du visible, Jacques Rancière la montre encore à l'oeuvre dans les mouvements démocratiques récents depuis la révolution de jasmin tunisienne jusqu'aux mouvements d'occupation des places.

  • L'humain augmenté : cyborgs, fictions et métavers Nouv.

    Lorsque la science-fiction devient chaque jour davantage réalité, lorsque les métavers collectifs et individuels esquissent de façon de plus en plus nette la place qu'ils auront demain dans nos vies, lorsque la part toujours plus grande de robot en nous semble donner raison aux plus folles idées du transhumanisme, lorsque la littérature elle-même fait la part (trop) belle à l'égo et au moi, sommes-nous entrés déjà, sans le savoir encore, dans l'ère de l'humain augmenté??

  • Communiquer, c'est négocier

    Dominique Wolton

    • Cnrs
    • 28 Avril 2022

    La mondialisation, malgré ses promesses techniques infinies, n'a pas réduit nos difficultés à communiquer. Perdu dans les solitudes interactives, chacun cherche l'Autre, hélas, rarement au rendez-vous. Négocier. Cohabiter. Tout pour éviter l'échec de l'acommunication et le risque de guerre. L'Europe en est la paradoxale illustration. Jamais d'accord, mais toujours ensemble. La communication, on l'a rêvée parfaite, technique et immédiate, elle se révèle fragile, politique et humaine. La communication, au fond, c'est toujours le risque de l'Autre.

  • Cet ouvrage explore les formes de luttes initiées au sein de l'école au cours des 150 dernières années. Les auteurs s'interrogent d'abord sur l'ambivalence du statut de fonctionnaire d'Etat: les enseignants sont-ils voués à l'institution qui les paie ou aux enfants dont ils ont la charge? L'école est-elle une structure de contrôle ou d'émancipation? Ils abordent deux formes de résistance: pédagogique (l'éducateur refuse de transmettre un contenu ou une méthode, à l'instar du mouvement des «désobéisseurs»); puis politique (les personnels protègent les enfants, juifs hier, sans papiers aujourd'hui; s'engagent aux côtés des maquisards, des indépendantistes, etc.). Ils questionnent finalement l'«effroyable échec de l'école publique à corriger l'injustice sociale».

  • Que se passe-t-il quand une personne parle ? Cette question recouvre pourtant une multiplicité de sens. S'agit-il de se faire comprendre ? de partager ses états d'âme ? d'influencer l'autre ? d'atténuer l'écho de ses émotions ? Qu'est-ce qui détermine son expression, son intonation et le choix des mots ?
    C'est en tant que linguiste et thérapeute ayant travaillé avec des enfants autistes que Laurent Danon-Boileau s'est intéressé aux fonctions du langage, et comme psychanalyste qu'il observe sa dynamique. La cure analytique est par excellence le laboratoire de la parole. Elle permet de saisir les mécanismes psychiques qui la sous-tendent : la part d'irrationnel, les subtiles variétés de l'écoute de soi, de la mise en lien des pensées et de l'action produite sur celui qui écoute.
    Cette exploration du mouvement de la parole révèle, au-delà de la cure, tout ce qui peut se jouer, à travers elle, dans un échange entre deux personnes.

  • Les étapes de l'éducation

    Maria Montessori

    • Les carnets ddb
    • 25 Août 2021

    "L'éducation a pris aujourd'hui une importance insoupçonnée : elle ne vise pas seulement à évoluer à l'intérieur de l'école, mais elle s'étend au-delà, pour s'allier à la science, à la sociologie... Les termes de nouvelle éducation , de pédagogie scientifique s'appliquent au mouvement ardent d'une réforme qui est le résultat d'une aspiration profonde, éprouvée par toute l'humanité... Oui, l'enfant nous a ouvert un monde nouveau et nous a révélé un homme meilleur.
    Cet homme, nous ne devons pas seulement l'instruire ; il nous faut le défendre tout comme le trésor le plus précieux de l'humanité ; et il nous faut le servir afin qu'il nous fasse ses révélations parce que nous avons besoin de lui". Publié pour la première fois en 1936 chez Desclée de Brouwer, ce livre reprend la grande conférence prononcée à la Sorbonne en juin de la même année par Maria Montessori (1870-1952).
    Avec des accents de profondeur et de sensibilité, la grande pédagogue italienne présente de manière ramassée les grandes intuitions de sa démarche. Maria Montessori (1870-1952) fut l'une des premières femmes médecins d'Italie. Elle est mondialement connue pour la pédagogie qui porte son nom. Son oeuvre en français est éditée chez Desclée de Brouwer.

  • « L'Europe des langues a un destin qui lui est propre et ne saurait s'inspirer de modèles étrangers. Si l'adoption d'une langue unique apparaissait aux États-Unis, pour tout nouvel émigrant, comme un sceau d'identité, en revanche, ce qui fait l'originalité de l'Europe, c'est l'immense diversité des langues et des cultures qu'elles reflètent. La domination d'un idiome unique, comme l'anglais, ne répond pas à ce destin. Seule y répond l'ouverture permanente à la multiplicité. L'Européen devra élever ses fils et ses filles dans la variété des langues et non dans l'unité. Tel est à la fois, pour l'Europe, l'appel du passé et celui de l'avenir. » C. H.

  • Langue vivante et ô combien vivace, le français évolue et se transforme en se nourrissant de néologismes, voire de barbarismes, de dialectes, de patois et de moult mots puisés aux meilleures sources d'autres cultures. Nombreux sont les mots qui ne figurent plus dans les dictionnaires usuels de ce début de xxie siècle. Des vocables que l'on a bêtement laissés choir en favorisant un fringuant synonyme badigeonné d'une modernité éphémère.
    Les parlers familiers ou populaires reposent tous, à leur origine, sur la seule pratique orale du langage. Il en existe une multitude, liés à une région, ou, surtout, à une corporation : l'argot, le canut, le faria, le jargon, le largonji, le louchébem, le verlan, et bien d'autres...
    Amoureux du verbe, Daniel Lacotte, convoque dans cet ouvrage les mots que l'on croyait perdus. Grâce à eux, tout propos qui aurait pu être banal prend sensibilité, extravagance, charme, cocasserie, vivacité, élégance et finesse.

  • Avertissement aux écoliers et lycéens

    Raoul Vaneigem

    • Mille et une nuits
    • 19 Août 2020

    Un avertissement implacable sur les dérives de notre système éducatif, qui questionne aussi bien les valeurs que les rôles imposés par l'institution.
    Un cri d'alarme, mais aussi une promesse de réenchanter l'école, lieu fondateur de nos démocraties et de notre épanouissement.
    « Il n'y a pas d'enfants stupides, il n'y a que des éducations imbéciles. ».

    Ennui des élèves, découragement des enseignants... l'avertissement de Raoul Vaneigem détonne, questionnant les valeurs et le rôle majeur de l'école dans la société. Il appelle à réenchanter la salle de classe, refuser la soumission, et remettre l'humanité au coeur de l'éducation. À retrouver un lieu d'autonomie, de savoir heureux et de création épanouissante, c'est-à-dire « ouvrir l'école sur une société ouverte ».

  • Pourquoi dit-on « passer l'arme à gauche », « avaler des couleuvres », ou encore « devenir chèvre »? Découvrez les histoires cocasses qui accompagnent vos expressions préférées et surtout leurs véritables origines.

  • Proverbes et dictons

    Collectif

    • Mercileslivres
    • 27 Avril 2022

    Passer du coq à l'âne, donner sa langue au chat, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras...
    Mais d'où viennent ces expressions que nous utilisons tous les jours ?

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