• « Les commencements de la Révolution sont ceux d'une extraordinaire accélération de l'histoire. Les événements s'y bousculent dans un luxe d'acteurs, d'envolées, de confusion et de coups de théâtre. Ce qui s'est passé à ce moment-là n'est intelligible que si l'on restitue les faits dans une séquence fondatrice.
    « Trois événements, liés entre eux et par lesquels tout advient, n'avaient jamais été racontés en tant que tels. Le mercredi 17 juin, les députés du tiers état s'érigent en «Assemblée nationale». Le samedi 20, ils jurent de ne jamais se séparer avant d'avoir donné une constitution à la France. Le mardi 23 juin, ils envoient promener le roi, sa Cour et ses soldats. «Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes.» Et le roi cède.
    « La Révolution s'est jouée et accomplie en sept jours et cinq décrets. Son destin, ses héritages y sont comme scellés. Jusqu'à la guerre civile. Jusqu'à la Terreur. ».
    Le dernier opus d'Emmanuel de Waresquiel, enrichi d'abondantes sources inédites, change radicalement notre lecture de la Révolution. L'auteur raconte « ses » sept jours tambour battant en un récit alerte qui se lit comme un roman à suspense.

  • De la prise de la Bastille à l'invasion de la convention, en passant par l'attaque de Versailles ou la prise des Tuileries, Antoine Boulant raconte 8 journées qui ont fait la Révolution. Caractérisées par un déroulement similaire - rassemblement puis marche des émeutiers, réaction du pouvoir, attitude des troupes, invasion des lieux de pouvoir, combats, massacres... -, ces journées voient le peuple en armes faire basculer les régimes, les hommes et les hiérarchies.
    En ce sens, elles sont le coeur de la Révolution française, elle-même matrice de bien des épisodes révolutionnaires de l'histoire mondiale. C'est aussi un retour au peuple, acteur toujours cité mais rarement étudié pour son action et son poids. Pour bien comprendre ces moments clés, à travers une narration remarquablement incarnée, l'auteur traite des causes de l'insurrection, du profil des émeutiers, du rôle des politiques ou encore de la réaction de la force armée du pouvoir.
    C'est ainsi le mécanisme de la révolution en marche qu'expose Antoine Boulant, mécanisme dont l'actualité se fait encore l'echo un peu partour dans le monde.

  • Michelet (1798-1874), pour comprendre la formation de la monarchie, a voulu en étudier la ruine : son Histoire de la Révolution française parut de 1847 à 1853. Elle est demeurée, depuis lors, parce que écrite au plus près des archives, le Grand récit de référence, historique, épique, lyrique. Il n'est jusqu'aux historiens contemporains, marxistes ou libéraux, qui n'y aient puisé, ne l'aient discuté, ne s'en soient inspirés. «Toute histoire de la Révolution jusqu'ici était essentiellement monarchique. Celle-ci est la première républicaine, celle qui a brisé les idoles et les dieux. De la première page à la dernière, elle n'a eu qu'un héros : le peuple.»

  • Idées reçues sur la Révolution française Nouv.

    La Révolution française est l'un des moments clés de l'histoire nationale. Nos imaginations sont marquées par des noms, des mots, des lieux. Réservoir inépuisable de fantasmes, cette période suscite nombre d'idées reçues, sans cesse revisitées au gré de notre propre histoire : « La Révolution est fille de la misère », « La Révolution française commence avec la prise de la Bastille », « Robespierre fut le roi de la Révolution », « La Révolution est anti-religieuse », « La Révolution française a causé un génocide en Vendée », « La Révolution française marque le début des temps modernes »...
    Jean-Clément Martin est professeur émérite de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l'institut d'Histoire de la Révolution française. Il a consacré de ­nombreux livres à la Révolution française comme à la Contre-Révolution et à leurs mémoires.

  • Comment l'élan démocratique de 1789 a-t-il pu donner naissance à la violence terroriste de 1793 ? Cette question obsédait déjà les contemporains, qui y voyaient non seulement un défi politique et une épreuve morale mais aussi un scandale logique.

    Timothy Tackett n'instruit pas ici le procès de la Révolution, il décrit le processus révolutionnaire. S'appuyant sur les correspondances pour la plupart inédites des acteurs des journées révolutionnaires, le grand historien américain restitue le sens des événements et des engagements, au plus près de la manière dont ils furent vécus, ainsi que des émotions politiques qui s'y exprimèrent. Il montre avec brio comment l'on peut devenir terroriste.

  • Qualifié par Léon Daudet de « livre-bombe », de « livre-événement », La Révolution française, premier ouvrage de Pierre Gaxotte paru en 1928, est un classique des études révolutionnaires.
    Enrichi et régulièrement refondu par l'auteur d'édition en édition, cet ouvrage devenu incontournable montre comment à partir de 1790 les révolutionnaires actifs étaient peu nombreux et comment la Terreur, devenue instrument d'une révolution économique et sociale, frappe en priorité le monde paysan et du commerce.
    Pierre Gaxotte décrit de façon iconoclaste la Révolution française qui ne s'est pas faite selon lui « contre un tyran » mais « contre un roi qui n'était plus assez roi ». Sa vision de l'Ancien Régime et ses analyses des grands événements, qui ont rythmé l'effondrement du royaume, renouvellent la perception de cette période essentielle de notre histoire.

  • On a beaucoup étudié la Révolution, moins la Contre-Révolution. Pourtant, très tôt, la Révolution a trouvé en face d'elle nombre d'adversaires.
    La Contre-Révolution ne se résume pas aux Chouans. Diverse dans son inspiration, ses objectifs, ses assises sociales, sa presse, sa localisation géographique, ses réseaux, ses complots, ses combats, elle n'est pas facile à saisir dans toutes ses ramifications.
    Jean Tulard, aidé de spécialistes incontestés, a su relever le défi de faire entendre les idées souvent caricaturées ou méprisées de cette nébuleuse contre-révolutionnaire, plus variée qu'on ne le pense.
    Y sont posés les jalons de cette histoire, disséquées les origines, les composantes, les doctrines, les actes et la postérité et proposés des portraits de figures contre-révolutionnaires qui méritaient d'être redécouvertes pour appréhender dans sa totalité l'événement révolutionnaire.
    Une étude désormais incontournable sur le sujet.

  • Plus de 120 cartes et infographies pour raconter la Révolution française, dans toute son ampleur et son effervescence.

    - Circulation des hommes, des idées, des biens, crises financière et sociale : le contexte qui précède les événements de 1789.
    - 1789-1791 : de la rupture avec l' Ancien Régime à l'échec de la monarchie constitutionnelle.
    - 1792-1799 : la guerre, les divisions et déchirures, la radicalisation révolutionnaire.
    - La France de Bonaparte : l'autorité ne remet pas en cause tous les acquis de la Révolution.

    Cet atlas inscrit, de façon inédite, la Révolution française dans l'histoire du monde et dans le long terme. Le basculement s'étend de l'Europe au Nouveau Monde et dans les colonies, dès les années 1770 et jusqu'à la France napoléonienne.

  • Ce livre s'attache à un objet longtemps négligé par les historiens : le moment du vote, l'instant où le peuple devient citoyen.
    Par ce qu'il révèle d'incertitudes sur le sens même de la démocratie, de dettes à l'égard de la culture du passé et de tensions entre la société française de la fin du xviiie siècle et l'univers rationnellement reconstruit en 1789, Le nombre et la raison apporte des éléments de réponse à une question de l'impasse politique où s'est, tôt, enfermée la Révolution française.
    Bien sûr, le principe de l'élection a été au coeur de la Révolution, comme le symbole de l'appropriation populaire de la souveraineté, le moyen légitime et naturel du gouvernement du peuple par lui même, l'instrument permettant de réaliser la transparence du peuple et du pouvoir. Cependant, si le suffrage forme un élément central de l'imaginaire politique révolutionnaire, aucune des nombreuses consultations n'a constitué un tournant, une date dans le cours de la Révolution.
    C'est à comprendre le paradoxe d'un principe célébré comme un droit universel, mais qui n'a guère suscité d'engouement pratique, que ce livre est consacré.

  • Documentation photographique N.8141 ; la Révolution française Nouv.

    Proposer une nouvelle lecture de la Révolution française implique un triple pari. D'abord imaginer une nouvelle temporalité, retracer les origines profondes de l'événement dans la période moderne et esquisser sa postérité sur la longue durée. Ensuite réévaluer sa spatialité : la Révolution s'insère dans un espace atlantique bouleversé depuis la guerre de Sept Ans. Enfin présenter la particularité de la Révolution de France, laboratoire à la mesure du pays le plus grand et le plus peuplé de l'Europe occidentale, également celui de la monarchie absolue la plus ancienne et qui possède un vaste empire colonial. C'est en construisant un parcours autour des concepts de politisation, mobilisation, participation et agentivité que ce dossier entend relever ce pari.


  • nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin.
    on brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du tribunal révolutionnaire. documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : robespierre et danton, les girondins et madame roland, marie-antoinette, charlotte corday et d'autres encore.
    rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la terreur.

  • La chute de Robespierre et la fin de la Terreur font entrer la Révolution dans une nouvelle ère, en rupture avec l'idéologie jacobine. Le projet de sortir de la Révolution par le droit, par la porte libérale, est renouvelé. Mais comment concilier respect des libertés individuelles et salut public ?
    L'auteur souligne l'impossible « rattrapage » de la Révolution au temps de la Convention nationale finissante. Réparations à l'égard des vaincus de la Terreur, politique de répression visant les « terroristes », recours à l'armée... Cette histoire peu connue de 1795 est aussi un essai sur la justice d'exception, la violence révolutionnaire et les limites du recours à l'arbitraire dans les démocraties.

  • La grande peur de 1789 est un événement étonnant. En réaction aux incertitudes de la Révolution, d'un bout à l'autre du royaume, se répand l'idée que des aristocrates arment des brigands pour ravager les récoltes et massacrer le peuple. Aux contemporains déconcertés, elle apparut comme un mystère. Ceux qui voulurent, à toutes forces, en improviser une explication l'attribuèrent à un complot qu'ils rapportèrent, suivant leurs opinions, à l'aristocratie ou aux révolutionnaires.
    OEuvre majeure de Georges Lefebvre (1874-1959), cet ouvrage se situe à la croisée de l'histoire sociale et de l'histoire des mentalités. Il constitue une étude inégalée sur le rôle et la signification des foules dans la Révolution française et dans l'Histoire.
    Texte présenté par Michel Biard (Université de Rouen) et Hervé Leuwers (Université de Lille).

  • « La recherche de l'ordre et d'une issue aux violences et épurations successives, auxquelles la République semblait condamnée, était devenue en 1795 le rêve de toute une génération avide de rétablir la stabilité institutionnelle et la paix sociale. [...] Cette recherche de sécurité, véritable quête de sûreté, n'impliquait pas qu'on doive renoncer à sa foi républicaine. Loin de là. [...] Ce que cherchaient les hommes de l'an III, c'est le Saint Graal de tout révolutionnaire, au milieu de l'incertitude créée par une révolution : comment faire une république sans révolution ? ».
    C'est par ces mots qu'Alan Forrest introduit ce livre regroupant une équipe internationale d'historiens et d'historiennes. Comment sortir de la guerre civile sans renoncer à la République ? Restaurer au quotidien les contre-pouvoirs tout en luttant contre les royalistes d'une part et les Égaux rassemblés autour de Gracchus Babeuf, de l'autre ? Le thème de l'autorité républicaine confrontée au défi de la recherche de l'ordre est au centre de ce livre. Le présent ouvrage met en lumière la difficulté à instaurer un gouvernement légitime en mettant un terme à la Révolution française. Les plumes ici réunies esquissent de précieux portraits des hommes du Directoire (dont Sieyès, Carnot, Babeuf), dessinent un tableau saisissant des institutions de l'an III, et tentent de dresser le bilan de cette époque charnière, non seulement en France mais aussi au-delà des frontières.
    Ressortent les idéaux, pensées, doutes, contradictions également, d'un régime fragile empêtré dans une profonde crise de confiance, mais bien disposé à forger la République.

  • Michelet (1798-1874), pour comprendre la formation de la monarchie, a voulu en étudier la ruine : son Histoire de la Révolution française parut de 1847 à 1853. Elle est demeurée, depuis lors, parce que écrite au plus près des archives, le Grand récit de référence, historique, épique, lyrique. II n'est jusqu'aux historiens contemporains, marxistes ou libéraux, qui n'y aient puisé, ne l'aient discuté, ne s'en soient inspirés. "Toute histoire de la Révolution jusqu'ici était essentiellement monarchique. Celle-ci est la première républicaine, celle qui a brisé les idoles et les dieux. De la première page à la dernière, elle n'a eu qu'un héros : le peuple."

  • Le 18 Brumaire est le commencement et la fin d'une histoire ; il marque l'accession au pouvoir de Bonaparte et l'épilogue provisoire d'une Révolution française qui n'en finit pas de s'achever. Depuis 1789, elle a parcouru tout le cycle des formes politiques connues pour s'enliser dans une impasse dont elle ne sait plus comment sortir :
    La République, souillée par la Terreur, est devenue impossible ; la monarchie, synonyme de contre-révolution, l'est autant. C'est donc au général corse, devenu un héros national sur les champs de bataille, qu'il revient de l'en sortir : fils de la Révolution, il en incarne la gloire militaire sans avoir à en assumer les excès ; né à la péripétie du royaume, il a assez de proximité avec ses compatriotes pour comprendre les passions révolutionnaires et assez de distance pour ne pas y succomber. Lui seul paraît capable de réconcilier les deux peuples et les deux histoires que la Révolution a séparés. Mais pour comprendre la réussite de son coup d'audace, dont ce livre restitue le cours haletant, c'est le régime du Directoire, ses incuries et son échec, que l'auteur interroge aussi à frais nouveaux. Brumaire est un vrai coup d'État, mais singulier : sans violence ou presque, sans victimes, sans proscrits, entouré d'un consentement tel qu'il sera longtemps considéré comme une élection que les circonstances avaient privée des formes légales.
    Et même s'il inaugure un régime plutôt éphémère, l'irruption de Bonaparte dans l'histoire révolutionnaire imprimera durablement sa marque sur notre légendaire national et l'esprit de nos institutions.

  • Paris sous la Terreur

    Evelyne Lever

    • Fayard
    • 2 Octobre 2019

    Dans un récit vif et sans parti pris, Evelyne Lever redonne voix aux Parisiens témoins de la Terreur, et éclaire brillamment la part maudite de la Révolution française.
    Querelles fratricides, luttes pour le pouvoir, dénonciations, arrestations, exécutions, puissance dévastatrice de la haine et débats passionnels... la bien nommée Terreur fut l'une des plus grandes déchirures de l'Histoire où la force l'a emporté sur la loi et le droit. C'est cette fureur toujours recommencée qu'Evelyne Lever évoque dans ce livre. Elle nous donne un récit brûlant des événements ayant pour cadre la capitale pendant les mois qui voient la chute de la monarchie, l'exécution du roi, la radicalisation de la Révolution et l'instauration d'une dictature révolutionnaire. La Terreur institutionnalisée devient un moyen de gouvernement. Les principaux acteurs de l'épopée sont présents dans cette fresque haletante : Louis XVI et Marie-Antoinette, les principaux leaders des révolutionnaires, Robespierre, Danton, Marat, des femmes passionnées par les causes qu'elles défendent, telle Mme Roland et aussi les Parisiens dans leur vie quotidienne, qu'ils soient aristocrates, bourgeois ou sans-culottes.

  • La Révolution française expliquée en images déroule toutes les étapes de ce grand moment de notre Histoire devenu presque légendaire. De la crise de l'Ancien Régime qui conduit aux états généraux jusqu'à l'arrestation de Robespierre, Sophie Wahnich nous raconte le destin de femmes et d'hommes courageux dans leur difficile quête de liberté, leurs espoirs et leurs désillusions mêlés à la fierté d'avoir inventé un nouvel art politique. L'événement, d'une extrême densité, conduit dès 1789 à passer du déterminisme social d'une société d'ordres à la rédaction et la mise en oeuvre de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. » Mais cinq années d'affrontements entre révolution et contre-révolution n'auront pas suffi à ancrer ce grand bouleversement. Un désir de liberté, un effort à reprendre et à poursuivre...

  • Le procès de Marie-Antoinette demeure l'une des énigmes les plus opaques de la Révolution.
    Avait-elle eu autrefois à prendre des décisions politiques dont le peuple français aurait eu à se plaindre?
    En quoi, une fois la République proclamée (21 septembre 1792) et le roi exécuté (21 janvier 1793), menaçait-elle, du fond de sa prison du Temple puis de la Conciergerie, l'ordre nouveau? Son procès fut-il exigé par une intense mobilisation populaire? Cherchait-on à la faire évader? Rien de tout cela.

    En examinant attentivement les minutes du procès éclair qui lui a été intenté par le Tribunal révolutionnaire les 14, 15 et 16 octobre 1793, en scrutant - ce qui n'avait jamais été fait avant lui - la biographie des jurés, en restituant le climat politique et la lutte de factions marquant la « mise à l'ordre du jour » de la Terreur (5 septembre), Emmanuel de Waresquiel raconte - avec émotion mais sans parti pris - trois journées pathétiques. Il révèle les questions humiliantes posées à l'accusée, il rapporte les réponses dignes apportées à d'infâmes calomnies, il montre l'absence de véritables droits de la défense d'une femme condamnée d'avance. Il est clair que Marie-Antoinette n'a été que la victime expiatoire de conflits politiques qui régnaient entre la Convention, la Commune de Paris et les Jacobins.
    Dans ce nouveau livre à l'érudition impeccable, l'auteur multiplie les révélations et donne avec subtilité son sens véritable au moindre des propos tenus. Décrivant le cadre, dépeignant les protagonistes, il restitue avec son talent habituel une atmosphère étouffante. Ne s'interdisant pas de dévoiler au lecteur les réflexions qu'éveillent chez l'historien des XVIIIe et XIXe siècles ce moment paroxystique du basculement révolutionnaire, Emmanuel de Waresquiel donne là le livre le plus dense, le plus littéraire et le plus personnel de sa carrière.

  • Pourquoi c'est un génocide.
    Pourquoi il n'est pas reconnu.
    Pourquoi et comment il devrait l'être.
    Mars 1793 : la Vendée se soulève pour défendre ses « bons prêtres » et se bat pour le retour d'un roi qui protégerait cette religion que le nouveau régime persécute. Au cours de la guerre qui suivra, 21 à 23 % de la population de la région (170 000 personnes environ, surtout femmes, enfants et vieillards) périra.
    Utilisant la méthode du droit pénal international telle qu'elle s'est développée dans l'analyse des génocides commis en ex-Yougoslavie, au Rwanda, au Cambodge, sans négliger l'expérience du tribunal de Nuremberg, Jacques Villemain démontre que ces massacres entrent parfaitement dans la définition de ce « crime des crimes ».
    /> Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi a-t-on tant de mal en France à regarder ces faits en face ? Pourquoi serait-il bon de mettre derrière nous cette tragédie en reconnaissant enfin la nature de ces crimes, et comment le faire dans des conditions qui honorent notre attachement aux droits de l'homme et notre unité nationale ?
    Une enquête sans précédent.

  • La Révolution française fut aussi une révolution des idées. En sapant les bases de l'Ancien Régime, les Lumières ont fondé la vie politique moderne. De la Déclaration des droits de l'homme (1789) à la prise du pouvoir de Napoléon Bonaparte (1799), en passant par la journée du 10 août 1792, les événements dramatiques se succèdent à un rythme exténuant. Faisant revivre les débats qui se déroulent dans les assemblées, au sein des clubs, des sociétés et dans une profusion de journaux ou de libelles,Jonathan Israel distingue trois courants de pensée : les Lumières radicales, les Lumières modérées et la mouvance populiste. La tendance « radicale » se bat pour une démocratie sans restriction, fondée sur l'universalisme et la laïcité. La deuxième - « modérée » - est plus conservatrice. Elle entend préserver la monarchie et s'inspire notamment de l'Angleterre. Le dernier courant, le populisme autoritaire, prend forme au cours de la Révolution et n'a pas d'antécédent. Incarné par Robespierre, ce mouvementse réclame du peuple et de Jean-Jacques Rousseau. Il impose la Terreur, corrompant les principes mêmes des Droits de l'homme.

    Avec verve et un rare talent de polémiste, Jonathan Israel bouscule l'histoire de la démocratie. Il rappelle à quel point la Révolution française fut novatrice en la matière, malgré la violence qui l'accompagna - et sur laquelle il ouvre une réflexion originale. On entend ici les voix d'une foule d'acteurs, plongeant le lecteur au coeur des événements en France, en Europe, au Proche-Orient et dans le monde atlantique. L'onde de choc s'étend aujourd'hui encore...

  • A mieux y regarder, tous les grands épisodes de l'Histoire de France posent problème, à commencer par « Nos ancêtres les Gaulois ». Chaque grande nation, quel que soit son régime, déroule ainsi les hauts faits de son roman national. La Révolution française, tournant majeur de notre histoire, en est l'exemple le plus criant. Longtemps, elle a été présentée et enseignée comme une histoire édifiante de bout en bout, retentissant de ses grandes dates, de ses grands hommes. Et puis le temps est venu de distinguer une bonne révolution, celle des droits de l'homme, d'une mauvaise, celle de la Terreur. La Révolution avait « dérapé ».
    On en est encore là aujourd'hui et l'on voit même des historiens de la Révolution relativiser la Terreur.
    Eh bien voici le temps de reprendre l'enquête en se demandant si ce ne fut pas la Révolution tout entière qui fut un immense, un désolant dérapage, et ce dès les premiers jours, dès les élections aux Etats généraux confisquées par l'intelligentsia, dès l'Assemblée Constituante, toujours considérée comme exemplaire, en proie à l'intimidation du public dans les tribunes ? Que fut-elle en réalité cette Révolution exemplaire, insoupçonnable? Ce livre n'a qu'une ambition mais elle est grande : en faire le récit circonstancié, presque au jour le jour, en revisitant les événements, en décryptant le dessous des cartes, en se libérant de l'historiquement correct. Il s'adresse à tous ceux qui souhaitent qu'on leur raconte une autre histoire, la vraie.

  • Le volume regroupe La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789), ainsi que les plus grands textes issus de la Révolution française (1789-1794). On y retrouve Danton, Robespierre, Saint-Just, Condorcet, Rouget de Lisle ou encore Olympe de Gouges (défendant les droits des femmes).

  • La Révolution française est ici revisitée à la lumière des recherches novatrices qui ont vu le jour depuis vingt ans. L'ouvrage est ordonné selon un plan qui, tout en respectant le récit chronologique, insiste sur certains aspects thématiques. Deux approches ont été particulièrement privilégiées : d'une part, la Révolution est saisie comme une rupture politique majeure, fondamentale pour la construction de la démocratie en France ; d'autre part, elle est replacée dans son environnement international à travers ses singularités et ses influences dans le monde de la fin du XVIIIe siècle.
    Cet ouvrage, panorama clair et complet, donne à voir et à comprendre l'un des événements majeurs de l'histoire universelle.

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