• Barbarossa ; 1941, la guerre absolue Nouv.

    L'opération Barbarossa, qui s'ouvre le 22 juin 1941, ne ressemble à aucune autre dans l'Histoire. Elle met aux prises les deux systèmes militaires les plus puissants et les deux régimes les plus brutaux. La Wehrmacht conjugue la logique exterminatrice du nazisme avec celle de sa propre culture militaire, qui pousse la terreur à son paroxysme. Quant à l'Armée rouge, elle se vide de son sang, prise entre les feux d'un ennemi affranchi de toutes les normes humaines et la répression sauvage du bolchevisme stalinien. Dix millions d'hommes s'affrontent. Combats, exécutions, exactions, famines délibérées tuent en 200 jours plus de 5 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, de soldats et de civils. Détaillant dans cette fresque monumentale le premier semestre des opérations, Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri nous offrent une somme exceptionnelle et unique.

    PRIX CHATEAUBRIAND 2019.
    PRIX DU GUESCLIN 2019.

    1 autre édition :

  • Des documents enfouis dans un fauteuil pendant soixante-dix ans peuvent transformer un historien en détective, a fortiori s'ils sont estampillés de la croix gammée. Le nazisme est un sujet que Daniel Lee connaît bien, pourtant le nom du propriétaire de ces papiers lui est inconnu. Lorsqu'il décide de retracer son itinéraire, il découvre qu'il s'agit d'un officier SS qui, dans les années 1930, a exercé comme juriste a` l'hôtel Silber, quartier général de la Gestapo a` Stuttgart. Au fil des recherches, l'univers familial de l'inconnu s'esquisse: la branche paternelle qui a vécu pendant plusieurs générations a` La Nouvelle- Orléans dans un climat de haine raciale, les parents qui ont reconstitue´ a` Stuttgart une villa digne de la Louisiane, la femme déclarée «apte» au mariage par la SS et les deux filles qui ignorent tout du passe´ de leur père. Peu a` peu se dessine le parcours de l'officier qui a sillonne´ la France et ensuite l'Ukraine au sein de la Wehrmacht. Son rôle et sa responsabilité dans la machine criminelle du Troisième Reich se précisent dans cette étonnante chronique du quotidien d'un «nazi ordinaire». Une quête acharnée de la vérité qui est aussi un puissant révélateur des non-dits et des silences familiaux du narrateur.

  • « Ces pages seront-elles jamais publiées ? Je ne sais. Il est probable, en tout cas, que, de longtemps, elles ne pourront être connues, sinon sous le manteau, en dehors de mon entourage immédiat. Je me suis cependant décidé à les écrire. L'effort sera rude : combien il me semblerait plus commode de céder aux conseils de la fatigue et du découragement ! Mais un témoignage ne vaut que fixé dans sa première fraîcheur et je ne puis me persuader que celui-ci doive être tout à fait inutile. Un jour viendra, tôt ou tard, j'en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s'épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. ».

  • Les Français connaissent les vingt-six maréchaux de Napoléon. Mais que savent-ils des dix-sept que Staliné a élevés ? On leur doit pourtant la création de l'Armée rouge et sa formidable victoire contre l'Allemagne nazie et le Japon impérial. Certains figurent parmi les plus grands capitaines du siècle passé : Toukhatchevski, Chapochnikov, Joukov, Vassilevski, Koniev, Rokossovski, Malinovski, Tolboukhine. A leurs noms s'attache aussi la conquête de l'Europe orientale et centrale, et son intégration au monde soviétique. L'on sait moins que nombre d'entre eux ont joué un rôle politique important dans les dix ans qui ont suivi la mort de Staline, et ce jusqu'à la fin des années soixante. Cet ouvrage unique en son genre, qui s'appuie sur des sources exclusivement russes, explique la logique à l'oeuvre dans les choix militaires et humains de Staline. Il donne à suivre des parcours individuels stupéfiants, parfois tragiques, quelque fois rocambolesques, toujours inattendus. Le récit de ces dix-sept vies parallèles compose ainsi une fresque immense qui va de la Première Guerre mondiale à la crise des fusées à Cuba, de l'océan Pacifique à Berlin, des défilés glorieux sur la Place rouge aux geôles de la Loubianka. Jaloux les uns des autres, apeurés devant leur maître, cachant parfois de terribles secrets, les dix-sept sortent enfin de l'injuste anonymat qui, pour la plupart, a été de règle jusqu'à aujourd'hui.

  • La chute de Berlin Nouv.

    C'est avec une terrible soif de vengeance, après les exactions commises par les allemands en Russie, que l'Armée rouge atteint les frontières du Reich en janvier 1945, puis s'approche inexorablement de Berlin, « l'antre de la bête fasciste ». Et cette vengeance sera effroyable : villes et villages anéantis, civils écrasés par les chenilles des chars, meurtres en série, pillage systématique. Des centaines de milliers de femmes et d'enfants périssent, souvent de faim ou de froid, et plus de sept millions de personnes s'enfuient vers l'ouest pour tenter d'échapper à la mort et à la terreur. Le viol devient systémique, de sorte que pas moins de deux millions d'Allemandes en sont victimes - chiffre corroboré par les rapports secrets que le NKVD envoie à Moscou.

    Pour avoir révélé dans ce livre l'ampleur du phénomène, Antony Beevor fut accusé de diffamer l'Armée rouge et déclaré persona non grata en Russie par Vladimir Poutine. Hitler, confiné dans son bunker souterrain, à moitié fou, veut orchestrer le Götterdämmerung d'un peuple allemand qu'il estime n'avoir pas été à la hauteur du destin qu'il lui assignait. Les Berlinois paieront de leur vie par dizaines de milliers le fanatisme suicidaire du Führer, tandis que Staline prépare déjà l'après-guerre en cherchant à mettre la main sur l'arme nucléaire que préparait le Reich dans un laboratoire secret dans la banlieue sud de Berlin.

    S'appuyant sur des archives souvent inédites, Antony Beevor nous livre non seulement un document historique capital, mais aussi un grand récit tragique et poignant, où l'on voit se déchaîner, portées à leur paroxysme, toutes les passions humaines.

  • Buczacz est une petite ville de Galicie (aujourd'hui en Ukraine). Pendant plus de quatre-cents ans, des communautés diverses y ont vécu plus ou moins ensemble ; jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, qui a vu la disparition de toute sa population juive. En se concentrant sur ce seul lieu, étudié depuis l'avant-Première Guerre mondiale, Omer Bartov reconstitue une évolution polarisée par l'avènement des nationalismes polonais et ukrainien, et la lutte entre les deux communautés, tandis que l'antisémitisme s'accroît. À partir d'archives récoltées pendant plus de vingt ans, d'une documentation considérable - journaux intimes, rapports politiques, milliers d'archives rarement analysées jusqu'à aujourd'hui - il retrace le chemin précis qui a mené à la Shoah. Il renouvelle en profondeur notre regard sur les ressorts sociaux et intimes de la destruction des Juifs d'Europe.

    Omer Bartov est professeur d'histoire européenne à Brown University (États-Unis). Il est l'auteur de plusieurs livres importants, dont un seul, jusque-là, a été traduit en français (L'Armée d'Hitler, Hachette, 1999). Anatomie d'un génocide a été célébré par Jan Gross, Tom Segev, Christopher Browning, Saul Friedlander, Philip Sands...

  • La traque des résistants Nouv.

    Qui a trahi Jean Moulin ? Qui a livré d'Estienne d'Orves ? Qui se trouve derrière l'arrestation de Geneviève de Gaulle ? Quelles sont les méthodes des Allemands pour infiltrer les maquis ?
    Pour expliquer les coups terribles portés à la Résistance, Fabrice Grenard a consulté les dossiers des services secrets récemment déclassifiés. Il lève ainsi le voile sur la traque des résistants par la police de Vichy, par l'Abwehr, par la Sipo-SD dont fait partie la Gestapo et par l'administration militaire allemande. Il a rassemblé des informations inédites sur les agents qui ont travaillé pour l'occupant en infiltrant les réseaux clandestins.
    Cette enquête palpitante enrichit l'histoire de l'occupation allemande et de la Résistance sur un aspect rarement abordé.

  • "On m'accuse toujours de vouloir la guerre. Ai-je l'air d'un fou ? La guerre ! Comme si ce ne serait pas le moyen de faire empirer la situation du monde ! " (Adolf Hitler) Ce manuel de contre-propagande fut publié sous l'égide du "Bureau d'Information Anglo-Américain" en 1944, alors que la Seconde Guerre mondiale faisait rage. Ecrit de manière anonyme en français, sans doute par des résistants réfugiés à Londres, destiné à une diffusion dans les pays francophones, il fut illustré par un dessinateur britannique réputé, Rowland Emett (1906-1990), pilier de la revue satirique Punch.
    Après avoir exposé les principes d'Adolf Hitler tirés de Mein Kampf, portant sur l'art de manipuler les foules (avec comme credo : "Plus c'est gros, plus ça passe"), cet ouvrage cite, contredit et dénonce point par point certains des mensonges les plus flagrants, absurdes et énormes de la propagande d'Hitler, de Goebbels ou encore de Mussolini, propagés par les nouveaux "mass media" de l'époque. A la précision de l'objectivité, les auteurs de ce manuel anti- "fake news" précurseur ajoutent les armes spirituelles de l'humour, de l'ironie et du dessin satirique.
    En ces temps où la propagande domine plus que jamais le monde, à travers les multiples "réseaux sociaux" , cet étonnant document nous offre une salutaire leçon d'histoire.

  • Le 23 juin 1939, le ministre des Affaires étrangères allemand, Joachim Von Ribbentrop, mène une délégation diplomatique jusqu'à Moscou.
    Il y signe un accord avec son homologue soviétique. Il s'agit du fameux pacte Ribbentrop-Molotov baptisé aussi pacte Germano-soviétique qui donne le coup d'envoi à la Seconde Guerre mondiale.
    Pendant près de deux ans, les deux régimes cohabitent dans cette alliance qui leur permet d'étendre leur pouvoir sur la Pologne, les Pays Baltes, la Finlande et la Roumanie.
    Mais à l'aube de 22 juin 1941, l'idylle prend fin. L'Allemagne envahit l'Union soviétique. Caduc, le pacte continue pourtant à laisser des traces. Il aura finalement bouleversé l'équilibre européen jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989.

  • Septembre 1944. Market Garden, l'opération du maréchal Montgomery consistant à donner le coup de grâce à l'Allemagne nazie en capturant les ponts hollandais qui donnaient accès à la Ruhr se déploie. Le plan était audacieux. Mais avait-il la moindre chance de réussir ? Quand il s'avéra un échec, les conséquences furent effroyables, en particulier pour les Néerlandais, qui avaient tout fait pour aider leurs libérateurs éphémères. Quant à Arnhem et Nimègue, villes cartes postales au coeur de l'Europe civilisée, elles se retrouvèrent dévastées et jonchées des cadavres d'innombrables jeunes soldats qui avaient payé de leur vie l'hubris de leur haut commandement.
    En puisant dans une documentation prodigieuse et parfaitement maîtrisée composée pour beaucoup d'archives hollandaises, britanniques, allemandes, américaines et polonaises inexploitées, Antony Beevor nous fait vivre la terrible réalité d'un combat, rendant hommage à des milliers de héros anonymes que l'Histoire a oubliés.

    1 autre édition :

  • Paris allemand ; entre refus et soumission Nouv.

    14 juin 1940. Paris tombe aux mains des Allemands sans opposer de résistance. Commence alors un système d'oppression dans une ville déchue de son statut de capitale et qui change de visage. Paris devient le foyer des « collaborateurs » qui y paradent et y tiennent leurs meetings, celui du marché noir, de la spoliation des Juifs, du rationnement, de la peur et de la Résistance, traquée en permanence jusqu'à l'insurrection.
    Que sait-on réellement du ressenti des habitants au quotidien ? Quelle attitude adoptent-ils face à l'Occupant ? Comment se comportent les Allemands et comment jugent-ils ces Parisiens qu'ils côtoient ? Si beaucoup a été dit sur l'Occupation, peu d'historiens ont tenté de croiser les regards des deux bords sur ces années noires. Dominique Veillon explore aujourd'hui les registres des différents commissariats parisiens et les rapports hebdomadaires des Renseignements généraux, les journaux personnels et les témoignages, aussi bien allemands que français.
    Se mêlent alors dans une fresque inédite les vies des étudiants, des commerçants, des concierges, des mères de famille, des Juifs opprimés, des mondains ou encore des ouvriers, qui souffrent, s'accommodent ou profitent de la présence du vainqueur.

  • La Seconde Guerre mondiale a duré près de six années, aussi longues que terribles. Cette durée s'explique, bien entendu, par les formidables moyens que les belligérants déployèrent sur terre, sur mer et dans les cieux : au vu des forces mobilisées, il était vain d'espérer abattre l'ennemi par une campagne unique ou une bataille décisive. Mais les erreurs commises expliquent aussi que ce conflit se soit éternisé. Si Hitler ne s'était pas obstiné à gagner la bataille d'Angleterre ou à prendre Stalingrad, si la France, en mai 1940, n'avait pas imprudemment lancé ses forces en Belgique et en Hollande, si les Anglo-Américains n'avaient pas débarqué en Afrique du Nord..., la face de la guerre en eût été changée et sa durée vraisemblablement raccourcie.
    En traquant les erreurs commises par les deux camps, ce livre, toutefois, ne cherche pas à céder aux vertiges de l'uchronie, en imaginant « ce qui se serait passé si ». Son ambition est tout autre : il vise en effet à explorer la rationalité des acteurs. Car les décisions prises par les dirigeants politiques ou les chefs militaires reposaient sur un ensemble de paramètres qu'il importe de décrire, afin de comprendre pourquoi ils menèrent à l'échec. Les stratèges se fondaient sur des informations parfois imparfaites, sur des moyens souvent limités, sur des hypothèses par moment fallacieuses. Autant de facteurs qui conduisirent, plus d'une fois, au désastre. Mais les historiens n'accorderont pas toujours le primat à la raison. De fait, malgré les enjeux colossaux d'une guerre où des millions de vies étaient en jeu, l'orgueil, l'obstination, le carriérisme et l'opportunisme pesèrent aussi lourdement dans la prise de (mauvaises) décisions.
    Autant de cas de figures qu'illustreront, de Stalingrad à Market Garden, de la stratégie navale des Japonais à l'insurrection de Varsovie, vingt contributions proposées par les meilleurs spécialistes de la Seconde Guerre mondiale.

    Les erreurs : L'appeasment ; La Japon attaque la Chine ; Hitler choisit l'Italie ; La manoeuvre Dyle Breda ; Le haltbefehl devant Dunkerque ; L'armistice de 1940 ; L'intervention italienne en Grèce ; Barbarossa ; Ne pas capturer Malte ; Dieppe 1942 ; L'abandon de Singapour ; Le débarquement en Afrique du Nord ; Midway ; La politique arabe du Reich ; Monte Cassino ; Stalingrad , Le bombardement stratégique ; L'unconditional surrender ; L'insurrection de Varsovie ; Market Garden :

  • Si l'histoire de la Seconde Guerre mondiale nous semble bien connue, les mythes sur lesquels elle repose aux yeux du grand public ont encore la vie dure. Pour y remédier, Olivier Wieviorka et Jean Lopez ont réuni les meilleurs historiens français et étrangers de la période. Sur chaque sujet, ils cassent les clichés et les images toutes faites, dans un ouvrage aussi agréable à lire que novateur. Après l'immense succès des deux premiers opus, voici ici rassemblés en un unique volume trente-sept mythes déconstruits, trente-sept chapitres courts et enlevés qui livrent un nouveau regard sur ce moment décisif de l'histoire du monde.

    2 Autres éditions :

  • Si dans l'ordre politique ordinaire, la guerre civile représente a priori la guerre illicite, intolérable parce qu'elle met en péril la cité entière, en temps d'exception, elle surgit comme un miroir inversé de la société soumise à la subversion et à la corrosion des valeurs. Contrairement aux conflits réguliers, d'État à État, dans la guerre civile, la supériorité revient à celui qui désigne en premier l'ennemi intérieur, qui se pose en défenseur d'une norme, établie ou à établir. L'Occupation redessine des frontières internes et externes, bouleversant les solidarités nationales. La politique allemande à l'égard des territoires occupés joue sciemment le rôle de dissolvant des liens politiques et sociaux. La résistance vue comme guerre civile inverse l'ordre des choses en identifiant un autre ennemi que l'occupant, créant une triangulation qui vient troubler les repères traditionnels. Travail, famille, Patrie remplace désormais Liberté, Égalité, Fraternité, soit la France à l'envers. L'ennemi intime s'ajoute à l'ennemi séculaire dans la combinaison entre guerre mondiale, guerre internationale et guerre interne à la nation. A cette échelle peuvent mieux se lire et se comprendre les antagonismes entre Français des années noires pris dans un conflit planétaire.

  • Les cages de la Kempeitaï ; les Français sous la terreur japonaise. Indochine, mars-août 1945 Nouv.

    9 mars 1945. Les Japonais s'emparent de l'Indochine française alors que l'issue de la guerre du Pacifique en faveur des Américains ne fait plus de doute. Après ce coup de force, des milliers de Français, civils ou militaires, sont déportés dans des camps, des prisons, ou assignés à résidence.
    Les conditions de détention de ces hommes et ces femmes sont effrayantes dans les cachots qui jalonnent la péninsule du nord du Tonkin jusqu'au sud de la Cochinchine. Sous la surveillance de la Kempeitaï, la « Gestapo japonaise », ils participent à des travaux harassants, souffrent de la faim et de la soif, subissent des tortures quand ils ne sont pas entassés dans des cages fétides. On estime que plus de 3 000 Européens sont morts pendant cette période. Ces Français demeurent pourtant oubliés, écrasés entre la Libération de la métropole et la guerre d'Indochine qui s'annonce : il est temps que cette tragédie occupe sa juste place dans l'histoire.

    1 autre édition :

  • Sur la Seconde Guerre mondiale ont été écrits des milliers voire des centaines de milliers d'ouvrages, dans des dizaines de langues. Nombre d'entre eux traitent certes des dimensions maritimes du conflit, de la place qu'ont occupée la Royal Navy, la Kriegsmarine et la marine des États-Unis, du rôle des diverses marines sur tel théâtre d'opérations ou au cours de telle bataille, tout particulièrement en Méditerranée et dans le Pacifique, mais aucun avant celui-ci n'avait évalué l'impact des forces maritimes de l'ensemble des nations belligérantes sur le cours du conflit dans sa globalité, et même sur son issue. Pourtant, il n'y eut pas une guerre dans l'Atlantique et une autre dans le Pacifique, une troisième en Méditerranée et une autre encore dans l'Océan Indien ou en mer du Nord. Dresser la chronique de ce conflit en blocs géographiques distincts permettrait sans doute de simplifier les choses, mais ce n'est pas ainsi que la guerre s'est déroulée ou que les principaux responsables ont eu à la conduire. Les pertes de navires durant la bataille de l'Atlantique affectèrent en effet la disponibilité des unités de transports de troupe pour celle de Guadalcanal ; les convois en direction de l'île de Malte assiégée, en Méditerranée, privaient ceux de l'Atlantique d'une partie de leurs escortes ; la poursuite du cuirassé Bismarck imposa de ponctionner des forces basées en Islande, à Gibraltar et en Grande-Bretagne. La trame chronologique et spécifiquement navale choisie par Craig L. Symonds permet de mettre en lumière à quel point les événements maritimes ont tracé et orienté en profondeur le cours de cette guerre.
    Du traité naval germano-britannique de 1935 à la signature de l'Acte de capitulation japonais signé sur le USS Missouri en septembre 1945, en passant par la bataille de l'Atlantique où se distinguèrent les U-Boote allemands, celle de Méditerranée, l'attaque de Pearl Harbor, les batailles de la mer du Corail, de Midway, les opérations amphibies « Torch » et « Overlord » ou encore la bataille du golfe de Leyte et l'assaut amphibie sur l'île d'Iwo Jima, l'auteur dresse une synthèse inégalée du conflit sans omettre l'étude des percées technologiques - concernant les avions, les torpilles, le décryptage, le radar et finalement l'énergie atomique - qu'il a induit.
    Fort de nombreuses sources inédites, il laisse en outre les acteurs historiques s'exprimer d'eux-mêmes, afin de raconter la Seconde Guerre mondiale en mer telle que les contemporains l'ont vécue : une seule histoire gigantesque et complexe impliquant des dirigeants nationaux, des stratèges, des commandants de flottes et des capitaines de navires, des mécaniciens, des servants de tourelles, des pilotes d'avions, des marins de la marine marchande et des Marines américains, et un drame humain aux dimensions planétaires qui a exercé un impact durable, démesuré sur l'histoire du monde.
    Un futur classique.

    Traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj « L'Histoire navale de la Seconde Guerre mondiale est une histoire précieuse, ramassée en un seul volume, mais d'une ampleur somptueuse, qui n'oublie pas un seul épisode. Craig Symonds réalise ici un véritable haut fait : il parvient à nous transmettre toute cette matière en nous offrant un récit passionnant et une histoire pleine d'intérêt. Ce livre est un régal ! » John Prados, auteur de La Guerre du Vietnam (Perrin, 2011) ;

  • Dirigé par Jean Lopez, avec la collaboration de Nicolas Aubin et Vincent Bernard, et superbement mis en scène par le data designer Nicolas Guillerat, ce livre exceptionnel, tant par sa forme que son contenu, est le fruit de l'association de compétences complémentaires réunies pour la première fois. Il part d'un constat : la masse de données disponible sur la Seconde Guerre mondiale n'a jamais été aussi importante mais il est devenu difficile de lui donner du sens et, surtout, d'en rendre compte à un large public. Il fallait donc inventer, dans une démarche historienne et en puisant aux meilleures sources internationales, une forme permettant à la fois de traiter la masse de données (data) disponible et de les rendre intelligible au plus grand nombre. Cette forme, c'est l'infographie, et le résultat est époustouflant, qu'il s'agisse de renouveler nos connaissances, de visualiser les grandes lignes du conflit, de comprendre aisément des phénomènes complexes ou tout simplement de relier des aspects de la guerre jusqu'ici éclatés.

    En quatre parties ? Mobilisations, productions et ressources, Armes et armées, Batailles et campagnes, Bilan et fractures ? rassemblant une soixantaine de grands thèmes ? l'équation pétrolière, qu'est-ce qu'une division d'infanterie ?, l'opération Barbarossa, la logistique alliée en Europe, la reconquête américaine du Pacifique, le système concentrationnaire nazi, l'épopée de la France libre, les pertes allemandes, la guerre dans le désert... ?, c'est bien tout le second conflit mondial qui est ici repensé à travers une forme particulièrement accessible, profondément originale et non moins esthétique.

    Cette nouvelle édition au tirage limité a été revue et actualisée et paraît sous un nouveau format, pour offrir un confort de lecture idéal.

  • La dernière bataille ; Berlin, 2 mai 1945 Nouv.

    Lundi 16 avril 1945 : un formidable fracas d'artillerie signale le début de l'attaque russe contre la capitale du IIIe Reich. Dans quatorze jours, le Führer sera mort - dans vingt et un, la guerre sera finie. La Dernière Bataille nous fais revivre ces trois semaines apocalyptiques où Berlin, éventrée, fumante, terrorisée et pourtant miraculeusement vivante, est au centre de la vie de millions d'êtres : pour les Alliés, le symbole de leur triomphe - pour les Allemands, la dernière défense - pour Hitler, le dernier refuge. Et, pour les plus lucides, la préfiguration d'un avenir difficile.

  • Mondialement connue, la photographie de la « tondue de Chartres », prise par Robert Capa, symbolise l'épuration sauvage qui a entaché la libération de la France. Mais qui connaît la véritable histoire de ses protagonistes ?
    Le 16 août 1944, à Chartres, une femme martyrisée traverse une foule hostile, son enfant dans les bras : victime sacrificielle ou coupable avérée ? Au fi l d'un long travail de recherche au sein des archives, il est enfin possible de reconstituer l'itinéraire familial et politique de cette « tondue ». À l'issue de l'enquête, c'est une société provinciale en proie aux déchirements idéologiques, mais aussi aux querelles de voisinage, aux ambitions et aux rancoeurs de tous ordres, qui resurgit devant nous.

  • Les résistants sont « ceux qui ont préféré les raisons de vivre à la vie ». Gilles Perrault nous raconte leur histoire, qu'il connaît bien, et nous explique comment ils ont contribué à la victoire par leurs actions de renseignement et de sabotage qui ont facilité le débarquement en Normandie et retardé l'arrivée des renforts allemands au moment crucial.
    Il nous montre le côté improvisé de ce mouvement à ses débuts, les premières actions menées malgré le peu de moyens et surtout le manque d'armes, l'absence de cloisonnement entre les réseaux, qui sera fatal à beaucoup. Il ne nous cache rien des conflits violents qui opposèrent souvent les résistants, de leur peur permanente d'être arrêtés, de parler sous la torture, voire de devenir un traître. Il nous parle également de la haine des occupés pour l'ennemi, de l'enfant qu'il était à l'époque, redoutant sans cesse l'arrestation de ses parents qui travaillaient pour le SOE , de l'importance de la radio, du Général de Gaulle qui fut d'abord pour les Français une voix, de certaines manifestations pendant l'occupation ou d'initiatives individuelles touchantes, comme la traversée de la Manche en canoë, de nuit, par cinq très jeunes garçons.
    Hormis les personnages incontournables (Jean Moulin, Lucie et Raymond Aubrac...), on rencontrera dans ce livre des personnes moins connues, notamment des femmes telles que Berty Albrecht, Simone Michel-Lévy, Véra Obolensky auxquelles l'auteur rend un bel hommage.
    Malgré la gravité du sujet, ce livre plein d'humanité n'est pas exempt d'humour.

  • Si Hélène est décédée, elle a laissé des écrits intenses et rares à Yvonne, aujourd'hui âgée de 75 ans. Un témoignage puissant auquel celle-ci répond en questionnant l'Histoire, en interrogeant sa propre identité, en sondant sa personnalité, en révélant aussi d'incroyables secrets familiaux. De chapitre en chapitre se noue, à travers le temps, les douleurs, l'espoir, la peur, un intense dialogue entre générations.
    Ce livre, bien-sûr, évoque l'horreur de l'entreprise concentrationnaire nazie. Mais, surtout, il surprend et inspire par les histoires dans l'Histoire qu'il développe. Par quel miracle certains, dans les conditions de vie inhumaines d'un camp, réussissent-ils à faire preuve de la plus grande humanité ? Quel sens des valeurs a pu pousser une mère et sa fille internées dans le même camp à offrir leur trésor - un morceau de chocolat - à Hélène lorsque celle-ci n'avait plus de forces mais était sur le point d'accoucher en cachette ? Et pourquoi Yvonne bébé ne pleura-t-elle jamais durant les six mois vécus dissimulée dans le baraquement du camp, ne poussant son premier cri qu'après la libération de celui-ci ? L'instinct de survie explique-t-il tout ?
    Je suis née à Bergen-Belsen révèle ce qu'il y a de plus terrible et contrasté dans l'être humain : sa barbarie comme son humanité.

  • Lorsqu'il découvre les Protocoles des sages de Sion, début 1920, Hitler ne doute pas qu'il se trouve en présence d'un document révélant le programme secret des hauts dirigeants juifs, visant à devenir les maîtres du monde. Sa lecture du faux lui donne de surcroît un modèle d'interprétation de la révolution bolchevique, qu'il attribue aux Juifs. À partir du printemps 1920, se forme ainsi dans son esprit le mythe répulsif du « bolchevisme juif » à la conquête du monde, qui s'ajoute à la représentation préexistante du Juif comme maître de la finance internationale. Pour Hitler, lire les Protocoles, c'est apprendre à connaître les Juifs, comprendre les buts qu'ils poursuivent ainsi que leurs stratégies et leurs tactiques. C'est aussi expliquer la marche du monde par ses causes cachées. Les lire, c'est enfin se protéger contre « le Juif », voire commencer à gagner le combat contre l'ennemi absolu en se montrant capable de démonter ses mensonges et de déjouer ses manoeuvres : « Le jour où il sera devenu le livre de chevet d'un peuple, le péril juif pourra être considéré comme conjuré. » Jusqu'en 1939, les Protocoles seront utilisés par les services de propagande du Troisième Reich et les thèmes conspirationnistes empruntés au faux auront structuré définitivement, dès le moment de sa formation, l'idéologie nazie.

  • L'histoire fascinante de Harro et Libertas Schulze-Boysen, couple d'espions allemands infiltrés dans l'administration du Reich et à la solde de l'Union soviétique, qui furent à l'origine de l'Orchestre rouge de Berlin, le mouvement de résistance à Hitler, et qui périrent exécutés par les nazis en 1942. Par Norman Ohler, écrivain, journaliste et scénariste allemand à succès. Son premier livre de non-fiction, «L'Extase totale. Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue» (La Découverte, 2016), a été traduit en 25 langues.

  • Traudl Junge a vingt-deux ans lorsqu'elle entre comme secrétaire au service d'Adolf Hitler. De 1942 au suicide du Führer dans son bunker, elle accompagne le maître du IIIe Reich sans comprendre qu'elle participe à la plus monstrueuse des entreprises de destruction humaine. Dans ce document saisissant, elle livre avec sincérité le récit de son incompréhensible aveuglement. Par loyauté autant que par confort, elle deviendra l'incarnation de ce que Hannah Arendt nommait la « banalité du mal ». Est-on innocent quand on ne sait pas, ou est-on coupable de ne pas savoir ?
    L'honnêteté de son témoignage et son absence de complaisance avec elle-même contribuent à faire de son récit un document unique. Ces souvenirs inédits ont inspiré le film La Chute (2004).

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