• Hannibal

    Zakya Daoud

    • Perrin
    • 4 Octobre 2012

    Né en 247 av. J.-C. à Carthage, près de l'actuelle ville de Tunis, Hannibal est élevé dans la haine de Rome par son père Hamilcar Barca. Commandant en chef de l'armée carthaginoise basée en Espagne, il s'attaque aux Romains, déclenchant ainsi la Deuxième Guerre punique qui durera de -218 à -202. Ayant franchi les Pyrénées, il en fait de même des Alpes. Après une traversée légendaire, il débouche en Italie où il va remporter sur les Romains des batailles qui l'on fait comparer à Napoléon. Evitant Rome, il glisse en Italie du Sud et écrase son adversaire à la bataille de Cannes, en Apulie. Hannibal, alors au faîte de sa gloire, rencontre un adversaire de son envergure en la personne de Scipion le Jeune qui le bat à Zama en -202. Militairement vaincu, Hannibal rentre dans son pays où il va se montrer un brillant réformateur, toujours hostile à Rome. En butte à l'opposition de ses ennemis politiques, il se réfugie en Syrie, dont le souverain s'apprête à le remettre aux Romains. Il choisit donc le suicide plutôt que la complicité (-183).

    L'auteur s'attache à restituer à la fois le génie militaire et le réformateur politique dont les buts de guerre étaient de dessiner une nouvelle géopolitique de la Méditerranée, n'excluant d'ailleurs pas Rome s'il l'avait emporté. Elle explique pourquoi Hannibal, qui a échoué dans toutes ses entreprises, est néanmoins devenu un mythe qui a perduré à travers les siècles.

  • Marie a rencontré Hocine à l'université. Éperdue d'amour, elle l'a suivi au Maroc. Si elle commence par vivre « dans la légèreté des choses », entourée d'autres Aït Chéris, ou couples mixtes, elle découvre vite un pays en plein tumulte, après la conquête de son indépendance.
    Des hommes comme Hocine, nationaliste, militent, parfois au péril de leur vie, pour des transformations sociales, économiques et politiques, tandis que d'autres choisissent l'attente, la compromission, voire la trahison de leurs idéaux. Les visions de l'avenir s'affrontent en effet, et les crises politiques, de plus en plus violentes, s'enchaînent.
    Après le drame, les rêves de Marie se muent en éveil d'une conscience politique, douloureuse. Autour d'elle, les convictions et engagements passionnés, contradictoires et opposés, deviennent d'implacables rivalités dont l'enjeu est le pouvoir. Les promesses, déceptions, disparitions et morts qui ponctuent ces premières années de l'indépendance du Maroc, transforment « les espoirs de la mixité » des Aït Chéris, couples ordinaires ou emblématiques, en lutte pour l'existence et la reconnaissance.
    Au travers de leur histoire, l'auteur déroule les événements de quinze années cruciales dans la construction du pays. Dense et passionnant, rigoureusement documenté, son récit fait apparaître les figures des anonymes, « vainqueurs » et « vaincus » de l'histoire en mouvement.

  • Dans le détroit de Gibraltar, les siècles se chevauchent, les évènements se heurtent, l'histoire se répète. Cette improbable frontière entre l'Europe et l'Afrique est un des points les plus signifiants de la planète par la charge mythique que les peuples lui ont dévolue, par le poids de l'histoire qui la hante. Les mythologies vivent ici, intactes dans ce repli immémorial que rien n'atteint, et surtout pas le temps qui s'efface.
    Dans le vent qui balaie le détroit, les âmes s'interpellent : celles des dieux et des héros, celles des guerriers et des marchands, des savants et des aventuriers qui l'ont inlassablement parcouru, celles aussi des immigrés qui, aujourd'hui, mettent leur vie en péril pour atteindre coûte que coûte la forteresse Europe. Point névralgique de liaison et de confrontation entre le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest, entre l'Islam et l'Occident, entre le Maghreb et l'Europe, le détroit de Gibraltar condense toutes les tensions qui parcourent depuis toujours le monde méditerranéen. Lieu de tous le fantasmes, de tous les espoirs perdus, de tous les rêves, le détroit revit dans le livre de Zakya Daoud tous les mouvements de l'Histoire qui s'y sont précipités depuis la séparation mythique des deux continents par le légendaire Hercule et le passage des Phéniciens et des Carthaginois à la recherche de l'or africain jusqu'aux événements les plus contemporains. Livre d'histoire, livre d'actualité, Le détroit de Gibraltar, frontière entre les mondes est aussi un livre politique.

  • Réformer en profondeur et durablement le monde arabo-musulman souffrant d'un retard face aux menaces européennes. Tel est le pari relevé par Atatürk, Nasser et Bourguiba. Mustafa Kemal sauve la Turquie de la dislocation ; Nasser hisse l'Egypte au rang de leader du tiers monde, et Bourguiba apporte à la Tunisie un renouveau majeur. Mais qu'en reste-t-il ? Pourquoi le monde musulman, fort de ses 1,2 milliard d'habitants, de ses matières premières et de son potentiel économique, n'a-t-il pas réussi son aggiornamento ?
    Si les réformateurs musulmans se sont inspirés de l'Europe des Lumières tout en restituant la pureté doctrinale de l'islam originel, une nouvelle configuration internationale s'est progressivement mise en place, mal appréhendée par les Arabes. Malgré les espoirs récents soulevés par les Printemps arabes, force est de constater la succession ininterrompue de drames, notamment depuis 1945 : les blocages sociaux, l'enjeu pétrolier, la présence obsédante d'Israël, le sort de la Palestine, le poids des bureaucraties, les pouvoirs corrompus, l'autoritarisme féroce, enfin les échecs militaires, surtout en 1967. L'auteur, proche témoin de ces bouleversements, tente d'apporter différentes explications ? qui se conjuguent plus qu'elles ne s'imposent ? afin de répondre à la question cruciale : quel avenir pour les sociétés arabes ?

  • Maroc, 1921. Au coeur des montagnes du Rif, à seulement dix-sept kilomètres des côtés ibériques, un surprenant stratège, Abdelkrim, entame une extraordinaire épopée. À la tête d'une troupe de paysans pauvres, il défait une imposante armée espagnole et construit, en terre d'islam, un État moderne et révolutionnaire pour son temps. Pendant cinq ans, de 1921 à 1926, l'Émir rifain va mettre en péril l'ordre colonial alors à son apogée. Son action aura un retentissement mondial et sera saluée par Lénine, Hô Chi Minh, Sultan Galiev, Chakib Arslan, Mao Tsé-Toung, Tito...
    Ce livre retrace cette impressionnante épopée, complexe, controversée et paradoxalement ignorée durant des décennies. Alors que les acteurs de cette histoire, emportés par le tumulte d'événements exceptionnels, paraissent tout droit échappés d'un roman d'aventures délirantes, Zakya Daoud s'est attachée à la relation de faits exacts, recoupés par des sources avérées, méticuleusement vérifiées.
    Notre reconnaissance lui va pour avoir donné vie avec tant de passion, à cet épisode de l'histoire marocaine, d'une paradoxale actualité mondiale.

  • Peu de Marocains aujourd'hui savent qui est Abdallah Ibrahim. Quelques uns se souviennent vaguement d'un homme politique. Les plus âgés se rappellent du Président du conseil qui, au début des années 60, fit bouger les lignes.

    Pourtant presque personne ne mesure l'importance de cette figure d'autorité morale et de conscience politique, cet humaniste porteur d'une éthique intransigeante qui a bataillé contre toutes les formes d'inertie. Distancié vis-à-vis des traditions et de la religion, il a réfléchi sur l'histoire et sur l'islam et proposé des réflexions détonantes. Ce qu'il a essayé de faire dans ces années 30-60, qui sont le socle du Maroc actuel, fut révolutionnaire. Abdallah Ibrahim a su également résister à l'opportunisme politique et a fait de sa vie un reproche vivant et permanent à toutes les entreprises de corruption. Cet honnête homme était attentif aux autres et méprisait l'argent ; deux attributs suffisamment rares pour susciter la curiosité. La pensée de cet intellectuel issu du Maroc ancestral, engagé dans le combat de l'indépendance et de la construction, mérite donc d'être connue et reconnue. C'est ce que tente de faire cette biographie en retraçant l'histoire de ses rendez-vous manqués, plutôt celle des occasions perdues sur le chemin de l'émancipation et du développement du Maroc. Abdallah Ibrahim demeure à ce jour le porteur d'une espérance déçue.

  • Arabe Abdelkrim le héros du rif

    Zakya Daoud

    • Yomad
    • 30 Décembre 1999
  • Officiellement, ils sont 3 400 000 éparpillés sur les cinq continents, surtout en Europe avec une large prééminence pour la France où ils résident depuis un siècle. En réalité, Si l'on compte les clandestins et les enfants de moins de 16 ans exclus des statistiques, les immigrés marocains sont plus de cinq millions. Ce phénomène diasporique et migratoire s'est profondément modifié depuis vingt ans, en ce qu'il s'est rajeuni, féminisé et amplifié. D'autant que la migration marocaine présente la double caractéristique d'être fortement implantée dans les pays d'accueil et, dans le même temps, très attachée au pays natal ou d'origine où son poids économique, du fait de transferts de fonds énormes, devient de plus en plus prégnant. Construit sur des interviews et sur le résultat de deux sondages, cet ouvrage fait le point sur tous les problèmes vécus par les Marocains émigrés.

  • La cherifa

    Zakya Daoud

    • Artdif
    • 11 Septembre 2017

    En 1872, le Maroc est soumis à de fortes pressions européennes, juridiques, financières, diplomatiques, qui vont, quelques décennies plus tard, aboutir au Protectorat. C'est à ce moment que débarque à Tanger Emily Keene, une jeune anglaise bien née, romantique et aventureuse, qui, quelques mois plus tard va épouser Moulay Abdesselam, celui que l'on appelle le grand chérif d'Ouezzane, qui vit à l'égal d'un prince et que les Français s'efforcent de placer en concurrence avec le sultan. Après onze ans de bonheur conjugal et deux enfants, le chérif devient la proie des manoeuvres coloniales : des individus sans scrupule, qui veulent mettre la main sur sa fortune et, sachant ses différends anciens avec le sultan, l'utiliser politiquement pour accélérer le déclenchement du protectorat, l'accablent de promesses et parviennent à ébranler sa raison. Imperturbable, légaliste, imperméable à toutes les manoeuvres politiques, Emily, qui a introduit la première au Maroc la vaccination, voyage, soigne et résiste. Avant et après la mort du chérif, en 1892, elle tient son rang, dont elle est fière et qui lui importe par-dessus tout. Elle dirige d'une main de fer, une grande maisonnée constituée d'enfants et de nombreux petits enfants. Tout en ayant vacciné cinquante mille personnes et laissé en 1911, un témoignage ethnographique sur le Maroc de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Au terme d'un parcours exceptionnel, elle s'éteint en 1941 à Tanger où elle a vécu soixante dix ans, témoin d'une époque charnière, ayant connu les règnes de six sultans successifs, de Mohamed Ben Abdallah à Moulay Youssef, traversé deux guerres mondiales et connu tous les bouleversements économiques, scientifiques et politiques d'années décisives, tant pour le Maroc que pour le monde.

  • Lamalif ; vingt ans déjà

    Zakya Daoud

    • Artdif
    • 8 Juillet 2020

    Pendant 22 années de 1966 à 1988, la revue Lamalif a accompagné, suivi, soutenu, participé à l'activité culturelle du Maroc. C'était une époque particulièrement intéressante dans la mesure où la fermeture politique et le virage économique qui devaient l'un et l'autre se confirmer étaient accompagnés, curieusement, par une intense activité culturelle, une floraison de la peinture, un maintien et un essor du théâtre, les débuts balbutiants du cinéma et encore et toujours des débats passionnés sur la littérature, la langue, l'expression, l'écriture...
    C'est qu'une culture était en train de naître sur les décombres d'un passé soit rejeté soit encensé et d'une dépendance culturelle née de la colonisation, combattue mais prégnante. L'accouchement qui en résultait était fait de débats passionnés, d'inquiétudes et d'espoirs, d'interrogations, de confrontations qu'aujourd'hui il est passionnant de redécouvrir.
    L'ouverture qui avait donné naissance aux évolutions et interrogations, on la retrouve dans ces pages, dans ces débats fougueux et passionnés, dans cette richesse de la créativité artistique que l'on a peine à imaginer, mais qui ont existé et dont cet ouvrage rend témoignage.
    « Il faut vivre et témoigner, même si l'histoire nous paraît brusquement méconnaissable, même si une compulsion de répétition semble diaboliquement à l'oeuvre, même si le découragement guette à chaque détour, ...il faut être à l'écoute de son temps... » disait Abdelkédir Khatibi. Ce livre est donc un témoignage.

  • Maroc, 1921.
    Au coeur des montagnes du Rif, à seulement dix-sept kilomètres des côtes ibériques, un surprenant stratège, Abdelkrim, entame une extraordinaire épopée. A la tête d'une troupe de paysans pauvres, il défait une imposante armée espagnole et construit, en terre d'islam, un Etat moderne et révolutionnaire pour son temps. Pendant cinq ans, de 1921 à 1926, l'Emir rifain va mettre en péril l'ordre colonial alors à son apogée.
    Son action aura un retentissement mondial et sera saluée par Lénine, Hô Chi Minh, Sultan Galiev, Chakib Arslan, Mao Tsé-Toung, Tito... En 1925, lors de la seconde guerre du Rif qui l'opposera au maréchal Lyautey, puis au maréchal Pétain à la tête d'une coalition militaire de cinq cent mille hommes et de quarante-deux généraux, Abdelkrim bénéficiera du soutien du Parti communiste français, de la IIIe Internationale et des surréalistes, que la haine des boucheries guerrières conduisit dans les rangs de l'anticolonialisme militant.
    Mais la disproportion des forces matérielles était trop importante et l'Emir fut vaincu. Abdelkrim est alors relégué pendant vingt et un ans dans l'île de la Réunion. En 1947, il s'enfuit, gagne Le Caire et y devient, avant de mourir, président du Comité de Libération du Maghreb. C'est cette formidable épopée, complexe et controversée, débordante de personnages que l'on croirait évadés d'un roman qui est ici exposée par Zakya Daoud avec vie et passion, sans jamais faillir à l'impératif de " l'exactitude des faits ".
    D'importantes annexes (notes, bibliographie, chronologie, glossaire, cartes, index, etc.) complètent l'ouvrage.

  • Dans le détroit de Gibraltar les siècles se chevauchent, les événements se heurtent, l'histoire se répète.
    Cette improbable frontière entre l'Europe et l'Afrique est un des points les plus signifiants de la planète par la charge mythique que les peuples lui ont dévolue, par le poids de l'histoire qui la hante. Les mythologies vivent ici, intactes dans ce repli immémorial que rien n'atteint, et surtout pas le temps qui s'efface. Dans le vent qui balaie le détroit, les âmes mortes s'interpellent celles des dieux et des héros, celles des guerriers et des marchands, des savants et des aventuriers qui l'ont inlassablement parcouru, celles aussi des immigrés qui, aujourd'hui, mettent leur vie en péril pour atteindre coûte que coûte la forteresse Europe.
    Point névralgique de liaison et de confrontation entre le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest, entre l'Islam et l'Occident, entre le Maghreb et l'Europe, le détroit de Gibraltar condense toutes les tensions qui parcourent depuis toujours le monde méditerranéen. Lieu de tous les fantasmes, de tous les espoirs perdus, de tous les rêves, le détroit revit dans le livre de Zakya Daoud tous les mouvements de l'Histoire qui s'y sont précipités depuis la séparation mythique des deux continents par le légendaire Hercule et le passage des Phéniciens et des Carthaginois à la recherche de l'or africain jusqu'aux événements les plus contemporains.
    Livre d'histoire, livre d'actualité, Gibraltar croisée de mondes est aussi un livre politique. Il évoque le passé, dans ses différents aspects, pour mieux s'ouvrir au présent et à l'avenir.

  • ce livre est l'histoire d'une revue engagée, " lamalif ", publiée au maroc au coeur des "années de plomb" (1958-1988).
    mais c'est aussi le récit vivant du cheminement des hommes et des femmes qui ont porté les idées "post-indépendance" dans un pays du maghreb, durant les années tendues de la guerre froide : recherche d'un socialisme à visage humain, tiers-mondisme, non-alignement, construction maghrébine. zakya daoud, cofondatrice de la revue, restitue les interrogations qui traversaient l'époque: comment transformer l'indépendance politique en indépendance économique et en mieux-être socialoe comment modifier les rapports politiquesoe comment faire émerger une culture spécifique et opérer le passage de la tradition à la modernitéoe chronique des rapports tumultueux entre les médias et les pouvoirs, l'ouvrage se penche sur la façon dont les intellectuels peuvent imposer leurs idées: comment penser une sociétéoe sous quelles influences se transforme-t-elleoe quel est le rôle des médias dans ces transformationsoe comment les rapports humains sont-ils marqués et pervertis par les évènements politiquesoe au maroc, dans les années soixante, deux visions de l'avenir se combattent: de crises politiques en émeutes populaires et en coups d'états militaires, une de ces visions, appuyée sur l'ordre, le conservatisme et la tradition, l'emporte sur l'autre, qui cependant ne cesse de résister.
    la revue " lamalif " s'efforce d'accompagner, de comprendre cette évolution, de déceler les permanences sous l'éphémère, pour tenter de dépasser le désespoir et d'engager l'avenir. elle est le miroir des vécus, des interrogations, des doutes des intellectuels lors de cette période capitale. elle devient par là même un des socles qui, plus tard, donnera naissance au "nouveau maroc". celui-ci émerge lentement des transformations sociales, économiques et politiques et surtout des inévitables pressions internationales.
    mais c'est lorsque certaines des idées défendues par " lamalif " vont finir par prévaloir que la revue est paradoxalement contrainte à la disparition. phénomène triste et banal: il ne faut pas que ceux qui ont porté les idées nouvelles puissent être en mesure d'en tirer avantage, il faut les rayer de la mémoire. au-delà de la chronique d'une expérience humaine, de la vie d'un groupe d'individus habités par un même idéal, de la trajectoire d'une revue engagée, de l'étude d'un cas politique exemplaire, ce livre se veut le témoin et l'archive d'une résistance intellectuelle.

  • En -25 avant JC, le Royaume de Numidie (approximativement le Maroc actuel), est dirigé par un roi, Juba II, devenu une légende. Intellectuel, il écrivit de nombreux livres d'histoire, savant, il réalisa des explorations, dont celle des Canaries, qui sont restées dans les mémoires, érudit, il reçut à Athènes (il écrivait en grec) les honneurs pour son savoir encyclopédique, prince fastueux et grand collectionneur, il vivait entouré d'artistes. Bâtisseur et mécène, c'était aussi un homme de paix qui sut faire régner la paix et la prospérité dans son royaume. Esprit curieux et inventif, il remit en marche d'anciens ateliers monétaires, créa une industrie de la salaison à Lixus, installa des ateliers de pourpre gétule au large d'Essaouira, mena des études sur l'euphorbe de l'Atlas et développa la culture de la canne à sucre, des hévéas, et de l'huile d'olive dans un pays qu'il tint, autant que faire se peut, à l'abri des intrigues et des appétits romains. Son fils, Ptolémée, né de son mariage avec Séléné, fille de la grande Cléopâtre et de Marc Antoine, n'aura pas cette chance : il sera assassiné par son neveu jaloux, Caligula, et le Maroc tombera alors sous la férule romaine. Juba II est donc un moment exceptionnel de l'histoire riche et méconnue du Maroc pré-islamique. Il méritait un ouvrage qui restitue sa mémoire.

  • Tarek Ibn Zyad

    ,

    • Marsam
    • 5 Novembre 2015

    Conte historique. Tarek Ibn Zyad, un chef guerrier à la tête d'une armée traverse le détroit de Gibraltar pour la conquête d'une partie de l'Espagne. Il est jalousé par son chef hiérarchiqueMoussa Ben Nouçair qui s'attribue tous les succès ; heureusement que le Khalife Omeyyade rétablira la vérité.

  • Le portrait de 25 acteurs de la société civile marocaine, de toutes les générations et dans tous les domaines, qui ont en commun de prendre à bras-le-corps les difficultés économiques, politiques, sociales du Maroc aujourd'hui, et de chercher à dessiner un avenir pour leur ville.

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