Sciences humaines & sociales

  • L'étude des serviteurs des ducs de Bretagne de la maison de Dreux et plus largement du duché de Bretagne à cette époque étaient sujet en friche depuis au moins 50 ans. Aux origines de l'État breton. Servir le duc de Bretagne aux XIIIe et XIVe siècles décrit la construction de l'État breton à ses débuts. Loin de la doctrine des Montforts, les ducs de la maison de Dreux administrent entre 1213 et 1341 leur principauté en bons pères de famille, efficaces, économes et sans trop de scrupules. Ils achètent, confisquent, volent parfois les terres de leurs vassaux et renforcent leur principauté en la bardant de châteaux forts qui sont autant de centres administratifs et de symboles de leur pouvoir. Entourés et aidés de quelques centaines d'officiers et de fermiers, ils administrent de façon très rigoureuse leur domaine. Cette politique très efficace est remise en cause par la guerre de Succession (1341-1364) qui ouvre une nouvelle époque en Bretagne. Grâce à une étude systématique des sources et à un important travail de prosopographie des serviteurs des ducs, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la Bretagne des XIIIe et XIVe siècles.

  • Rappelons que les débats religieux et politiques restent vifs à ce sujet quand on évoque ce que certains perçoivent comme un changement de civilisation et la fi n d'un âge d'or, sans oublier les discussions, passées et présentes, sur la place que Landévennec devrait avoir dans la culture bretonne. Autant d'éléments que le Centre de recherche bretonne et celtique et la communauté bénédictine ont souhaité mieux faire connaître par un colloque qui a réuni, du 6 au 8 juin 2018, une trentaine de chercheurs dont les contributions sont rassemblées dans ce volume richement illustré, sous la direction d'Yves Coativy, professeur d'histoire médiévale à l'université de Bretagne Occidentale et membre du CRBC.

  • Aux XIIIe et XIVe siècles, à la suite du mariage en 1275 de Marie, vicomtesse de Limoges, avec le duc Arthur II de Bretagne, la vicomté est rattachée à la Bretagne pendant une cinquantaine d'années avant de s'en éloigner petit à petit après la guerre de Succession (1341-1364). Après la publication en 2009 par Vincent Roblin du Recueil des actes des vicomtes de Limoges (Xe-XIVe siècle), chez Droz (volume 95, Ecole pratique des hautes études, Sciences historiques et philologiques, V.

    Hautes études médiévales et modernes), il a semblé opportun de reprendre ce dossier assez peu étudié pour lui-même au cours de deux journées d'études. La première session s'est tenue à Limoges le 30 janvier 2015 et a tenté d'éclairer les modalités de la mise en place du pouvoir des ducs de Bretagne en Limousin. La seconde session, le 3 novembre 2016, à Brest, a abordé d'autres aspects moins directement politiques des relations entre le duché et la vicomté pour tenter d'évaluer la pérennité des liens créés par la logique des alliances matrimoniales entre deux régions très éloignées.

  • De l'an mil à la fin du Moyen Âge, la monnaie reflète parfaitement l'évolution du duché de Bretagne. Les pièces sortent de l'anonymat au début du deuxième millénaire et s'imposent rapidement comme un moyen d'échange primordial. Leur diffusion montre la monétarisation de plus en plus forte de la société, l'élargissement de la sphère économique du duché et l'intégration de la Bretagne dans l'économie de l'Occident. Pour pouvoir dresser un tableau le plus complet possible, l'auteur a bien sûr étudié les pièces mais aussi les archives et les chroniques sans oublier les trésors. Il s'est efforcé de ne négliger aucun aspect du sujet. Ce livre aborde aussi bien la circulation monétaire que la vie des monnayeurs, sans oublier la façon de compter et même de cacher ses économies.

  • De l'arrivée au pouvoir de Pierre de Dreux (1213) à la mort de la duchesse Anne (1514), la Bretagne essaie de s'affirmer comme une puissance indépendante du roi de France. Si le mouvement naît au XIIIè siècle, c'est surtout sous les Monforts que se développe l'État breton.
    Servis par les difficultés du roi de France empêtré dans la guerre de Cent ans, les ducs s'attachent à développer une administration efficace, une armée de qualité et ne se privent d'aucuns moyens (chroniques, enquêtes...) pour diffuser leur message d'indépendance. Le duc est roi en son duché. La Bretagne profite d'une économie florissante et de la présence des Bretons sur tous les grands marchés européens. Mais le roi de France ne peut tolérer une telle dissidence. Dans la seconde moitié du XVè siècle, débarrassés des Anglais, Louis XI puis Charles VIII tournent leurs regards vers la principauté. De la guerre d'indépendance et de la défaite (1491) naît une province, mais la duchesse Anne ne se laisse pas abattre et ce n'est qu'à sa mort (1514) que le rattachement devient inéluctable.
    Ce livre de synthèse vise à éclairer cette période clé de l'histoire de la Bretagne : les événements politiques comme la vie quotidienne, la société, l'économie et la culture.

  • La fascination de l'or : les Bretons, pas plus que leurs ancêtres de l'Age du Bronze, n'y ont pas échappé.
    Yves Coativy, professeur d'histoire médiévale à l'UBO, passe en revue les lieux et conditions d'extraction du précieux minerai (orpaillage, nombreux sites dits La Mine d'or), ainsi que l'utilisation qui en a été faite en Bretagne : depuis le collier de Tréglonou, les monnaies vénètes qui fascinaient André Breton, à la célèbre patère de Rennes, joyau du bas Empire, jusqu'au Moyen Age : trésor des ducs, cadière puis reliquaire du coeur d'Anne de Bretagne, et aux merveilles de l'orfèvrerie religieuse, sans oublier la place de l'or dans nos légendes, ni le rôle des Bretons dans la ruée vers l'or californienne.
    Véritable mine (d'or), cet ouvrage donne un éclat tout neuf aux relations millénaires entre les Bretons et le métal jaune, toujours symbole de richesse et de puissance.

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