• Une introduction à l'intelligence artificielle permettant l'analyse d'une transition historique qui appelle à un renouvellement de la perception de notre monde extérieur et des manières d'appréhender la vie collective.

  • Civilisation 0.0

    Virginie Tournay

    • Glyphe
    • 23 Août 2019

    Civilisation 0.0 est une fiction spéculative qui aborde la question : « que se passerait-il si toutes nos prothèses techniques cessaient de fonctionner ? » Il s'agit d'une expérimentation de philosophie morale (une expérience de pensée) dont l'objectif est de montrer la dépendance des valeurs morales et sociales à l'infrastructure technologique d'une société. Ainsi, ce récit montre que des notions telles que la liberté, le combat des femmes, la laïcité, la participation publique, l'autorité politique et le rapport à la connaissance sont ressentis différemment selon les générations.

  • La collection est dirigée par Lucien Sfez, professeur à l'Université de Paris I. Les ouvrages sont des analyses du pouvoir et de la politique.


  • Dossier : Militantisme médical et fabrique des politiques de santé/Medical Advocacy and Implementation of Health Policies Virginie Tournay, « Avant-propos : ce que revendiquer veut dire. Éléments pour une pragmatique de la monstration ».
    Carlos Novas, « Orphan drugs, patient, activism and contemporary healthcare ».
    Michel Castra, « L'émergence des soins palliatifs dans la médecine, une forme particulière de militantisme de fin de vie ».
    Philippe Warin, « Medical activism and performance engineering : the case of associative health centres ».
    Francis Sanseigne, « Médicaliser l'action en faveur de la contraception : le Planning Familial, du scandale à la stratégie de l'objectivité ».
    Brigitte Chamak, « Autisme et militantisme : de la maladie à la différence ».
    Sandrine Musso, « Faire preuve par l'épidémiologie : lectures "indigènes" des chiffres du sida en France ».

    Notes de recherche Sophie Dalle-Nazébi et Nathalie Lachance, « Quand les acquis d'un mouvement social créent les conditions d'un militantisme médical : l'exemple des sourds ».
    Wilfried Lignier, « Comment la question des enfants « surdoués » est-elle devenue scientifiquement sérieuse en France (1971-2007) ? ».
    Hannah Gilbert, « Regards croisés dans la salle d'attente d'un hôpital. Un lieu de fabrication des connaissances durables ».

    Technique Jean-Paul Fourmentraux, « L'oeuvre en actes : arts, médias et communications numériques ».

    Communication Pierre Musso, « La télévision publique, nouvelle école de la république ? ».

    Politique Cynthia Ghorra-Gobin, « Barack Obama, 44e président des États-Unis : événement historique ou simple figure symbolique ? ».
    Mathieu Quet, « S'indigner à nouveau : réflexion sur un dispositif de désignation de l'injustice ».

  • Cet ouvrage envisage le changement institutionnel comme une expérience ordinaire liée à des formes d'attestation qui appellent chacun à se positionner. Faire l'expérience du changement, c'est intégrer individuellement le phénomène observé dans une durée plutôt que l'observer de l'extérieur à partir de signes qui le manifesteraient. L'idée est de caractériser l'ontologie de l'objet "institution" dont on cherche à décrire l'évolution plutôt que de partir d'une prétendue universalité du concept d'évolution.
    La première partie interroge les particularités des descriptions du changement associé à différents types d'objets institutionnels : dispositifs physiques, organismes biologiques ou formes sociales. La deuxième partie questionne ce qui donne "consistance" aux institutions, ces éléments d'identité qui justifient leur persistance dans le temps, à la base de toute description du changement. La troisième partie envisage le changement comme un acte de valuation, dont les termes dépendent du type d'ontologie que chacun prête à l'institution.
    Il correspond à une transformation dans la valeur que chacun accorde à l'institution, pouvant correspondre à une exigence de véracité, d'échange équilibré, de retour à une unité passée ou de connectivité holistique.

  • "Pourquoi un assemblage provisoire de solidarités humaines se prolonge-t-il au point parfois de former un collectif stable marqué par une puissance d'expression et de survivre à celui qui en a été l'initiateur ? Bien que l'institution soit aisément descriptible en termes de totalité isolable délimitée par des frontières, cette découpe du social n'est qu'une expérience sensible parmi d'autres et elle varie selon l'échelle d'observation. Les controverses qui entourent sa définition nous rapprochent de celles des naturalistes concernant la notion d'espèce biologique il y a plus de deux siècles. Elles posent la question de leur mode d'existence.
    Cet ouvrage envisage de distinguer les agencements sociaux à partir de leurs mouvements. Il traite du mouvement de la matière sociale dont l'institution ne figure que comme une détermination possible parmi d'autres assemblages sociaux. Par analogie avec l'échelle de Jacob, les agencements sociaux montent et descendent les échelles de l'être."

  • Alors que les rapports entre État et société civile ont été largement modifiés notamment par la mondialisation, et que l'État-providence semble en crise, comment saisir la place et la vie des institutions ? Quelles sont les nouvelles manières d'instituer pour des organisations supranationales ? Que nous révèle l'analyse des processus d'institutionnalisation (notamment européens) pour comprendre l'action politique et observer le monde social ?
    Cet ouvrage propose une histoire raisonnée de la sociologie des institutions ainsi qu'une cartographie des travaux et de ses défis à venir.
    Amorcée par des publicistes de la fin du XIXe siècle, cette discipline constitue aujourd'hui un enjeu fort des sciences du politique après plusieurs décennies où la question de l'institution fut majoritairement abordée dans des travaux de sociologie générale et au sein d'analyses à dominante anthropologique, philosophique ou économique.
    Virginie Tournay est ingénieur biologiste, docteur en science politique et chargée de recherche du CNRS à l'IEP de Grenoble (UMR Pacte, Grenoble). Elle est notamment l'auteur aux PUF de Vie et mort des agencements sociaux. De l'origine des institutions (2009).

  • Le bêtisier du laïco-sceptique Nouv.

    Ce Bêtisier du laïco-sceptique est un manuel de survie laïque en temps de polémique. Les quatre auteurs, trois chercheuses reconnues en philosophie, sociologie et sciences politiques, Renée Fregosi, Nathalie Heinich et Virginie Tournay, ainsi que le président du Comité Laïcité République, Jean-Pierre Sakoun, ont concocté avec ce livre un petit feu d'artifice qui donnera à chaque lecteur l'envie de se dire laïque.
    Il aborde, sans fard et dans un esprit positif et respectueux de la liberté, les questions que se posent les Français. En sept chapitres, quarante-trois réponses courtes et teintées d'humour, il remet la laïcité à sa place, au centre de la République, et montre qu'elle est le socle de notre liberté. De l'école à l'islamisme dans toutes ses variantes et ses tentatives d'imposer la loi religieuse, de la rationalité scientifique à la fraternité des peuples, tous les sujets sont traités avec précision.
    On sort de ce livre rasséréné et heureux de vivre en France. Les pingouins du célèbre dessinateur de presse Xavier Gorce qui émaillent le livre, délicieux, délirants et féroces, mettent le sourire voire le rire aux lèvres et rappellent que l'un des premiers droits de citoyens libres, c'est celui de rire et de faire rire. Une brève bibliographie sélective et des annexes présentant les textes essentiels qui fondent la laïcité suivent le bêtisier et permettent à qui le désire d'aller plus loin et de renforcer ses connaissances.

  • Cet ouvrage est un plaidoyer pour l'établissement d'un cadre d'analyse particulier aux technologies de l'espoir, c'est-à-dire à l'ensemble des ­procédés biotechnologiques ­définis par leurs promoteurs comme des outils médicaux dotés d'une capacité potentielle à préserver ou à prolonger la vie. Les productions techniques sont le ­résultat d'une histoire simultanément matérielle et subjective, indivi­duelle et ­collective. Reconstruire cette histoire nécessite de regar­der simultanément les institutions, les outils et les procédés liés à la fabrique de ces ­technologies de l'espoir ainsi que les attentes, les demandes et les publics constitués par et autour de ces agencements. Sous cet angle, l'hypothèse développée est que l'espérance est ­dotée d'une puissance structurante qui engage les assemblages ­technologiques dans une voie particulière, dans un futur possible collectivement partagé ; c'est la dimension performante des scéna­rios du futur qui est ici remise en question. L'objectif de cet ouvrage est de préciser ce ­régime de l'espoir uni à la circulation globale des connaissances technologiques et à l'évolution des cultures maté­rielles.

    Réunissant des contributeurs de différentes disciplines (anthropo­logie, sociologie, travail social, politologie, histoire de la médecine) qui travaillent à l'analyse de contextes culturels variés (Brésil, France, Canada, Allemagne, Amérique du Nord, Chine, Grande-Bretagne), ce recueil offre un aperçu des différentes manières d'appréhender les technologies de l'espoir et propose de définir les jalons de ces histoires à accomplir.

empty