Le Livre Qui Parle

  • Magellan

    Stefan Zweig

    Portugais de petite noblesse, simple marin, Magellan apprendra sous le commandement de l'amiral Almeira, combattra en mer, aux Indes ; sera plusieurs fois blessé. La mer, la route des épices, il connaît, se passionne pour. «Il ne savait ni sourire, ni plaire, ni se rendre agréable ; il était en outre incapable d'exposer ses idées avec éloquence». Peu loquace, renfermé, retranché dans son isolement, cet éternel solitaire créait autour de lui une glaciale atmosphère de gêne et de méfiance. Il montera pourtant une expédition avec 5 navires et 250 hommes, sous l'égide du roi Carlos 1er (Charles Quint).
    Le récit tant du montage de l'expédition que du périple en lui-même est haut en couleurs, plein de rebondissements, passionnant. On le dévore comme le meilleur des romans d'aventures. On est là, à bord du bateau amiral, déplorant les altercations avec les 3 capitaines Espagnols ; on vibre au rythme des flots, des grains, des tempêtes ; on hurle parfois à l'incompréhension ; on se rebiffe devant l'injustice ; on craint sa rudesse ; on a peur du renoncement...

  • Le monde d'hier, c'est la Vienne et l'Europe d'avant 1914, où Stefan Zweig a grandi et connu ses premiers succès d'écrivain, passionnément lu, écrit et voyagé, lié amitié avec Freud et Verhaeren, Rilke et Valéry... Un monde de stabilité où, malgré les tensions nationalistes, la liberté de l'esprit conservait toutes ses prérogatives. Livre nostalgique ? Assurément. Car l'écrivain exilé qui rédige ces «souvenirs d'un Européen» a vu aussi, et nous raconte, le formidable gâchis de 1914, l'écroulement des trônes, le bouleversement des idées, puis l'écrasement d'une civilisation sous l'irrésistible poussée de l'hitlérisme... Parsemé d'anecdotes, plein de charme et de couleurs, de drames aussi, ce tableau d'un demi-siècle de l'histoire de l'Europe résume le sens d'une vie, d'un engagement d'écrivain, d'un idéal. C'est aussi un des livres-témoignages les plus bouleversants et les plus essentiels pour nous aider à comprendre le siècle passé.


    Rédigé en 1941, alors que, émigré au Brésil, Stefan Zweig avait déjà décidé de mettre fin à ses jours, Le Monde d'hier est l'un des plus grands livres-témoignages de notre époque. Zweig y retrace l'évolution de l'Europe de 1895 à 1941, le destin d'une génération confrontée brutalement à l'Histoire et à toutes les « catastrophes imaginables ».

  • Montaigne

    Stefan Zweig

    Auteur de nombreuses biographies (Fouché, Balzac, Marie-Antoinette, Magellan, ... ), Stefan Zweig dresse avec psychologie le portrait d'un homme libre et tolérant.
    Alors qu'il fuit la guerre dans le lointain Brésil, Stefan Zweig cherche dans l'oeuvre de Montaigne à soulager son désespoir, mais aussi dans l'expérience vécue d'un homme qui se trouva dans une situation proche de la sienne.
    " Montaigne a fait la tentative la plus difficile qui soit sur Terre : vivre par soi-même, être libre et le devenir toutjours plus ... " .

    Le dernier de ses écrits avant qu'il ne se suicide au Brésil, est un de ses plus personnels, intenses, essentiels et épurés, qui sera publié à titre posthume.

  • Trois maîtres Nouv.

    Trois maîtres

    Stefan Zweig

    Stefan Zweig est fasciné par les grandes aventures de l'esprit humain, et particulièrement celle de la création romanesque.

    Trois maîtres, ce sont trois «géants» du XIXe siècle qui ont forgé un univers autonome, portant l'empreinte d'une puissante personnalité, avec ses types humains, ses lois morales, sa métaphysique.

    Chez Balzac, l'élan créateur exprime une volonté de puissance par rapport à la société ; chez Dostoïevski, l'affirmation d'un destin tendu entre extase et anéantissement ; chez Dickens, l'accord entre un génie individuel et les traditions d'une époque. Chacun incarne ainsi un «type» d'artiste exemplaire.

    Pénétration psychologique, admiration passionnée, intime complicité d'un romancier avec ses grands modèles, font de Trois Maîtres un chef-d'oeuvre critique inégalé.

  • Le bouquiniste Mendel Dans la Vienne du début du siècle, il n'est pas un bibliophile qui ne connaisse Jakob Mendel, catalogue vivant de l'ensemble du savoir imprimé. Monomaniaque à la mémoire prodigieuse, affreusement peu doué en affaires, il est affligé d'une boulimie bibliographique qui fait de lui un homme précieux. Il délivre ses expertises érudites à tous les amateurs ou spécialistes qui ont le bon sens de venir le consulter.
    La collection invisible . Le collectionneur, aveugle dès avant le début de la Première Guerre mondiale, est persuadé de posséder une formidable collection, digne de faire pâlir d'envie le conservateur du «cabinet royal des estampes de Vienne ou de Paris,» ce que semble attester les achats effectués depuis près de soixante ans chez l'antiquaire. Mais la réalité est bien autre.
    La peur Irène Wagner cette grande bourgeoise, a un mari. Mais, elle qui a tout, elle se sent lasse, inutile, c'était jusqu'à ce qu'elle rencontre un jeune peintre de basse extraction.

  • Pourquoi a-t-on utilisé , pour baptiser cette partie du monde, le prénom d'Amerigo Vespucci?
    Alors même qu'il s'installe en Amérique, Stefan Zweig reconstitue l'enchevêtrement des circonstances, des hasards, des malentendus qui sont à l'origine de cette étrange erreur.
    Écrivain constamment soucieux d'élargir son horizon, il nous invite ici à voir le monde avec les yeux des hommes du xve siècle, leurs connaissances, leurs incertitudes, Grace à ses talents de conteur, Stefan Zweig mène l'enquête, échafaude les différentes pistes possibles pour expliquer ce malentendu historique.

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