• Il y a d'abord Le grand Gilbert Grancouraud, sculpteur injustement méconnu, qui porte en haute estime son art et sa personne. Il y a également le capitaine Martin Cazeaux, médecin-chef débordé, qui voue un profond respect à son uniforme, en général, et à ses galons, en particulier. Il y a aussi Alphonse Plumet, pauvre poilu, simple soldat. Et puis, il y a Catherine, les pieds sur terre et la tête sur les épaules.
    A l'heure où la "patrie reconnaissante" de peu de choses a imaginé de faire figurer un héros en place publique, baïonnette au poing et drapeau en avant, il est possible qu'il n'ait ni les traits d'un sculpteur, ni même ceux d'un capitaine. Et quitte à ériger une statue pour le soldat inconnu, autant qu'il soit méconnaissable pour ne faire de tort à personne.

  • La photo de papa Nouv.

    Août 1936, premiers congés payés.
    Dans les Landes, à deux pas du Pays basque, une famille française vient passer ses dernières vacances dans la maison d'enfance qui va être vendue. Au même moment, un peu plus au sud, à une poignée de kilomètres, la guerre civile déchire l'Espagne.
    La nuit du 15 août, après un dîner arrosé, la famille accueille pour quelques nuits un jeune espagnol émigré qui rejoint les forces républicaines de son pays.
    Dans l'atmosphère de cette région océanique, dans une période de pleine lune et de grandes marées, cette rencontre imprévue fait voler en éclats les certitudes et les égoïsmes des uns et des autres.
    Avec une belle dose d'humour et de tendresse, l'auteur raconte le choc de la petite histoire avec la grande...

  • Photo de papa

    Wojtowicz Stephan

    Lors de la lecture de cette pièce subtile, intelligente et d'une grande actualité malgré les apparences, je vous souhaite de partager avec moi le plaisir de la comédienne qui découvre le travail d'un auteur qui aime les acteurs ! Car oui, Stéphan WOJTOWICZ aime les acteurs, il les connaît et les comprend, il sait leur mitonner des situations de jeux riches et complexes, tantôt truculentes ou faussement légères, tantôt pleines de sensible et de drames intimes. Il sait mettre dans la bouche de ses personnages le mot qui suggère finement la psychologie du rôle que l'on doit incarner, il nous révèle des chemins, nous offre des accès pour entrer dans la peau de ces hommes et de ces femmes simples et entiers qui jalonnent son théâtre.
    Si pour moi Stéphan est un auteur passionnant c'est parce qu'il est avant tout un grand acteur doublé d'un bonhomme extraordinaire.
    J'ai eu plusieurs fois le bonheur de jouer non pas « face à lui » mais « avec lui » car il est généreux et complice le Wojto et c'est toujours impressionnant et jubilatoire de l'admirer virevolter dans un rôle, je ne m'en lasse pas et je reste une de ses grandes admiratrices.

    Cécile de France

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