• Le 21 novembre 2005, fut organisée au Centre Pompidou une journée à la mémoire de Jacques Derrida. Un seul invité étranger : Peter Sloterdijk avait préparé pour l'occasion un vrai texte. Derrida y est présenté en compagnie d'autres écrivains et philosophes qui auraient de manière affichée ou à son insu influencé le mouvement de sa pensée : Freud, Hegel, Heidegger, Thomas Mann, Regis Debray, Boris Groys et d'autres encore, se retrouvent à l'intérieur de l'élaboration intellectuelle de celui qui fit partager au monde entier son travail sur la déconstruction.

  • Essai d'intoxication volontaire emprunte à Nietzsche la métaphore dé l'" intoxication " par le monde moderne pour évoquer la tâche de la philosophie.
    Dans ce livre d'entretiens avec Carlos Oliveira, Peter Sloterdijk montre comment les progrès des techniques peuvent venir périmer l'humanisme classique, mais aussi les critiques de cet humanisme comme celle de Heidegger. Dans L'Heure du crime et le temps de l'oeuvre d'art, Peter Sloterdijk nous livre sa méditation sur le devenir de l'artifice dans nos vies et sur la rupture avec cet humanisme. Il s'y interroge sur la portée du divorce entre la culture humaniste et le développement des techniques, mettant en garde contre l'illusion de synthèses hâtives.
    Ces deux ouvrages permettent de lever les malentendus qu'a fait naître la réflexion de l'auteur sur le destin d'une humanité tentée par l'eugénisme, au moyen des biotechnologies.

  • Ecumes est le troisième volume de la trilogie sphères, celui où l'auteur développe la dimension sociétale et politique de sa réflexion comment faire société avec ces bulles que sont les individus ? l'écume est cette société de bulles.
    " la métaphore de l'écume présente l'avantage de mettre en image le voisinage d'unités fragiles dans un espace comprimé. elle renvoie aussi à la fermeture nécessaire de toute cellule d'écume sur elle-même, bien que celle-ci ne puisse exister qu'en tant qu'utilisatrice d'installations de séparation communes (parois, portes, couloirs, rues, clôtures, installations frontalières, zones de transit, médias).
    " cette perspective se déploie en utilisant des métaphores nouvelles pour penser le monde social (la capsule, les îles, la serre) et relier des phénomènes disparates, mais constitutifs de notre modernité, comme l'avènement de la société de consommation, la permanence des anciens discours révolutionnaires, la baisse de la fécondité, l'urbanisation, et ainsi proposer une vision renouvelée de ce qui nous met en mouvement : abondance, frustration, caprice.

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