Denoel

  • " Sonneries du téléphone, ne décroche pas.
    La voix dit " 0 Vicente nâo venhas buscur-me torde ", Vincent ne viens pas me chercher trop tard. Il met la casserole sur la gazinière, pose du cafetière au coin du buffet, prend le paquet entamé sur l'étagère. Cuiller à la main, soudain les larmes l'envahissent. L'arabica, fine pluie noire. Plein l'évier. " Ce soir il sait qu'il est temps. Après il n'aura plus le courage. Le voyage lui fera peur. Le mot fantômes.
    Il a laissé en France toute une vie, pas plus dur que ça, des amours, des sentiments, une haleine sur vous le matin, des rires d'enfant. Un coin de terre pleine de silex dons un cimetière de Picardie. "

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