Librairie Generale Francaise

  • "Le présent ouvrage est le texte des leçons professées par Raymond Aron à l'Ecole Nationale d'Administration en 1952. Il ne constitue pas un exposé de faits ou de doctrines mais une analyse conceptuelle de la démocratie moderne dans ses deux versions antithétiques : institutions représentatives des grands pays occidentaux d'une part, démocraties populaires de l'autre. Il s'attache à définir, au-delà de leurs idéaux proclamés (égalité, liberté, souveraineté populaire, avènement d'une société sans classe), leur réalité essentielle, leur logique interne, en un mot leur principe.
    La conquête du pouvoir résulte pour les premières d'une compétition pacifique ; son exercice fait appel à l'art du compromis : l'expression des mécontentements catégoriels nés d'un état social naturellement imparfait peut s'y donner libre cours. Dans les secondes les gouvernants tirent leur légitimité d'un processus révolutionnaire mené au nom d'une doctrine millénariste qui justifie l'élimination des opposants et l'emprise d'un parti unique sur l'ensemble de la vie sociale.
    Comment, à partir de ces prémisses, discerner leur évolution comme leur devenir ? Telle est, dans la lignée de la pensée politique classique, la question centrale de ce livre où Raymond Aron enseigne avec une rigueur méthodique exemplaire l'art de soumettre à la raison les passions politiques de notre temps."

  • Raymond Aron
    Le Spectateur engagé

    Raymond Aron est inclassable. Intellectuel anticonformiste, il est allé à contre-courant des idées dominantes de l'intelligentsia de gauche. Il a eu raison avant les autres sur la nature du régime soviétique, du stalinisme. Et dans les années 1950, il a eu le courage de tenir sa position, tout en accomplissant une oeuvre scientifique indiscutée.
    A la fois journaliste, sociologue, historien, philosophe, Raymond Aron retrace, dans ces entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton, son itinéraire politique et intellectuel. Dans ce dialogue vif, stimulant, il analyse les grands événements qu'il a vécus en un demi-siècle. La montée de Hitler au pouvoir, le Front populaire, Munich, la débâcle, Vichy et la Résistance, le génocide, la guerre froide, ses polémiques avec Jean-Paul Sartre et Maurice Merleau-Ponty, la construction européenne, la stratégie nucléaire, l'Algérie et la décolonisation, le gaullisme, Mai 68, l'Union de la gauche.
    On découvre dans cette réédition du Spectateur engagé une conception de l'Histoire qui laisse sa part à la liberté des hommes, un plaidoyer pour la démocratie occidentale, mais aussi une personnalité complexe, lucide et passionnée.

  • LECONS SUR L'HISTOIRE Ce volume réunit deux cours inédits prononcés au Collège de France, entre 1972 et 1974. Trente-cinq ans après l'Introduction à la philosophie de l'histoire, ces Leçons restituent la tonalité propre d'un enseignement, témoignent de l'extraordinaire ouverture d'une pensée constamment mise à jour et accessible à la rectification.


    En faisant dialoguer les deux principales traditions intellectuelles où s'est développée la réflexion entre les sciences humaines - courant allemand et courant anglo-saxon , en traduisant les apports de l'une dans le langage de l'autre, c'est le rôle de l'homme dans l'histoire et le tragique de l'action politique que nous convie à méditer la parole vivante de Raymond Aron.

  • Raymond Aron Le Marxisme de Marx « Une qualité de loeoeuvre de Marx, dit Raymond Aron, coeest quoeelle peut être expliquée en cinq minutes, en cinq heures, en cinq ans ou en un demi-siècle. Elle se prête, en effet, à la simplification du résumé en une demi-heure, ce qui permet éventuellement à celui qui ne connaît rien à loehistoire du marxisme d?écouter avec ironie celui qui a consacré sa vie à l?étudier. » Coeest pour épargner à ses étudiants ce choix difficile ? cinq minutes ou un demi-siècle ? que Raymond Aron a donné par deux fois ? à la Sorbonne doeabord, puis au Collège de France ? un cours intitulé « Le marxisme de Marx ». Il y analysait très attentivement loeensemble de loeoeuvre de Marx, et plus particulièrement Le Capital, en montrant les liaisons qui existent entre les différentes étapes de cette période.
    Pour Aron, on ne peut pas comprendre Marx si on en fait un simple ricardien ou un économiste vulgaire, comme ont été tentés de le faire Pareto ou Schumpeter, mais on ne risque pas non plus de le comprendre si on en fait un philosophe de loealiénation.
    Une autre question centrale est celle de la relation entre la nécessité historique et loeaction humaine, qui recouvre les dilemmes nécessité-liberté, théorie-pratique, révolution-réforme, qui ont alimenté toute loehistoire du socialisme et du communisme, coeest-à-dire pratiquement toute loehistoire du xxe siècle.

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