Langue française

  • Ayez confiance en l´usine, car l´usine vous fait confiance.
    Courneuve découvre cette inscription au-dessus du porche monumental de l´usine au service de laquelle il entrera bientôt. Tout va bien. Un travail, un logement, un revenu, quelques amis, Courneuve n´en demande pas davantage... Enfin, il y a bien sûr les changements d´équipes incessants, les commissions du Syndicat, et le mystérieux Bureau des Directions régentant l´usine et la ville.
    Courneuve cherche à comprendre, il explore cette ville tournant comme une mécanique parfaitement huilée pour, espère-t-il, la comprendre.
    L´Usine est une interprétation actuelle des dystopies classiques, une relecture de 1984, mais à l´heure du monde 2.0 !

  • Le destin d'un conducteur d'autobus, d'une vieille dame fanatique de danse, d'un solitaire exilé sur une île, d'un employé municipal amoureux d'une affiche peuvent être à la fois extraordinaires et empreints de l'humanité la plus universelle.

  • Lui, le narrateur, on ne connaît pas son nom.
    P., c'est son frère aîné, Pierre. Il a réussi. Il dirige une entreprise prospère et envisage sérieusement de prendre la direction du club de foot local.
    J., c'est la femme de Pierre, Juliette. Elle a toujours bien tenu sa place de femme au foyer, d'épouse attentive, un peu soumise.
    P. et J. n'ont pas d'enfants, le seul échec de P. dans une vie plutôt bien menée.
    J., elle, n'en est pas mécontente, tout comme elle n'est pas mécontente de se rendre compte que cela fait plus de huit mois qu'ils n'ont pas fait l'amour.

    N., c'est sa soeur, la petite dernière, Nathalie. N. est une artiste : performeuse-plasticienne. Elle vit seule, et ça lui plaît. Elle aime la solitude, l'immobilité. Tout comme, adolescente, elle aimait l'immobilité en préparant sa seringue, l'immobilité après l'injection. N. a toujours été mal à l'aise d'être la préférée de son père, de n'être pas comprise - pas aimée ? - par sa mère. Elle non plus n'a pas d'enfants, mais c'est parce qu'elle est séropositive. Raison suffisante.

    Eux, ce sont les parents, qui oublient leur vie entre les murs de la cuisine recouverts d'un papier peint épais et mou au motif de crépi, couleur coquille d'oeuf. Qui voient leurs enfants grandir, vivre et ne les comprennent plus, devant le petit sapin en plastique posé sur la commode, enrubanné d'une guirlande lumineuse.

    Lui, il a décidé de mourir, ce soir, après la fête. Alors, il regarde ces gens, sa famille, et pour la première fois, il les comprend, il les perce à jour. Il en est capable parce qu'il va mourir, et que cela le rend merveilleusement détaché de tout. Au delà de ce que l'on n'ose pas penser, se dire ou s'avouer au sujet de nos proches, ce texte est une introspection lucide qui, s'appuyant sur l'histoire familiale, porte un regard sur la condition humaine d'aujourd'hui.

  • Trio

    Philippe Napoletano

    L'auteur de ce premier roman a employé son talent de nouvelliste (il avait déjà publié deux recueils chez HB Éditions) pour nous offrir cette manière de fugue sur le thème éternel du triangle amoureux.
    Son écriture dépouillée, directe et simple rend au plus juste ce que peut avoir de tragique la condition des hommes et des femmes d'aujourd'hui, pris en étau entre ce qui se dit " normalité " et son spectacle. Il faut échapper à la norme afin de pouvoir la contempler dans toute l'étendue de sa misère. Mais cette descente aux enfers est aussi une souffrance. Et lorsque les deux mondes se rencontrent, c'est la déflagration - à l'image de celle qui anéantit les tours jumelles de New York.
    Ce roman est aussi une belle réflexion sur le silence, le silence des corps, le silence des coeurs et le pire : le silence de l'indifférence, celui des " eaux glacées du calcul égoïste " qui enferme les humains dans leurs propres angoisses.

  • L'esprit d'équipe... Olivia, Max, Lauryn, Fatou, Théo, Gabriel, Romy et Angus connaissent bien. D'abord, ils ont tous été élevés dans le même orphelinat. Ensuite, ce sont tous de jeunes handballeurs de talent.
    Mais alors qu'ils se rendent à un tournoi, leur trajectoire croise celle d'une machiavélique Dame Blanche, flanquée d'une bande de vieillards aussi délabrés que terrifiants, qui les séquestre dans son manoir !
    Et c'est l'enfer. Après avoir été affamés plusieurs jours, les jeunes se retrouvent confrontés à une série d'épreuves épuisantes, censées faire émerger le plus « valeureux » d'entre eux pour... un horrible sacrifice final.
    Dans ce cauchemar, plus rien n'a de sens.
    Sauf une chose : l'esprit d'équipe.

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