• Il y a une Grèce de rêve. La douceur méditerranéenne et le marbre des temples, Périclès et Platon, Homère - l'Olympe à portée de main. « Berceau de la civilisation », « patrie du Beau et de l'Idéal » : on l'a bien souvent (ré)inventée, usant d'une Antiquité enjolivée ou tronquée pour mieux servir les desseins du présent.
    Grand amoureux de la Grèce, Patrice Brun entreprend ici de balayer clichés, idéologies et fantasmes pour dévoiler l'Antiquité telle qu'en elle-même?: à la fois familière et éloignée de nous. Certes, il y a de quoi être fasciné par les oeuvres, les écrits, la pensée politique des Grecs. Patrice Brun s'efforce de sortir de l'apologie, de remplacer une Grèce de musée embaumée dans l'éloge par celle de l'historien, soucieux des faits et du concret?: la guerre, les femmes, le sexe, les esclaves, la démocratie, etc. Voilà qu'elle renaît sous nos yeux, intensément vivante et colorée, crue, ambivalente, formidablement humaine.
    Un livre passionnant sur l'usage et le mésusage de la Grèce antique, où l'on redécouvre ses moeurs, sa politique, sa vie, au plus près de ce qu'elles ont vraiment été. Et une réflexion sur la manière dont l'Occident se perçoit lui-même à travers le passé magnifié dont il revendique l'héritage.

  • La vie et la personnalité de Démosthène (384-322 av. J.-C.) ont toujours fasciné les historiens. Défenseur intransigeant de la démocratie, patriote fervent face à Philippe de Macédoine, assimilé à une menace barbare, il aurait voué son oeuvre à servir ces causes et donné sa vie à la cité d'Athènes puisqu'il préféra se suicider plutôt que de tomber entre les mains ennemies après la défaite finale de sa patrie face aux Macédoniens.
    Cette vision, qui a longtemps prévalu, notamment dans l'historiographie française, s'effrite à présent. Des découvertes archéologiques montrent une Macédoine non point barbare mais authentiquement grecque ; de nouveaux textes épigraphiques et littéraires récemment publiés attestent un parti-pris de Démosthène souvent empreint de mauvaise foi.
    En d'autres termes, le moment est venu de faire le point sur notre connaissance de l'orateur et de l'homme politique, sans a priori, débarrassé de scories modernes qui ont voulu faire de lui le porte-drapeau flamboyant d'un nationalisme sourcilleux ou, à l'inverse, le politicien aveugle incapable de comprendre le sens de l'Histoire.

  • La période classique (Ve-IVe siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce. Elle a exercé une véritable fascination jusqu'à aujourd'hui grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité. Mais cette fascination est-elle pleinement justifiée, et est-elle réductible à la seule Athènes ?
    Cet ouvrage interroge la vision idyllique du monde grec à travers les événements, mais aussi les grands domaines de l'histoire (politique, société, culture, religion), pour aboutir à des conclusions plus nuancées sur une période qui reste l'une des plus fascinantes de la civilisation occidentale.

  • L'âge du Fer, qui correspond aux sept derniers siècles avant notre ère, marque la naissance des premières villes et des premiers États sur notre territoire. Le métal, qui donne son nom à la période, n'a joué qu'un rôle assez tardif durant ce moment essentiel où ont alterné phases de développement et de déclin, stratégies de concentration vers les premières villes fortes et moments d'éclatement. Grâce à l'archéologie préventive, les fouilles, réalisées dorénavant sur des surfaces suffisantes pour appréhender des sites de cette période, battent en brèche la vision traditionnelle et réductrice de ces sociétés.
    On comprend mieux, dès lors, comment l'organisation urbaine et étatique, adoptée dès la fin du IIe siècle avant notre ère, est à la source d'une nouvelle période historique, durant laquelle les sociétés sont devenues plus interdépendantes : des biens, des personnes, des idées, des savoir-faire circulaient dans toute l'Europe. Les mythiques cavaliers à la longue épée en fer, les relations avec les Grecs installés à Marseille, le pouvoir ostentatoire de la princesse de Vix, les grandes migrations et la furie guerrière celtiques, les sacrifices humains liés à une plus haute spiritualité, l'apparente étrangeté de l'art celtique, la mise au point, décisive, d'une agriculture adaptée aux terres difficiles des plateaux, les oppida - lieux névralgiques de la guerre des Gaules - prennent sens et relief dans cette perspective renouvelée. Autant de bouleversements de nos connaissances opérés sur cette période depuis les années 1990, dont la question de l'origine des Celtes, qui est elle-même reconsidérée.

  • La période classique (Ve-IVe siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce, la plus célébrée aussi. Elle a exercé une véritable fascination sur les siècles suivants grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité. Cette fascination n'est pas allée sans distorsions des réalités contemporaines, moins aisées à comprendre qu'il n'y paraît au premier abord. L'importance et le poids d'Athènes durant ces deux siècles a en effet occulté la diversité du reste du monde grec, tandis que l'appropriation par les civilisations occidentales du « miracle grec » a contribué à donner à cette période l'image d'un apogée dans tous les secteurs de la civilisation.
    De fait, de Marathon à Chéronée, de Miltiade à Démosthène en passant par Périclès, Hérodote, Thucydide, Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane, Phidias, Praxitèle, Platon ou Aristote, c'est Athènes qui semble fournir le fil conducteur à l'histoire, donner le ton à la civilisation du temps et préciser le cadre d'un éternel grec, dans ses réussites comme dans ses échecs.
    Mais Athènes n'est pas la Grèce et la vision idyllique d'un monde est ici discutée et partiellement remise en cause, au travers des événements, mais aussi des grands domaines de l'histoire (politique, société, culture, religion), pour aboutir à des conclusions plus nuancées sur une période qui demeure extraordinaire.

  • Ce livre part d'une expérience à laquelle l'auteur n'était pas particulièrement préparé : devenir président d'université. Le vote de la loi LRU en 2007, qui bouleversait l'équilibre des universités françaises déclencha dans nombre d'établissements une vague de protestation. C'est dans ce contexte que Patrice Brun prit la tête d'une liste dont la victoire aux élections allait me propulser à la tête de l'université Bordeaux 3.
    C'est cette histoire, de la marche vers le pouvoir jusqu'à son abandon volontaire, qui forme le fifi l rouge du récit. Mais entre ces deux moments extrêmes, la gestion des crises universitaires, des relations humaines à l'intérieur de la communauté mais aussi du simple quotidien, la découverte du monde des décideurs politiques et les rencontres avec des personnalités exceptionnelles offrent matière à réflexion sur les évolutions et les blocages de l'université française, sur la manière dont elle est perçue à l'extérieur et sur l'étrange façon qui est sienne de se croire le centre unique de la pensée.
    Entre la course aux honneurs et prébendes individuels et une recherche maladive de fonds liée au désengagement partiel de l'État, entre une rhétorique administrative et enseignante souvent hermétique et un besoin compulsif chez certains de faire moderne, on assiste parfois à l'oubli par les acteurs eux-mêmes de la mission première de l'université, celle d'un service public destiné à armer la Nation pour affronter les défis futurs.
    Ce livre porte la marque des réflexions parfois amères, parfois amusées d'un universitaire qui, à la place qu'il a occupée puis laissée, veut toujours se battre pour améliorer l'enseignement et la recherche.

  • Aux Ve et IVe siècles, Athènes connut une période extraordinaire de son histoire, marquée par deux phénomènes complémentaires et indissociablement liés l'un à l'autre, l'impérialisme et la démocratie. Née sur le champ de bataille de Marathon, la volonté de domination des Athéniens sur l'ensemble du monde grec se manifesta sans aucun scrupule et ne cessa de hanter les esprits, même dans les moments de doute. En parallèle, la cité se dota d'institutions de plus en plus démocratiques, marquées par un sévère contrôle des prérogatives des magistrats et une stricte limitation des ambitions de l'aristocratie. Jusqu'à ce que la poussée macédonienne, sous les coups de boutoir de Philippe, d'Alexandre et de leurs successeurs, bride pour jamais les ambitions internationales d'Athènes et abolisse la démocratie ancestrale.Pendant que la cité affirmait sa suprématie militaire un peu partout en Grèce, les Athéniens mirent en scène leur propre histoire en faisant graver des stèles de marbre rappelant les traités passés avec les alliés-sujets, en publiant les lois et décrets votés par le peuple, en multipliant les dédicaces, tant publiques que privées, aux dieux. L'agora, l'acropole, les sanctuaires se couvrirent peu à peu d'inscriptions, irremplaçables documents pour comprendre une histoire en train de se faire. Ce sont ces textes, reflétant l'image d'une cité sûre d'elle-même et dominatrice, qui sont ici traduits et commentés.Patrice Brun est professeur d'Histoire ancienne à l'Université Michel-Montaigne de Bordeaux. Il a notamment publié Les archipels égéens dans l'Antiquité grecque (Paris 1996), de L'orateur Démade (Bordeaux 2000) et, chez Armand Colin, Le monde grec à l'époque classique (2003).
    Athènes et le monde grec. Les guerres médiques. Les débuts de la ligue de Délos (478-431). La guerre du Péloponnèse (431-403). Le redressement d'Athènes (403-378). La seconde confédération (377-338). Les Athéniens sous la domination macédonienne (338-317). La vie dans la cité. La vie politique. Finances, comptes et inventaires. La vie religieuse. Phratries, genè, tribus et dèmes. Citoyens, métèques et esclaves.

  • La vie et la personnalité de Démosthène ont toujours fasciné les historiens. Défenseur intransigeant de la démocratie, patriote fervent face à la pression macédonienne assimilée à une menace barbare, il aurait voué son oeuvre à servir ces causes et donné sa vie à la cité d'Athènes puisqu'il préféra se suicider plutôt que de tomber entre les mains ennemies après la défaite finale de sa patrie face aux armées de Philippe de Macédoine.
    Cette vision, qui a longtemps prévalu, notamment dans l'historiographie française, s'effrite à présent. Des découvertes archéologiques montrent une Macédoine non point barbare mais authentiquement grecque ; de nouveaux textes épigraphiques et littéraires récemment publiés attestent un parti-pris de Démosthène souvent empreint de mauvaise foi.
    Cet ouvrage fait le point sur notre connaissance de l'orateur et de l'homme politique, sans a priori, débarrassé de scories modernes qui ont voulu faire de Démosthène le porte-drapeau flamboyant d'un nationalisme exigeant ou, à l'inverse, ont vu en lui le politicien aveugle, incapable de comprendre le sens de l'Histoire.

  • La période classique (Ve-IVe siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce, la plus célébrée aussi. Elle a exercé une véritable fascination sur les siècles suivants grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité.
    Cette fascination n'est pas allée sans distorsions des réalités contemporaines, moins aisées à comprendre qu'il n'y parait au premier abord. L'importance et le poids d'Athènes durant ces deux siècles a en effet occulté la diversité du reste du monde grec, tandis que l'appropriation par les civilisations occidentales du "miracle grec " a contribué à donner à cette période l'image d'un apogée dans tous les secteurs de la civilisation. De fait, de Marathon à Chéronée, de Miltiade à Démosthène, en passant par Périclès, Hérodote, Thucydide, Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane, Phidias, Praxitèle, Platon ou Aristote, c'est Athènes qui semble fournir le fil conducteur à l'histoire, donner le ton à la civilisation du temps et préciser le cadre d'un éternel grec, dans ses réussites comme dans ses échecs.
    Mais Athènes n'est pas la Grèce et la vision idyllique d'un monde est ici discutée et partiellement remise en cause, au travers des événements, mais aussi des grands domaines de l'histoire (politique, société, culture, religion), pour aboutir à des conclusions plus nuancées sur une période qui demeure extraordinaire.

  • La guerre faisait partie du quotidien des Grecs et, en ce sens, elle occupait une place majeure dans la société, débordant largement sur d'autres domaines (religion, économie, citoyenneté ...
    ). Ce sont toutes ces interactions, au-delà des modes de combat, qu'une étude sur la guerre doit mettre en valeur, et que l'on trouvera dans cet ouvrage.

  • La période classique (Ve-IVe siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce, la plus célébrée aussi. Elle a exercé une véritable fascination sur les siècles suivants grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité. Cette fascination n'est pas allée sans distorsions des réalités contemporaines, moins aisées à comprendre qu'il n'y paraît au premier abord. L'importance et le poids d'Athènes durant ces deux siècles a en effet occulté la diversité du reste du monde grec, tandis que l'appropriation par les civilisations occidentales du «

  • Ce recueil de cent quatre-vingts inscriptions grecques rarement ou jamais traduites en langue française permet de comprendre, grâce à des témoignages peu connus, comment, en dehors d'Athènes, les cités grecques ont cherché à dominer leurs voisines ou tenté de se libérer de leur joug. Les inscriptions fournissent également une image vivante des sociétés antiques, souvent ignorée des sources littéraires, bien mieux connues et toutes traduites depuis fort longtemps.

  • Une tempête à effrayer les âmes les mieux trempées, de mystérieux naufragés perdus dans les tréfonds du Pacifique oriental, la vie en milieu confiné d'un patrouilleur austral lancé sur les mers tumultueuses des 40èmes rugissants, tous ces textes - et quelques autres - écrits par neufs des vingt « écrivains de marine » français, nous rappellent une chose fondamentale : la mer a toujours été, est encore, et sera longtemps pour les hommes, l'un de leurs cinq « territoires d'aventure », à l'égal de ces autres espaces naturels que sont la montagne, le désert, la jungle et le ciel.

    Avec des textes de Sylvain Tesson, François Bellec, Loïc Finaz, Patrice Franceschi, Olivier Frébourg, Patrick Poivre d'Arvor, Emmelene Landon, Dominique Lebrun et Jean Rolin.

  • Dès la plus haute Antiquité apparaissent de nombreuses preuves de l'existence d'organisations de renseignement dans toutes les grandes civilisations : au Moyen-Orient (Mésopotamie, Egypte, Perse), en Extrême-Orient (Inde et Chine) et en Europe (Grèce, Carthage et Rome). L'espionnage est attesté par des textes nombreux : la Bible ; les inscriptions des temples de Louxor ; les récits d'Hérodote et ceux des historiens romains ; et les deux plus anciens traités de stratégie au monde : L'Arthasastra de Kautilya (Inde) et L'Art de la Guerre de Sun Tse (Chine).

    Au Moyen Âge, les pratiques du renseignement se pérenisent, notamment dans l'Empire byzantin et en Chine. Les Vikings y recourent systématiquement lors de leurs raids, tout comme les Normands pour la conquête de l'Angleterre. Pendant les Croisades, l'espionnage est pratiqué tant par les royaumes chrétiens que musulmans, comme pendant la guerre de Cent Ans. Les opérations clandestines s'observent également dans la péninsule ibérique lors de la Reconquista, dans l'Amérique préhispanique et au Japon, avec les mystérieux ninjas.

    Ainsi, tout au long de l'Antiquité et du Moyen Âge, principautés, royaumes et empires qui s'affrontent pour la domination du monde conduisent des actions secrètes qui comportent tous les volets de l'espionnage moderne : espionnage, contre-espionnage, écritures secrètes, interception des courriers, assassinats ciblés... Ce sont quelques uns des plus beaux épisodes de l'histoire du renseignement de l'Antiquité et du Moyen Âge que ce livre propose au lecteur.

    Trente contributions produites par vingt-cinq auteurs de haut niveau, universitaires reconnus et spécialistes du renseignement, font de ce travail une somme tout à fait originale et exceptionnelle.

  • L'Asie mineure occidentale au IIIe siècle Nouv.

    Le long IIIe siècle a.C. est un pont entre un monde issu des conquêtes d'Alexandre et l'arrivée des Romains sur la scène « internationale ». La partie occidentale de l'Asie Mineure est alors une région où les monarchies naissantes tentent de consolider leurs territoires. Elles développent avec les cités grecques des relations et l'on assiste à un épanouissement de la vie civique : constructions, inscriptions, monnayage connaissent alors une véritable efflorescence.
    Des dynamiques plus profondes voient les sociétés de la région se transformer sous l'effet de nouvelles normes culturelles et institutionnelles que l'on ne peut plus résumer à un simple processus d'hellénisation. L'ouvrage propose un florilège de recherches actuelles sur ces questions.

  • Depuis l'apparition du langage articulé, l'humain n'a eu de cesse de mettre des mots sur le monde qui l'entoure, pour le rendre intelligible et tenter de s'adapter à des réalités complexes et mouvantes. Parmi ces mots, une centaine de concepts-clés portent sur la manière dont il occupe l'espace, l'aménage, l'exploite et le transforme.

    À partir d'un travail collectif entre archéologues, géographes, historiens et modélisateurs, cet ouvrage propose de décliner ces mots dans le temps et dans l'espace : il s'agit de mettre au jour et confronter les points de vue, de marquer les convergences, mais aussi les incertitudes et parfois les désaccords entre disciplines, à partir des définitions générales et des emplois rencontrés au cours des dernières décennies.

    /> L'ouvrage est organisé en quatre parties, consacrées aux "mots-outils" (espace, temps, processus, etc.), aux concepts liés à la dynamique du peuplement (émergence, transmission, résilience, etc.), à la spatialité des sociétés (territoire, métropole, réseau, etc.), et aux processus ou discours relatifs à la décroissance. Tout au long du livre, les discussions théoriques sur les concepts sont enrichies par des présentations de dossiers thématiques portant sur des contextes géographiques et historiques variés. De Babylone à Chichen Iza en passant par les villes celtes ou la décroissance actuelle de villes russes ou allemandes, l'ouvrage intègre ainsi une collection de cas écrits par des spécialistes des systèmes de peuplement.

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