• « J'ai commencé à écrire ce texte il y a désormais bien longtemps, en 1982 ou 1983. La situation dans laquelle je me trouvais était réellement désespérée ; j'étais dans une prison de haute sécurité depuis déjà trois ans pour des raisons politiques et j'ignorais comment en sortir. Je cherchais dans l'analyse de la souffrance une clé pour résister. » C'est dans le Livre de Job, qu'il a lu et commenté à sa façon, que Toni Negri va finalement trouver une telle force. On ne l'attendait pas forcément là. L'expérience de son exil politique en France et celle de son incarcération en Italie lui ont fait découvrir la modernité du livre biblique. Texte de l'échec et de la solitude qui renvoie Toni Negri à l'échec du mouvement de contestation violente qui a secoué l'Italie dans les années 1970. Job devient le héros paradoxal de tous ceux qui entrent en résistance, qui s'opposent et interpellent les puissants pour changer le monde.

    Traduit par Judith Revel, Job, la force de l'esclave est à la fois un livre de philosophe, un livre personnel qui croise les chemins de l'autobiographie et un livre spirituel d'un penseur matérialiste.

  • Trilogie de la différence

    Negri-A

    • Stock
    • 18 Mars 2009

    La trilogie de la différence, comprenant essaim, l'homme plié et cithéron, réunit l'oeuvre théâtrale à ce jour du philosophe antonio negri.
    La première pièce essaim - didactique du militant -, qui date de 2004, se confronte à la tradition du théâtre didactique de bertolt brecht et heiner müller. elle se déploie sur quatre séquences et douze tableaux. l'homme et le choeur en sont les protagonistes. l'homme, au début de la pièce, pétrifié par l'indignation, se détermine à la violence. le choeur en prend acte. la parole les saisit l'un et l'autre, perturbe, intercède, et se fait expression commune. l'homme, par ce dialogue, s'affranchit des affects malheureux, et envisage de nouveaux modes de vie et de résistance.
    La deuxième pièce l'homme plié - didactique du rebelle -, qui date de 2005, se déroule en italie, aux premiers jours de la guerre et se termine au printemps 1945. un homme se plie « face aux fascismes qui toujours resurgissent » pour ne pas se briser. les passions les plus joyeuses naîtront de son refus et de sa résistance. contexte et paysage se trouveront à jamais modifiés par son action.
    Enfin, la tragédie cithéron - didactique de l'exode - , qui date de 2006, est une libre interprétation des bacchantes, d'euripide. ici, l'espérance de l'exode sombre dans la tragédie, et sa didactique se concentre sur trois figures de la condition humaine : kairòs (pour dionysos), tempestus (pour agavé), et typhon (pour penthée). trois mots qui, dans des langues et en des temps différents, expriment la décision théorique, le drame éthique et la folie politique qui hantent alternativement le coeur de celui qui a choisi l'exode.
    Dans trilogie de la différence, la rencontre entre théâtre et philosophie ne repose pas sur des arguments ou sur des figures déployées, mais dépend du langage et de sa transformation. langage, temps, résistance, création, les mots prennent corps et anticipent le commun.

  • Cet ensemble de dix ateliers, tenus au Collège International de Philosophie en 2004-2005, a été consacré à formuler une nouvelle grammaire politique. Biopolitique, bio-pouvoirs, contrôle, multitude, peuple, guerre, frontières, dépendance et interdépendance, État, nation, commun, différence, résistance, droit subjectif, révolution, liberté, démocratie : voilà quelques-uns des thèmes de cette « fabrique du futur ». Car la post-modernité que dessine sous nos yeux Antonio Negri a toutes les apparences d'une fabrique de porcelaine qu'avec notre maladresse et notre difficulté à anticiper l'avenir nous risquons d'endommager sérieusement pour les générations à venir. C'est donc à une extrême vigilance philosophique et politique à laquelle le philosophe nous convie. A l'origine de cette fabrique, deux convictions : d'une part, le « siècle bref » - celui qui, de 1917 à 1968, a réalisé le socialisme et dans lequel nous avons appris à penser - est désormais fini ; d'autre part, le fait que cette fin a entraîné avec elle toutes les catégories politiques d'une modernité dont le socialisme faisait lui-même partie. Face à une réalité insupportable, l'indignation mais aussi l'espérance révolutionnaire et la volonté de transformer le monde se présentent aujourd'hui sous de nouvelles figures devant être interprétées et réinventées. Dans ces conversations, Antonio Negri cherche à suivre - avec une passion jamais démentie - la formation d'un nouvel horizon politique : une manière de définir d'autres pratiques et d'autres expressions de la démocratie.

  • Critique radicale de l'idéalisme dont les valeurs transcendantales sont encore dominantes aujourd'hui, cet essai pose à nouveau une question essentielle : les pauvres, c'est-à-dire les sans-pouvoir, pourront-ils un jour décider du destin de l'humanité et construire, en tant qu'hommes libres, une vie sous le signe du commun ?
    Le parcours philosophique d'Antonio Negri, tout en maintenant toujours en toile de fond cette interrogation, interroge l'événement de la connaissance dans sa relation au temps (kairòs, le moment juste), mais aussi l'expérience de la nomination (donner un nom aux choses) et une nouvelle forme de rapport entre les êtres. Ainsi, à travers la volonté commune (Alma Venus) et l'expérimentation de la multitude, nous découvrons une autre mesure de la liberté.
    Avec ce texte écrit en prison, Antonio Negri cherche à trouver au sein du matérialisme une source de résistance et le fondement d'une constitution éthique.

  • Acomme... arme, attentat, action, attente, avenir bcomme... brigades rouges ccomme... champ dcomme... déchirure ecomme... empire, eugénisme fcomme... fascisme gcomme... globalisation hcomme... heidegger, hybridation icomme... inconscient, innocence, invention jcomme... jamais plus, joie kcomme... kant, kairòs lcomme... lombard mcomme... multitude, matière, monstre ncomme... nommer, negri, neutre ocomme... oppression pcomme... panique, prière, passion qcomme... que dire?

    Rcomme... résister, retour scomme... sensualité tcomme... tentation, terre, twin towers ucomme... unité vcomme... venise wcomme... wittgenstein xcomme... l'inconnue de l'équation ycomme... yeux zcomme... zénon d'élée

  • Le tarot symbolique d'Oswald Wirth Nouv.

    Oswald Wirth est le dernier et le plus grand auteur de l'école française de tarot. La force est XI et la justice est VIII. Véritable référence de la tarologie divinatoire, Le Tarot d'Oswald Wirth est l'un des rares tarots à dévoiler la clé de la connaissance des anciens initiés, véhiculée en secret depuis des millénaires.
    En associant les systèmes de réductions théosophiques (ce qui peut être appris de l'expérience que nous vivons) et les tétrades (l'expérience en elle-même), son origine et son développement possible, chacun sera à même d'interpréter les messages des 78 lames magnifiquement illustrées, avec justesse et précision.

  • Le code du patrimoine Dalloz présente le code officiel réglementant la gestion des biens (mobiliers, immobiliers et immatériels) présentant un intérêt historique, artistique, archéologique, esthétique et scientifique ou technique, enrichies de bibliographies, de notes de jurisprudences et de commentaires explicatifs.
    Cette troisième édition est notamment à jour des textes suivants:
    - le Décret du 21 juin 2019 relatif aux abords de monuments historiques, aux sites patrimoniaux remarquables et à la dispense de recours à un architecte pour les coopératives d'utilisation de matériel agricole;
    - la Loi du 29 juillet 2019 pour la conservation et la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris et instituant une souscription nationale à cet effet.
    L'ensemble du code est enrichi d'annotations de jurisprudence et de commentaires explicatifs de spécialistes de la matière. Il s'adresse principalement aux collectivités territoriales, aux associations ainsi qu'aux juristes spécialisés dont la mission est de protéger le patrimoine public et privé.

  • Domination et sabotage (1977) est l'un des textes clés de la Séquence rouge italienne des années 1960-1970. Il constitue une intervention décisive, qui est, tant par sa portée théorique que politique, comparable à Ouvriers et capital de Mario Tronti. Contribuant à cette grande séquence d'insubordination ouvrière et sociale qui a culminé lors du "mouvement de l'Autonomie de 77", Antonio Negri insiste sur la reconfiguration des potentialités de rupture avec l'ordre capitaliste dont est porteur le sujet de classe.

    "Refus du travail", "l'autovalorisation prolétaire est sabotage", etc. ; autant de mots d'ordre qui renvoient à l'émergence d'une nouvelle figure de la conflictualité sociale.

  • « Je vous propose de lire la composition du capital du point de vue des luttes des travailleurs, des résistances de la multitude face au commandement du capital - et éventuellement du point de vue des soulèvements du prolétariat. Je veux donc parler d'histoire du prolétariat, du rapport antagoniste entre le capital et le travail vivant, et par conséquent de la transformation de la composition technique et de la composition politique de la force de travail, des mutations des procès de travail et de valorisation, et puis enfin de celles des formes de vie et des institutions. » Antonio Negri, né en 1933 à Padoue, est l'un des grands intellectuels critiques de notre temps. Après un entretien dans lequel il revient sur le sens politique qu'il a attribué à la lecture de Marx aux différentes étapes de son parcours, de l'opéraïsme italien des années 1970 à sa collaboration actuelle avec Michael Hardt en passant par l'exil et la prison, voici une conférence où il ramasse sa pensée en une forte analyse du développement capitaliste, où l'économie est indissociablement politique.

  • Il y a, dans Les Nouveaux espaces de liberté, livre rédigé à quatre mains au tout début des années 1980, une énergie rare qui contraste avec le recul de l'orientation révolutionnaire dans les années 1970. Ici, aucun recul - aucune « mort du politique », comme on disait beaucoup alors  ; au contraire, une volonté d'affirmation réitérée et réorientée. Affirmation politique.
    Texte suivi de : DES LIBERTÉS EN EUROPE, de Félix Guattari, de LETTRE ARCHÉOLOGIQUE, de Toni Negri et de la « POSTFACE » à l'édition américaine de 1990, de Toni Negri

  • Troisième ouvrage issu de la collaboration entre Antonio Negri et Michael Hardt, Commonwealth poursuit la critique du triumvirat république, modernité et capital, en affirmant la nécessité d'instituer et de gérer un monde de richesses partagées. Le commun en question est de nature écologique mais aussi biopolitique, puisque ce sont les connaissances, langages, images, codes, affects et réseaux de communication qu'une société produit de manière collective. Face à une république devenue république de la propriété privée - tant au niveau national que global - au fil des constitutions et des grandes révolutions bourgeoises, la multitude doit apprendre à se réapproprier le commun, et devenir par là un projet d'organisation politique.
    Pour ce faire la critique ne suffit pas, aussi Negri et Hardt esquissent-ils les ligne de fuite de l'alter-modernité - ces forces de résistance mais aussi de renouvellement. Negri et Hardt confient donc la lutte des classes à l'autonomie croissante du travail biopolitique. Ainsi les aptitudes économiques montrent la voie aux aptitudes politiques de la multitude. Cet ouvrage, et l'étude des manières d'instituer le commun qu'il propose, gagne une nouvelle perspective au vu des événements récents, notamment du printemps des révoltes arabes.

  • Contre l'avis de ses parents, qui ont fui Saint-Just, origine des malheurs de leur famille, Gabriel se félicite de sa nomination comme instituteur dans le village cévenol. Vivre dans cet environnement qui l'enthousiasme, enseigner dans ce décor dont il ne cesse de s'extasier sont un bonheur permanent qui est à son comble quand il fait la rencontre de la belle Claire, maman de Suzette, l'une de ses élèves. Mais Claire, l'artiste parisienne, n'est pas la bienvenue au village et en subit médisances et méchancetés. Gabriel va alors tout faire pour accorder ses deux amours...

  • Dans cette série d'interventions prononcées entre la publication d'Empire et celle de Multitude, deux volumes qui ont été salués par la critique internationale et qui ont probablement changé le regard que nous portons sur la mondialisation, Antonio Negri revient sur un certain nombre de points essentiels pour sa propre analyse. Il s'agit, dans un regain de précision qui n'exclut ni la ferveur politique ni la passion du monde, de construire des instruments nouveaux pour penser notre présent à la hauteur de ce qu'il est : irrémédiablement différent, complexe, difficile. Mais il s'agit aussi de réaffirmer tout à la fois la nécessité de comprendre et celle de s'indigner devant l'injustifiable, et de nourrir envers et contre tout l'idée d'une autre manière de vivre ensemble parce que le présent est porteur de révoltes, d'espoirs et de progrès.
    Dans cette fascinante généalogie de la pensée négrienne, dans ce « laboratoire » mis à disposition des lecteurs, lentement, certains concepts prennent forme ; des hypothèses émergent - d'abord de manière seulement esquissée, puis avec plus de force ; des argumentations se construisent.
    Traversées de l'Empire est à la fois un précieux texte permettant d'aborder de manière différente l'une des pensées majeures de la critique politique du xxie siècle, et la trace passionnante d'une pensée en train de se faire, procédant par à-coups, reprises, corrections et nuances, et n'hésitant pas à remettre à l'ouvrage ce qui semblait tenu pour acquis : le récit d'une aventure intellectuelle autant que celui d'une remarquable analyse critique de actualité.

  • Antonio negri, art et multitude traduit de l'italien par judith revel, nicolas guilhot, xavier leconte et nicole sels. où donc situer le beau dans le passage du moderne au postmoderne ? la question ne s'arrête pas à l'abstraction. une mutation s'est opérée. selon antonio negri, créer n'a plus aucun lien avec quelque nature que ce soit, ce n'est pas non plus une sublimation, mais une démesure (« excédence ») qui découvre des formes instituées comme surplus de la production. dans un monde global à tendance impériale, créer et générer deviennent des gestes de résistance, réinventant constamment des singularités (objets, signes) prises dans le commun : c'est la multitude.
    Antonio negri, philosophe, essayiste et dramaturge, a participé aux luttes politiques et sociales des années 1960-70 en europe. longtemps professeur de sciences politiques à paris, il est l'auteur de nombreux ouvrages de philosophie parmi lesquels marx au-delà de marx (bourgois, 1979), l'anomalie sauvage, puissance et pouvoir chez spinoza (puf, 1982) et, en collaboration avec michael hardt, empire (exils, 2000). trilogie de la différence (stock, 2009) rassemble ses pièces essaim (2004), l'homme plié (2006) et cithéron (2007).

  • La véritable politique des philosophes classiques, c'est leur ontologie, tel est le principe qui guide ce livre, écrit en prison pendant les années 1979-1980.
    Le néoplatonisme de la renaissance avait forgé l'utopie d'un développement spontané du capitalisme de marché. mais les grandes philosophies bourgeoises - descartes, hobbes, rousseau, hegel - devront insérer la crise au coeur de ce développement, et donc de l'ontologie. pour elles, l'appropriation suppose toujours la médiation dialectique d'un pouvoir qui lui est extérieur. à l'opposé, spinoza reprend l'exigence révolutionnaire de la renaissance, mais en transformant complètement son cadre ontologique.
    Coupant court à toute dialectique, qui n'est jamais que la ruse ultime de la médiation bourgeoise, il pense l'être comme surface, plénitude, multiplicité. il forme ainsi une théorie de la pratique collective et de la force productive humaine, toujours tendue vers plus d'autonomie. radicalement matérialiste, cette philosophie qui affirme la puissance contre le pouvoir devient alors une anomalie sauvage, inscrite dans cette autre anomalie historique : la hollande du xviie siècle.

  • Dans une ferme cévenole, Augustin et Adeline vivent leurs vieux jours, heureux et paisibles. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Se connaissant depuis leur plus tendre enfance, la vie a pris quelques détours pour les réunir enfin. Augustin, brisé par un drame, s'était coupé du monde et aurait pu sombrer dans la folie. Mais la douce et sauvageonne Adeline, tout aussi meurtrie que lui, a su faire renaître l'amour de la vie.

  • Ce livre n'est pas un manifeste. Les manifestes entendent faire advenir un autre monde en endossant le rôle du prophète qui crée un peuple à son image. Les mouvements de protestation contemporains, dont Occupy Wall Street ou les Indignés constituent la dernière expression, ont renversé cet ordre, rendant les manifestes et les prophètes obsolètes. Ils sont descendus dans la rue et, au lieu de suivre les puissants sur leurs lieux de réunions officielles ou officieuses, ils ont occupé les places et les espaces publics : ils n'entendent pas tant constituer une menace face aux puissants qu'une force de proposition. Plus important encore, ces multitudes mobilisées, à travers leurs discours comme leurs pratiques, leurs slogans et leurs désirs, ont engendré de nouveaux principes politiques : comment leurs déclarations peuvent-elles devenir les principes d'organisation d'une nouvelle société ? Comment peuvent-elles réinventer des relations sociales susceptibles de ruiner les rapports d'exploitation de l'ancien monde ? Comment ces déclarations de révolte peuvent-elles devenir un pouvoir véritablement constituant ?

  • Spinoza et nous

    A Negri

    • Galilee
    • 14 Octobre 2010

    Il y a presque trente ans, L'Anomalie sauvage, le premier texte d'Antonio Negri consacré à Spinoza, tentait de construire une autre lecture du philosophe d'Amsterdam.
    Cette réouverture des thématiques spinoziennes s'inscrivait dans ce qui s'était plus généralement donné, à partir de 1968, comme une nouvelle épistémè d'innovation et de révolution. Il s'agissait alors de rendre possibles tout à la fois la conscience et la volonté d'agir pour la transformation, le dépassement du mode de production capitaliste et l'affirmation de l'égalité et du commun des hommes. Dans le sillage d'Alexandre Matheron et de Cilles Deleuze, il fallait donc essayer d'investir le terrain de reconstruction de l'histoire humaine, depuis les cupiditates jusqu'à l'idéal de la démocratie absolue, et chercher à en dire le visage présent.
    Aujourd'hui, après la chute du socialisme réel le capitalisme a essayé de se renouveler : hégémonie du travail cognitif, dimensions financières, extension impériale. Pourtant, chacune de ces mutations est en crise. Le néolibéralisme et ses élites ont conduit le monde à sa faillite à travers des guerres et des destructions sans cesse renouvelées - ultimi barbarorum les aurait sans doute qualifiés Spinoza.
    Au XVIIe siècle, dans l'affrontement avec la lourdeur contre-réformée des religions et la naissance de l'absolu souverain, l'expérience critique et constructive de la philosophie spinozienne représentait une détermination " sauvage " essentielle à la reformulation interne - hérétique et subversive - de la pensée politique moderne. Mais le spinozisme peut-il aujourd'hui constituer une véritable " alternative ", au terme d'une modernité qui n'en finit pas de trépasser sous nos yeux ?

  • Le secret de Théophile

    Gérard de Negri

    • De boree
    • 13 Février 2020

    Théophile meurt à 92 ans et laisse son mas perdu dans les Cévennes à son ami Jean, ancien instituteur qui cherche à donner un sens à sa nouvelle vie de retraité. Venu vivre au mas, Jean découvre une longue lettre que lui a laissé Théophile, lui confiant la délicate mission de retrouver sa fille Claire, avec laquelle il avait rompu définitivement. Respectant le dernier souhait de son ami, Jean décide de relever ce défi qui va bouleverser sa vie, et peut-être le mener enfin au bonheur ?

  • Selon antonio negri et giuseppe cocco, comme le montre exemplairement la situation latino-américaine, nous vivons aujourd'hui un interrègne historique caractérisé par la crise du pouvoir souverain, crise comparable à celle qui marqua le passage de l'époque médiévale aux temps modernes.
    Cette situation exige de nous que nous nous libérions de tous les dogmatismes, y compris de ceux qui se présentent comme " révolutionnaires ". a l'opposé des commentateurs qui voient dans les mouvements politiques latino-américains qui ont porté lula, kirschner, chavez et evo morales au pouvoir le symbole d'un renouveau triomphal de la perspective " nationaledéveloppementiste " de l'anti-impérialisme classique ou qui leur reprochent au contraire leur supposée pusillanimité, negri et cocco avancent l'hypothèse selon laquelle le problème qui s'impose aujourd'hui aux pays latino-américains n'est pas de relancer les politiques de développement économique " nationalistes ".
    Il s'agit plutôt, d'une part, de gouverner l'interdépendance qui constitue la réalité nouvelle de l'amérique latine à l'heure de la mondialisation et, d'autre part, de maximiser l'autonomie et la puissance d'agir des mouvements populaires et indigènes inédits qui s'y sont épanouis. prolongeant, illustrant et précisant les analyses développées précédemment par michael hardt et antonio negri dans empire et multitude, les auteurs de global nous permettent de saisir avec force ce qui aujourd'hui se joue d'essentiel en amérique latine notre monde.

  • Le philosophe politique italien Toni Negri s'interroge ici sur la place de l'art dans le monde actuel.
    Dominé par la globalisation et la saturation du capitalisme, l'art comme le travail sont devenus abstraits. Où donc situer le beau dans le passage du moderne au post-moderne? La question ne s'arrête pas à l'abstraction. Une mutation s'est opérée. Selon Negri, créer n'a plus aucun lien avec quelque nature que ce soit, ce n'est pas non plus une sublimation, mais une démesure (" excédence") qui investit la multitude et découvre des formes à situer comme surplus de la production.
    Dans un monde global à tendance impériale, pour qui la guerre est nécessaire, créer et générer deviennent des gestes de résistance, réinventant constamment des singularités (objets, signes), mais prises dans le commun. C'est la multitude. Le désir d'expression artistique est partout présent quand la multitude agit de manière créative. L'art investit la vie, là où elle se reproduit parce que notre puissance est plus grande que notre capacité à nous exprimer, " c'est là que la chair du monde peut devenir corps, et la génération peut devenir beauté".
    Les seules valeurs artistiques qui vaillent anticipent ce devenir de la multitude.

  • Le coeur des cimes

    Gérard de Negri

    • De boree
    • 11 Octobre 2017

    Suzette et son petit frère, Louis, coulent des jours heureux auprès de leurs parents. Ils aiment par-dessus tout monter au mas de Cadapuech, où Adeline et Augustin vivent depuis toujours. Quand le vieil homme leur promet une randonnée merveilleuse, Diégo, le meilleur ami de Louis, est bien sûr de la partie. Ces deux-là sont passionnés de nature et ne quitteraient pour rien au monde le pays. Suzette, quant à elle, a hérité de sa mère le goût pour la musique.
    Reçue au Conservatoire de Paris, la jeune femme va enfin pouvoir faire éclore son talent, à force de travail et de volonté. Mais alors qu'elle est de retour pour quelques jours dans sa montagne natale, elle va assister à une effroyable scène entre le maire du village et sa maîtresse. Témoin involontaire d'un meurtre, Suzette doit garder le silence par crainte des représailles. Mais combien de temps encore pourra-t-elle taire ce terrible secret qui la ronge ?

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