• Cet ouvrage prépare à la nouvelle question d'histoire moderne du capes et de l'agrégation d'hist-géo (Etat, pouvoirs et contestations politiques dans les monarchies françaised et britannique et dans leurs colonies américaines (v. 1640-v. 1780))

  • La noblesse bordelaise apparaissait forte de plus de 800 familles en 1789 et globalement assez récente car souvent issue des intérêts commerciaux. Elle était dominée par les magistrats du Parlement et très riche car adossée à une puissante propriété viticole qui, grâce aux propriétaires nobles, avait effectué au XVIIIe siècle la mutation de la qualité. Très fortunés, à la veille de la révolution, les nobles bordelais furent particulièrement frappés par la Terreur, dans leur vie comme dans leurs biens. L'une des originalités de ce travail est justement de ne pas considérer 1789 comme une frontière infranchissable et d'aller jusqu'en 1830 pour constater qu'anémié et réduit, le groupe comportait encore des positions très fortes dans l'économie locale comme dans la vie politique. « Fallait-il que tout change pour que tout reste identique » se serait exclamé le Guépard de Lampedusa devant le « faubourg Saint-Germain de Bordeaux » ?

    Historien moderniste d'une rigueur incontestée, Michel Figeac peint une grande fresque de la noblesse à Bordeaux au XVIIIe siècle. Cette oeuvre, s'appuyant sur un socle documentaire imposant, franchit les limites de l'histoire locale et se révèle fondamentale pour éclaircir les événements qui ont secoué la France entière entre les années 1770 et 1830.
    Destins de la noblesse bordelaise est la réédition du volume paru en 1996 sous le même titre pour la Fédération Historique du Sud-Ouest et désormais épuisé.

  • La noblesse bordelaise apparaissait forte de plus de 800 familles en 1789 et globalement assez récente car souvent issue des intérêts commerciaux. Elle était dominée par les magistrats du Parlement et très riche car adossée à une puissante propriété viticole qui, grâce aux propriétaires nobles, avait effectué au XVIIIe siècle la mutation de la qualité. Très fortunés, à la veille de la révolution, les nobles bordelais furent particulièrement frappés par la Terreur, dans leur vie comme dans leurs biens. L'une des originalités de ce travail est justement de ne pas considérer 1789 comme une frontière infranchissable et d'aller jusqu'en 1830 pour constater qu'anémié et réduit, le groupe comportait encore des positions très fortes dans l'économie locale comme dans la vie politique. « Fallait-il que tout change pour que tout reste identique » se serait exclamé le Guépard de Lampedusa devant le « faubourg Saint-Germain de Bordeaux » ?

  • Echanges et metissage des cultures materielles entre la nouvelle-aqui taine et les outre-mers (xviii Nouv.

    À la suite de l'ouvrage pionnier de Fernand Braudel, Civilisation matérielle, Économie et capitalisme, les historiens ont montré à quel point les relations avec les mondes extra-européens ont pu être à l'origine de nouvelles manières de vivre, par suite du goût pour les produits exotiques et de l'accroissement de leur consommation au siècle des Lumières. Le sujet est considérable puisqu'il s'insère aussi bien dans le nouveau concept d'histoire globale que dans celui d'Atlantic History. La question est d'une importance essentielle parce qu'elle engendre des transformations des sociétés de l'Europe de l'Ouest et du Nord-Ouest et qu'il faut aussi penser aux transferts qui s'opérèrent dans l'autre sens, de l'Europe vers l'Amérique.Les auteurs travaillent de manière concrète sur des objets, des produits, des denrées susceptibles de déclencher de nouvelles formes de consommations et de nouvelles manières de vivre de part et d'autre de l'Atlantique. La mondialisation de l'économie s'accélère sous l'égide d'Européens (armateurs, négociants, planteurs, colons...) avec la mise en place de systèmes coloniaux ou « impériaux », homologues et concurrents, segmentant les trafics intercontinentaux. Des objets jusqu'alors peu connus se généralisent (livres, montres, miroirs), des ustensiles nouveaux apparaissent (tabatières, porcelaine), destinés aux marchandises d'origine coloniale (thé, café, chocolat, tabac). En un siècle, certains biens sont donc passés du statut de produits de luxe à celui de consommations ordinaires. Notons que ces produits, le thé mis à part, s'inscrivent dans le cadre de l'Atlantic History, le sucre étant en particulier, avec la traite des noirs, la cause d'un accroissement quasi vertigineux des trafics atlantiques.

  • Qu'est-ce que la noblesse en France ? Et ne s'agit-il pas plutôt des noblesses ? Comment s'est-elle construite et comment, du XVIe siècle à l'après-Restauration a-t-elle survécu aux assauts de la monarchie et à l'épisode révolutionnaire ? Quels furent ses usages, ses cadres de vie ? Cette synthèse inédite et exhaustive propose le tableau détaillé d'un monde très divers mais aussi de l'histoire de l'Etat, des évolutions économiques et culturelles sur plus de trois siècles. Elle s'inscrit dans une étude renouvelée de l'histoire sociale et aide à mieux comprendre la réalité de la société française.

  • Bateau, cabinet de curiosités, costume, pharmacopée, jardin, instruments de musique, uniforme... autant d'objets, familiers ou inattendus, de lieux et de manières qui faisaient la vie quotidienne des Français de l'Ancien Régime. Pourtant, lorsque nous croisons ces silhouettes du passé au détour d'une promenade, d'une lecture, d'une visite, savons-nous les reconnaître, comprendre ce qu'elles furent réellement ? Retrouver la saveur, l'intimité d'un temps révolu mais encore si proche de nous : c'est à ce voyage que nous invitent les auteurs de ce dictionnaire, démontrant avec brio l'importance de la vie matérielle dans l'histoire des peuples.

  • Du début du xvie siècle au milieu du xviie siècle, la nébuleuse chrétienne éclate. a l'intérieur, les coups sont portés par les protestants, en lutte contre la papauté et ses fidèles, qu'ils accusent d'avoir trahi le message du christ. à l'extérieur, les ottomans multiplient les conquêtes, fragilisant encore les frontières de la respublica christiana.
    Les motifs sont religieux, certes, mais ils ne doivent pas faire oublier que ces guerres sont aussi des affrontements de puissance qui embrasent l'europe, de l'atlantique à l'oural, de la scandinavie aux bords de la méditerranée. dans ces terres où la majorité des chrétiens ont vécu leur foi en se souciant de dieu et du quotidien sans forcément se transformer en guerriers, d'autres se sont affrontés sous des formes multiples : violence nue, massacre des corps... la guerre est aussi celle des mots et de l'écrit, le choc des images entre des confessions chrétiennes rivales, érigées en églises, persuadées de détenir la vérité.
    Synthèse inédite, cet ouvrage s'appuie sur les dernières recherches historiques et un collectif d'auteurs de renom pour analyser ces affrontements religieux qui, après avoir mis l'europe à feu et à sang, ont marqué la suprématie des états et favorisé l'autonomisation partielle du politique vis-à-vis du religieux.

    Michel figeac a dirigé cette publication avec la participation de serge brunet, olivier caporossi, olivia carpi, philippe castagnetti, olivier chaline, sylvio hermann de franceschi, charles giry-deloison, bruno leal, jean-pierre poussou, éric schnakenbourg, éric suire, marc venard, bernard vogler, anne wegener sleeswijk.

  • « Il m'a suffi de cette ville triste et belle, de son fleuve limoneux, des vignes qui la couronnent, des pignadas des sables qui l'enserrent et la font brûlante pour tout connaître de ce qui devait m'être révélé. Où que j'aille désormais, au-delà des océans et des déserts, mon miel aura toujours le goût de la bruyère chaude, en août, quand l'appel du tocsin et l'odeur de la résine brûlée interrompaient mes devoirs de vacances. »
    C'est avec ces mots chargés de passion et de sensualité que François Mauriac décrit le pays de son enfance et en dégage la profonde originalité. C'est à la compréhension de cette identité que les Editions Bordessoules vous invitent en retraçant sur plus de vingt siècles l'histoire de cette terre faite de sable et de graves, de rivières et d'étangs, et dont le passé se résume trop à quelques clichés qui vont de l'occupation anglaise à la capitale des jours de débâcle, en passant par le temps des îles à sucre et l'aventure révolutionnaire des Girondins...
    C'est à cette découverte du passé du plus grand département que nous vous convions...

  • Les châteaux sont autant de livres d'histoire. S'y lisent sur leur façade, bien souvent, des siècles d'évolution architecturale. Chaque génération voulant moderniser la demeure ancestrale à l'intérieur comme à l'extérieur. Ils sont aussi des lieux de pouvoir comme le signifient chartriers et terriers, symboles de la domination exercée sur les communautés villageoises. Ce pouvoir sur les hommes s'étendait d'ailleurs symboliquement sur la nature, comme l'expriment les jardins, véritable trait d'union entre le minéral et le végétal.
    Mais les châteaux, ce sont aussi des sociabilités, un genre de vie, une culture découverte au rythme des parties de chasse, des fêtes ou de ces pièces théâtrales où se représentait une société. Ce côté de Guermantes de l'historien est un peu tout cela.
    /> Ce livre restitue toute la réalité d'un patrimoine français dans sa diversité sociale chronologique et régionale entre la Renaissance et la veille de la Révolution. Qui irait prétendre que l'on vivait de la même manière dans l'Anet de Diane de Poitiers, le Clagny de Madame de Montespan ou le Bellevue de Madame de Pompadour ? Qui pourrait penser que la vie était identique dans les folies péri-urbaines ou les manoirs bretons où nous guident successivement le comte de Bastide puis Chateaubriand oe

    Michel Figeac est Professeur d'Histoire Moderne à l'Université Michel de Montaigne Bordeaux 3. Il est notamment l'auteur de L'automne des gentilshommes (Champion, 2002) et de Destins de la noblesse bordelaise (Fédération Historique du Sud-Ouest, Bordeaux, 1996).
    La diversité castrale à l'époque moderne. Les grandes phases de construction : un palimpseste architectural. Château, statut social et niveau de fortune : un reflet des hiérarchies sociales. La dimension régionale de la diversité castrale. Château et pouvoir. Le château, lieu d'autorité. Château et vie économique. Pouvoir et nature : l'art des jardins. La vie de château. Les transformations spatiales du château. L'aménagement intérieur ou les métamorphoses d'un art de vivre. La vie de château.

  • Encore une Histoire de Bordeaux ? En réalité, celle-ci n'a rien de commun avec ses devancières. Cet ouvrage obéit au désir très précis d'une écriture synthétique, allant à l'essentiel, et abondamment illustrée. En d'autres termes, réaliser un beau livre s'appuyant sur des fondements scientifiques incontestables. Un livre qui fera honneur à notre ville, à l'école historique bordelaise actuelle et qui contribuera à mieux faire connaître une cité qui est sortie de sa gangue de pierre pour courir vers le million d'habitants. Une ville qui attire aussi bien ces Parisiens qui se précipitent le matin vers la capitale dans les tunnels de la gare Saint-Jean que les touristes que déversent les bateaux de croisière sur des quais où les hangars et les grues n'existent plus que dans la mémoire des plus anciens et sur les photos de notre livre.

    Une nouvelle Histoire de Bordeaux était aussi une nécessité parce qu'en quarante ans, au rythme des fouilles archéologiques qui se sont multipliées avec les différents chantiers urbains, mais aussi avec les innombrables thèses, notre vision de la ville a été modifiée de fond en comble. De nouvelles modes historiographiques sont apparues sans parler de fortes attentes sociales comme celle autour de la traite négrière ou de la Seconde Guerre mondiale et de l'occupation. Depuis, les archives se sont ouvertes, les découvertes se sont multipliées, des livres ont été écrits et des colloques se sont tenus, par exemple sur l'affaire Papon. L'un des grands objectifs de ce livre est de répondre à cette attente, de faire un bilan et plus globalement de suivre les centres d'intérêt actuels de l'historiographie.

  • Les écrits du moi constituent une source historique de la vie ordinaire. L'histoire des économies domestiques, de la famille et des relations sociales, et aussi l'histoire des sentiments, des émotions ou de la construction de soi y trouvent un matériel abondant.

    L'anthropologie des cheminements individuels fait mieux comprendre le collectif. Les ego-documents vont du livre de raison, diaires et mémoires jusqu'aux correspondances et récits de voyages. Celui qui les rédige construit une relation avec lui même, auteur et objet, se découvrant dans la sécheresse des activités quotidiennes ou dans la posture plus réflexive des autobiographies.

    Cette anthologie a constitué un corpus recueilli en Suisse (cantons de Vaud et du Valais) et dans le Sud-Ouest de la France.

  • Dirigé par Olivier Chaline, JarosBaw Dumanowski et Michel Figeac, cet ouvrage réunit les contributions des chercheurs ayant participé au colloque consacré au « Rayonnement français en Europe centrale du XVIIe siècle à nos jours », qui s'est déroulé en octobre 2008 à Bordeaux. Cette publication de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine et du Centre d'Études des Mondes Moderne et Contemporain aborde le rayonnement de la France en Europe centrale à travers plusieurs thématiques telles que l'armée et la diplomatie françaises, le livre français, l'influence artistique ou économique. Les auteurs s'attardent sur les succès français, en étudiant comment le rayonnement de la France a pu s'imposer à certains moments. Aujourd'hui, avec la chute sensible de l'influence française en Europe centrale, cet ouvrage est un appel à rechercher de nouvelles solutions pour une évolution future.

  • Ce colloque sur le verre et le vin aborde l'histoire de la bouteille qui devint un moyen privilégié de commercialisation du vin en Europe, toute une aventure étudiée par une équipe d'historiens, de géographes, de scientifiques, d'oenologues, de verriers et d'industriels qui savent faire partager leur passion. Prétexte à voyager en Espagne, au Portugal, en Bohème, en Hongrie, en Pologne, en Allemagne, l'histoire de l'évolution du verre et de sa présence sur les tables des connaisseurs dès le XVIIIe siècle dévoile tout un art de vivre en même temps qu'un savoir-vivre. Ce que montrent les remarquables illustrations des pièces anciennes uniques présentées dans l'ouvrage.

  • L'intérêt du prince envers les arts a sans aucun doute toujours existé mais il prend en Europe, notamment en France et en Italie, une ampleur toute particulière à partir du XIVe siècle et ce jusqu'au XVIIIe siècle. Dès le XIVe siècle, les cours princières deviennent un foyer de culture et d'art et l'on voit apparaître les premiers artistes de cour, car un bon souverain n'est pas seulement brave au combat et bon administrateur, il est également empreint d'érudition et possède un goût artistique assuré. Au XVIe siècle cette relation entre le prince et les arts prend de l'ampleur, l'art devient le moyen le plus indispensable pour fonder sa renommée et sa puissance. Les palais et leurs ornements sont autant de preuves de la magnificence du prince et du pouvoir de sa cour et cette relation culmine au siècle suivant avec Louis XIV qui réussit à Versailles l'identification de l'art de son temps à sa personne.
    La peinture avec ces innombrables portraits de rois (victorieux sur le champ de bataille, au milieu de scènes mythologiques ou allégoriques...) mais également l'architecture, la sculpture, les arts décoratifs, la littérature et la musique sont devenus indissociables du pouvoir. Un ouvrage écrit par une équipe d'universitaires largement ouverts à l'histoire de l'art et spécialisés dans les champs chronologique et géographique afin d'offrir aux candidats une synthèse de la production historique récente.

    Ouvrage dirigé par Michel Figeac, Professeur à l'université Michel de Montaigne, Bordeaux 3.
    Avec la collaboration de :
    Olivier Chaline, Professeur à l'université de Paris IV Sorbonne.
    Philippe Jansen, Professeur à l'université de Nice Sophia-Antipolis.
    Jérémie Koering, Chargé de recherches, CNRS, Centre André Chastel.
    Géraud Poumarède, Professeur à l'université Michel de Montaigne, Bordeaux 3.

  • Manuel conçu pour la nouvelle question aux concours d'histoire-géographie en histoire contemporaine. Le programme court de la Révolution française aux conséquences de l'Affaire Dreyfus.

  • Du milieu du XVe à la fin du XIIIe siècle, l'Europe vit de profondes mutations économiques. Le lent passage des autarcies vivrières à une économie de marché, en voie de généralisation au seuil de la Révolution industrielle, s'accompagne de l'affirmation du capitalisme.
    Malgré des épisodes de crise, l'économie européenne moderne connaît une expansion permanente. L'auteur en présente les spécificités et les facteurs explicatifs, en s'interrogeant notamment sur la place des diverses productions agricoles et manufacturières, leur organisation, leur insertion dans les échanges et leur évolution.
    À la lumière d'une historiographie en plein renouvellement, cet ouvrage propose une synthèse claire et complète des caractéristiques et de l'évolution de l'économie en Europe occidentale.

empty