• La modification

    Michel Butor

    Dès la première phase, vous entrez dans ce livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de paris à rome, non sans de multiples arrêts et détours.

    Le troisième roman de michel butor, paru en 1957, la même année que la jalousie d'alain robbe-grillet, le vent de claude simon et tropismes de nathalie sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique.
    Couronné par le prix renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du nouveau roman.

  • « Sous son titre sage et méthodique mais dont on saisit vite l'ambivalence, L'Emploi du temps est d'abord un roman policier, bâti, selon la définition qu'en donne l'auteur, "sur deux meurtres dont le premier, commis par l'assassin, n'est que l'occasion du second, dans lequel il est la victime du meurtrier pur et impunissable, du détective qui le met à mort...". Par un raffinement supplémentaire, c'est également un roman policier, intitulé de façon ambiguë et analogique Le Meurtre de Bleston, qui servira de guide à Revel au long de son enquête. À l'aide de cette clé il va essayer toutes les serrures, découvrir des repères. Sa tâche est celle du détective qui ouvre ses dossiers, suit sa piste, consigne, dépose et, par une entière connaissance des faits et causes, s'efforce de reconstituer "l'accident". » (Monique Nathan, Critique, n° 116, 1957) L'Emploi du temps est le deuxième roman de Michel Butor, paru en 1956.

  • «Des mots dans la peinture occidentale ? Dès qu'on a posé la question, on s'aperçoit qu'ils y sont innombrables, mais qu'on ne les a pour ainsi dire pas étudiés. Intéressant aveuglement, car la présence de ces mots ruine en effet le mur fondamental édifié par notre enseignement entre les lettres et les arts. Toute notre expérience de la peinture comporte en fait une considérable partie verbale. Nous ne voyons jamais les tableaux seuls, notre vision n'est jamais pure vision. Nous entendons parler des oeuvres, nous lisons de la critique d'art, notre regard est tout entouré, tout préparé par un halo de commentaires.
    Ce n'est pas seulement la situation culturelle de l'oeuvre, mais tout le contexte dans lequel elle se présente à nous qui est transformé par le titre : la signification de cette organisation de formes et couleurs change tout au long de la compréhension parfois fort progressive de ces quelques mots. La composition la plus "abstraite" peut exiger que nous lisions son titre pour nous déployer toutes ses saveurs, toutes ses vertus.» Michel Butor.

  • Mobile

    Michel Butor

    «Respirez l'air de 50 États !
    De ville en ville, de frontière en frontière, de la côte Atlantique à la côte Pacifique !
    Des centaines de fleuves, des centaines d'oiseaux, des centaines de voix !
    Les Européens, les Noirs, les Indiens !
    Vivez aujourd'hui avec votre famille la rigolade, l'aventure, le drame du passé, du présent et du futur de l'Amérique ! [...] Mobile !
    Une orgie de surprise et de frissons !».

  • « Chaque moment est complexe, au sens mathématique de «nombre complexe» ; il est traversé d'échos, d'harmoniques. Et, parmi les activités humaines, parmi tous les registres possibles de paysages, la marche en montagne est la plus propice pour générer ces harmoniques ».
    Infatigable voyageur, Michel Butor a côtoyé tout au long de sa vie les cimes du monde. Source inépuisable d'émerveillement, la montagne fut pour lui un formidable catalyseur d'idées, occupant une place primordiale dans son travail d'écriture. Depuis les versants du Nouveau-Mexique jusqu'aux sommets du Japon, en passant par le massif des Voirons, l'auteur de La Modification nous convie à une promenade intime et littéraire au gré des sentiers de son existence.

  • Le Génie du lieu, paru en 1958, premier essai de Michel Butor, se compose de deux parties. La première est une série de portraits de sept villes de la Méditerranée, Cordoue, Istanbul, Salonique, Delphes, Mallia, Mantoue et Ferrare, suivi d'une réflexion toute butorienne, mélange de rêverie, de poésie et d'anecdotes personnelles, sur l'Egypte, où il a vécu et qu'il a toujours aimée.
    Loin des fades commentaires sur les paysages c'est en promeneur enchanté, inspiré par ses souvenirs, que Butor digresse sur l'histoire et la littérature des lieux qu'il visite. Il hisse ce qu'il appelle la « critique géographique » au rang d'oeuvre d'art, n'oubliant jamais que les villes ne sont pas des miracles de la nature, mais les chefs-d'oeuvre des hommes. Des empereurs y ont construit des palais avant que des conquérants ne les détruisent.  Des sculpteurs y ont élevé des statues. Des écrivains y ont écrit des livres. Au tour de Michel Butor de s'inscrire dans la mémoire des lieux.  Voilà pourquoi on croisera Borges au détour d'une ruelle de Salonique, Averroès à un carrefour de Cordoue et Philippe de Macédoine assis sur une ruine de Delphes.
    Le Génie du lieu est-il le lieu du génie de Michel Butor ? Ses admirateurs continuent de se disputer : de La Modification ou du Génie du lieu, lequel est son plus grand livre ?

  • Dans l'oeuvre au long cours de Michel Butor, la poésie a pris une place toujours plus vaste, à la mesure de son formidable appétit de découverte et d'expérience, à la mesure de l'immense liberté qui l'anime : les formes, les bruits de langue, les images, les méditations explosées, les improvisations érudites trouvent spontanément place au sein de compositions qui tiennent de la symphonie, de l'oratorio, voire de la fresque. Butor sait manier le langage comme un peintre sa palette ou un musicien son instrument, il veut tout signifier, tout suggérer, tout recréer, qu'il s'agisse d'un tableau, d'une mélodie ou d'un périple en eaux profondes.
    Sans doute faudra-t-il un jour lire l'ensemble de ses compositions comme un défi de démiurge acharné à réinventer la Création, avec çà et là des notes vibrantes et pures, des soupirs d'anges ironiques, des pensées abyssales et le désir d'un horizon d'écriture pareil à un écho qui n'en finirait pas.
    Dans ce volume de Poésie/Gallimard, Michel Butor nomadise à travers son oeuvre immense et compose le parcours d'écriture qu'il entend partager aujourd'hui.

  • Essais sur le roman

    Michel Butor

    Ces recherches correspondent à une étape dans le développement de la forme romanesque : le " nouveau roman " a, en effet, au début des années soixante, déclenché une remise en cause de la tradition du récit, en même temps que la critique a cherché un approfondissent de l'esthétique littéraire.
    Du nouveau roman à tel que, butor nous donne un exemple de ce qu'est véritablement un critique littéraire au travail. le roman est systématiquement interrogé, dans sa forme, ses structures, ses personnages et sa fonction culturelle, puisqu'on interroge les rapports du roman et de la poésie, le rôle de l' "espace romanesque ", l'usage des pronoms personnels, etc. mais c'est aussi et plus généralement une réflexion sur la littérature et le livre même à quoi se livre l'un des tenants de l'effort de renouvellement du genre romanesque au xxème siècle.

  • Hormis quelques lecteurs fidèles, attentifs au mouvement d'ensemble de son oeuvre, qui connaît vraiment Michel Butor poète ? Pour le grand public, il demeure ce romancier, auteur de La Modification, qui reçut en 1957 le prix Renaudot, il se voit inexorablement identifié à ce livre, et cantonné à travers lui dans l'aventure du « nouveau roman ». Or la réalité est bien différente. Depuis la publication de Mobile, en 1962, c'est en direction de la poésie que s'est orientée son écriture, ou plutôt est-ce ce mot de poésie qui convient le mieux pour désigner l'inflexion de son oeuvre vers des expérimentations sans cesse renouvelées.
    L'un des paradoxes, et non le moindre, de l'oeuvre poétique de Michel Butor est sa fausse désinvolture. Elle manifeste un goût prononcé pour une inventivité débridée, dans la lignée surréaliste. Hostile aux règles, elle existe comme détachée des contraintes littéraires et affiche une grande liberté d'allure. Élaborée au croisement d'une respiration et d'une méthode, il semble qu'elle offre à son auteur la possibilité d'une écriture au plus long cours, d'un souffle plus ample, d'un phrasé musical qui se déploie plus librement que dans les couloirs narratifs du roman, parfois étagé en strophes de prose où il paraît rebondir comme sur les marches d'un escalier. Et c'est alors la jubilation d'un homme-langue, revêtant tour à tour toutes sortes de tenues, qui se donne à entendre.
    Michel Butor est un oiseau. Michel Butor est un indien rusé en salopette. Son oncle par alliance est un vieil Inca atypique. Il cherche comme lui, et comme Arthur, son petit-neveu turbulent de Charleville-Mézières, « une nouvelle façon de nous rendre à notre état de fils du soleil ». Michel Butor est un gourmand, un chef cuisinier, un marchand ambulant (d'un temps passé). Je le vois en aviateur, en Merlin, en Hermès, en cambrioleur, en horticulteur habile, en lyrique, en homme-orchestre et en jeune singe paradoxalement sage, souriant patron des scribes d'aujourd'hui et de naguère.

    J.-M. Maulpoix

  • Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part - lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient.

    La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique. Elle reprend le principe des « Pages immortelles », publiées dans les années trente et quarante chez Corrêa/Buchet Chastel : chaque volume se compose ainsi d'une présentation de l'auteur choisi et d'une anthologie personnelle.

    Ces rencontres extraordinaires, ici partagées, sont pour le lecteur de belles occasions de relectures ou de découvertes.

    Michel Butor a choisi Victor Hugo. Il a fouillé, remué les vieux cartons du grenier hugolien qui regorge de surprises, livrant au lecteur de longs extraits, souvent inattendus, et même quelques dessins. « Il en fait trop : non seulement le théâtre, mais le roman, non seulement les invectives, mais les chansons, les petites épopées, mais le promontoire du songe ; non seulement la littérature mais le dessin. Il finira par nous prendre toute la place ! »

  • Répertoire littéraire

    Michel Butor

    Ce volume offre un chois de sept études tirées des fameux répertoires.
    Michel Butor, outre son oeuvre romanesque, est un critique littéraire au plein sens du terme, c'est à dire un lecteur passionné qui sait communiquer son plaisir tout en utilisant le registre d'un savoir sûr, et qui incite à la découverte des livres comme à leur relecture. L'érudition pourra ensuite s'inspirer des voies qu'il aura frayées, mais l'essentiel est de parvenir à garder un regard neuf sur des classiques où nous discernons pour la première fois tel motif, tel dessin jusqu'alors inaperçu.
    Rabelais, Perrault, Diderot, Rousseau, Hugo et Zola - quoi de plus connu que ces monuments ?
    Butor ouvre sur leurs oeuvres des perspectives dont l'originalité se fonde sur la précision de son écriture qui continue de se forger au contact des styles qu'elle évoque : elle est critique et reste néanmoins littérature en se plaçant au niveau même de l'inspiration créatrice des auteurs dont Butor sait parler, en professeur, mais d'abord en écrivain.

  • Le jeudi 13 mars 1856, un peu avant 5 heures du matin, Jeanne Duval, qui vivait alors avec Baudelaire, le réveilla en faisant du bruit avec un meuble dans sa chambre.
    Le rêve qu'il vient d'interrompre lui semble si drôle qu'il écrit immédiatement à son ami Charles Asselineau pour lui raconter en détail. Les rêves, on le sait, jouent dans l'oeuvre et la pensée de Baudelaire un rôle fondamental, mais celui-ci est le seul dont nous ayons date, le seul dont nous puissions étudier, par conséquent, les circonstances qui sont en effet remarquables, puisque, la veille, le premier de ses livres venait enfin de paraître, la traduction des Histoires extraordinaires d'Edgar Poe, mais qu'il n'en avait pas encore d'exemplaire à sa disposition pour en faire cadeau à sa mère, cadeau qu'il lui fait en rêve.
    Le commentaire se développe en spirale, à partir de ces données précises, pour en étudier les tenants et aboutissants, la parution des Histoires extraordinaires n'étant que le prélude de celle du livre de poèmes dont les trois titres successifs -Les lesbiennes, Les limbes, Les fleurs du mal- correspondent à trois stades sur le chemin de la vie de Baudelaire. Peu à peu ce sont toutes les relations entre poésie et sexualité, poésie et révolution, poésie et suicide chez Baudelaire qui s'éclairent d'un jour nouveau.

  • Michel Butor est célèbre pour ses romans, ses poèmes et de nombreux textes aux formes hybrides. Mais il a aussi été photographe dans les années 1950-1960 et cette facette de l'écrivain, on la connaît peu, voire pas du tout.
    L'ouvrage regroupe une sélection d'images en noir et blanc, principalement issues des nombreux voyages de l'auteur, notamment en Turquie, en Grèce, en Espagne et aux États-Unis. Dans ses photographies, Michel Butor s'attache aux éléments remarquables de l'architecture monumentale - édifices religieux et bâtiments patrimoniaux - ainsi qu'aux espaces de l'existence ordinaire - places, rues, passages ou bien demeures. Il accorde une attention toute particu- lière au détail et nous livre des clichés aux cadrages modernes et intemporels dans lesquels il est ques- tion de paysages, d'architecture et de bateaux, mais surtout de mouvement et d'immobilité, de vie et de mort, en un mot de poésie.
    Le livre comporte une introduction de Mireille Calle-Gruber, spécialiste de l'oeuvre et grande amie de Michel Butor, ainsi que les textes qu'il a pu écrire sur la photographie tout au long de sa vie. Les pho- tos sont aussi accompagnées d'extraits tirés de ses oeuvres protéiformes (Le génie du lieu, Alphabet d'un apprenti...).

  • La question de la modernité semble désormais obsédante : quand débute-t-elle ? De quoi est-elle faite ? En littérature, la réponse de Butor est nette : c'est avec Baudelaire, Dostoïevsky, Mallarmé et Jules Verne que notre modernité s'annonce. Au XXe siècle, la déclinaison de cette tendance fait se succéder Raymond Roussel, Proust, Joyce, Pound et Faulkner. Ce qu'on a appelé le «nouveau roman» a déclenché une réflexion sur l'histoire contemporaine de la littérature, et la critique se faisait combattante, sûre d'une évolution imminente. Depuis, les certitudes ont quelque peu vacillé, mais cette première réception des écrivains du tournant et du début du siècle constitue à son tour un moment de l'histoire de la critique et de l'analyse littéraires.

  • Le 26 août 1887, depuis Le Caire où il était allé se rafraîchir des chaleurs d'Aden, Arthur Rimbaud écrit à son ancien directeur Alfred Bardey une longue lettre dans laquelle il lui raconte ses aventures depuis qu'il l'avait quitté deux ans plus tôt. Il lui communique en particulier le journal qu'il avait tenu de son itinéraire d'Entotto à Harar, trajet parcouru pour la seule fois de sa vie. (...) Nous avons pu parcourir à peu près cet itinéraire plus d'un siècle plus tard en 4x4; nos souvenirs et photographies servent d'accompagnement discret au texte du poète.

  • Ce livre présente un choix de 60 dessins de Vieira da Silva: 1908-1992 - artiste d'origine portugaise qui a vécu et travaillé en France où elle est considérée comme un des artistes majeurs de l'Ecole de Paris.
    L'ensemble des 60 dessins ici présentés appartiennent à la Fondation Arpad Szènes-Vieira da Silva à Lisbonne, et de ce fait inédits pour la plupart en France. L'éditeur a proposé à Michel Butor de faire un choix thématique, parmi le fonds de plusieurs centaines de dessins de la Fondation, et d'écrire ses impressions à partir de chaque gruoupe thématique sélectionné : les ateliers, les jeux, les bibliothèques, les jardins, les gares, les ponts... Cet ensemble de 60 dessins de différentes époques, permet de découvrir un aspect resté plus secret du travail de cette artiste, plus connue pour son oeuvre picturale. Il s'agit d'un livre trilingue, français, portugais, italien.
    Vieira da Silva s'est intéressée au dessin depuis son enfance. Plus tard, à Lisbonne elle étudie le dessin avant d'aller à Paris où elle commence sa formation par des cours de sculpture. En 1929 et de façon définitve, Vieira da Silva se consacre à la peinture: "Tous comme ses dessins, ses premières peintures se caractèrisent par la distorsion des formes et de l'espace. "Cette maladresse ne résulte pas d'un manque de savoir-faire - Vieira da Silva se détourne volontairement des effets rapides et faciles de la maîtrise - mais d'une hésitation plus fondamentale sur l'attitude à adopter: partir du réel et en abstraire progressivement les formes par simplification ou au contraire les soumettre d'emblée à des exigences constructives".

  • Cette plaquette, le numéro 7 de la collections Ciel Vague, aux éditions Pagine d'Arte, réunit, en dialogue, images et textes : les collages d'Alberto Magnelli reproduisent les huit lettres de son nom ; les poèmes de Michel Butor, disposés en acrostiche, les illustrent. Daniel Abadie écrit un bref essai - Magnelli et l'objet de la peinture - sur les collages de l'artiste.
    Alberto Magnelli, peintre florentin né en 1888 qui a passé la moitié de sa vie en France, jusqu'à sa mort en 1971 : - Cette double culture transparaît, dès l'origine, dans son oeuvre qui propose une synthèse nouvelle du cubisme et du futurisme -, écrit Daniel Abadie. L'itinéraire de Magnelli aboutit à un langage abstrait et lyrique, qui utilise de préference le collage.

  • Et je voyais se dérouler les royaumes de la Terre ; ou plutôt ces villages, collines, forêts, moissons et vignes, rochers et lacs, les nuages même, étaient devenus mon royaume dont j'avais été dépossédé à ma naissance déjà, mais surtout de plus en plus au long de ma croissance, chaque fête d'anniversaire réussissant mal à masquer une humiliation, un renoncement, une spoliation supplémentaires. Non que je fusse roi, l'héritier seulement ; trop jeune encore malgré mon âge apparent, enfant émerveillé devant une inépuisable exposition de jouets protégés dans la vitrine de la distance. Ainsi, dans la descente et l'approche sinueuse, tout m'apparaîtrait rafraîchi dans son relief, comme si l'écart de mes deux yeux m'avait découvert enfin son utilité.

  • De Giotto à Jackson Pollock, ce livre propose de parcourir l'histoire de la peinture occidentale avec un guide de choix : le grand écrivain Michel Butor. L'écrivain de 90 ans prend le temps de poser les yeux sur les tableaux et, au fil des textes, accroche l'attention par une écriture simple mais passionnante, au plus près des oeuvres.

  • Les 100 réceptacles reproduits dans ce livre proviennent de grandes civilisations de l'Antiquité, de cultures majeures d'Afrique, d'Océanie, des Amériques et, dans une moindre mesure, d'Asie. Des vases d'artistes contemporains occidentaux, toujours choisis par Michel Butor, figurent également dans le catalogue. À la fin de l'ouvrage, des notices détaillées rédigées par différents spécialistes décrivent les critères esthétiques prédominants dans la culture dont les réceptacles sont issus et révèlent des informations sur le contexte rituel ou cérémoniel dans lequel s'inscrivait leur utilisation. S'illustrant par des caractéristiques propres ou partageant des points communs, ces pièces proposent une ouverture sur le monde et un dialogue entre les cultures. Patrimoine de l'humanité, elles présentent un panorama non seulement temporel mais aussi géographique de la création humaine. Les réceptacles sont reproduits en quadrichromie sur la planche de droite tandis que les poèmes de Michel Butor apparaissent en regard sur la planche de gauche. Le catalogue rend hommage à Michel Butor, décédé en septembre 2016, mais également à Jean Paul Barbier-Mueller, président-fondateur de la Fondation, disparu récemment et qui, par sa passion et sa quête inlassable du beau, a rassemblé l'essentiel des réceptacles reproduits dans le catalogue.

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