• Les dernières années du XIXe siècle voient la République affirmer sa légitimité nationale.
    Désormais établie, elle doit toutefois encore manifester sa capacité à rassembler, ce que l'épreuve de la guerre va bientôt lui permettre. Il lui faut alors faire face à d'autres périls ceux de la montée des totalitarismes et d'un conflit mondial qui manquera de l'engloutir. Renaissante après 1945, la République ne parviendra à surmonter la décolonisation et la guerre d'Algérie qu'au prix de sa refondation sous une forme plus présidentielle par De Gaulle.
    Cette invention est désormais notre héritage. Ce volume couvre les années de fondation, de 1880 au tournant du milieu des années trente. Il montre le patriotisme à son apogée, qui permet de gagner la guerre de 1914-1918, mais qui en sort compromis par l'horreur des souffrances endurées.

  • La politique est désormais mondiale, aux yeux de tous. Bolchevisme, fascismes, révoltes coloniales forment un tumulte international dans lequel la France est ballotée. De temps en temps un sursaut la traverse, dans un espoir de régénération : Front populaire, "révolution nationale", esprit de la Résistance, redressement par le gaullisme, perspective européenne.... Mais aucun de ces clans ne fait l'unanimité, et c'est bien là le drame national.

  • 1848 est une révolution sans prestige.
    Face à la rigueur jacobine de 1793, à la pureté communarde de 1871, à l'efficacité bolchevique de 1917, elle paraît n'offrir que les contradictions, tantôt dérisoires, tantôt sanglantes, d'un mouvement incertain et bientôt liquidé. maurice agulhon rouvre ici le dossier d'une tentative malmenée par l'histoire. qui étaient les quarante-huitards ? quelle logique les a conduits des espoirs de février à la répression sauvage de juin, à l'abdication entre les mains de bonaparte ? voici leur générosité et leur inconséquence, la part du rêve et le poids des choses.
    Avec 1848, une nouvelle sensibilité politique s'est définie : c'est elle qui fait encore l'actualité d'une révolution manquée.

  • La ville de l'âge industriel.
    Le cycle haussmanien sous la direction de maurice agulhon.
    1. logiques urbaines, marcel roncayolo.
    2. la production de la ville, marcel roncayolo.
    3. pensée sur la ville, art de la ville, françoise choay.
    4. les citadins et leur vie quotidienne, yves lequin.
    5. les citadins et leurs cultures, maurice crubellier, avec la collaboration de maurice agulhon.
    6. les citadins, les classes et les luttes sociales, yves lequin.

    7. les citadins et la politique, marcel roncayolo.
    Ce volume est le tome 4 de l'histoire de la france urbaine, éditée sous la direction de georges duby.

  • «La politique vue du côté de la réception, c'est notre problème, en somme...» Cette phrase de Maurice Agulhon, en forme de constat, pourrait bien couvrir ces trois volumes d'«histoire vagabonde» : articles, essais, préfaces et communications qui, rédigés au hasard de la recherche et au caprice de la commande, ont fini par creuser, dans le champ des mentalités politiques de la France contemporaine, un sillon bien précis, celui de la pénétration en profondeur de la culture démocratique et républicaine.
    Non point, donc, la politique républicaine dans les textes et les lois, les événements et les institutions, mais la République dans les têtes et les comportements, dans les cercles, les associations, les villages et les familles. La République au coin des rues chez les ouvriers, les paysans et les bourgeois, dans ses idées et dans son vécu.
    L'ensemble débouche sur une forme d'engagement où l'historien court au service du citoyen pour éclairer les questions qui n'ont cessé d'habiter l'un et l'autre : «que faire de la patrie ?» , «que faire de la République ?», «que faire de la gauche ?»

  • «La politique vue du côté de la réception, c'est notre problème, en somme...» Cette phrase de Maurice Agulhon, en forme de constat, pourrait bien couvrir ces trois volumes d'«histoire vagabonde» : articles, essais, préfaces et communications qui, rédigés au hasard de la recherche et au caprice de la commande, ont fini par creuser, dans le champ des mentalités politiques de la France contemporaine, un sillon bien précis, celui de la pénétration en profondeur de la culture démocratique et républicaine.
    Non point, donc, la politique républicaine dans les textes et les lois, les événements et les institutions, mais la République dans les têtes et les comportements, dans les cercles, les associations, les villages et les familles. La République au coin des rues chez les ouvriers, les paysans et les bourgeois, dans ses idées et dans son vécu.
    L'ensemble débouche sur une forme d'engagement où l'historien court au service du citoyen pour éclairer les questions qui n'ont cessé d'habiter l'un et l'autre : «que faire de la patrie ?» , «que faire de la République ?», «que faire de la gauche ?»

  • La politique vue du côté de la réception, c'est notre problème, en somme...' Cette phrase de Maurice Agulhon, en forme de constat, pourrait bien couvrir ces trois volumes d''histoire vagabonde' : articles, essais, préfaces et communications qui, rédigés au hasard de la recherche et au caprice de la commande, ont fini par creuser, dans le champ des mentalités politiques de la France contemporaine, un sillon bien précis, celui de la pénétration en profondeur de la culture démocratique et républicaine.
    Non point, donc, la politique républicaine dans les textes et les lois, les événements et les institutions, mais la République dans les têtes et les comportements, dans les cercles, les associations, les villages et les familles. La République au coin des rues chez les ouvriers, les paysans et les bourgeois, dans ses idées et dans son vécu.
    L'ensemble débouche sur une forme d'engagement où l'historien court au service du citoyen pour éclairer les questions qui n'ont cessé d'habiter l'un et l'autre : 'que faire de la patrie ?' , 'que faire de la République ?', 'que faire de la gauche ?

  • La République : la plus commune des choses et le plus commun des mots, au moins pour un Français. Il a fallu pourtant en recenser cinq. Chacune a apporté son lot d'institutions et de symboles, tout en s'inscrivant dans une continuité fondamentale, qu'il s'agisse de Marianne, des couleurs, des notions de droite et de gauche, de nation et de patrie, d'école et de morale.

  • Pourquoi remettre en circulation cet ouvrage, publié il y a quinze ans et épuisé depuis quelques annéesoe parce qu'il a sans doute contribué plus que tout autre à inclure dans le stock de concepts et de catégories historiques, à lancer dans le vocabulaire des historiens, la " sociabilité ". en elle-même cette revendication de paternité pourrait sembler dérisoire. elle se justifiera peut-être par l'addition à cette édition nouvelle d'une mise au point historiographique et critique sur un champ de recherche naguère négligé, ou jugé marginal.

    Sur cet exemple provençal, on avait bien entrevu comment pouvaient s'entrelacer les faits de la vie quotidienne, ceux de la vie " associative ", ceux de la politique même. bien d'autres chercheurs depuis lors ont apporté en ces matières des exemples nouveaux et des analyses approfondies.

    La sociabilité, si l'on peut ainsi nommer la façon dont les hommes vivent leurs relations inter-personnelles et s'insèrent dans leurs divers entourages, ne caractérise pas seulement des psychologies individuelles. elle varie avec les milieux sociaux, peut-être avec les pays, certainement avec les époques. a tout prendre, la découverte n'était pas si isolée: vers le même temps, d'autres démontraient l'historicité de la maîtrise de la vie, celle du sentiment de la mort ou des attachements familiaux les plus simples. pourquoi pas, aussi, celle de la sociabilité?

    L'ouvrage contribuait ainsi, pour sa part, à constituer l'histoire des mentalités collectives, qui est peut-être une mode, mais sans doute aussi un peu plus qu'une mode.
    Maurice agulhon, né en 1926 à uzès (gard), ancien élève de l'ecole normale supérieure, a enseigné à aix-en-provence (faculté des lettres, puis université de provence) de 1957 à 1972. depuis cette date il est professeur d'histoire contemporaine de la france à l'université de paris i (panthéon sorbonne).

  • La République veut être le règne du Droit, c'est-à-dire le rejet de la violence.
    Si la violence populaire, pour établir ou défendre le Droit, est tenue pour acceptable (la Révolution est jugée bonne quoique violente), la violence de quelques-uns, à finalité généralement contre-révolutionnaire, est définie comme coup d'Etat, et réputée mauvaise. Cette théorie s'est dégagée lentement au début du XIXe siècle, mais elle devait être opérationnelle pendant un siècle et demi d'Histoire de France.
    La République s'est installée et a vécu avec le 18 Brumaire et le 2 Décembre dans le rôle de repoussoirs. Or, après 1958, cette théorie est confrontée au gaullisme. On ne peut ni caricaturer de Gaulle en le présentant comme putschiste ou bonapartiste, ni refuser d'admettre que son empirisme, parfois étayé par la théorie de la légitimité, contredit le légalisme strict de la tradition républicaine. Le problème est donc complexe.
    Ces discussions, qu'on peut essayer aujourd'hui de mener sereinement, ont des implications pour l'étude de nos deux derniers siècles d'histoire, mais aussi pour la redéfinition de l'indispensable instruction civique.

  • Marianne au combat (1789-1880) - qui précède Marianne au pouvoir (1880-1914) (Flammarion, 1989) et Les Métamorphoses de Marianne (1914 à nos jours) (Flammarion, 2001) - étudie un aspect de l'affirmation républicaine (militante, puis dominante), la représentation de la République sous forme de femme : sculptures et peintures, exhibitions théâtrales et bustes de mairie, caricatures et timbres-poste, mythes féminins déifiés ou tournés en dérision, de la «Déesse» à la «Gueuse», en passant par Marianne.
    Cette étude se trouve au carrefour de trois histoires - l'histoire politique, l'histoire de l'art et l'histoire des mentalités - et elle tente de préciser leurs éléments de correspondance et de discordance.
    Maurice Agulhon éclaire ce que l'on pressentait de la richesse ambiguë de notre idée de la République, tiraillée entre l'identification à la France comme Etat-nation et l'identification au mouvement populaire et démocratique. Fondé sur des recherches dans les archives, les bibliothèques et les musées, cet ouvrage s'appuie également sur un recensement des monuments ou bustes de République érigés sur nos places publiques, témoins d'un folklore républicain savoureux et méconnu.

  • Marianne au pouvoir fait suite à Marianne au combat. L'image féminine de la République, constituée au travers du siècle de luttes qui a suivi la Révolution de 1789, est désormais officielle, elle s'impose et se répand. C'est l'époque de «la Semeuse», l'époque des bustes de mairie, celle des monuments de place publique. Le nom, désormais partout connu, de «Marianne» ajoute à l'effigie une dimension de plus, celle de la personnification. Mais la «personne» suscite des sentiments inégaux, qui vont de la quasi-idolâtrie à la haine et à la dérision en passant par l'indifférence. Elle suscite aussi des interprétations diverses. Sobriquet de la République, Marianne, pour certains, devient la France, tandis que d'autres veulent la garder dans le sens de la révolution populaire.
    L'histoire complexe, ici démêlée, est-elle une histoire futile ? Elle a ses aspects folkloriques, et ses enracinements dans des singularités régionales. Mais l'histoire de la représentation de l'Etat, après Giesey ou Kantorowicz, est reconnue comme sérieuse dans l'Etat monarchique. Pourquoi ne mériterait-elle pas examen dans l'Etat devenu républicain, où l'allégorie abstraite compense la grisaille de la collégialité et fait contrepoids au pouvoir personnel du leader moderne ? Ce symbole politique, enfin, est féminin. Est-ce le simple effet d'une tradition culturelle banale, ou le signe d'un rôle plus profond de la féminité en politique ? On en ouvre aussi le débat.

  • En cinq volumes, l'Histoire de France Hachette retrace un millénaire de l'histoire politique de la France.

    La rigueur et l'originalité des analyses, la richesse de l'iconographie, l'intelligence des commentaires qui l'accompagnent, permettent à chacun de mieux comprendre le destin spécifique de ce pays.

  • Poursuivant et achevant son investigation consacrée aux représentations de Marianne et à la symbolique républicaine (entamée avec«Marianne au combat», puis«Marianne au pouvoir»), M. Agulhon retrace la progressive banalisation de l'image de Marianne, entrée aujourd'hui aussi bien sur le marché de la starisation que dans les musées.

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