• « A cheval sur du vent », Manuelle Campos raconte. Elle raconte, à commencer par le filage de la route un matin de dimanche où tout dort, l'intrigue du passé simple et la vitalité du futur antérieur. Raconte aussi la violence qui parfois nous rattrape, nous dépasse. Ainsi son écriture avance, vibre et danse en permanence, entre paix intérieure et désordre du monde : les paysages familiers qu'elle interroge se teintent soudain d'autres reflets - mort, exil, jazz, mémoire -, d'autres inquiétudes et d'autres espoirs. Pour mieux s'arrêter sur des sensations intimes, le poids d'un hortensia mouillé ou le souvenir d'une odeur. Et repartir vers ce futur dont « pour l'aimer il faudrait aimer les traces du temps qui nous vieillit » car, quoi qu'il arrive, « il faut bien accepter que la nuit succédera au jour / Sans que rien n'ait été dit ».

  • Qu'advient-il lorsque deux poétesses dialoguentavec l'art seul pour se connaître, se reconnaître ? Dans ce recueil à quatre mains, deux écritures se rencontrent, s'opposent ou se complètent. Les photographies jettent leur lumière crue sur « la fuite des lignes, les flous, les va-et-vient de la perspective » dont « nous en ferons notre fête commune. » Bienvenus à la fête, « en résidence entre nuages et terre humide » !

empty