• Fin février. C'est l'époque. Chez Monsieur Sieux on tue. Tous les voisins sont là... Cette année, c'est Hertebise qui donne le coup de masse. Elle a toujours été intimement attirée par le porc. Bien sûr, elle refusait de l'admettre.
    Monsieur Sieux est tueur de cochon. Il dirige les opérations. Fin février. C'est l'époque. Jour J, jour de l'abattage.
    Bulf aime Hertebise, pour elle, il met la viande dans le congélateur. Mais l'amour ne suffit plus. Elle le fait toujours chez un voisin...
    Et sous les jupes du majordome, il y a certainement des rois, des reines, des poètes qui n'en mènent pas large, des couples mariés, des ivresses, un ou deux mots de trop et des miséreux sans doute, comme partout...

    Lucie Dumas écrit une pièce drôle où l'on sent la séduction de l'absurde et l'influence du Grand-Guignol.
    Prétexte cathartique de la pièce, ce cochon omniprésent cristallise les émotions, les désirs, les frustrations...
    Entre les lignes on parle d'amour, de violence inassouvie, de politique, de sexe... C'est fou tout ce qu'on trouve dans un porc !...

  • À la suite d'un incident technique mystérieux, et donc effrayant, les clients et employés d'un supermarché se retrouvent coincés dans ce temple archétypal de la consommation où, venus faire leurs courses quotidiennes, ils traversent une incompréhensible expérience-limite de fin du monde en chantant. Pendant ce temps suspendu, ils interagissent, se disputent, s'imaginent mourir, s'imaginent survivre, tirent des plans, se révèlent aux autres ou à eux-mêmes, s'adaptent et se transforment.
    Parabole chorale, et qui relève d'une anticipation d'actualité, cette pièce se présente comme un crypto-thriller musical tragi-comique à l'atmosphère étouffante, parsemé de coups de théâtre, riche de gags, de jeux de mots et de chansons. Mais nous la recevons aussi comme une méditation politique, poétique et scénique sur le langage, cette langue capitaliste et postmoderne qui est celle de notre société, la novlangue d'aujourd'hui.
    La pièce parvient ainsi à dessiner pour nous une image verbale, physique et sonore aussi juste que décalée, aussi tendre que critique, des plus invisibles et irrésistibles aliénations de notre temps.

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