• Les Uns sur les autres met en scène une famille presque ordinaire : la vie, dans un pavillon de banlieue, d'un couple sans histoires. Lui fuit la maison pour se réfugier au bureau, elle s'active en cuisine et tente vainement de réunir tout le monde autour d'un repas. Le grand-père ressasse un passé auquel personne ne s'intéresse et les deux enfants, Robin et Jane, sont sans arrêt pendus au téléphone. Le jour où Jane, anorexique, atteint son but (le poids zéro), la voilà si légère qu'elle devient invisible. Avec l'étrange phénomène, chacun va retrouver la parole, jusqu'à la mort du grand-père qui ne partira pas sans dévoiler son secret.
    Les Uns sur les autres est la troisième pièce écrite par Léonore Confino. Après le couple dans Ring, le travail dans Building, elle traite ici de la famille avec toujours cette plume critique et pertinente et l'humour pinçant mais bienveillant qui la caractérise.
    Les membres de cette famille, hauts en couleur, naviguent dans un environnement dissonant où les discussions se croisent et où personne ne semble réussir à interragir véritablement avec les autres.
    C'est la mort du grand-père et l'invisibilité de la fille, élément fantastique qui passe pour naturel aux yeux de tous, qui déclenchent le dialogue et révèlent les angoisses. Dans toutes les situations quotidiennes poussées jusqu'à l'exagération Léonore Confino appuie sur les enjeux de la famille et détricote les liens très particuliers de ses membres.

  • Building

    Léonore Confino

    Un building. Une entreprise. 13 étages. 32 employés. Une journée. Une scène par heure et par niveau. Hôtesses, comptables, agents d'entretien, cadres, directeurs des ressources humaines, chargés de communication s'agitent, déjeunent, coachent, prospectent ou brainstorment au rythme intempestif des crashs d'oiseaux contre leurs baies vitrées. Une ascension vers la chute...
    L'écriture de la pièce, féroce, caustique et ponctuée de chansons, met en relief la noirceur des thèmes abordés : la perte de notre identité dans l'entreprise et, avec elle, celle de nos idéaux.
    Comédienne et auteure, il m'a fallu, au cours des périodes creuses, rester perchée de longues heures sur des escarpins d'hôtesse dans le hall climatisé du palais des congrès de la porte Maillot.
    Building est né d'un mal de pieds.
    Léonore Confino Building est donc le fruit de l'experience. Léonore Confino sait trouver les mots pour peindre un monde de l'entreprise sans concession mais sans cliché. Elle porte un oeil à la fois grinçant et dénonciateur des abus du monde de l'entreprise, tout en conservant un regard bienveillant sur ses personnages. À mesure que l'on gravit les étages, l'aliénation de chacun se fait plus pesante, au rythme des pigeons qui s'écrasent dans les baies vitrées comme autant de chocs qui ramènent à la vie les personnages les uns après les autres. Mais l'on ne peut empêcher le chaos final qui prend place au dernier étage, si haut que toute réalité terrestre n'a plus prise en ces lieux.

  • «1300 grammes» : Une plongée dans le cerveau humain. Entre les amours et les déceptions, cet organe de 1300 grammes sélectionne parfois nos souvenirs.
    «Enfantillages» : Barbie et Ken tentent de mener une vie parfaite - mais le quotidien les rattrappe et un manteau en bonobo ne suffira pas à pardonner tous les mensonges.

  • Ring

    Léonore Confino

    17 scènes de couples qui oscillent nerveusement entre rire et drame : parents, amants, étrangers, maris et femmes, divorcés, veufs, tous se débattent avec leurs susceptibilités, leurs instincts, leurs idéaux. D'une étincelle se propage un feu, d'un malentendu éclate une guerre, malgré les efforts surhumains de chacun pour coexister avec l'autre sexe.

  • Le poisson belge

    Léonore Confino

    Le Poisson belge sera jouée dès le 23 septembre 2015 jusqu'en janvier 2016 au théâtre de la Pépinière (Paris). Grande Monsieur, un vieil homme solitaire, voit sa vie bouleversée par l'intrusion de Petite Fille qui s'invite chez lui. Une confrontation tendre et savoureuse entre deux êtres qui n'en forment peut-être qu'un.

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