Theatrales

  • " La guerre d'un homme avec lui-même, main droite contre main gauche, sa guerre intérieure avec sa part de fantasmes, de peurs d'enfance et de rêves ; confrontée à l'autre guerre, celle que l'on dit réelle comme une rafale de kalachnikov." Un texte poétique et politique qui, par le biais du récit et des flash-backs, propose une nouvelle théâtralité.

  • Mam, mère visionnaire, entraîne les siens vers la grande ville.
    Elle croit voir son fils aîné, l'élagueur, elle croit qu'il l'appelle : " La ville debout, lumineuse, riche comme un lustre de gala. Ici, il y aura du travail pour chacun, venez ! " La famille de Roso, le jeune narrateur, quitte donc son trou de misère. Ils emportent avec eux une échelle, symbole de l'ascension sociale à laquelle ils aspirent. Perhaps, mouche confidente de Roso, est aussi du voyage. Mais l'accueil de la grande ville est humiliant.
    Le fils mythique reste introuvable, ce qui plonge Mam dans un profond désespoir. Roso, pour sauver sa mère, se substitue à son grand frère.

  • Quelques instants avant le largage de la bombe au dessus d'Hiroshima, le pilote américain George Kane aperçoit une jeune femme japonaise.
    Cette vision le possède. De retour aux Etats-Unis, il ne supporte pas d'être accueilli en héros. Il lui est impossible de renouer avec sa vie d'avant. Il fuit le contact des siens, notamment de sa femme Fanny, et se fait appeler Little Boy, nom donné à la bombe atomique. George Kane entend Albert Camus à la radio, seul intellectuel occidental dénoncer Hiroshima. Il part pour la France. Vingt-cinq ans plus tard, une jeune fille enquête au centre de la mémoire d'Hiroshima.
    Elle apprend l'identité de ses parents. Son père est un officier américain, un certain George Kane. Elle le retrouvera à Paris, dans une chambre d'hôtel. " Mosaïque aux multiples visages, le récit de George Kane procède par recoupements de témoignages. Tous relatent son incroyable épopée et c'est la voix intérieure de chaque personnage que l'on entend. "

  • Anna raconte son enfance, quelque part au pied des Carpates, durant la Seconde Guerre mondiale. Des convois de trains passent devant chez elle, de plus en plus de convois qui se vident un peu plus loin, au camp voisin. Autour d'elle pavoise l'armée du crime et Anna est confrontée à la lâcheté des adultes. Elle découvre une veste de pyjama à rayures dans le fond du jardin. Rencontre qui bouleverse cette fin d'enfance. Plein d'émotion et de poésie, ce théâtre-récit est aussi un hymne à la lucidité et à. la démesure de l'enfance face aux ombres de toutes les guerres.

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