• De 1798 à 1811, Moustache, un solide barbet venu de la campagne normande, a accompagné les grognards des guerres napoléoniennes. Il les a suivis dans leurs déplacements épuisants et les a soutenus dans les batailles les plus glorieuses. Aux côtés des maréchaux empanachés, virevoltant d'une victoire à l'autre, Moustache honore le peuple des obscurs et des sans-grade, les soldats, les chevaux et les chiens, ses frères d'armes et de misère, qui parcouraient l'Europe au son du clairon et sous le feu de la mitraille. Moustache est fauché par un boulet espagnol le 11 mars 1811, à la bataille de Badajoz, face à l'ennemi. Il laisse le souvenir d'un vaillant chien-soldat, témoin, sur le terrain, des peines et de l'ardeur inépuisable des grognards.
    "Moustache est l'une des plus hautes illustrations de l'espèce et l'une de nos gloires les plus pures." Eugène Gayot (1808 - 1891), vétérinaire et écrivain zoologiste français.

  • Petits d'Hommes est un magnifique portfolio de photographies noir et blanc de Pierre-Jean Rey ayant pour thème l'enfance à travers le monde, accompagnées de textes d'écrivains et de personnalités du monde entier (romanciers, poètes, philosophes, scientifiques).
    Ce livre est aussi l'occasion de dresser un constat sur les vingt ans de la Convention internationale des droits de l'enfant : les avancées, les reculs et les espoirs dans tous les domaines abordés par ce texte de loi (santé, éducation, protection). L'ouvrage propose aussi le texte de la convention dans son intégralité.

  • Images de flics

    Jean-Pierre Rey

    Les flics, ceux qui travaillent dans la rue, ces gardiens de la paix qui courent après les voyous, les dealers, les chauffards, je les ai suivis pendant plus de quinze ans, 24 heures sur 24, avec mes appareils photos ou une caméra au poing, pour comprendre et raconter en images la vie de ces hommes cachés sous un uniforme ou derrière une simple carte de police glissée dans un vieux portefeuille de cuir au fond d'une poche, d'un blouson ou d'un jeans. Ceux-là qui, à chaque rencontre, attisaient ma curiosité, provoquaient la nécessité de faire une image, des images... Des solitaires, des marrants, des tristes, des sales caractères, j'en ai croisé de toutes les sortes. Et tous ont un point commun : une générosité dans leur travail. L'un d'eux m'a confié : " Si on n'aime pas ce métier, on ne peut pas le faire à fond, ça devient une sorte de religion, nous sommes au service du public [ ... ] Même s'il y en a qui ne nous aiment pas, on est quand même là pour eux, c'est notre motivation. " C'est bien une envie d'être, d'exister, dans une société qui, à la moindre bavure, les montre du doigt. Ces photographies sont des instants de leur vie de flics, le jour, la nuit au commissariat, deux moments et un endroit mythique qui sont leur quotidien.

  • Ce qui est directement connaissable est fini, pourtant dès que nous pensons surgit alors la notion d'infini. Depuis la plus haute Antiquité, les hommes ont ainsi été confrontés à la notion d'infini. En mathématiques le simple fait de vouloir diviser un nombre par zéro implique d'envisager ce concept. Par ailleurs, il existe plusieurs sortes d'infinis mathématiques : par exemple, l'infini de l'ensemble des nombres réels est plus «peuplé» que celui des nombres naturels. Les physiciens, hommes de l'expérimentation, ont toujours concentré leurs efforts sur l'élimination des infinis. Pourtant, les théories les plus modernes, comme celles des quantas ou des trous noirs, font surgir de nouveaux infinis. Et que dire des fractales, de la théorie des cordes, de la cosmologie quantique ? L'infini y renaît sans cesse de ses cendres. Entièrement révisé à la lumière des derniers résultats de la recherche, cette nouvelle édition retrace quelques grandes étapes des «histoires parallèles» de l'infini en cosmologie, en mathématiques et en physique fondamentale et leurs inextricables relations avec le statut métaphysique qu'a également l'infini. Deux nouveaux chapitres développent les notions d'horizon cosmique et d'univers multiple.
       

  • Ce qui est directement connaissable est fini, pourtant dès que nous pensons surgit alors la notion d'infini. Depuis la plus haute Antiquité, les hommes ont ainsi été confrontés à la notion d'infini. En mathématiques le simple fait de vouloir diviser un nombre par zéro implique d'envisager ce concept. Par ailleurs, il existe plusieurs sortes d'infinis mathématiques : par exemple, l'infini de l'ensemble des nombres réels est plus «peuplé» que celui des nombres naturels. Les physiciens, hommes de l'expérimentation, ont toujours concentré leurs efforts sur l'élimination des infinis. Pourtant, les théories les plus modernes, comme celles des quantas ou des trous noirs, font surgir de nouveaux infinis. Et que dire des fractales, de la théorie des cordes, de la cosmologie quantique ? L'infini y renaît sans cesse de ses cendres. Entièrement révisé à la lumière des derniers résultats de la recherche, cette nouvelle édition retrace quelques grandes étapes des «histoires parallèles» de l'infini en cosmologie, en mathématiques et en physique fondamentale et leurs inextricables relations avec le statut métaphysique qu'a également l'infini. Deux nouveaux chapitres développent les notions d'horizon cosmique et d'univers multiple.
       

  • 12 juin 2010, 3h 30 du matin, Bagnères-de-Luchon. Deux hommes s'élancent. Destination Bayonne, 326 kilomètres, 6 cols (Peyresourde, Aspin, Tourmalet, Soulor, Aubisque, Osquich) et 4 877 mètres de dénivelée plus loin. Ces forcenés de la route des temps modernes chevauchent des vélos de course et portent des tenues de jadis. En refaisant « l'étape monstrueuse » comme à l'époque des forçats de la route, en remontant, marche après marche, « l'escalier des géants », ces deux Bigourdans veulent rendre le plus inouï des hommages aux 59 champions qui, le 21 juillet 1910, avaient pris le départ à la même heure, au même endroit.
    Un de ces hommes est Jean-Paul Rey. 65 ans. Journaliste sportif à la retraite. Auteur de « L'étape assassine, Luchon-Bayonne 1910 » (éditions Cairn). Portant un maillot de laine bleu ciel « Alcyon Dunlop », il roule sur un Martel de 1910. L'autre se nomme Marc Lebreton. 45 ans. Technicien à France Télécom. Collectionneur de vieux vélos. Lui pédale sur un Auto Moto 1913 été arbore un maillot de laine grenat, aux couleurs de sa marque. Ils ne toucheront au but que 23h 41 plus tard, à 2h 30 du dernier de l'étape d'antan!... Après une multitude de rencontres plus inattendues les unes que les autres. Après des rebondissements inimaginables, en particulier une tige de selle qui se brise et oblige l'un d'eux à poursuivre sans selle, ou encore une descente du col d'Aubisque sous des trombes et sans freins.. « Insensé » jugèrent les anciens champions Jean Bobet et André Darrigade, témoins privilégiés. Grâce au morceau de bravoure de ces deux passionnés exaltés, ce livre est un hymne palpitant à tous les coureurs du Tour de France qui ont bravé les cols légendaires des Pyrénées. Et à tous les anonymes qui les imitent depuis cent ans. Les extraordinaires photographies de Pierre Duffour, 54 ans, Bigourdan reporter photographe, chef du service photo de « La Charente Libre », subliment ce récit vibrant écrit avec le coeur.

  • Voici donc réunis autour d'une personne aimée, estimée, admirée, digne d'éloge, Giovanni Dotoli, les réflexions de quelques-uns et quelques-unes de ses proches en esprit et dans le coeur, qui partagent ses passions, qui envient peut-être son exceptionnelle énergie vitale et créatrice - il est des envies toutes d'émulation, et non de dépit -, qui souhaitent lui dire combien ils aiment se sentir près de lui, dans le monde des valeurs comme dans celui des sentiments.
    Bien des aspects de son « agir », réalisés en une oeuvre multiforme, sont évoqués ici. Dans le concert, la polyphonie des célébrations croisées, il en est de deux sortes : quelques-unes à propos de réussites qu'on apprécie, mais que l'on ne saurait accompagner. Dans l'étroite amitié de Giovanni avec Henri Meschonnic, à la fois les deux poètes et les deux penseurs passionnés de langage se retrouvaient. La connivence entre poésie et poursuite de ce Graal, le langage humain, est d'ailleurs inscrite dans la nature de ces deux activités.
    [...]. S'agissant de langage et de langues, notamment de la française, de lexique et de verbe, de dictionnaires enfin, avec leurs ouvertures littéraires et lyriques, le cousinage d'estime devient fraternité d'action, apport réciproque d'énergie, stimulation, exemple...
    Nous vivons tous d'exemples, puisés dans la mémoire des textes. Le grand Corneille ajoutait que « les exemples vivants sont d'un autre pouvoir ». Tous les célébrants de Giovanni ici réunis lui ont une dette qui dépasse celle que l'on doit aux grandes oeuvres, fussent-elles magistrales et pérennes :
    Montaigne, Leopardi, Rimbaud, Valéry, en choisissant des auteurs chers au coeur et à l'esprit « dotoliens ». Au-delà de la leçon des oeuvres, vient celle de la personnalité vive.

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