• John Fitzgerald Kennedy et Allen Welsh Dulles : chacun, dans son domaine, a bouleversé le XXe siècle. Kennedy, c'est le triomphe de la jeunesse charismatique et de la lumière, avec une face sombre où se mêlent intrigues, mafia et sexe. Dulles, c'est l'âme obscure de l'Amérique, le grand chef de la CIA qui fait tomber les gouvernements, manipule les hommes, tout en déployant en société un charme désarmant.
    Irrésistiblement attirés par les feux du pouvoir, lorsqu'ils seront parvenus au sommet, chacun trahira l'autre. John Kennedy limogera Allen Dulles de la tête de la CIA après le désastre de l'invasion manquée de Cuba, et Dulles se vengera lorsqu'il sera nommé à la Commission Warren chargée d'enquêter sur l'assassinat de Kennedy : l'ex-espion fera en sorte d'enfouir à tout jamais la vérité.
    Pourtant, bien des choses les rapprochaient : ambition dévorante, guerre héroïque, goût du complot, addiction aux femmes... En bref, deux vies, mais une seule histoire inextricablement liée : une histoire très américaine.

  • Les civilisations sont fondées sur trois piliers : des hommes qui en tiennent les leviers, des organisations qui structurent le pouvoir, et une philosophie qui assure la cohérence du système. Le communisme est mort parce que les hommes étaient incompétents et corrompus, les organisations inefficaces et la philosophie contestable. Le capitalisme moderne présente d'inquiétantes similitudes : nombre de ses dirigeants sont des crapules ou des tocards, son organisation ressemble à un agglomérat de dictatures néostaliniennes et ses nouveaux philosophes sont des fumistes.

    Le système ne produit plus de croissance, génère des inégalités formidables, sources de grand désordre social, et n'est plus compris par personne : les économistes les plus réputés, de Jacques Attali à DSK, ne cessent d'émettre des prophéties qui se révèlent des sornettes, et les politiciens ont abdiqué tout désir de peser sur sa destinée.

    En revanche, spéculateurs, fonds vautour et grandes institutions du capitalisme se nourrissent goulûment sur la bête. Ils ne craignent pas grand-chose : le principe de non-responsabilité règne largement sur un capitalisme qui se laisse bousculer sans beaucoup réagir, même lorsque les dégâts collatéraux sont considérables.

    Depuis les SS d'Hitler jusqu'à George Soros le spéculateur émigré de Hongrie, depuis l'énarchie française jusqu'aux impitoyables procureurs américains, le livre dresse le portrait d'un système apparemment invulnérable, mais terriblement instable et qui adore vivre au milieu du chaos.

  • Le procureur général André Mornet fut le plus haut magistrat français de la première moitié du XXe siècle. Son parcours épouse l'Histoire de la France : magistrat obséquieux et fayot à ses débuts, antidreyfusard lorsque le pouvoir l'était également, pourvoyeur des pelotons d'exécution pendant la Grande Guerre, pétainiste lors de la débâcle de 1940, antisémite apprécié de la Gestapo lorsque commencent les persécutions contre les Juifs, Résistant de la dernière heure lorsque le vent tourne, et enfin grand inquisiteur de l'épuration malgré un passé de collabo sacrément honteux.
    Son bilan ? L'exécution de dizaines d'innocents, fusillés pour l'exemple ou condamnés sans preuves, comme Mata Hari, l'extermination de centaines de Juifs, ou la condamnation à mort du maréchal Pétain et autres hiérarques vichystes avec qui il avait si bien collaboré. Sa récompense ? Commandeur de la Légion d'honneur et fin paisible, dans son lit, à 85 ans.
    La justice, quelle plus noble cause ? Il est réconfortant de savoir compter sur son impartialité et sa droiture. Pourtant, cette aspiration est souvent déçue lors des périodes troublées...

  • Depuis Hiroshima et Nagasaki, la bombe atomique n'a plus été utilisée dans les guerres qui ont émaillé la seconde partie du XXème siècle. Il s'agit d'un petit miracle, tant les tentations ont été grandes chez les militaires d'utiliser cette arme pour abréger les conflits dans lesquels leurs armées étaient engagées. En 1950 en Corée, en 1954, 1959 et 1968 au Viêt Nam, en 1962 lors de la crise des fusées de Cuba : autant d'épisodes où le monde s'est trouvé au bord du gouffre. Les personnages de cette histoire sont des personnalités aussi étonnantes et fortes que le général américain MacArthur, le chef de la CIA Allen Dulles, le bagarreur soviétique Malinovski ou le colonel français Christian de Castries. Au premier rang figure aussi Kim Il Sung, le dictateur qui fonda la Corée du Nord et grand-père de son leader actuel : car l'histoire racontée dans ce livre explique aussi pourquoi leur pays est aujourd'hui au coeur des préoccupations diplomatiques et militaires mondiales.
    Ce récit palpitant est basé sur les documents de la CIA, de la Maison Blanche et de la diplomatie américaine publiés par le National Security Archives : une source incomparable pour comprendre les enjeux et les péripéties de la quasi-guerre nucléaire qui a plusieurs fois embrasé secrètement le monde.

  • Voici une odyssée visuelle au coeur de toutes les régions de l'Argentine.
    De la grouillante capitale Buenos Aires jusqu'à la Terre de Feu, en passant par les chutes d'Igazu, la route des Andes et les vignobles de Mendoza, découvrez un panorama complet de ce magnifique pays d'Amérique du Sud. Un guide pour rêver, se remémorer un voyage au pays du tango et des gauchos, planifier un itinéraire ou offrir les charmes de l'Argentine en cadeau.

  • La région des Grands Lacs africains dégage un parfum de paradis terrestre. Vingt-cinq millions de Hutus et de Tutsis y vivent, répartis entre le Burundi, le Rwanda et la région du Kivu, en République Démocratique du Congo. Entre 1959 et aujourd'hui, trois millions d'entre eux, hommes, femmes, enfants, ont été massacrés au cours de plusieurs vagues de violences, de guerres et de génocides.
    Des hommes politiques de bonne volonté voulaient renverser le destin de L'Histoire, comme le prince Louis Rwagasore, le Tutsi, abattu d'une balle dans le dos par un tueur à gages, ou encore Melchior Ndadaye, cet adolescent hutu qui, pour sauver sa vie, avait fui son pays à pied. Il y est revenu et en est devenu le président pour finir égorgé à la baïonnette par des soldats rebelles.
    La haine, la mort, les trahisons ; les massacres, les dictatures, les prisons... Les racines de cette malédiction remontent à la venue de l'homme blanc, qui a balayé les royaumes ancestraux vivant en paix dans ce jardin d'Eden pour y semer une haine tenace.

  • Buenos Aires, 1927, dans le cadre du prestigieux championnat du monde d'échecs, vont s'affronter deux des esprits les plus brillants de leur siècle : José-Raul Capablanca, diplomate cubain, séducteur désinvolte et stratège de génie, tenant du titre de champion du monde et dont nul ne doute de l'invincibilité ; Alexander Alekhine, aristocrate russe, fraîchement naturalisé français, prodige sombre qui noie dans la boisson ses tourments intérieurs.
    Alors que le duel entre les deux hommes débute, Capablanca, certain de sa supériorité, passe ses nuits dans les cabarets de la ville, néglige ses répétitions et se lance dans une relation passionnelle avec la sublime Marinca Duncan, chanteuse du Curzon et maitresse de l'un des caïds de la mafia locale.
    A la surprise générale, Capablanca perd la première partie. Quelques jours plus tard, il reçoit une lettre anonyme annonçant un meurtre que lui seul pourrait empêcher. Dans la moiteur estivale, Capablanca plonge dans les bas fonds de la ville pour empêcher la prophétie meurtrière de se réaliser, au péril de sa vie. Convaincu que son intelligence saura lui permettre de découvrir l'origine de cette entreprise de terreur, il se lance à corps perdu dans une enquête qui le mènera dans les plus infâmes bouges de Buenos Aires, au contact de grands criminels et des parrains de la mafia.
    Le sombre tango d'un maître d'échecs s'attache aux faiblesses de ses personnages, aux frustrations nourries par les années pour composer une tragédie duale où l'adversaire n'est pas celui qui est désigné. Une atmosphère qui n'est pas sans rappeler l'univers de Dashiell Hammet, ou celui de Josef von Sternberg.

  • Comment faire pour que le fonctionnement de l'économie européenne, sous l'égide de la BCE, infléchisse sa trajectoire pour enfin se redresser après une crise qui ne semble jamais finir ? Comment repenser la BCE pour revenir à ce qui n'aurait jamais dû cesser d'être le fondement de la construction européenne, l'intérêt des citoyens ?
    Jean-François Bouchard démontre que la BCE agit :
    En dehors de toute légitimité démocratique ; Sans contre-pouvoir ; Hors règles de responsabilité ; Sans autorité sur des monstres de la finance internationale.

    L'auteur préconise la mise en place de réels contre-pouvoirs en imposant à la BCE des objectifs économiques chiffrés, l'obligation de rendre des comptes et en soumettant les responsable au suffrage.

  • Il est des périodes propices aux grandes destinées, la première moitié du XXe siecle en est une. Issu d'une famille très modeste Hjalmar Schacht est un enfant brillant. Après une scolarité et des études d'économie exemplaires, il gravit les échelons et se voit attribué plusieurs missions de sauvetage au sein d'une Allemagne dévastée par l'époque.
    Ce démiurge renverse toutes les situations : hyperinflation, remboursement de la dette internationale, Crise de 29, chômage qui touche 7 millions d'allemands, il est l'homme providentiel d'une nation qui se reconstruit. Droit, integre mais trop ambitieux, il accompagne la montée au pouvoir d'un certain Adolf Hitler, dont il discute virulemment l'idéologie, en restant persuadé que le temps venu, il saura arrêter sa machine infernale. Mais cette fois, il se trompe. Mis à l'écart du régime nazi, il assiste impuissant à l'éxecution d'un projet qui n'aurait jamais vu le jour sans ses géniales intuitions qui ont permis de financer l'oeuvre d'Adolf Hitler. Emprisonné, interné et déporté, il sort miraculeusement en vie du camp de Ravensbrück et sera acquitté lors du procès de Nuremberg.
    Ce portrait d'un personnage ambivalent à l'extrême et au destin hors du commun, qui a écrit bien malgré lui la plus grande page de l'histoire moderne, est absolument fascinant.

  • Depuis trente ans, en France, les mêmes orientations économiques, définies par les mêmes responsables politiques, aboutissent aux mêmes résultats : dérive des finances de l'État, chômage de masse, système financier hors de contrôle, etc. Ne peut-on changer cela ?
    Pour sortir de la crise, sept interrogations préalables conditionnent toute stratégie :
    Faut-il désintégrer les grandes banques ?
    Faut-il expulser l'Allemagne de la zone Euro et y garder la Grèce ?
    Faut-il espérer un jour le retour de la croissance ?
    Faut-il envisager de rembourser la dette publique ?
    Faut-il lutter contre l'évasion fiscale, la corruption et le blanchiment de l'argent sale ?
    Faut-il abandonner le pouvoir entre les mains des eurocrates et de la Banque Centrale Européenne ?
    ... Et faut-il ressusciter Descartes ?...
    Les bonnes réponses ne sont pas forcément celles que l'on entend habituellement.

  • Lorsque Thomas Shapiro, le président de la plus grande banque d'affaires mondiale, Fox Goldenberg (alias Goldman Sachs) est jeté en prison pour de multiples et gigantesques fraudes, il demande à l'homme qui a causé sa ruine, Saviour Borg, ancien gouverneur de la banque centrale de Malte, de récupérer 100 millions de dollars qu'il a dissimulés au Liechtenstein pour payer sa caution.
    Naturellement, Borg refuse. Et quand la nièce de Shapiro est enlevée par Al Qaida lors d'un séjour au Maroc, et que ses ravisseurs demandent précisément une rançon de 100 millions de dollars, Saviour Borg trouve la ficelle un peu grosse... Il se met néanmoins en route pour le Liechtenstein, non sans avoir activé ses réseaux d'information au sujet de cet enlèvement.
    Les 100 millions de Shapiro sont investis dans un stock d'or conservé dans les salles fortes de la Banque de France à Paris. Poursuivi par de mystérieux barbouzes, Borg parvient à récupérer l'argent ; mais ses doutes sur l'enlèvement sont trop forts et il refuse de verser la rançon. C'est alors que le cadavre de la nièce de Shapiro est retrouvé, décapité.
    Pris de remords, Saviour Borg paie la caution de Thomas Shapiro et organise son exfiltration des États-Unis. Mais a-til eu raison d'agir ainsi ? Est-il sûr de savoir où est la vérité ?

  • L'homme qui torpilla Wall Street n'est ni un as de la gâchette, ni un maître en arts martiaux, mais un Maltais, virtuose de la finance et des technologies de l'information. Signe particulier, ce géant obèse et débonnaire est palestinien par sa mère. Deux incidents vont bouleverser le cours de sa vie. et celui de la planète. En pleine crise financière mondiale, il est humilié par ses pairs lors d'une réunion de crise de la Banque Centrale Européenne. Il apprend par ailleurs le décès de son vieil oncle adoré, un modeste pêcheur, victime collatérale d'un tir de missile israélien visant des membres du Hamas à Gaza. C'est dans ce contexte que Saviour (Le Sauveur) Borg décide de passer à l'action en s'inspirant de Le Chatelier, un chimiste français qui s'est distingué par ses recherches sur les lois fondamentales des équilibres. En guise de travaux pratiques, Borg conspire pour torpiller la tentaculaire banque d'affaires américaine Fox Goldenberg (alias Goldman Sachs) qui déploie des trésors d'imagination et tous les moyens de persuasion pour faire marcher le système financier sur la tête au profit d'une caste ; et il offre aux résistants-terroristes du Hamas une arme, parfaitement inoffensive mais d'une capacité de dissuasion stupéfiante afin de perturber la suprématie militaire d'Israël.

  • « Assassiner Hitler ? Il n'en est pas question ! Vous devrez me passer sur le corps d'abord ! Ce dément qui détermine contre ses propres généraux la stratégie imbécile de la Wehrmacht et qui collectionne les raclées est notre meilleure chance pour abréger cette maudite guerre ! » Bien que consciencieusement imprégné de whisky millésimé trente ans d'âge, Winston Churchill est inflexible.
    Finalement, en ce 1er décembre 1943, à la conférence de Téhéran, Roosevelt et Staline se rallient à lui : les Alliés n'entreprendront rien pour liquider Hitler, en tout cas pas avant d'avoir détruit ce funeste Grand Reich qui prétend durer mille ans.
    Mais il y a un gros problème : l'âme damnée de Staline, Lavrenti Beria, le sinistre chef du NKVD, a déjà lancé ses tueurs aux trousses du Führer. Comment arrêter des hommes de cette trempe dans le tumulte d'une Europe à feu et à sang ?
    Churchill détient la solution : le comité « Double Cross » et son génial président, le professeur Masterman, passé maître dans l'intoxication des services secrets allemands. Si quelqu'un peut réussir, c'est bien eux ! Et puis, au sein même du Reich, des hommes de bonne volonté, comme l'amiral Canaris, le grand chef des services de renseignements de l'Abwehr, semblent prêts à apporter leur concours. volontairement ou pas ! Mais sont-ils sincères ? Et au bout du compte, qui est dans le camp de qui ?
    En matière d'espionnage, surtout lorsque la guerre fait rage, la vérité est si précieuse qu'elle doit, plus que jamais, être protégée par un rempart de mensonges.

  • Aux quatre coins du monde, des banquiers immensément riches meurent assassinés ou se suicident du haut des gratte-ciels d'où ils dominaient la planète. Un point commun les relie : ils sont tous des mathématiciens géniaux à l'origine des tempêtes financières des dernières décennies.
    Seraient-ils victimes du fameux syndrome de Crassus ?
    La cause de ces tragédies qui frappent les grandes places financières mondiales pourrait se trouver en Roumanie, dans les archives poussiéreuses de la Securitate, la police d'Etat des anciens temps communistes.
    Ou en Transylvanie, là où l'esprit du comte Dracula et les fantômes des tyrans disparus hantent les sombres forêts des Carpates peuplées d'ours.
    Deux hommes que tout sépare, Saviour Borg, ex-banquier sur la minuscule île de Malte, et Thomas Shapiro, ex-président en cavale de Fox Goldenberg, la toute puissante banque new-yorkaise que Borg a mise en déroute, veulent connaître la vérité. Dans la haute finance, les vieilles haines ne s'éteignent jamais.
    Mais quand les ennemis sont partout et nulle part, il faut choisir quel adversaire affronter...

  • L'histoire du football n'est pas un long fleuve tranquille. C'est à coup d'exploits et de faits d'armes, mais aussi d'échecs et de défaites que ce sport est devenu le plus populaire du monde. Il fallait un livre qui raconte enfin, année par année, presque jour par jour, les centaines de petites histoires qui ont fait sa grande aventure. Au fil des textes et des images revivent ici ses riches et moins riches heures, en 900 séquences, brèves et vivantes, et autant de photos, souvent jamais vues. Enrichi d'une importante chronologie illustrée, Un siècle de football constitue une somme absolument sans équivalent.

  • L'histoire du football n'est pas un long fleuve tranquille. C'est à coup d'exploits et de faits d'armes, mais aussi d'échecs et de défaites que ce sport est devenu le plus populaire du monde.
    Il fallait un livre qui raconte enfin, année par année, presque jour par jour, les centaines de petites histoires qui ont fait sa grande aventure. Au fil des textes et des images revivent ici ses riches et moins riches heures, en 900 séquences, brèves et vivantes, et autant de photos, souvent jamais vues. Enrichi d'une importante chronologie illustrée, Un siècle de football constitue une somme absolument sans équivalent.

empty