• Napoléon

    Jean Tulard

    • Pluriel
    • 17 Février 2021

    Après le coup d'État de Brumaire, Bonaparte affirme : « Je suis la Révolution », pour ajouter « La Révolution est finie ». Trois voies sont alors offertes : le retour au système monarchique, la consolidation des conquêtes bourgeoises et paysannes ou la satisfaction des aspirations des sans-culottes parisiens.

    Biographie traditionnelle mais aussi ouvrage de référence, ce Napoléon ou le mythe du sauveur est devenu au fil des ans un véritable classique dont nul ne saurait se passer.

    Augmentée d'annexes, d'une chronologie et d'une filmographie, cette nouvelle édition est enrichie des recherches les plus récentes menées par les historiens sur le contexte de la France du début du XIXe siècle et la geste napoléonienne.

    Historien de renommée mondiale, Jean Tulard est le meilleur spécialiste de Napoléon Bonaparte et de l'époque napoléonienne, à laquelle il a consacré une quinzaine d'ouvrages fondamentaux.
    Édition mise à jour et augmentée.

  • À Marengo, rien ne s'est passé comme prévu...
    Ce 14 juin 1800, dans la campagne piémontaise, l'histoire s'est accélérée : d'abord défait puis finalement victorieux, le Premier Consul Bonaparte lève les derniers obstacles dans sa course folle vers le pouvoir absolu. Et pourtant... ce que la propagande impériale transformera en un coup de génie stratégique fut d'abord une déroute et l'armée française ne dut son salut qu'à l'arrivée de Desaix. C'est cette bataille que Jean Tulard raconte ici heure par heure, rebondissement après rebondissement.
    Une légende naît. De la conjuration de Fouché et Talleyrand imaginée par Balzac à Tosca, le fameux opéra de Puccini, du peintre David à Alexandre Dumas, du chien Moustache au poulet préparé le soir de la victoire, Jean Tulard nous en révèle toutes les facettes.

  • Ce sont les victoires d'Italie et d'Égypte qui ont porté le général Bonaparte au pouvoir et c'est une défaite en Belgique qui l'en a chassé. Le génie politique est chez lui inséparable du génie militaire.
    Personne n'a jusqu'à présent cerné avec rigueur et hauteur de vue ce qu'implique une évocation totale de Napoléon chef de guerre : comment a-t-il remporté ses premières victoires, comment savait-il se faire aimer et craindre à la fois par ses hommes ? Quelle part prenait-il à l'organisation de l'armée, comment finançait-il la guerre ? était-il indifférent aux souffrances des autres et à l'hécatombe de morts et de blessés ? Pourquoi a-t-il mal compris la guerre navale et surtout la « petite guerre », c'est-à-dire la guerre de partisans (Espagne, Russie) ?

  • Etre né avec le cinéma parlant et voir des films depuis l'âge de sept ans permet de parler avec amour du Septième Art. Avec nostalgie aussi. Le cinéma était jadis une fête et un spectacle. On choisissait sa salle. l'ouvreuse nous plaçait, les lumières s'éteignaient. un rideau s'écartait. Sur l'écran se succédaient les actualités. un documentaire et un dessin animé ; puis venait l'entracte avec ses esquimaux glacés : et c'était enfin le grand film tant attendu. Dans les années cinquante naquit une culture cinématographique t travers les longues files d'attente de la Cinémathèque, rue d'Ulm puis au Palais de Chaillot, les ciné-clubs et les revues spécialisées. Aujourd'hui, près de cent films passent quotidiennement sur le petit écran, et le MD permet de constituer son Panthéon cinématographique. Le cinéma a perdu beaucoup de sa magie. Niais comment ne pas continuer a l'aimer ?

  • Jean Tulard règne sur les études napoléoniennes depuis quarante ans. Il sait tout d'elles et s'est longtemps attaché à comprendre le « mythe du sauveur » (Fayard, 1977), à cerner l'oeuvre politique et administrative de l'Empereur, à décrire la société française et ses maîtres.
    Manquait le grand livre qui nous montrerait comment cet incontestable surdoué que fut Napoléon a conduit son destin personnel. S'écartant des voies classiques d'une stricte biographie, Jean Tulard a choisi d'évoquer le fabuleux destin de Napoléon en s'arrêtant sur chacun des moments où l'histoire a hésité. Parmi les épisodes qui ont tissé cette existence incroyable, certains étaient bien connus mais pâtissaient d'un éclairage insuffisant, d'autres étaient omis ou traités cavalièrement. Rarement, en tout cas, on les avait rassemblés et liés avec une telle agilité, et jamais l'exclamation du principal intéressé à Sainte-Hélène « Quel roman que ma vie ! » n'a été aussi vraie que dans ces 50 chapitres.

    Jean Tulard est membre de l'Académie des Sciences morales et politiques et lauréat de l'Académie française. Il est aujourd'hui reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes de Napoléon et du Premier Empire, auxquels il a consacré une quinzaine d'ouvrages fondamentaux.

  • Ce cinquième volume d'une série qui compte parmi les best-sellers de la collection « Bouquins » offre un large panorama de la production cinématographique depuis 2010. Cette année-là était publié le premier supplément du Guide des films, dont la dernière édition en trois volumes remontait à 2005. Un nouveau supplément s'imposait huit ans plus tard, tant la création cinématographique reste vivante et florissante : 599 films sont sortis dans les salles en 2010, 609 en 2011, 638 en 2012, 677 en 2013, 679 en 2014, plus de 600 en 2015, autant en 2016 et en 2017. À quoi il faut ajouter ceux parus directement en DVD ou en Blu-ray. Au total, ce sont ainsi plus de 800 films nouveaux qui sont offerts aux amateurs du septième art chaque année.
    Le cinéphile pressé ou le simple curieux trouveront dans ce Guide non l'intégralité de cette production, mais un répertoire des 2 000 oeuvres qui ont compté durant cette période : des James Bond successifs au Camille Claudel de Bruno Dumont ou au Loup de Wall Street de Martin Scorsese... Une large part est faite aux films anciens sortis à la télévision ou en DVD chez Bach, Montparnasse ou Sidonis, la plupart étant inédits ou oubliés.
    On trouvera aussi à la fin de ce livre un index général recensant tous les titres analysés dans les cinq volumes de ce Guide, soit plusieurs milliers de films - ceux qui ont fait, du point de vue occidental, l'histoire du cinéma.

  • Des grands héros de l'Histoire, Napoléon a probablement été le plus prolixe. Il a écrit d'abondance tout au long de sa vie, abordant tous les sujets et toujours soucieux du regard de la postérité.
    Ses jugements et ses opinions ont été soigneusement recueillis par de multiples interlocuteurs, conscients d'avoir affaire à un homme extraordinaire. Certains propos conservent aujourd'hui une brûlante actualité : sur le droit du sol, la femme, le Coran... Mais on ne compte pas les formules tronquées et les interventions détachées de leur contexte historique.
    Il fallait toute la science de Jean Tulard, lecteur depuis des décennies des correspondances et des Mémoires des contemporains, pour rassembler, thème par thème, une masse de citations dont l'origine et l'authenticité sont parfaitement établies.

  • Meilleur spécialiste du premier XIXe siècle, de l'Empire et de Napoléon, Jean Tulard est l'auteur d'une oeuvre considérable (la cinquantaine d'ouvrages parus en plusieurs décennies le démontre amplement). Imminent spécialiste également de l'histoire du cinéma (son Dictionnaire amoureux du cinéma fait autorité) et du roman policier, il dispose d'une quantité de cordes à son arc et la variété de ses curiosités est prodigieuse.

    Pour faire connaître un certain nombre de ses travaux d'érudition, aujourd'hui peu connus, et pour donner un aperçu de la gamme de ses centres d'intérêt, la Fondation Napoléon et les éditions Tallandier présentent ici une sélection de publications et d'interventions qui ont ponctué sa vie de chercheur et d'âme cultivée. Du véritable rôle de Cambacérès sous l'Empire au fonctionnement des institutions en l'absence de l'empereur ; de la question du supposé empoisonnement de Napoléon au marquis de Sade ;
    Du tombeau de Monseigneur Visdelou à Saint-Pol-de-Léon aux talents de Michel Platini, cet ouvrage tout à la fois sérieux, drôle et spirituel enchantera les dizaines de milliers de lecteurs habituelsde Jean Tulard.

  • Machiavel dictateur, nullité couronnée, joujou de la Révolution, obsédé sexuel, chéri de Satan, empoisonneur de soldats, Attila-Croquemitaine, mythe solaire : Napoléon, s'il est tout cela et autre chose encore, a-t-il même existé?
    À travers libelles anonymes et pamphlets sous le manteau, à travers Sade, Chateaubriand, Clausewitz et mille autres oubliés, Jean Tulard dresse le portrait du «tyran des nations», le tableau de la contre-légende impériale, le «Bréviaire de la haine» que suscita partout en Europe, et pas seulement chez les dominants, l'aventure impériale de l'Ogre français.

  • De la Révolution au Grand Empire, Jean Tulard analyse dans ce manuel une période historique considérée comme le berceau de la construction de notre nation moderne. Leçon par leçon, il tente de mettre en perspective toutes les articulations politiques, intellectuelles, mais aussi économiques inhérentes à ce quart de siècle héritier des Lumières. Pour approfondir, une bibliographie, une iconographie et une filmographie sont proposées à la fin de chaque partie. Cet ouvrage permet ainsi à tout historien - apprenti ou aguerri - de comprendre une période charnière de l'histoire de France.

  • Napoléon est le personnage le plus admiré et le plus haï de notre histoire. Il est le fondateur de nos institutions et le synonyme de gloire militaire, mais on lui reproche les morts de la Grande Armée et le rétablissement de l´esclavage dans nos colonies. On peut toutefois évoquer Napoléon avec admiration sans dissimuler ses erreurs et ses faiblesses. Par ailleurs, il faut détruire une certaine légende noire concernant les conséquences des guerres napoléoniennes, du « million » de morts à la ruine financière du pays. Il faut expliquer les conditions de l´exécution du duc d´Enghien et pourquoi l´Empereur fut battu à Waterloo. Tel est le projet de ce dictionnaire qui se veut objectif et rigoureux, sans pour autant dissimuler le vif intérêt de son auteur pour l´une des périodes les plus passionnantes de notre histoire.



    Membre de l´Académie des sciences morales et politiques, Jean Tulard a enseigné l´histoire de Napoléon à la Sorbonne et publié plusieurs livres sur la période.

  • La cinquième et dernière édition du Guide des films en trois volumes datait de 2005. Un Nouveau guide des films devenait nécessaire. Il traite de quelque 2 500 films :
    - les principaux films sortis entre l'année 2005 et l'année 2009, qui a vu triompher Le Concert, de Radu Mihaileanu, - des films anciens redécouverts à la faveur de leur passage sur les chaînes de télévision ou des rétrospectives des cinémathèques, - des films méconnus à l'époque de leur sortie et qui entament une nouvelle carrière.
    Chaque notice contient un générique détaillé, un résumé du scénario et un jugement critique. Un index général à la fin du volume recense tous les films référencés dans les trois volumes du Guide des films et le Nouveau guide des films. Ainsi dispose-t-on d'un répertoire de tout ce qui a compté depuis l'invention du cinéma.

  • que serait le cinéma sans les stars ? on va voir un film de greta garbo, marilyn monroe, louis de funès ou encore de george clooney.
    le public ignore jusqu'à l'existence des metteurs en scène des courts ou moyens métrages de laurel et hardy. ce sont ces derniers qui attirent les spectateurs. on trouvera ici la filmographie complète de plusieurs milliers d'acteurs: toutes les vedettes du cinéma occidental et oriental depuis le muet, mais aussi les "troisièmes couteaux ". on trouvera également les révélations récentes du cinéma français ou étranger, de scarlett johansson (le dahlia noir) à kirsten dunst (marie-antoinette), de clovis cornillac (le serpent) à olivier gourmet (congorama).
    chaque filmographie est suivie d'une évocation de la carrière de l'acteur, ce qui fait de ce livre un ouvrage de référence complétant le volume sur les réalisateurs.

  • depuis sa première édition, en 1990, le guide des films de jean tulard s'est imposé comme un ouvrage de référence.
    il a été actualisé à chaque réimpression : les deux volumes de l'édition d'origine sont ainsi devenus trois, totalisant plus de 15 000 références et couvrant toute l'histoire du cinéma depuis les frères lumière. cette nouvelle version ajoute à la précédente quelque 1300 notices nouvelles, parmi lesquelles uzak, saraband, 2046, kill bill 1 et 2 ou un long dimanche de fiançailles. chaque notice contient un générique détaillé, un résumé du scénario et un jugement critique.
    pour cette nouvelle mise à jour, jean tulard, membre de l'institut, professeur honoraire à la sorbonne, s'est entouré une fois encore des meilleurs spécialistes du genre pour offrir un guide à l'amateur, un instrument de travail au cinéphile, bref un ouvrage indispensable à tous ceux qui s'intéressent au septième art.

  • Napoléon est le personnage le plus admiré et le plus haï de notre histoire. Il est le fondateur de nos institutions et le synonyme de gloire militaire, mais on lui reproche les morts de la Grande Armée et le rétablissement de l'esclavage dans nos colonies. On peut toutefois évoquer Napoléon avec admiration sans dissimuler ses erreurs et ses faiblesses. Par ailleurs, il faut détruire une certaine légende noire concernant les conséquences des guerres napoléoniennes, du " million " de morts à la ruine financière du pays. Il faut expliquer les conditions de l'exécution du duc d'Enghien et pourquoi l'Empereur fut battu à Waterloo. Tel est le projet de ce dictionnaire qui se veut objectif et rigoureux, sans pour autant dissimuler le vif intérêt de son auteur pour l'une des périodes les plus passionnantes de notre histoire.

  • De tous les grands héros de l'Histoire, Napoléon a probablement été le plus prolixe. Il a parlé d'abondance, écrit ou dicté des dizaines de milliers de lettres tout au long de sa vie, abordant tous les sujets et toujours soucieux du regard de la postérité.
    Ses jugements et ses opinions ont été soigneusement recueillis par de multiples familiers ou interlocuteurs d'occasion, conscients qu'ils avaient aff aire à un homme tout à fait exceptionnel. Certains propos dénotent une remarquable hauteur de vue et conservent aujourd'hui encore une brûlante actualité, par exemple sur le droit du sol, la femme, Dieu, la guerre, le Coran... Mais on ne prête qu'aux riches et on ne compte pas les mots apocryphes, les formules tronquées et les interventions détachées de leur contexte historique.
    Il fallait toute la science de Jean Tulard, lecteur depuis des décennies des correspondances et des Mémoires des contemporains, pour rassembler, thème par thème, une masse de citations dont l'origine et l'authenticité sont parfaitement établies.

  • Et si le Premier Empire avait été l'empire du crime ? Car derrière une apparence d'ordre et de puissance, le régime napoléonien fut en fait le théâtre de l'éclosion d'une criminalité nouvelle : les soldats démobilisés alimentent les bandes de brigands, les contrebandiers prospèrent grâce au blocus continental, la fabrication de fausse monnaie est utilisée pour déstabiliser le nouveau régime...

    En nous faisant pénétrer dans les arcanes les plus sombres du monde du crime entre 1799 et 1815, Jean Tulard nous dévoile un univers méconnu. Sous sa plume, aussi vivante que précise, les faits divers s'enchaînent et les personnages historiques défilent dans toute leur truculence.

    Fantastique récit d'une période de peur et de sang, Le monde du crime sous Napoléon donne à lire l'histoire ignorée mais pourtant capitale de ceux que l'Histoire voudrait oublier.

  • Biographie complète de Napoléon, depuis sa naissance jusqu'à sa chute. La période révolutionnaire est notamment mise en avant. Avec des annexes, une chronologie et une filmographie.

  • Biographie traditionnelle mais aussi ouvrage de référence, le Napoléon de Jean Tulard, paru en 1977, aura été le premier à faire mentir Stendhal quand il prophétisait: " D'ici cinquante ans, il faudra refaire l'histoire de Napoléon tous les ans. " Il est, en effet, devenu un véritable classique dont nul ne saurait se passer. Augmentée de nouvelles annexes, d'une chronologie et d'une filmographie, cette nouvelle édition est, en outre, enrichie des recherches les plus récentes menées par les historiens sur tout ce qui touche la France du début du XIXe siècle et la geste napoléonienne.

    Né en 1933, Jean Tulard, professeur à l'université de Paris-Sorbonne et directeur à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, enseigne également à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Président de plusieurs sociétés savantes dont l'Institut Napoléon, il s'est imposé, par ses études sur la France de l'Empire _ à laquelle il a consacré une quinzaine d'ouvrages fondamentaux _, comme le meilleur spécialiste de cette époque.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Il y a quatre-vingt ans, en 1933, paraissait sur les écrans Fra Diavolo, parodie de l'opéra Auber qui rendit célèbres Stan Laurel et Olivier Hardy. Un mythe cinématographique était né. Leur carrière s'étend de 1917 à 1951, multipliant les succès avant un inévitable déclin. À l'inverse, d'autres acteurs du burlesque, Laurel et Hardy n'ont jamais été oubliés. Ce livre est un nouvel hommage rendu à leur génie comique, proposant une analyse de tous leurs films avec leurs meilleurs gags.

  • Aux origines de la Préfecture de Police de Paris : naissance d'une administration moderne.
    De simple rouage du ministère de la Police générale sous la Restauration, la Préfecture de Police devient à partir de 1830 une grande administration, dont le chef dispose d'un pouvoir presque aussi étendu que celui du ministre de l'Intérieur. Elle affronte alors les soulèvements républicains et l'action des sociétés secrètes, l'épidémie de choléra et la formation d'une « classe dangereuse » dont Lacenaire est resté le symbole. Répression du crime et de l'émeute, chasse aux conspirateurs, lutte contre le vagabondage et de la mendicité... La police s'adapte aux bouleversements d'une capitale où l'effervescence sociale et les menées séditieuses maintiennent les forces de l'ordre sur le qui-vive. Mais ses attributions ne se réduisent pas à la traque aux criminels et aux conspirateurs. Problèmes de voirie, entretien des fontaines, librairie et imprimerie, théâtres, cultes, hygiène publique : la police se confond avec l'administration de la ville. Une bureaucratie se constitue, des règles se font jour, un corps de police en uniforme est établi. Personnage influent et redouté, le préfet de police devient un conseiller écouté de la Couronne.
    En faisant revivre, de 1830 à 1848, l'histoire de cette puissante administration qui inspira Balzac, Hugo, Stendhal et Eugène Sue, Jean Tulard raconte avec talent le Paris d'avant la révolution haussmannienne.

  • L'Histoire n'est pas une magnifique suite d'actions héroïques et de gestes admirables. Sans le Mal pas d'Histoire. Et il faut l'avouer, les méchants sont les personnages les plus fascinants de la saga des peuples. En voici treize, présentés à travers des dramatiques interprétées jadis sur les ondes. Treize portraits où l'on retrouve des méchants célèbres comme Néron ou Beria et héros insolites comme Olivier Le Daim ou le prince de Palagonia. Ils illustrent le pouvoir du Mal.

  • Napoleon ii

    Jean Tulard

    • Fayard
    • 9 Septembre 1992

    A elle seule, l'énumération des noms successivement attribués au fils de Napoléon durant sa courte existence _ vingt et une années _ suggère le destin contrarié qui fut le sien: son père le voulut Roi de Rome (1811-1814); pendant quelques jours en 1815, il fut nominativement Napoléon II empereur des Français, mais les puissances européennes en firent un prince de Parme (1816); pour finir, son grand-père maternel, François II d'Autriche, lui donna le titre de duc de Reichstadt, du nom d'une petite bourgade de Bohême...

    Il serait excessif de dire qu'après l'abdication du Grand Empereur, Marie-Louise, sa mère, s'occupa de lui, et, à deux reprises (1815 et 1830), le " fils de l'Aigle " _ l'Aiglon de Rostand _ se vit préférer, pour régner sur la France, des rejetons de l'ancienne dynastie... Ultime grimace du Destin: ses cendres revinrent à Paris le 15 décembre 1940, restituées par l'Allemagne nazie qui croyait ainsi se gagner la faveur des vaincus...

    Bien qu'il n'y ait jamais un seul instant prêté la main, le duc de Reichstadt _ élevé à Vienne comme un prince allemand sous la férule de l'empereur François _ fut pourtant la cible de tous les regards, de toutes les craintes et de tous les espoirs: en France, mais aussi ailleurs, on redoutait ou on rêvait, selon que l'on approuvait ou non l'ordre de la Sainte-Alliance, de le voir se faire le porte-drapeau des idées nouvelles. Plus étonnant encore, c'est après sa mort (1832) qu'il se montra le plus dangereux: son nom devint un véritable mythe qui se conjugua avec la légende délibérément forgée par le Grand Empereur depuis son rocher de l'Atlantique sud. Aux poètes et dramaturges qui s'étaient emparés dès les années 1820 de l'histoire romantique d'un jeune homme à la santé chancelante, répond en écho toute une littérature (qui trouvera son accomplissement avec le drame composé par Rostand en 1900) frémissant d'émotion pour ce destin brisé.

    Rarement, dans les temps modernes, un mythe politique aura connu une telle fortune et une telle force. L'évocation de sa genèse et des raisons de son succès importe à l'historien autant que le récit minutieux d'une vie brève et sans événements saillants...

    Professeur à l'université de Paris-Sorbonne, auteur, entre autres livres de Napoléon (1977) et maître d'oeuvre du célèbre Dictionnaire Napoléon (1987), Jean Tulard est le spécialiste incontesté des études napoléoniennes.

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