• Les trente glorieuses

    Jean Fourastié

    • Pluriel
    • 5 Juillet 2011

    Les Trente Glorieuses est un des livres-clés pour la compréhension de la France de l'après-guerre.
    Des générations d'étudiants y ont appris comment les trente années qui vont de la fin de la Seconde Guerre mondiale à la première crise pétrolière du milieu des années 1970 ont été des années de croissance et de prospérité, pendant lesquelles le peuple français a triplé son niveau de vie et vu profondément transformé son quotidien. Relu par l'oeil averti de Daniel Cohen, l'un des meilleurs économistes contemporains, qui en souligne les mérites et met en perspective l'écho considérable que reçut cet ouvrage et les thèses qu'il défendait, ce livre fait surgir avec force cette double interrogation : avons-nous à ce point changé de monde depuis lors ? Et faut-il regretter le "paradis perdu" des Trente Glorieuses ?

  • L'expression « les Trente Glorieuses » fait partie du langage courant. Elle évoque ces années fabuleuses - 1946-1975 - pendant lesquelles le niveau de vie moyen des Français a été multiplié par trois en trente ans. Ce que l'on ignore généralement, c'est que cette expression est le titre d'un livre publié par Jean Fourastié en 1979. Pourtant Jean Fourastié (1907-1990) a sans doute été l'économiste français le plus célèbre de la période allant de l'après-guerre aux années 1980. Non seulement il a été un des artisans des transformations que la France connut alors, et leur témoin lucide, mais il a édifié une théorie économique très originale, fondée sur l'observation des prix à long terme et dont l'élément central est la productivité.
    Alors qu'en ce début du XXIe siècle nombre de Français semblent toujours ne rien comprendre à la réalité économique, continuant de penser que la richesse d'une nation est une donnée qui préexiste à la production, que l'élévation du pouvoir d'achat et la réduction du temps de travail sont d'abord le fruit de la revendication sociale qui les arrache au patronat et à l'État, il est urgent de relire Jean Fourastié. L'enrichissement des sociétés, la réduction des inégalités et du temps de travail ne peuvent résulter que de l'accroissement de la productivité permis par le progrès technique.

  • La fantastique croissance économique que nous venons de vivre et dont Jean Fourastié avait, dès 1945, prévu la venue et les modalités, a élevé le niveau de vie de l'ensemble du monde occidental mais bouleversé la société et l'équilibre international. Les valeurs spirituelles et morales traditionnelles se sont effondrées sans être remplacées. Notre temps est aussi celui d'un désastre spirituel dont l'homme moyen commence à durement ressentir la réalité. Jean Fourastié voit la cause majeure de ces maux dans le divorce de la science et de la foi, divorce dont il montre non seulement la nocivité mais la folie.

    Mariant prudence et audace, esprit scientifique et enthousiasme, le {Ce que je crois} de Jean Fourastié fourmille d'informations ignorées ou sous-estimées non seulement du grand public, mais encore de ceux qui ont profession de penser : coexistence dans le cerveau humain de systèmes paléocéphales et néocéphales ; existence au-delà du réel observable et observé d'un surréel non moins réel ; divergences entre les valeurs qui font progresser l'humanité et celles qui la font durer...

  • On peut appeler " glorieuses " les trente années pendant lesquelles le peuple français a été affranchi des grandes contraintes de la rareté millénaire, a triplé son niveau de vie et le pouvoir d'achat des salaires les plus faibles, a profondément transformé son genre de vie.
    Jean Fourastié, qui a intensément vécu toute cette période en témoin attentif et informé _ ses travaux sur la France et le monde moderne ont une autorité internationale _, fait ici l'histoire économique, sociale et culturelle de cette période, mettant en évidence les mécanismes essentiels de l'évolution et sans dissimuler, au contraire, les désillusions, les troubles et les inquiétudes qui sont aujourd'hui les nôtres. Son livre est devenu un véritable classique.

    Membre de l'Institut, directeur à l'Ecole pratique des hautes études, Jean Fourastié (1907-1990) a suivi pendant vingt-cinq ans les travaux du Commissariat au Plan. Parmi ses ouvrages: L'Economie française dans le monde, Le Grand Espoir au XXe siècle, Les Conditions de l'esprit scientifique, Machinisme et Bien-Etre, Idées majeures, Essais de morale prospective.

  • Le grand espoir du XX siècle

    Fourastie

    Peu de théories ont été aussi rapidement confirmées par les faits que celle de Jean Fourastié.
    Lorsque son livre a paru, il y a une vingtaine d'années, il s'agissait d'une hypothèse. Aujourd'hui, Le grand espoir du XXe siècle est déjà un livre classique, étudié dans le monde entier.
    L'auteur expose une théorie générale de l'évolution économique contemporaine, fondée sur l'analyse du progrès technique et sur la condition du caractère, non pas déterminant, mais prépondérant de son action sur la plupart des faits économiques et sociaux du monde actuel.

    Jean Fourastié retrace l'histoire économique contemporaine depuis l'aube de l'âge industriel, étudie ensuite les phénomènes de production et de consommation et conclut par un examen approfondi de l'évolution du niveau de vie et de cette notion fondamentale et encore peu étudiée qu'est le genre de vie.

  • Dans la vie de foi des fidèles catholiques, la Vierge Marie occupe une place éminente.
    Elle est la Mère, la première des disciples, celle qui prie avec et pour les hommes... L'Eglise lui donne dans sa liturgie une place discrète, mais irremplaçable, peu étudiée pour elle-même. Après un rapide survol des écrits du Nouveau Testament et des premiers siècles relatifs à Marie, est présentée une réflexion sur la liturgie et son évolution récente. Dans la suite de l'ouvrage, la vie de la Mère de Dieu est relue à la lumière des textes utilisés pour la célébrer.

    Certaines Messes propres, notamment les "Messes en l'honneur de la Vierge Marie", ne sont pas facilement accessibles aux laïcs. De nombreuses "perles" extraites de ces Messes complètent la liturgie des fêtes de Marie.

  • Les articles publiés par Jean Fourastié pour alerter l'opinion sur l'actuelle situation de l'Église (Figaro du 24 avril au 6 juillet 1973) ont recueilli un flot d'approbations chaleureuses, ils ont suscité aussi des réactions auxquelles l'auteur a d'ailleurs fait écho avec beaucoup de fair play (Figaro du 25 septembre).
    En réponse à son appel aux théologiens, l'abbé Laurentin a exprimé lui-même ses réserves sur l'article du 18 septembre où Jean Fourastié résumait l'opinion de lecteurs qui poussaient loin la suspicion contre les responsables de l'Église.
    Le sociologue et le théologien ne se connaissaient pas. Marcel Gabilly les a réunis devant le magnétophone du Figaro, le 29 octobre 1973. Leur dialogue, centré sur le rite, le dogme et la politique, a été publié les 21, 27 novembre et 5 décembre 1973 - Il a été complété aux Éditions Beauchesne, le 13 novembre. R. Laurentin, qui avait établi l'ordre des questions, a intégré les éléments du dialogue, que les deux auteurs ont révisé en janvier 1974.
    Traversons-nous aujourd'hui une crise sans précédent ? Ou bien sommes-nous à la veille d'un sursaut et d'une renaissance ?
    C'est autour de cette question que tourne ce dialogue auquel nous avons gardé le titre provocant du Figaro : L'Église a-t-elle trahi ?
    Sans émousser le tranchant de son diagnostic et de son pronostic, Jean Fourastié manifeste plus clairement ici son ouverture aux évolutions nécessaires et à un oecuménisme compris au sens le plus large du mot. Il révèle avec une nouvelle netteté les aspects positifs de sa pensée : une occasion favorable s'offre aujourd'hui à l'Église. Il importe qu'elle la saisisse, à défaut de quoi de sombres perspectives s'ouvriraient pour elle et pour le monde.

    Ce dialogue ouvre de vastes horizons, touchant des problèmes majeurs : rites et doctrine, mystère et intelligibilité, foi et science, mystique et politique, Dieu et l'homme. Il manifeste mieux l'unité de ces aspects corrélatifs que certaines polémiques tendraient à dissocier aujourd'hui. Le ou doit laisser place au et, pour parler le langage mis à la mode par l'ordinateur.
    Les deux interlocuteurs ne se sont pas dérobés à la question personnelle qu'ils se sont posée réciproquement : « Pour vous, qui est Dieu ? » Ils évoquent les hypothèses sur lesquelles débouche l'avenir.

    Jean Fourastié.
    A été pendant près de vingt ans conseiller économique au Commissariat général du Plan et, de 1951 à 1965, président de la Commission de la main-d'oeuvre du Plan. Il est professeur de Sciences économiques au Conservatoire national des Arts et Métiers et à l'École pratique des Hautes Études. Il a créé le cours de Prospective de l'Institut d'Études politiques de Paris. Il a été élu en 1968 à l'Académie des Sciences morales et politiques.
    Dès 1949, deux ouvrages, La civilisation de 1995 et Le grand espoir du XXe siècle, traduits en dix langues étrangères et constamment réédités depuis, l'ont rendu célèbre dans le monde entier. Ses oeuvres récentes : Essais de morale prospective, Les quarante mille heures, Les conditions de l'esprit scientifique, ont trouvé la même audience. , Il a abordé les problèmes religieux, d'abord dans des travaux de diffusion restreinte : Note sur la philosophie des sciences, P.U.F., 1948, et La grande métamorphose, P.U.F., 196l, puis dans la Lettre ouverte à quatre milliards d'hommes, Albin Michel, 1970, qui prépare l'édition d'une Lettre ouverte aux théologiens dont les articles publiés en 1973 par Le Figaro ne sont que des travaux préparatoires.

    René Laurentin.
    Professeur à l'Université catholique d'Angers. Membre de l'Académie mariologique de Rome et de la rédaction de Concilium.
    Sa thèse de doctorat ès Lettres (1953) et ses travaux préconciliaires avaient élargi les horizons étroits de la « mariologie », pour manifester le vrai visage de la Vierge Marie, selon l'Évangile, dans la Communion des saints. Jean XXIII, qui avait discerné ses travaux, le fit nommer consulteur des Commissions préparatoires, puis expert au Concile Vatican II. En 1963, à la demande pressante de M. Gabilly et sur le conseil de Mgr Haubtmann, futur recteur de l'Institut catholique de Paris, alors responsable de l'office d'information de l'épiscopat français, il accepte de prendre en charge l'information conciliaire du Figaro.
    Depuis lors, il suit les événements dans ce quotidien et dans deux séries de livres : la première concerne la vie de l'Église dans son ensemble, il partir du centre, en fonction du Concile puis des Synodes (11 volumes). L'autre série s'attache aux mouvements de la base : en Amérique latine, aux U.S.A., puis en Extrême-Orient. En 1973, l'abbé Laurentin a lancé une nouvelle collection : Renaissance des Églises locales, dont le premier tome est consacré à Israël : lieu de naissance de la première Église locale, celle que le Saint Esprit suscita, à Jérusalem, au jour de la Pentecôte.
    Les enquêtes menées par l'abbé Laurentin dans tous les continents ont confirmé son espérance dans l'avenir de l'Église. Et c'est cette espérance fondée que viennent chercher auprès de lui tant de lecteurs. Il exerce un ministère pastoral dans la région parisienne.

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