• La peur en Occident

    Jean Delumeau

    • Pluriel
    • 1 Mars 2011

    Etude de l'angoisse suscitée par des puissances divines de la mythologie grecque comme Gorgô, Artémis ou Dionysos qui représentent l'inconnu, l'autre et ses métamorphoses. Contient un entretien de l'auteur avec P. Kahn.

  • L'avenir de Dieu

    Jean Delumeau

    60 ans de vie intellectuelle et spirituelle sont racontés dans cet ouvrage pour découvrir ou redécouvrir le parcours de Jean Delumeau. De la vie économique à Rome au XVIe siècle à l'histoire culturelle du paradis en passant par les ressorts de la peur à la Renaissance, les thèmes chers à ce grand historien couvrent un large spectre. Ces nombreux travaux sur les mentalités religieuses, et sans doute aussi sa propre foi, l'ont poussé, tout au long de sa vie, à s'interroger sur les inquiétudes contemporaines, le besoin de sécurité et l'avenir du christianisme.

  • LE LIVRE La Bible est une inépuisable source d'inspiration pour les artistes de la Renaisssance. Bien avant l'invention de l'imprimerie, les peintres déploient des trésors d'imagination pour mettre en scène ces histoires captivantes, créant ainsi de multiples chefs-d'oeuvre. Héritier d'une double tradition religieuse et païenne, l'homme de la Renaissance a rêvé éperdument du Paradis terrestre. Du XIVe au XVIe siècle, Bruegel, Titien, Bosch ou encore Michel-Ange ont introduit des valeurs considérées jusqu'alors comme suspicieuses, ne craignant pas de décrire avec talent et malice les grands textes fondateurs de la foi. Avec plus de 200 illustrations, cet ouvrage met en lumière un des textes les plus célèbres qui soit. POINTS FORTS - De la Genèse à L'Apocalypse, 140 extraits de la Bible - 120 artistes, dont Jan van Eyck, Dirck Bouts, Giovanni Bellini, ou encore Andrea Mantegna - Une superbe mise en image d'un texte fondateur 

  • Après une décadence de près d'un millénaire, voici le récit des deux siècles - 1450-1660 - par lesquels Rome redevint la Ville éternelle et rayonna à nouveau en Occident d'une splendeur incomparable. Ce qu'il a fallu d'énergie, de ténacité, parfois de démesure aux grands papes Borgia, Della Rovere, Médicis et Farnèse pour opérer ce redressement et ce renouvellement urbain est aujourd'hui difficile à imaginer. A cette grandiose résurrection politique, intellectuelle, spirituelle et surtout artistique resteront associés les noms de Bramante, Raphaël, Michel-Ange et Titien, mais aussi d'Ignace de Loyola, Philippe Neri et Charles Borromée. Saint-Pierre de Rome incarne à elle seule cette époque inégalée.

     

  • Rome au XVI siècle

    Jean Delumeau

    • Pluriel
    • 8 Octobre 2008

    « la rome du xvie siècle a été une extraordinaire réussite. mais a-t-elle été le reflet fidèle du message qu'elle désirait transmettre ? » c'est la question que pose jean delumeau tout au long de ce voyage dans la rome du xvie siècle à laquelle il nous initie. nous découvrons avec lui les rues et les monuments, les habitants riches et pauvres, leurs fêtes et leurs malheurs, mais aussi le prince et ses ressources, la chambre apostolique dont il épluche les comptes, les banques, les impôts et les papes. exploration d'une ville unique, faite de splendeurs et de contradictions, dans un des moments clés de son histoire.

  • Ce volume rassemble deux livres majeurs de Jean Delumeau ainsi qu'une dizaine de textes pour la plupart peu connus, voire inédits. L'ensemble permet d'envisager dans sa globalité l'oeuvre et la pensée du grand historien.
    Reconnu par ses pairs dès les années 1950, Jean Delumeau aurait pu n'être qu'un universitaire parmi tant d'autres, expert, comme beaucoup d'historiens de la première génération de l'après-guerre, en matière d'histoire dite " économique et sociale ". Il fut cela, mais aussi beaucoup plus. Chemin faisant, il est devenu un grand historien de la culture, et l'un des principaux essayistes chrétiens de son temps. Grâce sans doute à la foi chrétienne qui l'anime, mais aussi à la manière dont il a vécu cette foi.
    Ce volume permettra au lecteur de lire ou de relire son ouvrage scientifique le plus connu, La Peur en Occident (XIVe-XVIIIe siècles), paru en 1978 et qui marqua une date décisive dans l'avènement d'une " histoire des mentalités religieuses " (le nom de sa chaire au Collège de France), qu'on appellerait plutôt aujourd'hui une " histoire culturelle du religieux ". Ce qu'il nous dit là des peurs respectives de la " culture dirigeante " et " du plus grand nombre " n'est pas sans écho dans le monde d'aujourd'hui.
    Ce volume permettra aussi de lire le texte le plus important de sa bibliographie chrétienne, Guetter l'aurore (2003), où l'on retrouve, développé et mis à jour, l'essentiel de son fameux livre de 1977, qui provoqua tant de remous : Le christianisme va-t-il mourir ? La réponse de Delumeau à cette question est à la fois lucide et optimiste.
    On a adjoint à cette édition un ensemble de textes jamais réunis en volume : deux exposés fondateurs encadrant son Parcours au Collège de France, six introductions jalonnant l'itinéraire de ses Recherches, enfin un espace de Débats, dont un Entretien sur la fin des temps et le dossier de la vive polémique suscitée par la publication de Le christianisme va-t-il mourir ?
    Le lecteur retrouvera dans tous ces textes la lumineuse clarté de l'auteur, la générosité avec laquelle il anime la recherche historique et l'approche ouverte qu'il a de la religion chrétienne, dans la ligne de Vatican II.
    Le tout est précédé d'un avant-propos de Pascal Ory, qui éclaire le chemin parcouru par Jean Delumeau.

  • Peut-on être à la fois savant et croyant ? Aujourd'hui encore, l'opinion pense que la science est l'ennemie de la foi et qu'un scientifique ne peut être qu'athée ou agnostique.
    Ce préjugé est faux : c'est ce qu'entendent prouver les dix-neuf scientifiques qui ont regroupé leurs réflexions dans cet ouvrage. De grands spécialistes de l'astronomie, de la biologie, de la chimie, de la géologie, de l'informatique, des mathématiques, etc., expliquent ici comment ils concilient leurs convictions chrétiennes avec leur travail de chercheur. Pour cela, ils partent de leur expérience personnelle et du domaine scientifique qui leur est propre.
    Une idée force dessine l'axe central de l'ouvrage : l'aventure scientifique est constitutive de l'histoire sainte de l'homme. A ce titre, il ne saurait y avoir de rupture entre pensée scientifique et pensée chrétienne.

  • Si l'actuel diocèse de Rennes trouve son unité administrative avec le Concordat de 1801, il puise ses forces et son originalité dans une géographie antérieure et complexe : celle des trois diocèses d'Ancien Régime : Rennes, Saint-Malo et Dol, un moment métropole religieuse de la Bretagne.
    D'un inconvénient manifeste qui résulte des chevauchements institutionnels, l'équipe des jeunes historiens attachés à cette étude a su tirer avantage en passant du cadre strict de la circonscription ecclésiastique à celui de la « région » interdiocésaine. A cette « région » comprise dans ses diversités de tempéraments, de traditions religieuses, de folklore, d'options idéologiques, ils ont appliqué les techniques les plus modernes, notamment en sociologie et en ethnologie, pour lui restituer son âme éternelle et changeante.
    Bretagne éternelle qu'on a fini par identifier avec traditionalisme religieux et conservatisme. De fait, sur la longue durée, elle accuse volontiers un retard quasi-constant par rapport aux grands événements de l'histoire religieuse de la France. Elle se sépare encore d'elle par la faiblesse de l'implantation des églises romanes en raison d'un lent essor économique, par une fidélité « romaine » que ne vient pas perturber le Concordat de 1516, jamais appliqué en Bretagne.
    Mais Bretagne changeante qui surprend par l'accélération soudaine, quand l'événement l'atteint. Tantôt dramatisé dans la fureur des Guerres de Religion ou dans la crise révolutionnaire, tantôt amplifié clans la ferveur de la piété tridentine, à son apogée au XIXe siècle.
    Bretagne caricaturée, enfin, dans la complaisance à opposer les « Blancs » aux « Bleus ». Ce ne sera point la moindre surprise que de découvrir une Ille-et-Vilaine qui, de 1789 à 1960, s'éprend d'un christianisme fervent, mais républicain, pendant qu'ailleurs les autorités ecclésiastiques jugent les « Blancs » insoumis et pas plus pieux que les autres.
    On pressent déjà l'accueil de La Mennais et des abbés démocrates qui inaugurent les tensions des années 1960 entre une société « cléricale » et celle des laïcs formés par les Organismes d'Action Catholique, pépinières de militants syndicalistes ; deux sociétés, qui, sur des rythmes différents, n'en attestent pas moins une seule fidélité dans l'annonce de la Bonne Nouvelle.

  • Conférence terminale de Jean Delumeau au collège de France Jean Delumeau a entamé depuis vingt ans un travail de recherche pour comprendre les peurs des occidentaux dans le passé, puis les remèdes qu'ils apportèrent et enfin leurs rêves de bonheur. Ce parcours long et solitaire, destiné à "mieux découvrir, dans la lucidité, l'espoir qu'il nous reste et le sens de notre destin" coïncide avec son enseignement au Collège de France dont la leçon terminale constitue le bilan. "Les rêves des hommes constituent une partie de leur histoire et ils expliquent beaucoup de leurs actes"

  • Jamais une civilisation n'avait accordé autant de poids _ et de prix _ à la culpabilité et à la honte que ne l'a fait l'Occident des XIIIe-XVIIIe siècles. Nous sommes là devant un fait majeur que l'on ne saurait trop éclairer. Tenter, dans un espace et une tranche chronologique donnés, l'histoire du péché, c'est se placer au coeur d'un univers humain. C'est dégager du même coup un ensemble de relations et d'attitudes constitutives d'une mentalité collective. C'est retrouver la méditation d'une société sur la liberté humaine, la vie et la mort, l'échec et le mal. C'est découvrir sa conception des rapports de l'homme avec Dieu et la représentation qu'elle se faisait de celui-ci. C'est donc, à l'intérieur de certaines limites, entreprendre conjointement une histoire de Dieu et une histoire de l'homme. Dieu est-il plutôt bon ou plutôt juste

  • Si notre fin de siècle est marquée par le pessimisme, l'histoire de la chrétienté a été imprégnée par le millénarisme plus profondément qu'on ne le croit d'ordinaire. Nombreux en effet furent ceux qui crurent que le Christ reviendrait sur terre et y régnerait pendant mille ans auprès des justes ressuscités. Les hommes, enfin, vivraient heureux. Le diable, la mort, le péché, l'enfer s'évanouiraient.

    Cette croyance, qui s'appuyait sur des prophéties de l'Ancien Testament et sur l'Apocalypse de saint Jean, fut combattue par saint Augustin. Mais elle réapparut à la fin du XIIe siècle sous la plume du moine calabrais Joachim de Flore dont les visions prophétiques se répandirent dans toute l'Europe. Au fil des siècles, le millénarisme refit surface sous de multiples formes. Thomas Müntzer, Jean de Leyde, Campanella et Jurieu, entre autres, évoquèrent cet avenir radieux qui, pour les uns, s'instaurerait par la violence et, pour les autres, se réaliserait dans la paix. Christophe Colomb espérait étendre ce royaume chrétien des " derniers jours " à la terre entière. Les Pères pèlerins qui s'établirent en Amérique du Nord dans les années 1620 voulaient faire de cette partie du monde le centre du royaume du Christ, et cet espoir a été l'une des composantes de l'identité américaine.

    Les attentes millénaristes se laïcisèrent peu à peu pour rejoindre l'idéologie du progrès: Priestley attendait mille ans de bonheur à la suite de la Révolution française. Et c'est bien la tradition millénariste qui inspirait encore Pierre Leroux, inventeur du mot " socialisme ", lorsqu'il écrivait: " Le règne du Christ est promis sur la terre. " Après Une histoire du Paradis, le Jardin des délices, Jean Delumeau, membre de l'Institut et professeur honoraire au Collège de France, continue ici sa grande enquête sur les rêves de bonheur de l'Occident chrétien. Auparavant, il en avait exploré les angoisses (La Peur en Occident, Le Péché et la Peur) et leurs remèdes (Rassurer et protéger, L'Aveu et le Pardon).

  • La chrétienté a longtemps vu dans le paradis terrestre une réalité historique. Amalgamant le récit de la Genèse avec la culture antique, elle para le " jardin des délices " de toutes les beautés de l'Age d'or et des Iles Fortunées. Il est difficile aujourd'hui d'imaginer à quel point le paradis terrestre a préoccupé nos ancêtres. Pendant des siècles, de doctes ecclésiastiques s'interrogèrent sur la taille d'Adam et Eve, sur leur emploi du temps, sur leur pouvoir sur les animaux, sur leur vie sexuelle.

    Le Moyen Age crut que le paradis terrestre, bien qu'interdit, subsistait en Orient. Puis on abandonna progressivement cette croyance pour chercher au loin des pays fabuleux censés conserver quelques privilèges de climat, de faune et de flore du jardin d'Eden _ ce fut l'une des motivations des voyages de découvertes. D'autres se mirent à rêver avec une mélancolie croissante de l'Age d'or évanoui et du paradis perdu _ ce fut l'un des aspects de la Renaissance. En même temps, les érudits des XVIe et XVIIe siècles tentèrent de localiser l'endroit où Dieu avait planté son " jardin des délices "... jusqu'au jour où la mise en évidence de l'évolution conduisit à penser que les débuts de l'aventure humaine avaient été plus modestes qu'on ne l'avait supposé.

    Un rêve disparaissait, mais avec lui s'effaçait aussi l'image noire d'un Dieu en colère: pouvait-il avoir si durement puni l'humanité balbutiante des origines en la chassant du paradis terrestreoe Jean Delumeau, membre de l'Institut, est professeur au Collège de France. Après avoir dévoilé les angoisses de la civilisation occidentale (La Peur en Occident et Le Péché et la peur) et leurs remèdes (Rassurer et protéger, L'Aveu et le pardon), il entame ici un nouveau parcours pour faire revivre les rêves de bonheur de nos ancêtres.

  • Le pessimisme qui nous envahit aujourd'hui suscite plus que jamais une demande de paradis chez un public inquiet devant l'avenir. D'où cette synthèse en un seul volume, sans notes et la plus limpide possible d'une Histoire du Paradis en trois volumes et traduite en plusieurs langues.Jean Delumeau y conserve le même itinéraire du « jardin des délices » au « bonheur éternel », en passant par l'attente de « mille ans de paix sur terre ». Mais le ton est ici plus personnel et place est faite aux interrogations d'aujourd'hui sur le sens de la vie et de la mort.Ce nouveau livre se présente donc comme une méditation, à base d'histoire, sur le thème de l'espérance, qu'avaient précédée ses travaux antérieurs sur la peur et le besoin de sécurité.Toujours proche de ses lecteurs, Jean Delumeau leur parle dans une langue simple, amicale et pacifiante qui invite au dialogue.Jean Delumeau est né en 1923. Historien, il est l'auteur d'une oeuvre considérable, on peut citer entre autres : La Peur en Occident (1978), Le Péché et la Peur (1983) Le Fait religieux (1993), et d'une Histoire du paradis en 3 volumes .

  • La religion de demain sera-t-elle l'agnosticisme ? Jamais, en Occident, la foi traditionnelle, n'a été tant remise en cause. La tendance au syncrétisme fait fortune, les sectes ont chaque jour de nouveaux adeptes et, partout, le repli sur des intégrismes agressifs semble s'accentuer. Ce sont là les aspects les plus visibles du fait religieux aujourd'hui. Il en est beaucoup d'autres de par le monde, plus difficiles à saisir, car ce que représente la religion pour des millions de croyants nous échappe souvent.


    Cette série, qui reprend les divers chapitres d'un ouvrage paru en 1993, a une ambition : faire découvrir la diversité du patrimoine spirituel de l'humanité et montrer l'esprit de chaque confession - christianisme, judaïsme, islam, mais aussi hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme, shintô, religions d'Afrique.


    Au-delà de la diversité des croyances qui y sont décrites, cette encyclopédie des grandes religions - à laquelle ont participé des représentants de chaque confession, des historiens et des sociologues - nous invite à réfléchir sur l'homme religieux de tous les temps. L'homme a besoin de rites et de sacré pour retrouver à la fois l'ordre universel et des raisons de vivre. Toutes les religions, dans le langage qui leur est propre, exaltent la sagesse et la compassion, la sincérité et l'humanité.

  • Pour vous qui est Jésus?Jésus n'impose aucune définition de lui-même. Bien plus, c'est à chacun qu'il demande de le nommer: «Pour vous, qui suis-je?» (Marc8, 29).Plus que réponse, Jésus est question. Mais question ouverte. Rencontre libre.Une cinquantaine de témoins de tous bords laissent naître ici -en pleine lumière ou dans la pénombre- les mots qui montent en eux dans ce face-à-face d'homme à homme.

  • Au début du IVe siècle, l'empereur Constantin déplace en Orient la capitale de l'Empire, qui porte désormais son nom. Rome, centre de l'univers pendant 400 ans, entame une longue décadence que la présence du Siège pontifical est incapable d'enrayer. En 1417, à l'issue du Grand Schisme où Rome n'était même plus dans Rome, la ville en ruine compte vingt fois moins d'habitants qu'un millénaire auparavant. Or, deux siècles et demi plus tard, la cité naguère moribonde rayonne en Occident d'une splendeur incomparable et renoue avec sa première gloire. Ce qu'il a fallu d'énergie, de ténacité, de démesure parfois aux papes, de Nicolas V à Urbain VIII en passant par Jules II et Sixte Quint, pour opérer ce redressement, est aujourd'hui difficile à imaginer. A cette grandiose résurrection politique, intellectuelle, spirituelle et surtout artistique sont associés les noms de Bramante, Raphaël, Michel-Ange et Titien, mais aussi d'Ignace de Loyola, Filippo Neri, Charles Borromée et autres grands saints. La basilique Saint-Pierre incarne à tout jamais cette époque inégalée, où Rome est devenue la Ville éternelle.

  • Quels cheminements conduisent un historien chrétien, en raison même de ses recherches, à intervenir dans le présent de l'Église ? La réponse apparaîtra à la lecture des dossiers réunis dans ce livre. Ils se répartissent en deux ensembles : le premier évoque à la fois le vécu religieux à la sortie du Moyen Age et l'immense peur de l'hérésie ressentie alors par l'Église ; le second saisit la Réforme catholique en action à travers miracles et missions et grâce à la radioscopie d'une congrégation féminine.Quelques questions majeures ressortent de ces enquêtes convergentes (qui ne négligent pas d'interroger le théâtre comique) : christianisme et magie sont-ils conciliables ? En terre chrétienne, au XVVle siècle, y avait-il des agnostiques ? Quelles furent les causes lointaines de la déchristianisation ?

    L'auteur du Christianisme va-t-il mourir ? et de La peur en Occident se déclare convaincu que dans l'ancien modèle de christianisme - celui de l'Église-pouvoir - la christianisation était moins forte qu'on ne l'a cru et donc qu'aujourd'hui la déchristianisation n'a pas les dimensions qu'on lui accorde d'ordinaire. Ce Chemin d'histoire débouche ainsi sur l'espoir.

  • L'historien et la foi

    Jean Delumeau

    • Fayard
    • 13 Mars 1996

    En dépit, ou peut-être en raison de la déchristianisation de notre époque, l'histoire religieuse est l'un des domaines de recherches les plus florissants.
    Ce livre qui vient clore les années d'enseignement de Jean Delumeau au Collège de France réunit les témoignages de vingt-cinq historiens chrétiens dont les travaux sont orientés sur le passé de l'Egise. A travers leurs divers engagements, ils évoquent les exigences réciproques de leurs convictions religieuses et de leur discipline, montrant comment leur familiarité avec l'histoire du christianisme a influencé leurs prises de position de croyant.
    Loin d'être incompatibles, la foi et l'histoire peuvent et doivent s'enrichir. L'avenir du christianisme lui-même n'est-il pas lié à sa réconciliation avec la modernité, c'est-à-dire avec l'esprit scientifique et la tolérance ?

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