• L'Afrique est en pleine mutation. Elle est le continent dont la population connaît le plus fort taux de croissance, ce qui laisse augurer des perspectives de développement économique considérables. Mais à quel prix ? Faut-il tout accepter de la mondialisation, du libéralisme économique, de l'individualisme grandissant, de la permissivité en matière éthique ? Comment le recours au religieux va-t-il se transformer dans un tel contexte ?Les Églises chrétiennes en Afrique sont interpelées par ces évolutions. Plutôt que les subir dans un avenir proche, elles font le choix courageux de les anticiper et d'y réfléchir sur le plan théologique. Tel était l'enjeu d'un colloque scientifique tenu à la faculté de théologie de Yaoundé (Cameroun) du 13 au 15 décembre 2016. Parmi les défis abordés : l'instabilité politique, la montée du radicalisme religieux et l'apparition de nouvelles formes de croyance, les changements climatiques et la sécurité alimentaire, les tragédies liées aux migrations ou aux maladies infectieuses, les mutations dans le domaine conjugal et familial, en lien avec les évolutions socio-politiques.Quinze théologiens de renom ont uni leurs talents pour ouvrir la réflexion sur ce que sera le message chrétien dans l'Afrique de demain.

  • Le titre du livre est emprunté à Bernard Feillet. Un jour, un chrétien lui posa la question suivante à propos d'une situation d'actualité dont la solution n'avait rien d'évident : « Si Jésus vivait de nos jours, que dirait-il, que ferait-il ? ». Bernard Feillet lui rétorqua sans hésiter : « Jésus a fait sa part, faisons la nôtre ! ».

  • A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, face à l'effervescence intellectuelle et sociale du monde européen, l'Église catholique vit repliée sur elle-même. Se sentant menacée par les remises en cause de la culture moderne, elle campe sur sa doctrine déclarée immuable. De l'intérieur cependant et en France notamment, des chrétiens prennent l'initiative de repenser le christianisme dans les domaines historique, biblique, philosophique, théologique et social. Leur objectif, c'est de faire entrer l'Église catholique dans la modernité afin d'actualiser l'Évangile en leur temps. L'historien Louis Duchesne, le bibliste Alfred Loisy, les philosophes et théologiens Maurice Blondel et Lucien Laberthonnière, le scientifique Édouard Le Roy, le militant social Marc Sangnier sont les grandes figures de ce mouvement. Rome prend peur. Les acteurs de cette renaissance prometteuse, que leurs adversaires nomment « les modernistes », sont condamnés, voire excommuniés. Le pape Pie X (1904 -1914) met en place dans toute l'Église un système de contrôle pour couper court à la résurgence possible du péril « moderniste ».

    Pendant cinquante ans (1914-1960), le catholicisme sera ainsi soumis à une chape de plomb sous les pontificats de Benoît XV, de Pie XI et surtout de Pie XII. La pensée officielle s'impose avec une redoutable fermeté. Les novateurs, notamment les membres des célèbres Écoles dominicaine du Saulchoir et jésuite de Fourvière, sont les cibles de la nouvelle inquisition. Les théologiens Chenu, Féret, Congar, De Lubac, Fessard, Teilhard sont ainsi destitués et même exilés. La traversée est rude pour tous ceux qui s'essaient à revivifier le catholicisme.

    Arrive le concile Vatican II initié par Jean XXIII. En dépit d'ouvertures et d'innovations, la doctrine dogmatique et morale sous-jacente demeure en très grande partie traditionnelle. Les questions posées par « la crise moderniste » restent sans réponse. Peu d'années après la clôture du concile, une régression s'opère sous Paul VI et va s'accentuer sous Jean-Paul II et Benoît XVI. Face à cette situation verrouillée et qui le demeure sous le pape François, de pensée classique bien que soucieux d'ouverture aux personnes marginalisées, la nécessaire mutation du catholicisme reste-t-elle possible ? A quelles conditions les questions des « modernistes » pourraient-elle être prises en considération ?

  • Ce livre est le fruit de mon expérience spirituelle et m'a fait mieux comprendre, s'il en était besoin, que naître à soi-même est une oeuvre qui n'est jamais terminée.
    Comme tout un chacun qui s'est un jour levé, je suis en marche et j'espère bien le rester jusqu'à mon dernier souffle. J'adhère totalement à la réponse que l'écrivain breton Jean Sulivan fit un jour à l'une de ses lectrices qui lui demandait, à propos de ses essais sur la vie spirituelle, s'il vivait lui-même ce qu'il écrivait : " Détrompez-vous, Madame, je suis toujours en deçà, mais je jette devant moi les mots pour qu'ils me tirent en avant." En écrivant les pages de ce modeste ouvrage.
    à la suite de bien d'autres qui se sont exprimés sur le même sujet. j'ai d'abord voulu faire pour moi-même le point sur mon propre cheminement et saisir le fil secret qui unifie ma vie et la tire en avant. En les publiant, j'ose penser qu'elles peuvent rejoindre l'expérience spirituelle de certains lecteurs et qu'elles en éveilleront d'autres à cette parole intérieure qu'ils portent au plus profond d'eux-mêmes, qu'ils soient ou non croyants.
    " Si chacun osait dire sa petite vérité de sa propre voix, écrivait naguère Jean Sulivan, alors beaucoup entendraient la voix qui sommeille en leur coeur, la même et différente. " J'ai dit ma petite vérité. Je souhaite vivement que d'autres se la disent à eux-mêmes et partagent la parole. issue du plus intime, qui les fait vivre !

  • « Dieu » n'est plus une évidence ni une nécessité dans notre monde occidental, progressivement sécularisé depuis le siècle des Lumières. Jusqu'alors, la foi en Dieu s'imposait sociologiquement et n'était remise en cause que par des minorités. Avec le développement de la rationalité comme exigence sociale et individuelle, on a commencé à discuter et à mettre en cause des vérités venant de la Tradition et prônées par voie d'autorité. L'athéisme est apparu et a fait tache d'huile. Campant sur leur doctrine traditionnelle, les Églises ont souvent réagi en condamnant ceux qui s'essayaient à repenser le christianisme et ses sources. Mais la culture du débat s'est imposée peu à peu et, aujourd'hui, elle va de soi. Ceux pour qui l'héritage chrétien garde sa valeur sentent la nécessité de le réinterpréter. Ils ne peuvent plus adhérer à des affirmations et à des représentations de Dieu qui datent d'époques culturellement révolues. Sont en effet problématiques celles qui présentent Dieu comme tout-puissant, omniscient, clé de voûte du monde, maître de l'histoire, ayant un projet sur les sociétés et sur chacune des vies humaines, révélant ses volontés aux hommes, notamment en s'incarnant parmi eux et en déléguant à certains la mission d'être des authentiques interprètes de ses desseins. Y a-t-il une autre approche de Dieu qui soit crédible pour des femmes et des hommes vivant dans un monde sécularisé ? Une approche qui s'enracine dans la manière d'inventer leur existence personnelle et sociale avec authenticité ? Est-il ainsi possible de pressentir le mystère de Dieu à partir du mystère de l'homme ? En quoi cette approche rejoint-elle celle de Jésus de Nazareth ? C'est à ces questionnements que l'auteur, lui-même chrétien, s'essaie à répondre. Il expose sa recherche longue d'une quarantaine d'années, éclairée par les apports de devanciers et de contemporains.

  • Le sujet de ce livre, c'est l'aventure intérieure, une démarche qu'est amené à vivre tout homme ou toute femme à la recherche du sens de sa vie. Jacques Musset nous fait partager ici la sienne en s'appuyant sur des mots-clés qui constituent autant de points de départ de son récit personnel. Il est vrai que notre auteur est représentatif des ruptures et des nouveaux départs qui ont marqué la vie des hommes de la seconde moitié du XXe siècle et qui continuent d'opérer aujourd'hui. Né dans le monde rural et christianisé de l'ouest de la France, entré au séminaire où il reçoit l'essentiel de sa formation, devenu prêtre au début des années 1960, Jacques Musset connaîtra de plein fouet le choc des événements qui vont rompre l'équilibre de sociétés restées longtemps immobiles. Sous la poussée des doutes et des questionnements sur une culture très classique, déjà manifeste dans son expérience de la guerre d'Algérie mais accélérée par la rencontre des sciences humaines et l'affirmation du sujet, il se retrouve au début des années soixante-dix dans une crise d'identité humaine, chrétienne et sacerdotale. Des décombres où il se trouve alors, il réalise qu'une longue reconstruction est devenue nécessaire et qu'elle ne se fera qu'avec le temps. Auteur de plusieurs livres dont Les Chemins de la naissance à soi-même (Karthala, 2007), il revisite ici, à travers les motscompagnons de ses chemins, les grandes questions de la vie (la rupture, la fidélité, la liberté, la foi et la religion, l'espérance, la mort...). Dans notre temps qu'on qualifie de postmoderne (effondrement des grandes idéologies, méfiance des dogmes, irruption des cultures non occidentales, place de l'individu sur une planète mondialisée...), Jacques Musset, qui a traversé lui-même ces chamboulements, peut devenir un bon compagnon de route.

  • Ce livre, fruit d'un travail en groupe pendant deux ans, est destiné à des gens dûment motivés, mais qui n'ont pas reçu une culture biblique minimale et qui ne se sont guère permis jusque-là de se dire à eux-mêmes et de partager leur propre parole à la suite d'une lecture biblique.

    Deux exigences sont requises pour tirer profit de ce livre : d'abord, comprendre le texte tel qu'il se présente. Ecrit il y a près de vingt siècles dans un contexte historique, ecclésial, social et culturel tout à fait différent du nôtre, il ne peut manquer de surprendre voire de dérouter et même de rebuter. C'est pourquoi, il est nécessaire d'acquérir un minimum de clés de lecture pour éviter faux-sens et contre-sens et entrer, autant que possible, dans l'intelligence de ce qu'ont voulu dire les rédacteurs. C'est la première partie de l'ouvrage. Mais afin de se nourrir du texte étudié, il est non moins essentiel au lecteur de se risquer à exprimer sa propre parole, c'est à dire l'écho singulier que ce texte a dans sa vie aujourd'hui. Sans actualisation, les antiques paroles évangéliques resteraient en effet lettre morte. Les ressusciter et les partager avec d'autres lecteurs est une expérience d'une étonnante richesse à la portée de tous. L'auteur s'y essaie d'une manière personnelle sur seize passages de l'évangile de Matthieu.

  • Les « méditations » qui constituent ce livre ont été écrites durant ma traversée de la maladie. Atteint d'un cancer au pronostic incertain, soumis à une opération délicate, j'ai affronté six mois de chimiothérapie éprouvante, dont je conserve certaines séquelles. Ce qui s'énonce dans ces méditations relève moins de la relation de mon expérience de malade que d'un essai s'attachant à réfléchir une nouvelle fois - peut-être la dernière- sur l'essentiel qui me fait vivre et m'anime de l'intérieur. La maladie a été l'occasion de moments silencieux, d'intense recueillement ; et ce qui émane est comme l'ultime aveu de ma propre vérité d'homme. Menacé dans mon existence, conscient plus que jamais de ma finitude, recentré sur les valeurs fondamentales qui donnent sens à la vie, j'ai laissé se redire en moi ce qui me semblait l'unique nécessaire, hors duquel nous sommes dans figuration ou l'illusion. Je poursuis mon chemin, dans la paix et la sérénité, en ignorant toutefois de quoi demain sera fait. Mais je suis confiant que le trésor intérieur ne me fera jamais défaut, quoi qu'il arrive.

  • Ce livre se veut délibérément constructif. Il est né de questions que se pose son auteur depuis plus de 40 ans et qui sont partagées par de nombreux chrétiens. Constatant le grand décalage - immense fossé - entre ce que Jésus a été, ce à quoi il appelait en paroles et en actes, et l'imposante doctrine catholique que professe à son sujet leur Eglise, ils s'interrogent : comment en est-on arrivé historiquement à une pareille distorsion qui frise l'infidélité ? Pourquoi cette doctrine n'est-elle plus crédible dans lamodernité présente par un grand nombre de baptisés et de non-chrétiens ? Comment est-il possible de réinterpréter l'héritage venu du nazaréen pour qu'il soit Bonne Nouvelle aujourd'hui ? Dans la culture actuelle qui n'est plus celle d'hier et d'avant-hier et dont les représentations sur lemonde, l'homme et son destin sont différentes de celles d'un passé révolu, comment dire et vivre à nouveaux frais l'Evangile débarrassé d'un carcan doctrinaire, dogmatique et moralisateur ? A quelles conditions ? Selon quelles exigences ?
    Le livre se veut une analyse critique de la doctrine officielle de l'Eglise Catholique qui prétend exprimer la Vérité divine. Son auteur la conduit avec rigueur en montrant comment et dans quels contextes religieux, culturels et politiques elle s'est constituée.Mais en déconstruisant cette doctrine et en en manifestant sa relativité, l'ouvrage propose des voies alternatives, cohérentes avec lemessage et la pratique de Jésus et enracinées dans la culture de la modernité actuelle. Il s'agit donc absolument dans cet essai d'une proposition de christianisme qui apparaisse, en notre 21ème siècle, comme un chemin de vérité, de liberté, de fraternité. Car la fidélité n'est pas la répétition mais une recréation permanente.

  • Bibliolycée : une collection d'oeuvres classiques destinée à l'étude littéraire en lycée - Le texte intégral annoté.

    - Un questionnaire bilan de première lecture.

    - Des questionnaires d'analyse de l'oeuvre.

    - Des corpus accompagnés de questions d'observation et de travaux d'écriture.
    - Une présentation de l'auteur et de son époque - Un aperçu du genre de l'oeuvre et de sa place dans l'histoire littéraire.

  • Cet ouvrage fait suite à la journée d'études du 5 octobre 2019 sur John Shelby Spong, lors de laquelle furent aussi discutées les idées de Joseph Moingt sur l'esprit du christianisme et cette partie de la théologie protestante familière de la culture moderne : la théologie du process et le protestantisme libéral. Cent quarante personnes ont participé à cette rencontre : des chrétiens en recherche, qui ont quitté la foi traditionnelle, s'en sont éloignés ou s'y trouvent mal à l'aise en raison des doctrines, des langages, des rites et de positions devenus obsolètes.

    La crise abordée ici, en particulier celle de l'Église catholique, ne se situe pas d'abord au niveau de l'organisation ou des structures des Églises. Beaucoup plus en profondeur, elle touche le coeur même du christianisme et la façon d'exprimer une fidélité vivante à Jésus de Nazareth qui, il y a vingt siècles, a donné son nom à notre « ère commune ».

    Le lecteur trouvera d'abord exposée la proposition de l'évêque Spong en réponse à sa question de base : pourquoi le christianisme doit changer ou mourir. Joseph Moingt, jésuite, nous questionnera sur une Église catholique toujours structurée autour du sacerdoce des prêtres et qui laisse peu de place aux laïcs. À travers la théologie du process, le pasteur Jean-Marie de Bourqueney nous ouvrira une fenêtre sur la recherche de Dieu comme énergie et puissance de vie. Si l'on ajoute les témoignages de personnes et d'un groupe sur l'étude des écrits de Spong, et les échanges qui ont ponctué la rencontre du 5 octobre, ce livre prend la forme d'un manifeste pour un christianisme d'avenir. Un christianisme ouvert et crédible, qui concerne notre génération.

  • Marcel Légaut (1900-1990) a été l'un des grands spirituels du XXe siècle. Sa rencontre et ses livres ont profondément marqué des générations d'hommes et de chrétiens en recherche de leur propre humanité et d'une vie chrétienne adulte. Ceux-ci ont trouvé auprès de lui souffle et nourriture pour inventer leur voie personnelle en expérimentant une liberté exigeante. C'est que le témoignage de son existence, patiemment mûrie à travers une série de choix qui se sont imposés à lui, inspirés par son souci constant d'authenticité, rejoignait les aspirations intérieures de ses interlocuteurs et lecteurs. Vingt-cinq ans après sa mort, la parole de Marcel Légaut est toujours d'actualité. Ses livres sont réédités, des groupes d'hommes et de femmes, chrétiens ou non, les lisent et la maison communautaire qu'il a créée en 1967 dans la Drôme avec ses amis ne désemplit pas chaque été. Cet ouvrage atteste la fécondité de son témoignage à travers les voix singulières de trois contemporains : deux l'ont fréquenté de son vivant, le troisième l'a découvert après sa mort. Chacun a fait fructifier à sa manière la parole reçue. Ils partagent ici les échos personnels qu'a suscités en eux un des grands textes de Marcel Légaut, tiré de « Prières d'homme », qui est comme un condensé de sa démarche spirituelle. Leurs paroles plurielles et situées sont les fruits uniques à la fois de leur propre démarche intérieure et de l'auteur qui les a inspirés. Ce livre illustre ce qu'écrivait Marcel Légaut en 1980 dans « Devenir soi » : « En se disant en toute fidélité, avec exactitude, sans rien voiler, majorer, extrapoler, l'auteur offre à son lecteur l'occasion et peut-être la possibilité de se déchiffrer lui-même ». Ainsi d'humain en humain les paroles vraies reçues, recréées et partagées deviennent indéfiniment source, souffle et nourriture.

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