• La Ford Mustang GT Fastback qui sauve la mise de Steve Mc Queen dans Bullit, Bardot dans Le Mépris qui se laisse séduire par Jack Palance dans une Alfa Romeo 2600 Spider, John Lennon qui fait orner sa Rolls-Royce Phantom de motifs psychédéliques, Vin Diesel qui défie les lois de la gravité au volant de sa Dodge Charger...
    Au cinéma comme dans la vie, les voitures et les stars ont formé des duos emblématiques d'une époque, d'une génération ou d'une attitude. Gentlemen, musiciens, fous du volant ou espions légendaires nous font partager leur amour de la vitesse et de la belle mécanique.

  • La semaine, le père de Basile est un ado attardé. Le week-end, un père attentionné. Trouve-t-il son bonheur dans cet équilibre instable, entre virées en boîte et anniversaires déguisés ? Serait-il prêt à repartir dans une vie de couple ? Il faudra qu'il y réfléchisse. Mais pour l'heure, il doit aller chercher Basile à l'école, trouver une baby-sitter et passer chercher Mathilde, une jolie mère célibataire qu'il a invitée à dîner

  • Loin du centre

    Jacques Braunstein

    • Nil
    • 23 Août 2012

    Se réveiller un matin dans un lit inconnu avec, à vos côtés, la plus belle fille du lycée suffit à rendre cette nuit mémorable. Quand en plus vous découvrez que cette ravissante Sacha ne respire plus et qu'un filet de sang court entre ses seins, cette nuit devient inoubliable, la cicatrice de votre jeunesse.
    C'est ce qui arrive au narrateur de ce roman qui nous plonge dans l'ambiance singulière de la jeunesse dorée de l'ouest parisien des années 80. Époque boîte à bac et boîtes de nuit. Sur fond d'attentats qui secouent régulièrement la capitale, une petite bande de privilégiés oisifs découvre les premiers frissons de la nuit. Il y a Édouard, le rentier vieille France, Benjy, le feuj show of, Chahine, le Libanais en exil, Cassandre, la bourge meilleure amie de Sacha. Et le narrateur, moins riche, moins introduit que cette petite bande (ses parents à lui habitent en banlieue) mais qui va s'y fondre avec autant d'envie que de délectation, passant avec de plus en plus d'aisance du Palace au Bus Palladium, toujours affublé de son jean 501 usé, de ses converses montantes et de ses chemises trop larges. L'uniforme de l'époque. Comment s'est-il retrouvé dans le lit de la ravissante Sacha, cette fille qu'il ne connaissait à peine parce qu'il n'osait pas lui parler ? Quel crédit accorder à ces rumeurs qui font de sa mère une demi-mondaine sachant monnayer ses charmes ? Et que penser de celles qui courent sur son père, homme d'affaires mystérieux aux fréquentations douteuses ?
    Le roman est le long monologue du narrateur, devenu DJ, avec une mystérieuse jeune fille, rencontrée en boîte. Il lui raconte comment, depuis ce drame, sa jeunesse s'est transformée en longue glissade dans la nuit, à la recherche de la vérité sur cette mort, ou des moyens d'effacer son souvenir.
    Est-il en train de tomber amoureux pour la première fois depuis Sacha ? Cette jeune fille a-t-elle un lien avec son amour de jeunesse ? C'est en tout cas pour elle que, pour la première fois, il accepte de replonger dans le souvenir douloureux et toujours à vif de ses années boîte à bac.

  • Qu'il s'agisse de traduire Freud et Lacan, de repenser les conditions d'une sémiologie ou d'une théologie, d'écouter les versions d'un mythe en musique ou en psychanalyse, dans sa théorie ou dans les cures, l'auteur reformule ces questions de traduction dans une perspective originale.

    Donner sens, conférer un autre sens qui change le premier, reconnaître la pluralité des sens possibles de chaque affirmation, de chaque mot entendu et de chaque lettre lue, voilà ce à quoi équivaut l'acte d'« interpréter ». Et cet interpréter concerne ce qui se présente comme le plus étranger à ce qui a du sens : le rêve. Le psychanalyste est un interprète, c'est-à-dire, un traducteur. Traduire, interpréter et donner sens finissent par devenir des activités apparentées, même si ces termes ne sont pas des synonymes, mais désignent des actes de parole (speech acts) différents.

  • Recomposer une famille, c'est un peu comme reconstituer un puzzle avec des pièces dépareillées. Ça ressemble à quelque chose, mais on ne sait pas toujours à quoi. Le narrateur de "Famille recompose-toi" ! le sait bien. Hier, il était père célibataire et bobo parisien. Aujourd'hui, il vit en province avec sa famille recomposée : son fils Basile, sa fiancée Mathilde et la fille de cette dernière, Camille. Entre le narrateur, Mathilde, Basile et Camille, la belle entente n'a rien de spontanée : elle est le fruit d'un long travail, un équilibre complexe qu'un seul grain de sable peut soudain enrayer. Et si les voisins sont toujours là pour donner des conseils, ou recoller les morceaux, ils peuvent aussi mettre parfois de l'huile sur le feu. C'est drôle, élégant, souvent subtil, toujours innervé de sociologie gracieuse et ça se dévore comme du Sempé.

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