• Si Nietzsche se proposait de « philosopher avec un marteau », ces Vingt Leçons de philosophie par le meurtre ensaignent comment le faire avec une hache, un lacet de chaussure, des champignons ou une boule de pétanque.
    Autant de meurtres, autant de leçons buissonnières où l'on croise Descartes à sa fenêtre, Heidegger tuant le temps dans une gare, Wittgenstein en pèlerin à Lourdes, et Aristote lui-même, éberlué devant une langouste, renouvelant « l'étonnement que les choses soient ce qu'elles sont ».
    Jérôme Delclos nous livre avec férocité et tendresse la méthode progressive pour devenir l'assassin des préjugés, de la bêtise et de la morosité, afin que chacun puisse se présenter dignement dans le monde selon la devise explosive : « Je ne suis pas un homme, je suis de la dynamite. »

  • Sandra, jeune prof de philo qui accompagne un groupe de lycéens pour un voyage d'une journée à Auschwitz, décide sur un coup de tête de rester sur place. Elle découvre l'autre face de la ville actuelle, Oswiecim, qui vit du tourisme de la mémoire et de l'industrie de pointe de la chimie héritée d'Auschwitz III-Monowitz. De rencontres en amitiés (un gitan, une call-girl russe, un vieux libraire juif, un jeune ingénieur polonais avec qui elle entame une liaison), Sandra change. Au fil des jours, puis des saisons, à mesure qu'elle se délie de son ancienne vie, Sandra se rapproche du mystère du lieu et de l'attente.

  • C'est compliqué la vie quand on entre au lycée.
    Une proviseure adjointe féroce, un emploi du temps pourri, des coups de foudre intempestifs et cette philo mystérieuse dont parlent les terminales...
    Imaginez :
    Nadir est amoureux de Sabine qui est amoureuse d'Enzo qui n'aime que son nombril.
    C.-H. en pince pour sa prof Aphrodite, « la beauté faite femme », tandis que la Dumoineau ne décolle pas de son manuel qui tombe en lambeaux.
    Dans un livre d'Alain que nous a passé l'Ours, on se promène sans un sou sur un marché aux esclaves.
    Hélène n'était pas à Troie mais en Égypte.
    On vous fait un dessin ?

  • Le cadre des récits est l'Amérique d'aujourd'hui, profonde ou urbaine, fruste ou policée, du Montana, de la Floride ou de la côte est. Les personnages sont des gens ordinaires, fermiers, mécaniciens, chômeurs, professeurs d'université, chauffeur de taxi ou vétérants du Vietnam. On y boit beaucoup de bière, on y lave son linge dans des laveries automatiques, on y attend le bus ou le retour du mari. Mais l'essentiel n'est pas dans le silence des apparences. Il est dans les coutures qui le révèlent en même temps qu'elles le font craquer.

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