Langue française

  • Nom de noms

    Gilles Verdet

    Dans chaque récit qui nourrit ce roman choral, s'entrechoquent, avec humour et dérision, des petites destinées et des grandes déconvenues : lignes de vies qui s'entrecroisent d'un chapitre à l'autre, engendrent des rencontres improbables, des occurrences impromptues et des destins incertains, suscitent des envies de sexe et de meurtre. Et attirent des convoitises d'argent rapide.. Des mensonges anodins et des grandioses impostures.
    Des accès de cupidité et des personnalités doubles. Des vies ratées et des espérances déçues. Pendant qu'autour d'eux se vide le canal Saint-Martin pour son nettoyage décennal. Il découvre les débris, les rebuts et les objets obsolètes enfouis dans la fange et la boue. Et met au grand jour tout ce qu'on aurait tant souhaité dissimuler...

  • Un casse à Saint-Germain-des-Prés qui tourne mal. Un braqueur au tapis, Simon, flingué à bout portant par deux princesses saoudiennes qui se tirent avec le butin... Paul en réchappe et s'enfuit sans comprendre... Ailleurs, une femme s'immole en chuchotant un poème. Puis c'est au tour des autres, les amis de Paul, de mourir au son des rimes : écrasé, flingué sur les vers de Verlaine, suriné, étouffé en écoutant Rimbaud... Tous d'anciens anars rescapés des temps d'avant... Avant la semaine sanglante... Avant que l'eau noire de la Seine ne réveille des souvenirs oubliés... Avant le temps des assassins...

    Verdet trucide avec l'élégance involontaire des timides... Il cadavérise avec la réserve polie des autodidactes.

  • Les ardomphes

    Gilles Verdet

    • Ginkgo
    • 20 Novembre 2020

    Richard est un clochard. Un sdf, un biffin des trottoirs. Un traîne-lattes qui survit en refourguant des déchets ramassés dans la rue. Dans les beaux quartiers il déniche un sac de luxe oublié au départ d'un taxi. Photographié à son insu par Claire, une photographe professionnelle, sur un banc public avec son butin, un foulard de soie au cou devant une bouteille de grand cru, sa vie va basculer...
    « Les Ardomphes » est le surnom familier qu'utilisait parfois Rimbaud pour désigner ses Ardennes natales.
    L'hôtel des Ardennes, près du canal Saint-Martin, à Paris, est le lieu hospitalier de toutes les passions. S'y croisent les rescapés de la nuit : voyageurs égarés, SDF en sursis, amants... Le réceptionniste est également écri ain sans le sa oir, il tisse la trame d'un récit aux fils multiples, qui se dénoueront aux « Ardomphes ». crit à « haute oix », ce récit aux re onds narratifs successifs ire rapidement à l'ironique mise en a me. elle de la bouffonnerie existentielle, du bon usage médiatique de la précarité, du débordement fictionnel et des facéties de la création littéraire.

  • Les revolvers, c'était la faute à Baudelaire et les lingots, la faute à Rimbaud... Ni dans la ligne, ni dans la marge, leurs mauvais coups s'étaient écrits à l'encre sympathique des années soixante-dix... Graines d'anars contre partouzards et barbouzards. Vingt ans après, les voilà qui rappliquent, les bouffeurs de jeunesse, les marchands de mort et les chercheurs d'or. Mais les armes n'ont pas rouillé, la colère non plus. Et c'est un flic qui compte les cadavres. Un enfoiré de poète ! Putains de pigeons !

  • Au nord ouest de l'Ecosse, sur le bord abrité du Loch Broom, se trouve un port de pêche perdu, protégé du vent du large et du bruit des vagues. Etienne Mouzon, qui a décidé d'oublier le passé, habite là depuis des lustres et ne manque pas, chaque matin, d'aller saluer les phoques, véritables maîtres des lieux. Un jour apparaît dans ce désert marin, Judith, dont notre baroudeur va tomber amoureux. Très vite, Etienne soupçonne la jeune femme de chercher quelque chose. Au cours d'une expédition en solitaire sur une île voisine, en effet, Judith trouve la mort. A Paris, une semi-remorque à l'enseigne de MacLeod fonce sur le périphérique. Le chauffeur essaie de rattraper le temps perdu et ne voit pas un SDF complètement ivre qui a décidé de traverser là. Tout bascule. Le camion frigorifique perd son contenu qui se répand sur la chaussée. Des kilos et des kilos de cocaïne. Le même jour, le mari de Judith vient rendre visite à Etienne Mouzon. Lui explique que sa femme a été assassinée. Et lui demande de l'aider à la venger. Près du camion éventré, un autre clochard qui a vu toute la scène, profite de l'aubaine. Il emporte avec lui vingt six sacs de came. Très vite, l'affaire éclate au grand jour. Commence alors le voyage semé d'embûches des deux héros de ce polar au rythme lent et à l'écriture fine et soignée. Voyage qui les emmènera à Paris, dans les milieux de la drogue. Les règlements de compte et les poursuites sont au rendez-vous. Et comme personne n'est « pur » dans cette affaire, tout finira étrangement, sur un chemin perdu, dans des hauteurs pleines de brumes.

    Gilles Verdet habite Paris. A publié en 2004 Une arrière-saison en enfer, Série noire.

  • La sieste des hippocampes

    Gilles Verdet

    • Rocher
    • 16 Octobre 2008

    Quatre nouvelles sèches, histoires brèves de vie et de trépas. Quatre récits fragiles dans les rues de Paris où un destin malin trame des drames en loucedé.
    Histoires de voir. Histoires d'en rire. Des mauvais coups du sort, de la poésie du hasard, de vilaines chutes et des ricochets de la vie... à perpète.
    -Vous étiez hier au cabinet du docteur Memovitch oe
    -Oui, pourquoi oe
    -J'y étais aussi... Je vous ai reconnue... Lucie oe
    -Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous voulez oe
    -Je m'appelle Gilbert Loubet
    -Connais pas...
    Nos souvenirs ne sont-ils toujours que des constructions ? La réalité peut-elle dépasser l'affliction ? L'amnésie de Lucie est une liberté d'exception. Ou le chagrin des hommes ? Igor et Alex, les oubliés de la vie, ceux de la France d'en dessous, troquent leur matin glacé pour une promesse de grand soir. Les bolcheviques de la mouise vont se heurter au ricanement cynique de l'Histoire... Les romans s'invitent au fond des gares. Jacqueline est l'héroïne flamboyante de sa vie rêvée. La création littéraire est-elle une entreprise criminelle oe
    Le père d'Etienne voit grandir son fils dans le sommeil de l'utopie. Qui peut penser que l'amour peut arrêter le temps oe
    Le noeud social, l'intrigue et l'imaginaire entraînent les personnages dans un parcours d'illusions et d'impostures...
    Un passage à l'acte dramatique.

empty