Sciences humaines & sociales

  • Traduire freud : l'ouvrage d'andré bourguignon, pierre cotet, jean laplanche et françois robert signifie d'abord que l'édition des å'uvres complètes en langue française est autant un projet scientifique qu'un projet éditorial.
    Les principes généraux de la traduction, la terminologie et la conceptualisation ont une place légitime dans le mouvement propre du texte. l'ambition n'est pas de proposer un nouveau vocabulaire de la psychanalyse, mais d'offrir une propédeutique de lecture freudienne.
    C'est pourquoi l'ouvrage s'organise autour de trois moments : la traduction, la terminologie raisonnée, le glossaire - les règles, les concepts, les mots.
    Cette construction logique et analogique met en valeur le choix d'une compréhension intelligible qui serait aussi une appréhension sensible. ni pour freud, ni contre freud, mais avec freud, ce livre en forme de manifeste ne relève pas d'une apologie systématique : il est une invitation au plaisir d'une oeuvre redécouverte.

  • La crise économique et financière que nous vivons depuis trois ans est la première de l'histoire à avoir frappé d'un coup le monde entier.
    Face à cette crise globale est né dans l'urgence le G20, composé de vingt pays aux économies puissantes, pour inscrire les réactions locales dans une coopération planétaire. Mais comment concilier des politiques toujours très nationales et une économie de plus en plus mondialisée? Comment harmoniser les intérêts des pays? Comment légitimer les décisions internationales? Une gouvernance mondiale est-elle indispensable ou s'agit-il d'une utopie sympathique mais irréaliste? Pour éclairer ces débats cruciaux, Jean-Marc Vittori a rencontré cinq grands acteurs d'une gouvernance mondiale en devenir : Christine Lagarde, ministre française de l'Economie ; Angel Gurria, patron de l'OCDE, le club des pays développés : Pascal Lamy, directeur général de l'Organisation mondiale du commerce ; François Bourguignon, directeur de la Paris School of Economics et ancien économiste en chef de la Banque mondiale ; et Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds monétaire international.
    Ces dirigeants racontent chacun à leur manière. de l'intérieur, les progrès de la coordination mondiale, ses ressorts cachés, ses jeux de rôle mais aussi ses difficultés quotidiennes. Et ils rêvent de ce qui pourrait être un monde doté des outils permettant de prévenir ensemble les risques géopolitiques, économiques et climatiques. Car nous n'avons qu'un seul monde. Un jour ou l'autre, il lui faudra une seule gouvernance.

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