• Cet ouvrage, écrit dans un style accessible et rigoureux, constitue la meilleure synthèse des idées d'Emmanuel Mounier. Prenant appui sur sa philosophie de la personne, l'auteur éclaire des thèmes majeurs : la communication, la liberté, l'éthique, l'engagement, la politique, la culture. En ce sens, ce livre est également une remarquable introduction à la philosophie. Le lecteur percevra vite l'actualité d'un penseur qui fit de l'événement son « maître intérieur », et que l'on a pu caractériser comme un Socrate du XXe siècle.

  • Soixante-dix ans après la mort d'Emmanuel Mounier, il est temps de renouveler notre regard sur ce penseur majeur du XXe siècle. On sait combien les quatre volumes des Oeuvres (éd. P. Mounier, Seuil, 1961-1963) ont marqué plusieurs générations d'intellectuels, de femmes et d'hommes d'action de par le monde. Le besoin se fait sentir à présent d'avoir accès à l'ensemble du corpus de Mounier, avec ses nombreux articles, conférences, notes, recensions... Le premier des sept volumes que comptent les ?uvres complètes devrait agir comme un révélateur. Gageons qu'il en ira ainsi pour ceux qui, à la faveur de cette parution, s'initieraient à l'oeuvre de Mounier et pour ceux qui connaissent déjà tout ou partie de ses écrits. La plupart découvriront un jeune homme à plusieurs facettes : non seulement son ancrage philosophique, mais, tout aussi fort quoique mal documenté jusqu'à présent, son ancrage religieux, à nette tendance mystique, accompagné d'un intérêt aigu pour les champs social et littéraire. Ecrits entre sa dix-septième et sa vingt-septième année, les textes ici recueillis, quelquefois rares ou inédits, vont de ses dissertations de terminale au Lycée de Grenoble à sa longue intervention au congrès de Font-Romeu, qui posa les bases du mouvement et de la revue Esprit. Si cette période est dominée par son important mémoire sur Descartes (1927) et son ouvrage pionnier sur Charles Péguy (1931), imprégnés de la philosophie d'Henri Bergson et des dialogues avec Jacques Chevalier et Jacques Maritain, ses articles et conférences n'entendent pas moins fonder les principes de la personne comme présence et action. Tout agir ayant besoin d'une direction, il s'agit de se donner des règles de conduite pour y tendre en vérité. A défaut, l'être humain se replie dans l'individualisme, avec pour corollaire une certaine médiocrité morale, un conformisme plus ou moins conscient. Mounier se propose ici d'étudier à frais nouveaux ce qui sépare l'animal de l'homme et l'homme de Dieu à travers ces champs d'expérience que sont la psychologie, le langage, le droit, le politique et le sentiment religieux. Cette édition est présentée et établie par Yves Roullière, avec la collaboration de François Denoël, Nadia Yala Kisukidi, Jacques Le Goff et Jean-François Petit.

  • Emmanuel Mounier s'attaque dans ce texte aux questionnements existentiels, philosophiques et politiques qui accompagnent le développement de la technique. A la sortie de la Seconde Guerre Mondiale, ces réflexions prenaient tout leur sens et n'ont cessé depuis de gagner en importance et pertinence jusqu'à notre XXIe siècle. Autour des concepts d'apocalypse (que nous nommons aujourd'hui dans une version laïque « effondrement »), de technique et de progrès, se trouvent une constellation d'états qui se sont emparés des individus occidentaux : nihilisme, terrorisme, angoisse, rejet, désespoir, que Mounier analyse en déployant une érudition ancrée dans le temps long. Une vision singulière et contemporaine du fondateur du personnaliste et de la revue Esprit.

  • Cet ouvrage, écrit dans un style accessible et rigoureux, constitue la meilleure synthèse des idées d'Emmanuel Mounier.
    Prenant appui sur sa philosophie de la personne, l'auteur éclaire des thèmes majeurs : la communication, la liberté, l'éthique, l'engagement, la politique, la culture. En ce sens, ce livre est également une remarquable introduction à la philosophie. Le lecteur percevra vite l'actualité d'un penseur qui fit de l'événement son « maître intérieur », et que l'on a pu caractériser comme un Socrate du XXesiècle.

  • Dans la lucidité, la liberté et la conversion totale de soi-même, Emmanuel Mounier a entendu participer à la transformation du monde et en même temps jouer pleinement son rôle de laïc chrétien dans l'Église - traçant ainsi la voie à ceux qui aujourd'hui, et selon l'esprit du Concile, cherchent à faire de la foi chrétienne la source même de leur action la plus temporelle. Mais ce n'est par pour Emmanuel Mounier une harmonie facile que cette double dimension de l'existence chrétienne : il l'a nommée lui-même un « optimisme tragique » ; toute son oeuvre témoigne de ce lien en lui entre le combat et l'espérance, entre la fidélité et la liberté, pour réaliser ce qu'il a appelé aussi « un engagement total dans une libération continue ».

    On trouvera ici, essentiellement, l'expression de la vie profonde qui constituait le secret de cette pensée et de cette action. Aussi ces textes, s'ils doivent Être lus à la lumière de l'oeuvre générale, doivent l'être davantage encore comme le témoignage d'un « chrétien debout » qui, « face à face avec Dieu », entend mener, dans l'unité vécue de sa foi et de ses oeuvres, une action indissociable dans le monde et dans l'Église.

  • Dans Feu la chrétienté, un de ses derniers grands textes, Emmanuel Mounier livre en quelques pages le fondement spirituel et philosophique de son ouverture à la civilisation et à la société moderne. Son intuition de l'acceptation inéluctable de la laïcité par le monde catholique annonce déjà Vatican II. "Nous n'avons pas à apporter le spirituel au temporel, il y est déjà. Notre rôle est de l'y faire vivre, proprement de l'y communier.
    Le temporel tout entier est le sacrement du Royaume de Dieu", affirme-t-il. Nulle part Mounier n'a tracé une synthèse aussi lumineuse, aussi nécessaire sur les rapports entre le christianisme, la foi d'un côté, et la civilisation, l'histoire de l'autre.

  • L'Affrontement chrétien est probablement le texte où la parenté spirituelle de Mounier avec Péguy et Bernanos est la plus sensible. Dans un style vigoureux, celui du questionnement radical, ce texte est l'appel d'un chrétien inspiré.

    On y trouve des pages dignes des plus grands mystiques. Ce texte est d'une actualité permanente en ce sens qu'il exprime l'effort salutaire que le chrétien Mounier fait sur lui-même pour comprendre comment l'anti-christianisme le plus virulent de Nietzsche se construit à partir de la trahison des chrétiens eux-mêmes. Sur ce point, le livre de Mounier est d'une force rare: il lance un appel prophétique aux croyants pour qu'ils prennent enfin au sérieux l'abrupt évangélique.

    La question centrale est bien: qu'est-ce, vraiment qu'un humain formé à l'authenticité chrétienne? Qu'est-ce qui caractérise celle-ci? Le catholicisme contemporain est-il encore un lieu où se propose un style original d'humanité? un style capable d'attirer les meilleurs?

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • Parmi les différentes philosophies ayant contribué à la construction européenne, le personnalisme a joué un rôle de premier plan.
    Influencé par Bergson, Maritain et Péguy, le philosophe Emmanuel Mounier (1905-1950) fonde la revue Esprit en 1932 et joue un rôle important dans le mouvement intellectuel, spirituel et politique. Sa philosophie, le personnalisme, représente une pensée et une action antitotalitaires. C'est une utopie, revendiquée comme telle, qui l'engage au coeur des débats de la cité. Cet ouvrage situe la place du personnalisme d'Emmanuel Mounier dans l'émergence de l'Europe.
    Il permet d'explorer les différents champs dans lesquels l'héritage du personnalisme peut encore contribuer à l'affermissement de l'identité européenne.

  • Emmanuel mounier, mort il y a juste cinquante ans, est incontestablement une grande figure du xxe siècle.
    Fondateur de la revue esprit en 1932 (à vingt-sept ans !), il a eu pour son époque et pour plusieurs générations d'hommes et de femmes après sa mort un rôle exceptionnel d'éveilleur intellectuel. " faire des livres ne fut jamais son but, mais faire des hommes " (j. -m. domenach). ce livre reprend quelques-uns de ses textes fondateurs, en particulier des articles d'esprit écrits durant les premières années de la revue, puis édités en volume par mounier lui-même (refaire la renaissance est le titre du tout premier article qu'il écrit dans la revue, en octobre 1932).
    Ils contiennent le meilleur de son intuition, de ses refus et de ses combats, de ses engagements dans la cité : refus des révolutions devenues totalitaires par mépris du spirituel, refus d'un ordre du monde qui engendre des catastrophes humaines, engagement pour une autre culture, une autre civilisation, oú personne et communauté seraient également reconnues dans leur rôle unique, irremplaçable.

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