• Russe, britannique, américain ou français, les empires ont mené, des siècles durant, des guerres longues et douloureuses, nourries par l'exaltation du nationalisme et la soif de prestige.
    Ces guerres sont souvent perçues comme des opérations militaires annexes, voire extérieures à l'histoire militaire de ces derniers siècles. Il convient de réviser ce jugement. La guerre impérialiste, loin d'être un aspect mineur de l'activité militaire, représente une constante dans l'histoire de l'Europe et de l'Amérique. La conquête de vastes territoires revêtait alors un incomparable éclat héroïque.
    Les noms de Clive et de Dupleix, de Wellington et de Tippoo Sahib, de Custer et de Sitting Bull, de Gallieni et de Lyautey doivent en partie leur célébrité aux guerres coloniales. Les guerres des empires ont divisé les pays développés entre perdants et gagnants dans la lutte pour un statut à l'échelle mondiale. Elles ont aussi sonné le glas des gouvernements indigènes et décidé du sort de continents, dont les répercussions - souvent douloureuses - sont encore visibles aujourd'hui.
    Qu'elles soient baptisées " maintien de la paix ", " pacification ", " maintien de l'ordre et soutien ", toutes les opérations occidentales d'aujourd'hui sont issues en droite ligne des guerres coloniales. Dans cet ouvrage abondamment documenté, Douglas Porch nous plonge au coeur des stratégies des empires occidentaux, depuis leur avènement, au XVIIe siècle, parcourant les plus lointains espaces de l'Extrême-Orient à ceux de l'Amérique, de l'Afrique à l'océan Indien, jusqu'au XXe siècle.
    Un panorama et une analyse précise, détaillée des batailles menées par les Occidentaux hors d'Europe.

  • Historien américain de renom international, Douglas Porch analyse le rôle complexe, obscur - et parfois scandaleux - des services secrets dans l'histoire française.
    Fruit d'un minutieux travail de recherche, les deux tomes de cette somme unique projettent un éclairage singulier sur l'espionnage français, depuis la création de la Section de statistique et son rôle dans l'Affaire Dreyfus jusqu'à nos jours.
    Pendant la Grande Guerre apparaissent des méthodes nouvelles (cryptographie, pigeons voyageurs...) qui n'empêchent pas une sous-estimation néfaste des forces ennemies. Durant le second conflit mondial, de nombreux réseaux se développent sur le sol français, tandis qu'à Londres est créé le Bureau central de renseignements et d'action, confronté au Deuxième bureau survivant à Vichy. A partir de la Libération naissent les rivalités entre le SDECE et la DST, alors que le Renseignement militaire est impliqué dans les conflits d'Indochine et d'Algérie.
    Sous la Ve République, les " péripéties " abondent : l'affaire des fuites et du SAC, l'enlèvement de Ben Barka ou le sabotage du Rainbow Warrior, soulignant les disfonctionnements du système. Au fil de cette entreprise de décryptage s'éclairent peu à peu les coulisses de notre histoire secrète, jalonnée de succès, mais aussi d'échecs et de scandales. Douglas Porch, dont la rigueur ne peut être contestée, porte un regard critique sur notre renseignement à la française, dénonçant, entre autres, les détournements à des fins politiques d'un instrument théoriquement au service de l'Etat.
    Un document sans complaisance qui ne manquera pas de soulever des controverses.

  • Historien américain de renom international, Douglas Porch analyse le rôle complexe, obscur - et parfois scandaleux - des services secrets dans l'histoire française contemporaine.

    Fruit d'un minutieux travail de recherche, les deux tomes de cette somme unique projettent un éclairage singulier sur l'espionnage français, depuis la création de la Section de statistique et son rôle dans l'Affaire Dreyfus jusqu'à nos jours.
    Pendant la Grande Guerre apparaissent des méthodes nouvelles (cryptographie, pigeons voyageurs...) qui n'empêchent pas une sous-estimation néfaste des forces ennemies. Durant le second conflit mondial, de nombreux réseaux se développent sur le sol français, tandis qu'à Londres est créé le Bureau central de renseignements et d'action, confronté au Deuxième bureau survivant à Vichy. A partir de la Libération naissent les rivalités entre le SDECE et la DST, alors que le Renseignement militaire est impliqué dans les conflits d'Indochine et d'Algérie.
    Sous la Vè République, les " péripéties " abondent : l'affaire des fuites et du SAC, l'enlèvement de Ben Barka ou le sabotage du Rainbow Warrior, soulignant les dysfonctionnements du système.
    Au fil de cette entreprise de décryptage s'éclairent peu à peu les coulisses de notre histoire secrète, jalonnée de succès mais aussi d'échecs et de scandales. Douglas Porch, dont la rigueur ne peut être contestée, porte un regard critique sur notre renseignement à la française, dénonçant, entre autre, les détournements à des fins politiques d'un instrument théoriquement au service de l'Etat.

    Un document sans complaisance, qui ne manquera pas de soulever des controverses.

  • Aucune force militaire au monde n'a autant que la Légion étrangère captivé l'imagination populaire par son image sulfureuse et par le mystère et le romantisme qu'elle cultive. Le mythe est même si puissant que le non-initié éprouve quelque difficulté à distinguer le vrai du faux: qui et que croireoe Les récits des anciens, simples légionnaires ou officiers, ne disent pas tous la même chose, loin de là; le cinéma et la littérature, tantôt favorables, tantôt hostiles, exploitent les clichés jusqu'à l'absurde pour complaire au public; les archives, peu accessibles, ne sont au demeurant pas très bavardes sur les sentiments des hommes.

    La Légion est depuis le début une tour de Babel composée d'engagés de nationalités et d'origines sociales variées en quête d'une vie nouvelle, mais elle n'est pas le ramassis de criminels repentis, d'aristocrates déclassés, de têtes brûlées et de réfugiés politiques désorientés que l'on croit. Elle a toujours su redonner dignité et estime de soi à des gens pour qui elle constitue une famille de substitution, mais elle n'en fait pas des saints, et d'ailleurs la désertion a toujours été pour elle une plaie endémique. Ses exploits guerriers _ principalement aux colonies mais aussi au cours des deux conflits mondiaux _ justifient sa réputation de corps d'élite, mais elle a aussi connu la défaite, la démoralisation, le sous-équipement, le sous-encadrement. Elle a souvent obéi aveuglément (et les gouvernements en ont plus d'une fois abusé en l'envoyant au sacrifice sans nécessité ou en lui confiant les sales besognes), mais cela n'a pas empêché certaines de ses unités d'être à la pointe du putsch des généraux en 1962. Elle a développé _ à usage interne et externe _ un folklore outrancier, mais comment forger et perpétuer autrement un esprit de corps dans une troupe de mercenaires ne parlant pas la même langue et ne se battant ni pour une patrie ni même pour une idéologieoe Il ne s'agit pas de renvoyer dos à dos laudateurs et détracteurs, mais de comprendre comment s'articulent sur la longue durée les contradictions et les ambiguïtés dont la Légion elle-même, abusée par son égocentrisme et par le regard des autres (malveillance de l'armée régulière, xénophobie, méfiance du pouvoir politique...), n'a pas eu pleine conscience.

    Fresque épique et chronique scrupuleuse en même temps, cet ouvrage américain est sans précédent par son ampleur _ il couvre les cent trente et un ans (1831-1962) durant lesquels la Légion étrangère a été engagée ou stationnée outre-mer _, par la sûreté et la diversité de son information, par la distance, l'objectivité et la finesse de ses jugements.

    Douglas Porch est professeur d'histoire militaire à The Citadel, de Charleston (Caroline du Sud), et à l'Ecole navale des Etats-Unis à Newport (Rhode Island).

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