Gallimard

  • «Pour la première fois depuis sept siècles, et à vrai dire pour la première fois dans le monde, l'oeuvre entière de Dante, prose et vers, écrits latins comme écrits italiens, est présentée en un seul volume : constamment comparée à elle-même, et expliquée de page en page sans en manquer une seule. Et parfois le traducteur, dans sa longue étude, a été amené à renouveler l'interprétation de la pensée de Dante, voire à proposer des leçons nouvelles, peut-être hardies, mais toujours consciencieuses et curieuses, là où la lettre est altérée par la tradition, et difforme ou absurde. La connaissance des sources classiques, bibliques, françaises ou provençales, qui alimentent l'inspiration du grand Florentin, semblera sans douté élargie et éclairée au terme de cette lecture, pour les spécialistes eux-mêmes, bien que le livre s'adresse avant tout au grand public. Pour la foule des «honnêtes gens», le traducteur a cherché sans cesse, dans la présentation de La Comédie ou des Rimes, et même des Églogues latines, à donner au lecteur de chez nous une impression de poésie comparable à celle que peut éprouver un lecteur italien d'aujourd'hui. Aux étudiants, aux spécialistes de l'Histoire - histoire politique, histoire des moeurs et des arts, histoire des langues romanes, de la philosophie antique ou médiévale, de la théologie parfois, ce livre apportera une nourriture captivante pour l'esprit.» Bulletin Gallimard, 1965.

  • Poésie/Gallimard se devait d'inscrire à son catalogue l'oeuvre majeure de Dante, mais en faisant de cette entrée un événement éditorial marquant. D'où la volonté d'offrir une version bilingue intégrale en un seul volume de l'Enfer, du Purgatoire et du Paradis, et cela sous le seul intitulé attesté du temps de son auteur : La Comédie. «Ici commence la Comédie de Dante Alighieri, florentin de nation, non de moeurs», proclamait en effet l'épître au seigneur Cangrande della Scala, épître qui ajoutait, précisant l'esprit initial de l'immense projet : «Quant au langage, il est familier et de style humble, puisqu'il calque les manières de communiquer en vulgaire qu'ont les femmes du peuple entre elles». Non seulement le poète voulait être entendu de tous, mais il désirait composer «presque un chant villageois, traitant d'arguments simples». Ce n'est que peu à peu, montant vers le Paradis, que Dante s'affranchira de cette option volontairement populaire, et de la discipline formelle qu'elle impliquait, pour se rapprocher du «poème sacré».
    La traduction de Jean-Charles Vegliante suit superbement ces variations de tons et de perspectives tout au long du parcours ascensionnel qui d'Enfer en Paradis n'oublie ni les hommes ni la terre, et ne laisse jamais les âmes en mal d'incarnation.

  • Vita nova

    Dante Alighieri

    ecrite vers 1294-1295, la lita nova de dante constitue l'une des plus anciennes oeuvres autobiographiques, intimes même, de la littérature européenne.
    alternant prose et poésie dans le " doux style nouveau " qui lui est propre, le poète y décrit comment sa rencontre avec la jeune béatrice renverse le cours de sa vie ; comment son amour pour elle va illuminer son écriture ; et comment la mort prématurée de l'aimée va être à la fois source de la plus intense détresse et de la plus belle consolation - annonçant la future divine comédie. depuis, la lita nova et son titre magnétique n'ont cessé d'attirer les lecteurs, d'inspirer les écrivains.

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