Albin Michel

  • À l'heure où la quête du spirituel se fait de plus en plus vive, il peut être salutaire de se (re)plonger dans l'une des dernières grandes oeuvres cosmologiques de l'Occident dont la beauté mystérieuse fascine les lecteurs depuis cinq siècles. Encore faut-il, pour pénétrer l'univers de la Divine Comédie sans s'y perdre, disposer de certaines clés historiques, linguistiques et symboliques.
    La très belle traduction d'Alexandre Masseron ainsi que tout l'appareil critique rédigé par ses soins (sommaires, introductions, notes, plans et tableaux synoptiques) nous éclairent pour ce qui est de la langue et de l'Histoire. Quant au sens spirituel du chef-d'oeuvre, il s'illumine à la lecture de Michel Cazenave qui, dans sa préface, décrypte minutieusement la symbolique des nombres présente au coeur du texte et révèle les liens intimes unissant la figure féminine de Béatrice à la Sagesse divine.
    Ainsi, tout en saisissant le grand poème initiatique dans son contexte médiéval et italien, le lecteur d'aujourd'hui pourra-t-il appréhender sa dimension sacrée.

empty