Littérature générale

  • « Matin de printemps - / mon ombre aussi / déborde de vie ! ».

    Bashô, Buson, Issa, Chiyo-ni, Ryôkan, Shiki, Sôseki... Autant de grandes plumes japonaises réunies dans ce recueil de haikus. Un recueil où éclosent, dans la brièveté d'usage de cette forme, quelques superbes épiphanies propres aux deux belles saisons : le printemps et l'été.

    Plus de 200 poèmes-tableaux, où se croisent, aux lisières de l'invisible, cerisiers en fleur, nuits d'été et autres pluies printanières.

  • 13 à table !

    Collectif

    13 à table ! vous fait revivre votre premier amour pour le meilleur et parfois pour le pire...

    Tonino BENACQUISTA.
    Philippe BESSON.
    Françoise BOURDIN.
    Maxime CHATTAM.
    François d'EPENOUX.
    Jean-Paul DUBOIS.
    Éric GIACOMETTI.
    Alexandra LAPIERRE.
    Agnès MARTIN-LUGAND.
    Véronique OVALDÉ.
    Romain PUÉRTOLAS.
    Jacques RAVENNE.
    Olivia RUIZ.
    Leïla SLIMANI.
    Franck THILLIEZ.

    Un livre acheté = 4 repas distribués.

    Inédit.
    Illustration de Riad SATTOUF

  • 18 mars-28 mai 1871 : le peuple de Paris prend les armes pour s'opposer à la défaite de la guerre franco-allemande de 1870 et à une Assemblée nationale à majorité monarchiste. Commence alors une expérience d'autogestion, une utopie fraternelle et sociale. Ouvriers, artisans, hommes et femmes : une population jusqu'alors invisible se fait entendre. Malgré sa brièveté, la Commune occupe dans les mémoires la place lumineuse d'un événement fondateur.
    Comme l'affaire Dreyfus, elle a divisé pour longtemps les Français, entre fédérés et versaillais, insurgés et légitimistes. Vivre un tel événement pousse à écrire : témoigner, tirer un bilan, donner à entendre le bruit des balles qui claquent depuis les collines de Paris, offrir le goût du temps des cerises. Une littérature s'invente au printemps 1871, qui ne se cantonne ni aux genres canoniques ni aux auteurs consacrés.
    A côté des romans, poèmes et pièces de théâtre, on trouve des chansons populaires, hymnes politiques, articles de presse, affiches placardées sur les murs, témoignages de combattants. Hugo, Flaubert, Rimbaud, Verlaine, Vallès voisinent avec Malvina Blanchecotte ou Alix Payen. L'extraordinaire foisonnement de textes lus et entendus dans les rues de Paris se retrouve dans les pages de cette anthologie.

  • Né il y a trois siècles au Japon, le haiku est la forme poétique la plus courte du monde. Art de l'ellipse et de la suggestion, poème de l'instant révélé, il cherche à éveiller en nous une conscience de la vie comme miracle. De Bashô jusqu'aux poètes contemporains, en passant par Buson, Issa, Shiki et bien d'autres, Haiku est la première anthologie à présenter un panorama complet de ce genre littéraire, en lequel on a pu voir le plus parfait accomplissement de l'esthétique japonaise.
    « Pourquoi aimons-nous le haiku ? » interrogent les préfaciers de ce livre. « Sans doute pour l'acquiescement qu'il suscite en nous, entre émerveillement et mystère. Le temps d'un souffle (un haiku, selon la règle, ne doit pas être plus long qu'une respiration), le poème coïncide tout à coup avec notre exacte intimité, provoquant le plus subtil des séismes. Sans doute, aussi, parce qu'il nous déroute, parce qu'il nous sort de notre pli, déchirant une taie sur notre regard, rappelant que la création a lieu à chaque instant. Peut-être, enfin, parce qu'il sait pincer le coeur avec légèreté. Rien de pesant, rien de solennel, rien de convenu. Juste un tressaillement complice. Une savante simplicité. »

  • Il y a cent ans, le premier tome de À la recherche du temps perdu était publié et allait révolutionner le paysage littéraire mondial.
    Rares sont les lecteurs qui osent encore s'abandonner à la prose si particulière de La Recherche et aux messages que délivre son auteur, Marcel Proust...
    L'été avec Proust est l'occasion d'explorer les sept tomes de ce roman, à travers ses grandes lignes fondatrices et bien sûr ses plus belles pages, en compagnie d'un spécialiste, d'un écrivain ou philosophe.
    Antoine Compagnon aborde ainsi la conception très singulière du temps proustien, alors que Jean-Yves Tadié présente quelques personnages-clés du roman.
    Jérôme Prieur et Nicolas Grimaldi traitent respectivement des mondanités et des tourments amoureux.
    Julia Kristeva évoque les pouvoirs de l'imagination, Michel Erman dévoile les lieux les plus emblématiques de La Recherche, alors que Raphaël Enthoven nous montre que Proust n'est pas seulement romancier, mais aussi philosophe.
    Enfin, le livre s'achève avec Adrien Goetz sur le sujet de la création artistique et littéraire, ambition suprême du narrateur et de Proust lui-même.

    Un été avec Proust est, à l'origine, une série d'émissions diffusées pendant l'été 2012 sur France Inter.

  • Cette anthologie rassemble un pan ignoré de la littérature française : les écrits que des femmes d'exception et quelques écrivains célèbres ont consacrés à un combat de longue durée, celui de l'égalité entre hommes et femmes. Accès à l'instruction, droits civils et politiques, droit au divorce, accès à tous les métiers, égalité des salaires : telles sont quelques-unes des revendications qui reviennent au fil des textes de ce recueil.
    De Christine de Pizan, première « femme de lettres » française, à l'icône féministe qu'est devenue Beauvoir, ces écrits se répondent et nous aident à penser les débats d'aujourd'hui. Montrant qu'il n'existe pas une histoire linéaire du féminisme, ils nous font découvrir des personnages engagés et parfois méconnus, nous donnent à entendre des voix plurielles, réunies par l'art de penser hors des chemins tracés.

  • échec et mat ou le gambit hongrois Nouv.

    Douze nouvelles dans lesquelles les plus grands auteurs hongrois (dont Sándor Márai, Dezsö Kosztolány, István Örkény, Gyula Krúdy...) écrivent leur fascination pour le jeu d'échec : des histoires drôles, décalées, parfois tragiques, toujours en lien avec l'univers de l'échiquier. Un recueil inédit pour les fans de la série The Queen's Gambit.

  • Si l'essentiel de l'oeuvre de Marcel Proust est déjà publié et connu, la publication de ce Cahier permet du moins, si ce n'est d'accroître nos connaissances, de maintenir cette oeuvre en vie et de lui garantir une forme d'immortalité. On trouvera dans ce volume quelques inédits et quelques lettres et poèmes mais surtout un grand nombre de documents ou témoignages peu connus, peu accessibles ou même oubliés : les cahiers de brouillon de Proust, le premier texte écrit sur Céleste Albaret, une nouvelle inconnue de Stephen Hudson qui date de 1924,...
    Les contributions originales de chercheurs incontournables comme Nathalie Mauriac-Dyer, Pyra Wise, Isabelle Serça, Mireille Naturel, Luc Fraisse, Antoine Compagnon ou Jean-Marc Quaranta, apportent un nouvel éclairage sur l'étude de l'oeuvre et des auteurs prestigieux tels Pierre Bergounioux, Gérard Macé, Jacques Réda, témoignent de ce que Proust leur a apporté. À chaque fois, Proust est différent. Cinquante masques pour un seul visage.
    Le Cahier s'attache aussi à décrire certains aspects négligés de l'oeuvre, comme les figurants analysés par Michel Schneider, le marquis de Palancy présenté par Michel Crépu, les opinions politiques de Proust au fil des années, lui qui a eu dans sa famille trois ministres, dont l'un a eu des funérailles nationales, et dont les parents étaient liés au président de la République.

  • Le sommet de la route et l'ombre de la croix ; six poètes chrétiens du XXe siècle Nouv.

    En 2019 à l'occasion du centenaire des librairies La Procure, et à leur demande, nous avions imaginé un hors-série de la collection Poésie / Gallimard consacré à six grands poètes dont l'inspiration chrétienne est au coeur de l'oeuvre. Le poète Jean-Pierre Lemaire a alors composé, en puisant dans le répertoire de la collection, Le sommet de la route et l'ombre de la croix, anthologie de six voix majeures du XXe siècle, Peguy, Claudel, Jammes, Marie Noël, La Tour du Pin et Grosjean. L'originalité et la qualité de ce bréviaire poétique, ouvert par une très belle et éclairante préface de Lemaire, nous ont convaincus de l'intérêt de lui donner une plus vaste audience et de l'intégrer dans notre catalogue. La quête spirituelle de ces auteurs, par ailleurs depuis longtemps au Panthéon de la poésie moderne, aux partis pris formels très libres et très différents, est si peu dogmatique, si ouverte et si personnelle qu'elle est évidemment, comme celle d'un Racine ou d'un Jean de La Croix, de nature à toucher le plus large lectorat. Du magnificat de Claudel à la chanson de Marie Noël, de la si humaine prière de Francis Jammes à l'ample scansion péguienne, du psaume réinventé de Patrice de La Tour du Pin à la quête d'un dieu sans majuscule dans le frisson du saule de Jean Grosjean, c'est moins de chants religieux que d'une universelle célébration du mystère qu'il s'agit ici.

  • Le désir en nous comme un défi au monde se veut un témoin de l'éclectisme de la création poétique actuelle. Ici, aucun courant poétique ni aucune doctrine littéraire ne font la loi.

    Adonis ; Olivier Barbarant ; Linda Maria Baros ; Joël Bastard ; Claude Beausoleil ; Tahar Ben Jelloun ; Zoé Besmond De Senneville ; Zéno Bianu ; Carole Bijou ; Alexandre Bonnet-Terrile ; Alain Borer ; Katia Bouchoueva ; Nicole Brossard ; Tom Buron ; Tristan Cabral ; Cali ; Rémi Checchetto ; William Cliff ; François De Cornière ; Cécile Coulon ; Charlélie Couture ; Laetitia Cuvelier ; Seyhmus Dagtekin ; Jacques Darras ; René Depestre ; Thomas Deslogis ; Ariane Dreyfus ; Michèle Finck ; Brigitte Fontaine ; Albane Gellé ; Guy Goffette ; Cécile Guivarch ; Cécile A. Holdban ; Philippe Jaffeux ; Maude Joiret ; Charles Juliet ; Vénus Khoury-Ghata ; Anise Koltz ; Petr Kral ; Abdellatif Laâbi ; Hélène Lanscotte ; Jean Le Boël ; Yvon Le Men ; Perrine Le Querrec ; Jérôme Leroy ; Sophie Loizeau ; Lisette Lombé ; Mathias Malzieu ; Guillaume Marie ; Sophie Martin ; Jean-Yves Masson ; Edouard J. Maunick ; Marie Modiano ; Marcel Moreau ; Emmanuel Moses ; Anne Mulpas ; Bernard Noël ; Carl Norac ; Serge Pey ; Paola Pigani ; Eric Poindron ; Joseph Ponthus ; Jean Portante ; Jean-Luc Raharimanana ; Suzanne Rault-Balet ; Florentine Rey ; Zachary Richard ; Jacques Roubaud ; Valérie Rouzeau ; James Sacré ; Florence Saint-Roch ; Eric Sarner Eugène Savitzkaya ; Jean-Pierre Siméon ; Jean-Luc Steinmetz ; Frédéric Jacques Temple Mila Tisserant ; Milène Tournier ; André Velter ; Laurence Vielle ; Yolande Villemaire ; Thomas Vinau ; Pierre Vinclair ; Sanda Voica.

  • L'amour d'une mère Nouv.

    Tendre et doux souvent, âpre et violent parfois, l'amour maternel est une force qui peut tout emporter sur son passage. À travers les neuf nouvelles de ce recueil, les auteurs explorent différentes facettes de ce sentiment et dressent des portraits de mères, entre rires et larmes.

  •    Anthologie de la poésie française De Villon à Verlaine Composer une nouvelle anthologie de la poésie française serait bien téméraire, si cette initiative n'avait ici pour justification pratique et pour fin d'offrir au plus grand nombre un modeste et durable viatique : pour les plus jeunes, à l'âge des premières découvertes littéraires, un bref et stimulant aperçu du somptueux domaine qui les attend ; pour les autres, un discret rappel des syllabes immortelles qui les ont enchantés.
    De ses origines médiévales (Rutebeuf, Villon) jusqu'à la fin du xixe siècle (Rimbaud, Laforgue), dans le cadre d'un art poétique codifié avant que ne commence l'aventure moderne d'une écriture libérée de toute contrainte, la poésie française est ici représentée par « ces vers qui chantent dans la tête alors que la mémoire est absente » (Verlaine).
    Présentation et notes par Annie Collognat-Barès.

  • De Plaute (IIe siècle avant J.-C.) à Apulée (IIe siècle après J.-C.), en passant par Cicéron, Virgile, Sénèque, Tacite, que de grands noms ! Tant de grandes oeuvres et de grandes pages ont pu peser sur la littérature latine. Il est vrai qu'on y voit triompher l'éloquence, et que la sagesse n'en est point absente : mais on y rencontre aussi la force, le charme et la beauté, la puissance de l'imaginaire épique, la grâce des chansons d'amour et la fantaisie des épigrammes ou du roman. Cette anthologie se veut avant tout littéraire, au vrai sens du terme : elle n'entend pas ressasser l'histoire de la littérature latine, fût-ce en l'illustrant. Elle a pour principe le plaisir du texte, et pour ambition de rendre sensible le talent particulier des plus grands écrivains de Rome. Elle s'adresse d'abord au goût du lecteur, en lui proposant des traductions originales et suggestives, aussi fidèles que possible, en vers comme en prose, à la saveur et au style des textes latins.

  • Résultat d'un travail collectif effectué par dix universitaires françaises et américaines pendant plusieurs années de recherches, cet ouvrage constitue le premier panorama à peu près complet des oeuvres de femmes en littérature, du moyen âge au XXIe siècle, en France et dans les pays francophones. Un tel panorama n'existait pas, les recherches dans ce domaine, aujourd'hui nombreuses en France comme à l'étranger, étant généralement ponctuelles et parcellaires, les quelques ouvrages sur le sujet anciens, et sensiblement moins ambitieux. Outil indispensable à la compréhension de la littérature pratiquée par les femmes et au rôle spécifique qu'elles y ont tenu au fil des siècles, les autrices se sont fixées pour objectifs de dresser l'inventaire des oeuvres publiées dans tous les genres existants (les découvertes dans ce domaine sont nombreuses : dès le moyen âge, c'est par dizaines qu'on compte les oeuvres de femmes en langue vernaculaire) ; accompagner les oeuvres de considérations d'ordre culturel (notamment sur l'histoire du livre et de l'édition) ; replacer ces productions non seulement dans l'histoire littéraire et l'histoire des femmes, mais aussi dans l'histoire des idées ; comprendre enfin la nature des difficultés spécifiques rencontrées par les autrices pendant des siècles et les raisons de leur oubli quasi général aujourd'hui, malgré les tentatives de redécouvertes opérées dans les années 1970. Pour la première fois, la présence continue de femmes en littérature pendant dix siècles, qui constitue l'une des singularités de la culture française, est illustrée par un nombre d'oeuvres aussi important que varié. L'ouvrage rend compte non seulement des productions dans les genres littéraires canoniques (poésie, théâtre, roman - et, compte tenu du nombre toujours croissant de publications, se limite à ce seul genre à partir de 1914) mais aussi l'essai, la correspondance, le journal et l'autobiographie, le journalisme (à partir de la fin du XVIIe siècle), la littérature populaire et la littérature pour enfants ; la participation active des femmes à la vie littéraire de leur temps, leur présence dans les cours et couvents, les salons, cercles, groupes, réseaux et académies, est dûment répertoriée et le fonctionnement de ces formes spécifiques de sociabilité littéraire analysé. Cette synthèse invite à une réévaluation générale des oeuvres littéraires des hommes et des femmes, et à une autre appréhension de la littérature française et francophone, offrant un portrait plus juste d'une réalité où, pendant des siècles et jusqu'à aujourd'hui, hommes et femmes, ensemble et séparément, semblablement et différemment, n'ont pas cessé de créer, d'imaginer et de publier.

  • L'aventurière Sarah Marquis déclare qu'en marchant, on « se découvre courageux », le sociologue David Le Breton pense que la marche est souvent guérison... Pratique sportive ou spirituelle, touristique ou thérapeutique, la marche retrouve aujourd'hui ses lettres de noblesse. Pourquoi marche-t-on ? Qu'y cherche-t-on ?
    Échappatoire au monde de la vitesse et à la modernité, la marche pousse aussi bien à se dépasser physiquement qu'à entreprendre un chemin spirituel.
    « Puissance réorganisatrice » ou façon de « tenir debout », « interstice » de « liberté » dans un monde privé d'imprévu... Les auteurs de cet ouvrage réflexif et réjouissant dirigé par Nicolas Truong nous exposent le sens de « leur » marche ou de notre façon de marcher.

  • Ce recueil s'ouvre sur la guerre de Troie dépeinte par Homère (VIIIe siècle av. J.-C.) et se referme sur la chute de l'empire byzantin (xv e siècle ap. J.-C.) déplorée par ses poètes en exil. Le volume lève donc le voile sur un monde grec en perpétuelle révolution (des guerres du Péloponnèse à la christianisation, en passant par les conquêtes d'Alexandre le Grand et l'annexion romaine) qui produisit une littérature multiforme nourrie par des réflexions philosophiques (de Platon à Proclus, son lointain successeur qui batailla contre le christianisme), la théogonie d'Hésiode ou les prouesses lyriques de Sappho. Les auteurs convoqués ne sont donc pas réunis dans une chaleureuse unanimité : l'anthologie expose, au contraire, les débats voire les combats que se livrèrent les auteurs (Aristophane raillant la misogynie d'Euripide, les attaques antichrétienne d'un Zosime...). La langue grecque apparait ainsi comme un champ de bataille façonné par des soldats du verbe.

  • Cette ambitieuse anthologie, réunissant dix-sept auteurs contemporains d'origine iranienne à travers le monde, propose un éventail de nouvelles unies par un thème commun :
    L'amour, sous toutes ses formes. L'amour filial, l'amour divin, l'amour tyrannique, l'amour déçu, l'amour de jeunesse, l'amour de l'art, du sport, de son métier, l'amour hétéro et homosexuel, mais aussi, et surtout, l'amour comme résistance. Autant de possibilités qui donnent à découvrir les nuances de l'âme iranienne.
    Les profils, les âges et les rapports à l'Iran de ces dix-sept nouvellistes sont variés :
    écrivains vivant en Iran ou exilés, celui qui n'est jamais retourné au pays ou celle qui y revient régulièrement, auteur en herbe ou déjà traduit en plusieurs langues, celui dont les ouvrages ont subi la censure ou celle qui a toujours écrit en toute liberté, écrivain bilingue, informaticien, journaliste, ingénieur, docteur ès lettres, traducteur, libraire ou mollah, toutes et tous représentent la littérature iranienne contemporaine, par-delà les frontières géographiques et linguistiques. Cette anthologie se veut une invitation à un voyage littéraire, au cours duquel ces huit femmes et ces neuf hommes racontent leur vision de l'amour, dans toute sa diversité.

    (Nouvelles choisies et présentées par Nasim Vahabi et Alireza Gholami)

  • Un choix de poèmes depuis les origines (IIIe s . av. J. -C.) , avec les fragments de Livius Andronicus, jusqu'à Pascal Quignard, auteur en 1976 d' "Inter aerias fagos" . Textes de Plaute, Térence, Cicéron, Lucrèce, Catulle, Virgile, Horace, Tibulle, Properce, Ovide, Sénèque, Lucain, Pétrone, Martial, Stace, Juvénal, Priapées anonymes, choix d'épitaphes ; les poètes païens des IIIe et IVe siècles, dont Ausone et Claudien ; les poètes chrétiens de l'Antiquité et du Moyen Age, Lactance, Hilaire de Poitiers, Ambroise de Milan, Prudence, Sidoine Apollinaire, Boèce, Venance Fortunat, Paul Diacre, Alcuin, Raban Maur, Adalbéron de Laon, Fulbert de Chartres, Pierre le Vénérable, Geoffroy de Monmouth, Alain de Lille, Hélinand de Froidmond ou Thomas d'Aquin ; des hymnes liturgiques, dont le Salve Regina, les poèmes satiriques, moraux ou religieux des Carmina burana, la poésie érotique du Chansonnier de Ripoll ; les poètes de l'humanisme et de la Renaissance, notamment Pétrarque, Boccace, Politien, Erasme, Bembo, l'Arioste, Scaliger ou Giordano Bruno ; les Français Théodore de Bèze ou Joachim Du Bellay ; les Anglais Thomas More ou John Owen ; puis Baudelaire, Rimbaud, Giovanni Pascoli et Pascal Quignard.
    Liste non exhaustive.

  • Qu'on l'écoute dans l'intimité de sa chambre, dans l'euphorie partagée d'un concert ou distraitement dans les rayons d'un supermarché, la musique fait partie de notre quotidien. Les débats qu'elle suscite sont nombreux : là où certains s'extasient et crient au génie, d'autres dénoncent un insupportable boucan. Et pour cause : chaque culture, chaque génération a composé ses propres airs et inventé ses propres rythmes. Si la musique divise autant qu'elle fédère, que révèle-t-elle de nous et de notre rapport aux autres ?
    Spécialement conçue pour les étudiants de BTS, cette anthologie est le support indispensable pour aborder le programme de culture générale 2021-2022 !

  • Mon prof, ce héros

    Collectif

    Ce recueil se veut un hommage à ces professeurs, ces « éveilleurs » sans lesquels, nous ne serions pas devenus ce que nous sommes. A travers des histoires personnelles, c'est toute une profession qui est célébrée par ces 20 personnalités qui, par le roman, l'enseignement, le journalisme, les ouvrages d'histoire, le métier de libraire sont aussi des « éveilleurs ».
    Mohammed Aïssaoui, Claude Aziza, Françoise Bourdon, Michel Bussi, Laure Buisson, Kamel Daoud, Marie-Laure Delorme, Franz-Olivier Giesbert, Marie-Rose Guarniéri, Christian Laborie, Sébastien Lapaque, Susie Morgenstern, Martine Marie Muller, Anthony Palou, Josyane Savigneau, Jean-Guy Soumy, Yves Viollier, Michel Winock, Sylvie Yvert Pour chaque livre vendu il sera reversé 3 euros à la Fondation pour l'égalité des chances, dont le président d'honneur est Edgar Morin : «Enseigner la compréhension entre les personnes comme condition nécessaire de la solidarité de l'humanité.» Les vingt auteurs :
    Mohammed Aïssaoui, écrivain et journaliste supplément littéraire du Figaro ;
    Claude Aziza, auteur de dictionnaires et d'anthologies ;
    Françoise Bourdon, romancière ;
    Laure Buisson, romancière et ancienne libraire ;
    Michel Bussi , deuxième auteur le plus lu en France et ancien professeur d'université ;
    Kamel Daoud, romancier, auteur de nouvelles, journaliste et chroniqueur ;
    Marie-Laure Delorme, journaliste au Point ;
    Franz-Olivier Giesbert, écrivain et éditorialiste au Point ;
    Christian Laborie, romancier et ancien professeur d'histoire-géographie ;
    Philippe Labro, écrivain, journaliste, cinéaste, homme de médias et auteur de chansons.
    Sébastien Lapaque, nouvelliste, essayiste, romancier et critique pour Le Figaro littéraire.
    Susie Morgenstern, auteure jeunesse et ancienne enseignante à l'université Sophia Antipolis aux Etats-Unis ;
    Martine Marie Muller, romancière et professeur de lettres dans un lycée de la région parisienne.
    Anthony Palou, chroniqueur au Figaro et romancier.
    Josyane Savigneau, écrivaine et ancienne directrice de Le Monde des livres ;
    Jean-Guy Soumy, romancier et ancien enseignant de mathématiques à l'Ecole normale de Guéret et à l'IUFM du Limousin ;
    Yves Viollier, romancier, critique littéraire et ancien professeur de français.
    Michel Winock, spécialiste de l'histoire politique et intellectuelle de la France aux XIXe et XXe siècles et professeur émérite des Universités à Sciences Po (Paris) ;
    Sylvie Yvert, écrivaine et ancienne chargée de mission au Quai d'Orsay puis au ministère de l'Intérieur.
    Jean d'Ormesson : normalien et agrégé de philisophie, élu en 1973 à l'Académie française, décédé en 2017.

  • Au cours de l'été 1816 à la villa Diodati, au bord du Léman, Mary Shelley n'est pas la seule à engendrer une créature de papier monstrueuse. Le médecin de Lord Byron, Polidori, qui participe également au concours d'histoires macabres organisé par son employeur, fait entrer le vampire en littérature. Le Vampire est un texte fondateur qui apporte l'impulsion décisive permettant au genre gothique de donner naissance à l'une de ses modalités les plus spectaculaires : la littérature vampirique. Avant Polidori, le vampire était un vuIgaire revenant cantonné à la tradition folklorique et aux récits légendaires. En faisant de lui un personnage éminemment byronien - aristocratique, désenchanté, séduisant ténébreux -, il invente une figure canonique qui continue d'essaimer aujourd'hui.
    Depuis le début du XIXe siècle, la littérature britannique palpitait au rythme de pulsions sanguinaires. Avec la relation ambiguë mais cruellement prédatrice qui unit la très destructrice Géraldine à l'héroïne éponyme de Christabel (1797 et 1800), Coleridge a préparé les sensibilités à une mise en discours explicite de la morsure infligée par un revenant. Robert Southey, dans un épisode de Thalaba (1801), puis Byron, à la faveur d'un passage du Giaour (1813), ont l'un et l'autre franchi un pas symbolique crucial en utilisant non seulement le concept mais le terme de «vampire». Christabel fait l'ouverture de ce volume, où l'on trouvera en appendice des extraits des deux poèmes séminaux de Southey et Byron.
    Un autre jalon est posé par Sheridan Le Fanu et Carmilla (1872). Ouvertement saphique, cette nouvelle met en scène un vampire femelle qui envoûte sa proie. La séduction est, littéralement, effrayante, et la prédation létale fait écho aux pulsions sexuelles refoulées de la victime. Un autre écrivain irlandais, Bram Stoker, saura s'en souvenir vingt-cinq ans plus tard. On ne présente plus sa création, le comte Dracula, ce grand saigneur. Reste que les adaptations cinématographiques se sont par trop éloignées de l'oeuvre originelle, et qu'il est bon de revenir au texte de Stoker pour saisir tout ce que son roman a de subversif. Dans Dracula (1897), projection des ténèbres de notre propre nature, la vie et la mort tissent un entrelacs lugubre, et la répulsion et le désir s'entremêlent. Quelques mois plus tard, Florence Marryat publie Le Sang du vampire et propose une variante féminine et insolite du mythe. Née sous le coup d'une malédiction héréditaire, Harriet Brandt, métisse originaire des AntiIles, est douée d'une propension fatale à faire du mal à ceux dont elle s'entiche, et c'est avec gourmandise qu'elle apprécie ses semblables. Autour d'elle, les êtres qui succombent à son charme exotique finissent par succomber tout court, tant ses cajoleries ou ses étreintes épuisent leur vitalité et se révèlent mortelles. Par un glissement sémantique, la jeune fille innocente en mal d'affection vampirise ses proches, et pour ce faire n'a même pas besoin de faire couler le sang.

  • Les cahiers de la NRF ; un monde de lettres ; les auteurs de la première NRF au miroir de leur correspondances Nouv.

    La Nouvelle Revue française, créée en 1909, aura offert à l'intelligence critique et à la création littéraire l'une de leurs plus grandes fêtes. Les échanges épistolaires qui ont accompagné sa fondation et joué un rôle central dans son animation, des décennies durant, méritent notre plus vive attention. Les milliers de lettres laissées par les proches de la revue ne constituent pas qu'un corpus documentaire bien utile pour étayer les chronologies savantes : elles sont l'expression même de l'esprit d'une revue, un lieu à part entière, et collectif, de sa manifestation et de sa formulation. Grâce soit rendue à ceux qui les ont écrites, conservées, transmises puis éditées. Elles nous permettent aujourd'hui de prendre la mesure de l'édifice, en dévoilant ses attaches, ses équilibres, ses tensions internes, son exposition... Toute une vie révélée, étant entendu que la lettre est un genre souple qui ne recule pas devant le paradoxe, qui peut se contredire ou explorer des idées vagues, telle velléité ou telle envie. Elle contient aisément une bonne dose de projection vers l'avenir.Émanant des travaux d'un colloque tenu à la Fondation des Treilles (2018), ces actes réunissent des contributions originales sur les pratiques épistolaires d'André Gide et des fondateurs de La NRF ainsi que de quelques proches comme Charles-Louis Philippe, Jules Romains ou Pierre Drieu la Rochelle. Ces études sont suivies d'un choix de lettres inédites entre Jacques Copeau et Jean Schlumberger et entre Jean et Suzanne Schlumberger.Textes réunis par Robert Kopp et Peter Schnyder.

  • Rendez-nous la liberté d'esprit, l'insolence, l'irrévérence !
    Il y a, peut-être, un léger parfum de nostalgie dans cet ouvrage collectif qui revisite la culture et les médias des années 1970 à aujourd'hui.
    Mais loin d'être une apologie du « c'était-mieux-avant », c'est avant tout un catalogue illustré, drôle et ravageur, à l'usage des générations présentes et à venir. Un cocktail subtil et subversif qui fait pleurer de rire pour mieux faire réfléchir. L'héritage, à transmettre urgemment, de l'audace et de l'incorrection à la française.
    Et quels meilleurs représentants que Hara-Kiri, Charlie Hebdo, Desproges, Coluche, et bien d'autres encore, pour illustrer cette précieuse liberté de ton ?
    Le cinéma, la publicité, la musique, la télévision ne sont pas en reste. Bref, toutes les sphères que cet esprit insubordonné s'est amusé à bousculer sont représentées.
    Un ouvrage réalisé avec l'aide malicieuse de Nicolas Bedos, Benoît Delépine, Gustave Kervern et Jean-Yves Lafesse, pour ne citer qu'eux.
    Incorrects toujours !

  • Le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l'homme est adoptée. Disponible en plus de cinq cents langues, il s'agit du document le plus traduit au monde. Elle expose les droits fondamentaux et les libertés de chaque individu, sans distinction aucune. Un texte fondateur indispensable.

    ARTICLE 1 : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

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