• Conditions de l'éducation

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    • Pluriel
    • 1 Septembre 2010

    Ce livre propose un diagnostic : ce sont les conditions de possibilité même de l'entreprise éducative qui se voient aujourd'hui remises en question par l'évolution de nos sociétés.
    Toute une série de données qui semblaient aller de soi et qui servaient de socle à l'institution scolaire ont été ébranlées, voire sont en passe de disparaître. La famille et l'école ne tirent plus dans la même direction ; le sens des savoirs s'est brouillé ; l'autorité dont l'institution scolaire a besoin pour fonctionner ne lui est plus reconnue ; la fonction sociale de l'éducation et la place de l'enfant dans la société sont devenues problématiques.
    Sur ces quatre plans, l'éducation est en butte à des difficultés inédites. Il ne s'agit pas de déplorer l'évanouissement d'un passé vers lequel aucun retour n'est imaginable ni souhaitable. Il s'agit de mettre en lumière l'impact d'une série de transformations majeures, afin de prendre la mesure de la tâche de refondation qui est devant nous.

  • Ce livre propose une réflexion sur la signification politique de l'éducation dans les sociétés démocratiques, articulée sur plusieurs thèmes : le statut de l'enfant, la nature de l'égalité, la place de la culture, la fonction du civisme. Sans dogmatisme, l'ouvrage propose d'abord de clarifier ces questions et les dilemmes auxquelles elles donnent lieu : faut-il centrer l'enseignement sur l'élève ou sur les savoirs, comment développer le respect des cultures singulières dans le souci de forger une culture commune, le civisme peut-il s'enseigner, l'école peut-elle être à la fois égalitaire et exercer une fonction de classement, etc. ? C'est sans doute parce que l'école concentre ainsi les plus vifs paradoxes de la démocratie contemporaine qu'elle est à ce point un sujet sensible.

  • Ce livre propose une réflexion sur la signification politique de l'éducation dans les sociétés démocratiques, articulée sur plusieurs thèmes : le statut de l'enfant, la nature de l'égalité, la place de la culture, la fonction du civisme. Sans dogmatisme, il propose d'abord de clarifier ces questions et les dilemmes auxquelles elles donnent lieu : faut-il centrer l'enseignement sur l'élève ou sur les savoirs ? Comment développer le respect des cultures singulières dans le souci de forger une culture commune ? Le civisme peut-il s'enseigner ? L'école peut-elle être à la fois égalitaire et exercer une fonction de classement, etc.
    C'est sans doute parce que l'école concentre ainsi les plus vifs paradoxes de la démocratie contemporaine qu'elle est à ce point un sujet sensible.

  • Apprendre, qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'est-ce que cela suppose ? Par quelles voies cela passe-t-il ? À ces questions, l'école contemporaine apporte une réponse catégorique : l'école traditionnelle s'est trompée, elle a voulu transmettre des connaissances détenues par un maître en les inculquant à des élèves passifs. Cette pédagogie de l'imposition ne marche pas. Il faut lui substituer une pédagogie active faisant de l'enfant l'acteur de la construction de ses savoirs.
    Nous sommes au moment où cette réponse se révèle aussi fausse, dans sa demi-vérité, que la philosophie antérieure. Tout est à reprendre. C'est le problème fondamental de l'école d'aujourd'hui, ignorante des mutations qu'elle doit opérer. Pour le résoudre, dégageons les origines historiques de ce nouveau modèle pédagogique, observons ses limites et réfléchissons à cette expérience primordiale dont les adultes refoulent le souvenir : la difficulté d'apprendre, qui ne se sépare pas de la nécessité d'une transmission.
      Marie-Claude Blais, Marcel Gauchet et Dominique Ottavi sont philosophes. 

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