• Plus de cent ans après la loi de 1905 de séparation de l'Église et de l'État, on pourrait croire qu'en France, être athée est facile et bien accepté. Les attentats terroristes de 2015 et l'attitude ambiguë de certains intellectuels indulgents vis-à-vis de ces terroristes ont montré que la pression religieuse restait très prégnante sur l'ensemble de la société.
    Bertrand Cadiot décrit, en racontant, dans cette « confession d'un catholique zombie », son expérience d'enfant élevé dans un catholicisme exclusif et son chemin de Sisyphe, pierre après pierre, colline après colline, pour s'en extraire à l'adolescence, l'effort qu'un tel chemin représente, un chemin qu'il est presqu'impossible de parcourir seul.
    Cinquante ans plus tard, dans ce qui est son premier ouvrage, il ouvre à nouveau les textes sacrés, la Bible, l'Évangile et le Coran et en entame une lecture profane, à la recherche de quelques vérités cachées et que les connaissances actuelles, tant historiques que géographiques permettent de mieux appréhender.
    Le récit nouveau de l'Histoire de l'univers, du vivant et de l'humanité que la science écrit depuis près de deux cents ans vaut tous les mythes religieux et propose une nouvelle morale, une morale laïque qui intègre et dépasse les morales traditionnelles.

    Élevé à Paris dans une famille catholique militante de la rive gauche, Bertrand Cadiot s'en détache, avant de devenir un militant d'extrême gauche pendant une dizaine d'années entre 1966 et 1975, puis de rejoindre le parti socialiste. Historien, géographe et énarque, il a eu ensuite une longue carrière de haut fonctionnaire, principalement à la direction de la sécurité civile, dans le corps préfectoral et dans la coopération avec l'Afrique. Il est père de quatre enfants et grand père de trois petits enfants. À soixante-dix ans, il revient sur son enfance et son adolescence, du catholicisme à l'athéisme.

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