• L?année 2017 voit la Finlande célébrer le centenaire de son indépendance. C?est l?occasion de découvrir ce pays méconnu mais néanmoins nouvelle destination touristique en vogue. Tantôt soumise à la tutelle suédoise, puis russe, la Finlande n?est devenue souveraine qu?en 1917. Depuis, ce « petit » peuple de 5 millions d?âmes s?est imposé comme l?une des nations les plus dynamiques et des plus avancées tant par sa réussite économique que par son système scolaire, l?un des plus performants au monde, au service d?une société d?ancienne tradition démocratique.

  • La religion sabbataire est née en Transylvanie à la fin du XVIe siècle, à l ' ini t iat ive d'András Eossi. Elle partait de la constatat ion que le Chr i s t et les apôt res étaient des Jui fs et qu' il n'est dit nulle part dans les Évangiles qu' ils aient voulu rompre avec la t radi t ion mosaïque. Le retour au judaïsme étai t donc la mei l leure manière d'êt re authent iquement chrétien.
    Au début du XVI I e s iècle, cette nouvelle croyance connut un grand succès en milieu hongrois.
    Mais elle se heurta à l'hostilité de toutes les Églises chrétiennes puis à la persécution systématique des princes de Transylvanie. Menacée de disparition, elle se réfugia dans la clandestinité, et parvint à se maintenir en des coins retirés de la Transylvanie jusqu'au Compromis austro- hongrois de 1867. Du fait de la promulgation de la loi hongroise sur la liberté de conscience, elle connut un éphémère regain, mais les persécutions antisémites de la Seconde Guerre mondiale eurent raison des derniers irréductibles.

  • Il existe dans la partie orientale de la Roumanie, dans ce qui fut jadis la principauté de Moldavie, entre la chaîne des Carpathes et le cours de la rivière Seret, une petite communauté de langue hongroise et de religion catholique, isolée au milieu de la population roumaine orthodoxe, qui ne compte probablement guère plus de cinquante mille âmes et que l'on nomme Csángó. Repliée sur elle-même pendant plus de sept cents ans dans quelques dizaines de villages, elle a vécu à l'écart de l'Histoire et demeure encore, à peine connue de nos jours.
    Cet isolement lui vaut de parler un langage vieilli et déformé, fortement imprégné de mots roumains, et de mener une existence qui, jusqu'à l'époque moderne, a été marquée par le strict respect de traditions séculaires.
    Longtemps abandonnés de tous, même de l'Église catholique, ignorés des Hongrois de Hongrie, connus seulement de quelques ethnologues, les Csángós sont depuis une quinzaine d'années l'objet d'un regain d'intérêt et de sympathie qui leur permettra peut-être d'éviter de disparaître ; mais ce n'est même pas sûr.

  • Les Sicules, objet du présent ouvrage, ne doivent pas être confondus avec les Sicules de l'Antiquité qui donnèrent leur nom à la Sicile. Situés dans l'angle Sud-Est de l'arc carpathique, les Sicules de Transylvanie forment avec près d'un million d'individus, une zone de peuplement hongrois très dense au coeur géographique de la Roumanie.
    Bien que strictement magyarophones, les Sicules ont au long de leur histoire, constitué une « nation » distincte de la « nation » hongroise de Transylvanie, que cette province ait été partie intégrante du royaume de Saint-Étienne ou qu'elle ait été une principauté indépendante vassale de la Porte ottomane. Cela ne les a pas empêchés de fournir à la culture hongroise nombre d'écrivains, d'artistes et de savants renommés.
    Malgré leur importance numérique, les Sicules sont peu à peu grignotés et menacés de l'être toujours davantage. Toutefois leur situation écartée au fond du bassin transylvain, leur a permis jusqu'à présent de préserver assez bien leur particularisme, l'usage de la langue hongroise, ainsi que leurs traditions laïques ou religieuses.

  • Dans les articles qui composent ce recueil, l'auteur se penche sur trois peuples liés à l'histoire de la Hongrie - les Alains, les Kabars et les Khazars -, dont il déchiffre le nom, la langue, l'histoire et les moeurs, sous une approche historique et linguistique.

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