• Le drame romantique marque une rupture par rapport à la tradition classique mais retrouve une autre lignée, celle de Shakespeare et du drame baroque espagnol.
    Il est moins caractérisé par le refus des "unités" que par la présence de couleurs contrastées (comique-tragique, populaire-élevé) et par le rôle décisif qu'y joue le conflit violent de l'histoire et de l'individu. Aimé du public, il est mal accepté par les pouvoirs et par les critiques officiels ; et surtout, il ne trouve pas avant le XXe siècle la mise en scène qui lui convient. Après les chefs-d'oeuvre de Hugo (Hernani, Ruy Blas), de Musset (Lorenzaccio), après les drames passionnants de Dumas et le Chatterton de Vigny, le drame romantique trouvera son épanouissement final dans le génie de Claudel.

  • Le second volet de la lecture du théâtre, après celui du texte, concerne la représentation : l'analyse des signes permet de comprendre le passage du texte écrit à un ensemble visuel-auditif, fruit du travail des artistes (metteur en scène, scénographe, éclairagiste, musicien, enfin et surtout comédiens).
    Le texte écrit devient spectacle et parole vivante provenue de corps vivants à l'intention de récepteurs vivants et présents.

  • Approfondir la lecture du théâtre, c'est examiner de près le travail de la parole.
    La pragmatique renouvelle l'analyse du dialogue et du monologue en mettant en évidence le jeu des forces et le dynamisme de l'échange. un retour à l'analyse s'impose.

  • Le théâtre est une pratique littéraire particulière, parce qu'elle contient en elle une pratique artistique autre.
    Le texte de théâtre est incomplet, " illisible ", sans la représentation qui achève de lui donner sens. pourtant on doit, on peut le lire, mais c'est selon ses loi propres. la sémiotique permet d'explorer un mode d'écriture qui ne ressemble à nul autre. lire le théâtre i procède à cette exploration.

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