• On ne peut nier que le sport en général use d'un langage qui lui est propre, utilisant assez souvent des termes ou des expressions du français commun, détournés de leur sens premier. A chaque spécialité athlétique s'attache un jargon qui est hermétique po

  • La violence et l'insécurité qui vont de pair ne cessent de progresser et de se propager dans notre pays, pourtant l'un des plus « policés » au monde. Les statistiques alignent des chiffres inquiétants et l'exaspération s'installe dans l'opinion ; évidemment les politiques s'en mêlent et tous proposent et rabâchent des solutions qui n'ont guère fait jusqu'ici la preuve de leur efficacité sur le terrain.
    Mais laissons-les, avec les sociologues, débattre et disputer de ce problème inextricable et quasi insoluble touchant une société qui a perdu peu à peu ses repères traditionnels.
    Le lexicographe que je suis nourrit seulement l'ambition de verser au dossier et de faire connaître aux lecteurs une partie, la plus instructive et la plus attrayante, de l'énorme vocabulaire « en liberté » accumulé en la matière au fil des siècles, et qui témoigne de la crise des relations humaines universelle, permanente et multiforme, allant des banales « incivilités » de « sauvageons » à l'horreur des dépra-vations les plus extrêmes ou aux déprédations du grand banditisme ou du crime organisé.
    Le présent ouvrage, qui inaugure la collection « Les Mots en liberté », vient donc à son heure et devrait surprendre par la foisonnante richesse du vocabulaire collecté au long d'années de patientes recherches.
    Albert Doillon Franc-comtois d'origine, Albert Doillon a servi en Indochine et au Cameroun comme administrateur de la France d'Outre-mer de 1946 à 1960. Affecté au ministère de la Coopération, il a pris sa retraite en 1973. Saisi d'une « verbomania » aiguë dès 1964, il poursuit inlassablement, à la tête de l'association « Les Amis du Lexique français », qu'il a fondée, la quête sans fin de « Mots en liberté », dont s'enrichit une langue française en permanent renouvellement.

  • Depuis toujours, le « bonjour » des humains est indissociable du « comment ça va ? ». Autant dire qu'avec l'amour et l'argent, la santé fait partie du tiercé gagnant des préoccupations et donc des sujets de conversation des humains. D'où la prolifération du lexique qui s'y rapporte, tantôt ultra technique, voire hermétique, jusqu'à rappeler le latin des Diafoirus de Molière, tantôt familier ou vulgaire, en particulier chez la corporation des carabins.
    C'est surtout cette seconde veine qui intéresse Albert Doillon, orpailleur octogénaire des perles de la langue populaire de ce pays. Les grands thèmes abordés par ce volume comptant plusieurs milliers d'entrées sont entre autres les tares et infirmités du corps, les servitudes de la femme procréatrice, l'alcoolisme et la toxicomanie, etc. Quant à l'espace langagier qu'a arpenté notre chasseur de trouvailles, il s'étend bien sûr du Moyen Age à nos jours, du premier dérivé du bas latin au dernier anglicisme importé chez nous

empty